Rue89 désapprouve évidemment cette utilisation d’un quadrirotor, un engin radiocommandé propulsé par quatre rotors, pour embêter les forces de l’ordre républicain dans l’exercice de leur fonction. (Via @martin_u)
Rue89 désapprouve évidemment cette utilisation d’un quadrirotor, un engin radiocommandé propulsé par quatre rotors, pour embêter les forces de l’ordre républicain dans l’exercice de leur fonction. (Via @martin_u)

Dernière symphonie pour Henri Dutilleux
Chine : Ai Weiwei met en scène sa détention avec une bordée d’injures
Regardez cette vidéo et vous adorerez faire la queue au supermaché
Amina, Femen de Tunisie, arrêtée à Kairouan pour « sa protection »
L’amant se sauve en slip sous les vivats de la foule
Et bientôt au-dessus de chaque manifestation, bataille de drones.
Un multicopter n’est pas un jouet. Ça peut amener des accidents. En attendant, pilotes de Saint-Denis sont hors la loi. Les conditions de sécurité ne sont pas leur préoccupation.
L’affaire des drones-en-banlieue-qui-n’en-sont-pas-tout-à-fait, si on en croit Thierry Delville, remonte précisément au 14 juillet 2006. Sa révélation, on la doit à un syndicaliste. Qui, de son aveu même, ne pensait pas « faire autant de bruit ».
Thierry Delville : La police a besoin d’une troisième dimension. Les drones, silencieux, légers, type Elsa (Engin léger de surveillance aérienne), sont destinés à des opérations type GIGN/RAID, pour sécuriser des zones ou surveiller des foules. Refuse de parler de logique de guerre. Craint la chute accidentelle des drones sur les foules. S’interroge sur l’apport d’un parachute. Assure que les photos, prises par les appareils fixés sous les drones, sont exploitables. Reconnaît que deux avions avec pilote, et munis de boules optroniques, ont survolé la Seine-St Denis à plusieurs occasions et aussi le ciel de Strasbourg. Affirme qu’aucun drone n’a survolé la Seine-St-Denis. Déclare que les expérimentations actuelles se font dans des zones très peu habitées. « Tout simplement parce qu’on a pas le droit d’utiliser des drones au-dessus d’une zone urbanisée. »
Un an plus tard, le changement de décor est radical. Michèle Alliot-Marie passe de la défense à l’intérieur. Finies les hésitations, au salon Milipol, en octobre 2007, elle vante les mérites du « commissariat du futur » en général et d’Elsa en particulier. Un bien joli nom pour dire Engin léger de surveillance aérienne. Un drone, en somme
Ce « robot aérien » est léger (un kilo), petit (un mètre d’envergure), silencieux, vaguement autonome (35 minutes), téléguidable. C’est bien de lui dont s’occupe désormais Thierry Delville. Il est fabriqué à Nantes, par la société Serehena, tenue plus ou moins au secret (médiatique).
Dans un rapport interne révélé par Mediapart, la direction centrale de la sécurité publique peut alors demander que « l’emploi des moyens aériens [soit] désormais systématisé quelle que soient les réticences de certaines autorités ou certains élus ». La direction centrale des Compagnies républicaines de sécurité n’est pas en reste. Elle recommande « l’inscription des CRS dans un programme d’acquisition de drones légers Elsa ».
Ces dénégations font sourire Antoine Di Zazzo. Lui est l’importateur en France des pistolets électriques Taser. C’est aussi un grand défenseur des drones. Les siens n’ont pas remporté l’appel d’offres de la police. Di Zazzo s’en moque. Son marché est mondial : « On a fait des essais en Algérie dernièrement. Les gens étaient stupéfaits, dit-il. Je viens de faire une tournée de pays un peu chauds. J’ai passé les commandes d’un drone à un président africain, il n’en revenait pas ! »
Antoine Di Zazzo parle de ses deux modèles avec emphase : le Quadri-France et, surtout, le Tri-France, « un petit bijou : il est rapide. Il peut faire de la poursuite de voitures. Il vole jusqu’à 140 km/h. Et il est autonome, 40 minutes pour l’instant, presque une heure et demie dans trois mois ». Chez Di Zazzo, tout est prévu. Sa version pompier est rouge ; le police est gris-bleu, « parce que ça ne se voit pas dans le ciel ». L’appareil « rentre tout seul » à sa base. Quant au « renvoi d’images, c’est de la télé en direct. On manipule la caméra à distance. On peut aussi faire des photos en haute définition, jusqu’à 2000 en douze millions de pixels. »
Et puis, comme pour les voitures, il y a les options. Telle la « caméra thermique de quatrième génération, qui détecte tout corps humain caché dans les bois ou enseveli sous la neige ». Ou mieux, ou pire, c’est selon : « Sur un de nos modèles, poursuit d’un rire Antoine Di Zazzo, nous avons mis un lanceur de balle électronique [un Taser, NDLR]. Mais ça n’intéresse pas la police française… » Ce qui n’a pas empêché sa société de procéder à des essais « pour des services étrangers très spéciaux », dit-il, avant d’ajouter, prudent : « Ça se passait dans une enceinte privée »...
L’arrivée de l’impression 3d promet de beaux duels aériens.
Assembler des armes à feu grâce à une imprimante 3D
Lien
Mouai ça vaut pas le chat quadropter.
Je précise qu’il est empaillé mais faut vraiment avoir le cerveau malade quand même.
Hahaha ! ! ! C’est vraiment génial, j’ai pleuré de rire, merci !
Il faut avoir l’idée, le porte-monnaie, le temps, le chat crevé, la compétence, l’énergie de faire un truc pareil, avec ce montage et cette musique ! ! !
Il est complètement cinglé le mec qui fait ça, à mon avis il a trop regardé téléchat quand il était petit !
A l’heure ou les polices du monde entier commencent a s’equiper de drones, il est parfaitement legitime que les citoyens honnetes puissent eux aussi surveiller les « forces de l’ordre » depuis les airs.
Who’s watching the watchers ?
C’est surtout un coup de pub ce truc, ca n’a rien de citoyen.
Voilà, c’est pour que tous achètent ce formidable bidule fabriqué de préférence très loin et ne rapportant qu’aux actionnaires et pillant les citoyens...
bof, ça peut sans doute être utile, mais le droit de filmer autrui et de diffuser les images a ses limites. A quand la diffusion d’images d’ébats privés diffusés sur le net ? ou de petites culottes sous les jupes ?
du moment que ça fait rire c’est permis ?
Typiquement la diffusion de ces images avec des visages non floutés, n’apportant aucune information à caractère public justifie la poursuite des gens qui filment.
ET bien sur c’est pour combattre big brother.
Mais regardez vous... facebook et vidéo..VOUS ETES BIGBROTHER, tandis que c’est la loi qui protège votre vie privée !
Quant au droit d’voir un drone car les forces de l’ordre en ont...alors les armes aussi...il y ad’autres moyens de contrôler la police.
On est dans le potache.
Qu’est-ce qui interdit de tirer un coup de chevrotine sur l’engin ?
Ou plus habile, un coup d’arbalète.
Y a t-il une loi sur le survol de proprièté privée ?
On n’a pas fini de se marrer.
Gadget à 300 euros et pilotable en wifi avec n’importe quel smartphone.
Ceci dit, ceux qui ont tourné cette vidéo ont une sacrée maitrise de l’engin.




Partager