21/05/2010 à 10h04

La rue, le travail, le corps... Willy Ronis, une poétique de l'engagement

Zoomart"

A l’occasion du centenaire de la naissance de Willy Ronis, la Monnaie de Paris propose une rétrospective de ce grand photographe français décédé en septembre dernier à l’âge de 99 ans. Une sélection de 150 photographies présente cinq grands thèmes de son œuvre : la rue, le travail, les voyages, le corps et sa propre biographie.

L’un des fondateurs de l’humanisme dans la photographie, Ronis est aussi l’un des derniers représentants de ce courant qui apparaît dans le Paris des années 1930 et qui prend son essor après la Seconde Guerre mondiale avec une attitude de résistance face aux terreurs de la guerre.

Photographe sensible aux questions sociales

Militant communiste, il a été avant tout un artiste sensible aux questions sociales, rêveur d’un monde plus égalitaire. Selon les mots de la commissaire de l’exposition, Marta Gili :

« Sans être misérabiliste, Ronis ne maquille pas la pauvreté, il ne l’esthétise pas, il ne la glorifie pas non plus. Son appareil photo lui sert simplement à représenter le mouvement des travailleurs pour étayer ses manifestes revendicatifs.

C’est ce qui explique que les images de Willy Ronis sur le monde ouvrier continuent encore aujourd’hui d’inspirer respect et solidarité. »

Les photos concernant le monde ouvrier et la rue sont devenues beaucoup plus célèbres que celles que Ronis a réalisées lors de ses nombreux voyages ou ses nus féminins.

L’exposition « Une poétique de l’engagement » est donc l’occasion de connaître les facettes moins visibles de son travail, mais aussi d’apprécier ses grands classiques, en tirages d’époque et tirages modernes supervisés par le photographe, extraits du fonds de la donation qu’il a faite à l’État en 1983. (Voir le zoomorama)

► Willy Ronis, une poétique de l’engagement exposition à la Monnaie de Paris - 11 Quai de Conti, Paris VIe - jusqu’au 22 août - du mar. au dim. - de 11 heures à 19 heures - de 5€ à 7€

Publié initialement sur
Zoomart
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  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 10h54 le 21/05/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    Le voir dans un passage de l’excellent « Missak » de Daenincks prouve que Ronis vit toujours.

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 13h21 le 21/05/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    L’instant....fauché par la pellicule ! ...suspendu..pour l’éternité ! ...+

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 13h25 le 21/05/2010
    • Internaute 29241
      Observateur.

    Pardon d’ être rabat joie mais j’ ai l’ impression qu’ on essaie maintenant de hisser le très sympathique Willy Ronis à la hauteur de Doisneau, génial notamment dans La banlieue de Paris par exemple ou auteur de livres photos peu connus mais remarquable comme ceux très beaux de la Régie Renault. Ronis est sans doute un très bon photographe mais pas génial. Il suit le mouvement. Il n’ y a sans doute pas d’ injustice de l’ histoire à son propos. On a le sentiment qu’ il est comme ces écrivains qu’ on ne finit plus de redécouvrir -les Calet, les Fargue- bien au-delà de leur apport. Les prix vont monter. Quant aux nus de Ronis en fin de carrière -encore pardon- mais ils n’ apportent pas grand chose (ses nus sont même franchement cul-culs).

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 13h25 le 21/05/2010
    • Internaute 29241
      Observateur.

    Pardon d’ être rabat joie mais j’ ai l’ impression qu’ on essaie maintenant de hisser le très sympathique Willy Ronis à la hauteur de Doisneau, génial notamment dans La banlieue de Paris par exemple ou auteur de livres photos peu connus mais remarquables comme ceux très beaux de la Régie Renault. Ronis est sans doute un très bon photographe mais pas génial. Il suit le mouvement. Il n’ y a sans doute pas d’ injustice de l’ histoire à son propos. On a le sentiment qu’ il est comme ces écrivains qu’ on ne finit plus de redécouvrir -les Calet, les Fargue- bien au-delà de leur apport. Les prix vont monter. Quant aux nus de Ronis en fin de carrière -encore pardon- mais ils n’ apportent pas grand chose (ses nus sont même franchement cul-culs).

    • Waldeck
      Waldeck répond à Albufera
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
      • Posté à 16h38 le 21/05/2010
      • Internaute 36864
        Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

      Opposer Ronis à Doisneau, c’est comme opposer Sysley à Pissaro, Les Stones aux Beatles, Zola à Hugo , le Bourgogne au Bordeaux, le Coca au Pepsi, le Mac au PC , la tarte à la crème, etc ...

      -« Quant aux nus de Ronis en fin de carrière -encore pardon- mais ils n’ apportent pas grand chose (ses nus sont même franchement cul-culs). »

      Avez-vous déjà vu un « nu » , en vrai ... ?

  • alfred-48
    alfred-48
    photographe amateur
    • Posté à 13h36 le 22/05/2010
    • Internaute 115344
      photographe amateur

    Le service Zoomorama est malheureusement arrêté depuis avril pour cause de plantée commerciale, il n’est plus possible d’y déposer de nouvelles réalisations ! Il semble y avoir des exceptions (mais jusqu’à quand ?) puisque l’auteur de ce blog continue à y présenter ses superbes images.
    Cet arrêt est très regrettable, la technologie était superbe, l’outil de création était simple et convivial et les résultats époustouflants, enfin sa mise à disposition gratuite très sympathique.
    Le problème de la dépendance à un produit propriétaire est ici clairement posé, les oeuvres créées dans un format propriétaire dépendent du bon vouloir de l’éditeur pour continuer à vivre, ici c’est caricatural les zoomoramas n’étaient visibles que sur le site ad’hoc.
    Vive le libre.