28/11/2009 à 11h00

Une dernière exposition Tiffany et le Luxembourg ferme

Zoomart"

Le musée du Luxembourg vous propose de découvrir l’œuvre de Louis Comfort Tiffany, maitre du verre, leader incontestable d’une révolution dans le design américain au tournant du XXe siècle.

Dès l’entrée de l’exposition, on se retrouve face à une production originale, très raffinée, marquée par des effets surprenants de lumière et de couleur. L’exposition présente plus de 150 œuvres, entre vitraux, vases en verre soufflé, lampes, objets, bijoux et mosaïques, dessins, aquarelles et photos d’époque issues de collections privées et de plusieurs musées internationaux.

C’est aussi l’occasion de vous faire part de la fermeture annoncée de cet espace d’art et de culture en janvier 2010. Ce musée, le premier ouvert au public en France, le premier à se consacrer à l’art contemporain en Europe, a ouvert ses portes en 1750 -cinquante ans avant la création du musée du Louvre- sous l’appellation de Galerie royale de peinture du Palais du Luxembourg, selon le désir de la reine Marie de Médicis en 1615. Fermée en 1780 puis rouverte en 1803 grâce notamment au peintre et sénateur Joseph-Marie, la Galerie Royale devenue musée sera transférée en 1937 au Palais de Tokyo lors de l’Exposition Internationale, pour revenir en 1979, par décision du Sénat, aux lieux où elle avait existé jusqu’en 1937.

Depuis quelques jours une pétition circule pour inviter le public à réagir à cette décision du Sénat. Votre soutien est précieux pour ne pas perdre ce lieu d’exposition unique.

Pour voir le zoomorama en plein écran, cliquer ici

Louis Comfort Tiffany – couleurs et lumière exposition - au Musée du
Luxembourg – 19, rue de Vaugirard, Paris VIe - jusqu’au 17 janvier –
mar, mer, jeu de 10h30 à 19h, lun et ven de 10h30 à 22h, sam, dim et
jours fériés de 9h30 à 20h - 11€/9€.

Publié initialement sur
Zoomart
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  • sci
    sci
    etudiant
    • Posté à 13h08 le 28/11/2009
    • Internaute 50916
      etudiant

    Un lien pour signer la pétition ?

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 17h19 le 28/11/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    À la suite d’une mission d’expertise, commandée à une société de conseil et d’audit et réalisée au début de cette année, le Bureau du Sénat a décidé de procéder à un changement de stratégie en confiant l’exploitation du Musée du Luxembourg par voie de délégation de service public à compter de l’année prochaine

    Vraisemblablement, le contrat qui lie l’exploitant actuel SVO Musée du Luxembourg au Sénat prend fin courant Janvier 2010.

    Normalement, une procédure de marché public en délégation de service public sera émise par le Sénat qui semble, en tout état de cause, vouloir confier la gestion du Musée à un autre partenaire privé, ça va de soi.

    Sans qu’il y ait eu le moindre début de débat sur la question de la gestion des établissements culturels en France, à quelque niveau que ce soit, le président de la République et le gouvernement ont commencé de réorienter la politique culturelle en choisissant de faire appel à des sociétés privées afin de tirer des bénéfices du patrimoine monumental et artistique de l’État et des collectivités.

    Bien sûr, en choisissant la voie de la «  privatisation  » de la gestion des musées et des monuments nationaux, on abandonne toute ambition d’une politique culturelle qui passerait par le soutien de la créativité en France grâce à des aides directes aux artistes et aux écrivains.

    C’est ainsi, désormais, qu’il faut envisager le rôle de M. Frédéric Mitterand, comme celui qui va prendre sur lui de «  liquider  » l’héritage gaulliste.

    En effet Malraux, véritable connaisseur des arcanes de la création littéraire et artistique, savait bien l’importance d’aider les acteurs de la création en leur versant directement sous forme de subvention, une partie des moyens financiers de leurs projets.

    D’aucuns, intéressés par la maximisation de la valeur du patrimoine sous forme de ventes de billets pour assister à des expositions spectaculaires et consensuelles et de la vente sous exclusivité de produits dérivés, auront su convaincre l’entourage présidentiel de procéder à cette révision radicale qui consiste à abandonner aux seuls intérêts commerciaux toute ambition de politique culturelle.

    Ce n’est pas annoncé, mais dès janvier 2010, la France va commencer sa désertification culturelle et artistique.

    Artistes et écrivains, les voilà désormais condamnés à la bohème perpétuelle.

    Depuis la première élection de Chirac à la présidence, les conservateurs les plus réactionnaires et aussi les plus acculturés voulaient avoir la «  peau  » des intellectuels et des artistes qui avaient depuis longtemps perdu toute «  déférence  » à l’égard de l’élite économique et politique.

    Il fallait attendre que la génération des politiciens conservateurs actuellement aux commandes, ne comportent plus que des personnalités absolument dénuées de toute véritable culture.

