20/04/2009 à 15h34

Le tag au Grand Palais ou l'histoire d'une résistance

Zoomart"

Comment peut-on imaginer qu’un art de rue, éphémère par essence, fruit de la clandestinité, arrive à s’installer dans un somptueux monument historique « consacré à la gloire de l’art français » tel que l’indique un des frontons du Grand Palais ?

L’histoire des tags, ces graffiti-signatures, ces inscriptions non-autorisées, est une histoire de résistance. Révélateurs d’un malaise social, dans les années 80 les tags figuraient sur les journaux parisiens plutôt comme une nouvelle forme urbaine d’agression visuelle que comme des œuvres d’art à classer et à protéger.

Et les-voilà nombreux dans l’imposant Grand Palais. Ce sont 300 tableaux commandés par l’architecte Alain-Dominique Gallizia aux plus grands artistes-graffeurs internationaux. Vivants, colorés, explosifs, c’est la rue dans le temple !

Pour voir le zoomorama en plein écran, cliquez ici

► Le TAG au Grand Palais Grand Palais, avenue Winston Churchill
75008 Paris, tous les jours, sauf le mardi, de 11 heures à 19 heures. Jusqu’au 26 avril.

Publié initialement sur
Zoomart
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  • Eric F
    Eric F
    trader
    • Posté à 15h59 le 20/04/2009
    • Internaute 49991
      trader

    Franchement, cette exposition est du niveau du patronage ou de l’album Panini...

    Pour le vrai dessous des cartes, la vraie résistance et en rire un peu :

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  • Quality street
    Quality street
    à l'ouest, bien trop à l'ouest
    • Posté à 16h00 le 20/04/2009
    • Internaute 68255
      à l'ouest, bien trop à l'ouest

    Après l’avoir visité, j’ai de nombreux regrets.
    Je trouve dommage que l’exposition soit construite autour d’un thème, un tableau en deux parties, la première montrant une expression de l’amour selon l’artiste et la seconde sa signature. Ce thème imposé enlève toute spontanéité au tableau...

    J’ai aussi regretté qu’il y ait des tableaux. Vous me direz que c’était le principe même de l’exposition. Mais voilà, à trop vouloir exposé, on finit par enfermer. Effectivement, j’ai souvent eu l’impression que les grapheurs manquaient de place dans la construction de leurs oeuvres. Pour moi (et je me trompe peut être), le graphe se définit comme un art de liberté dans lequel le grapheur s’empare de l’espace et ne s’enferme pas dans dans un cadre.

    Dernier dérangement que j’ai eu, la construction de l’exposition. Les oeuvres sont exposées par date d’apparition dans le milieu, de leurs auteurs. Mais à côté de ça, toutes les planches ont été faite dans les 3 dernières années. On ne voit pas vraiment l’évolution du style et des techniques.

    En revanche, j’ai trouvé le concept très intéressant et certaines oeuvres sont vraiment remarquables. Certaines s’accoutument mieux des contraintes de l’exposition et deviennent remarquables.

    En définitive, si vous y allez prenez vraiment le guide, sans ça, il sera très difficile de comprendre toutes les subtilités de l’exposition. Ayant parcouru une partie de l’expo avec un des artistes, je peux vous assurer que ça vaut le coup ! ! !

  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 16h02 le 20/04/2009
    • Internaute 43564
      Neant

    Ou comment pervertir un Art. N’y en a-t-il pas assez dans nos rues, nos tunels de metro, nos bordures de RER, nos murs ? Non, cela a du echapper à un mécène, il s’est dit qu’il y avait probablement moyen de se faire un peu d’argent avec ça. En plus, l’idée elle-même a du paraitre teeeellement originale a ses amis riches.

    Pour être plus sérieux, une amie a été y faire un petit tour, le monsieur en question etait en costard, au beau milieu d’une immense salle immaculée, aux antipodes de l’esprit même du graph.

    Mesdames messieurs, ne depensez pas votre argent la dedans, allez vous promener dans la rue, vous en verrez de beaucoup plus originaux, à l’endroit où ils ont été dessinés, sans commande, sans censure, avec un esprit, quoi.