    Personne, cependant, n’avait imaginé que la «  déculturation  » des élites françaises atteindrait un si catastrophique étiage.

    Quand tout dans un état est réduit à un problème de communication «  commerciale  », comme s’il ne s’agissait que de «  vendre  » du discours pour glorifier les actions du pouvoir, on peut craindre le pire pour la démocratie.

    Ce n’est évidemment pas le fascisme, mais c’est certainement l’autoritarisme qui se profile.

    Et pour durer, on peut gager que le discours sera de plus en plus péremptoire et l’action de plus en plus brutale.

    Et tout ça pour rien !
    Car le déclin viendra très vite à la place des profits qu’escomptent les Diafoirus et autres charlatans du management des ressources inhumaines.

    • Fnork
      Fnork répond à egide
      |
      • Posté à 20h10 le 28/11/2009
      • Internaute 47244
        |

      Joli résumé de la situation.
      Situation qui n’intéresse personne à part les cultureux, c’est affligeant. Il est vrai que les gens ont autres chose à penser, et qui les touche de plus près, avec les gesticulations sans fin de notre président...

    • Ishtar
      Ishtar répond à egide
       ? ?
      • Posté à 20h33 le 29/11/2009
      • Internaute 26226
         ? ?

      « afin de tirer des bénéfices du patrimoine monumental et artistique de l’état et des collectivités »

      C’est là qu’à mon sens se situe le déclin de la situation culturelle en France.Et quand les bénéfices sont fait par le privé,on imagine aisément comment l’état par ce procédé perd une opportunité de recentrer une politique d’éducation déjà mise à mal par l’abandon de matières de culture générale,et se désengage totalement sur la protection de son patrimoine.Un état qui n’appréhende pas l’avenir avec un minimum d’ambitions dans le domaine culturel s’inflige un handicap qui sera difficile à surmonter même après un changement politique de stratégie.
      En effet la politique en matière d’orientation budgétaire au ministère de la culture a des conséquences durables sur notre patrimoine.Récupérer la gestion de nos monuments et tenter de sauver ceux laissés à l’abandon sera une tâche aussi titanesque que celle qui consistera à intéresser à nouveau les jeunes français et les autres à l’histoire,au patrimoine artistique et à la culture en général.
      F Mitterand qui se voit confier cette tâche mesure sûrement l’ampleur du désastre annoncé.Et s’il a accepté sans sourciller de se rendre complice d’un gouvernement qui se distingue par son inculture,c’est qu’il a surmonté aisément d’éventuels scrupules à trahir les ambitions de de Gaule et de François Mitterand.

      Comme vous je constate avec amertume le chemin parcouru par les dirigeants ces dernières années.Et je me demande surtout comment nous pourrons rattraper un tel déficit intellectuel à tous les niveaux.Malheureusement très peu de gens condamnent cet aspect du gouvernement actuel.La situation économique catastrophique interpelle la quasi totalité de nos concitoyens,la fermeture d’un musée n’attriste qu’un petit nombre.
      L’aversion d’une grande partie des politiques de droite pour les artistes et intellectuels n’a jamais été aussi visible et emporte dans sa démesure l’adhésion de la population par des discours habilement distillés.

      Ce constat alarmiste ne signifie pas abandon d’un héritage chèrement acquis au cours des siècles à des entreprises privées.Le nombre impressionnant de nos musées et monuments laisse un espoir que l’équipe gouvernementale ne le brade pas dans sa totalité.L’ampleur de la tâche sera à la hauteur de l’enjeu considérable qui consiste à réconcilier une grande partie des Français avec leur héritage culturel et cela passera prioritairement par une orientation nouvelle de l’éducation nationale,institution trop importante pour être laissée à l’appréciation du gouvernement d’incultes actuellement au pouvoir.

      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à Ishtar
        Bonne
        • Posté à 19h40 le 01/12/2009
        • Internaute 30028
          Bonne

        Tristes constats _

        que font les élus du peuple . ?
        Mais « ils » s’en balance mon cher ami .
        La Kultuuurree ,tu parles ,Charles ? _____________________

  • gerard_menvussa
    • Posté à 18h45 le 28/11/2009
    • Internaute 97393
      france

    D’accord globalement avec Egide, mais en ce qui concerne le musée du Luxembourg, la gestion était déjà confiée à une société privée (sVo), et ce sans mise en concurrence, en AOT (autorisation d’occupation de terrain) comme tout marchand ambulant de pizza, et sans contrepartie pour la personne publique...
    C’était l’époque du copinage à la Poncelet....
    Donc il y a quand même un mieux si l’on s’achemine vers un appel d’offres pour une délégation de service publique.
    Ne serait-ce que sur le prix d’entrée (15€ !) des expos il y a quand même une politique tarifaire à obtenir en contrepartie de la DSP.

    La pétition ne vise donc qu’à garder en place la société actuelle puisque le musée réouvrira avec une autre....