« Je déclare avoir été violée » : le manifeste des 313

  • Publié le :
    21/11/2012 à 12h36

En 1971, 343 femmes avaient reconnu dans le Nouvel Observateur avoir avorté. Ce sont aujourd’hui 313 femmes qui déclarent avoir été violées. Dans le même hebdomadaire, à l’appel de Clémentine Autain, toutes signent ces mots.

« Nous voulons briser le silence sur ces millions de femmes violées. Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir été violée. Le dire publiquement, ensemble, est un acte politique. Ce manifeste est une interpellation des pouvoirs publics et de la société tout entière pour favoriser l’émergence de notre parole, ici et maintenant. »

Elles rappellent qu’en France, une femme est violée toutes les huit minutes et que :

« Trop de stéréotypes entourent le viol. Dans l’imaginaire collectif, il se déroule dans une ruelle sombre et est perpétré par un inconnu physiquement menaçant. Dans la vraie vie, les violeurs sont le plus souvent connus de la victime et leur arme ressemble plus au chantage affectif qu’à un couteau, à la menace professionnelle ou financière qu’à un pistolet. Là se niche toute la complexité de ce crime qui s’inscrit dans un rapport de domination historique, celui du masculin sur le féminin.

Ne pas pouvoir dire ce que l’on a vécu rajoute à la violence subie et contribue à l’impunité des violeurs. Seul un viol sur huit environ fait l’objet d’une plainte. Il est temps de libérer la parole, condition sine qua non pour en finir avec le viol. »

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  • Psicarpax
    Psicarpax
    Voleur de miettes
    • Posté à 12h50 le 21/11/2012
    • 175858
      Voleur de miettes

    « La honte doit changer de camp » Tout est dit ! ...

  • Louise04
    • Posté à 13h04 le 21/11/2012
    • Internaute 194365

    Mme Autain sur BFM commence son intervention sur le viol en nommant DSK qui rappelons-le n’a jamais violé personne . D’autre part elle (et tant d’autres) prétend qu’à l’Education nationale rien n’est fait à ce sujet en matière de prévention, ce qui est FAUX . Aussi bien au collège qu’au lycée, les infirmières , en compagnie ,la plupart du temps d’une conseillère conjugale planning familial, interviennent dans les classes à ce sujet . Elles expliquent aux jeunes que quand c’est NON c’est NON, que si la fille ne bouge pas c’est parce-ce-qu’elle est en état de sidération, que le mot tournante est à prohiber, que le terme exact est « viol collectif », sans compter la lutte contre l’homophobie etc etc . D’autre part, en matière de prévention, il est contre-productif de faire intervenir des personnes trop impliquées affectivement . Mme Autain conclut en tapant sur le gouvernement .

    • anini
      anini répond à Louise04
      terrienne de souche !
      • Posté à 13h17 le 21/11/2012
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Excusez mais il n’y a pas que les toutes jeunes filles qui subissent un viol !
      Et il y a très peu de temps que ces femmes osent porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie .

      • Atila59
        Atila59 répond à anini
        Néophyte
        • Posté à 14h08 le 21/11/2012
        • Internaute 167942
          Néophyte

        Autain, concernant le féminisme a toujours le dont de m’exaspérer

        L’homme est violeur sauf preuve du contraire (cf son obsession sur DSK)
        mais lorsqu’il s’agit de mecs victimes de femmes qui utilisent les lois féministes pour satisfaire leurs petits égos, leurs petits instincts pervers, c’est une autre histoire.

         
        • anini
          anini répond à Atila59
          terrienne de souche !
          • Posté à 14h23 le 21/11/2012
          • Internaute 51759
            terrienne de souche !

          Ça va Attila ?
          Là où tu passes l’herbe ne repousse toujours pas ? .......
          Tu vas voir , elle va repousser !

        • Karg se
          Karg se répond à Atila59
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 14h49 le 21/11/2012
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          Une fois j’ai eu une discussion difficile avec des amies qui trouvait anormal qu’un homme puisse se défiler au dernier moment ou même pendant l’acte.

          Elles soutenaient que la femme pouvait dire stop quand elle le voulait mais que l’homme devait satisfaire la femme quelque soit ces états d’âmes.

          Le pauvre mec qui avait eu cette mésaventure en a prit plein la gueule...

          • Atila59
            Atila59 répond à Karg se
            Néophyte
            • Posté à 14h59 le 21/11/2012
            • Internaute 167942
              Néophyte

            Jolie histoire mais qui n’a rien a voir avec ce que j’ai parlé plus haut

            il ne s’agit pas de satisfaire ou pas le désire du mec. Il s’agit que le respect doit venir dans les deux sens

            « Le pauvre mec qui avait eu cette mésaventure en a prit plein la gueule »

            Si c’était la femme qui en avait prie plein la gueule comme vous dites, vous auriez-eut un autre discours, mais bon la femme peut tout faire et ne rien se prendre par contre le mec...

          • joachim31
            joachim31 répond à Karg se
            GRRRRR!!!!!
            • Posté à 15h05 le 21/11/2012
            • 174871
              GRRRRR!!!!!

            Moi une fois j’ai discuté avec un gars qui avait un bouton sur le nez.

        • Louise04
          Louise04 répond à Atila59
          • Posté à 09h47 le 25/11/2012
          • Internaute 194365

          oui il y a des femmes qui desservent la cause des femmes en accusant à tort dans un but mercantile, le revers de la médaille pour les hommes riches .

        5 autres commentaires
      • gazette
        gazette répond à anini
        Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
        • Posté à 22h31 le 22/11/2012
        • Internaute 189500
          Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
    • Atila59
      Atila59 répond à Louise04
      Néophyte
      • Posté à 14h08 le 21/11/2012
      • Internaute 167942
        Néophyte

      Je plussois

    • gazette
      gazette répond à Louise04
      Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
      • Posté à 18h13 le 22/11/2012
      • Internaute 189500
        Chirurgien d'Autiste (en salle (...)

      ça, ça doit être dans UN lycée.
      sinon, je suis allée voir une association de lutte contre l’inceste grenobloise à l’occasion du visionnage de films d’une rare qualité artistique réalisés par des femmes violées dans l’enfance, et à la fin j’ai demandé aux membres de l’association pourquoi elles ne faisaient pas d’information dans les collèges et lycées.

      _ « Les chefs d’établissement refusent. »
      _ « Pourquoi ? ? ? ? ? »
      _ « Ils disent que ça va faire peur aux enfants ». (siiiiic !)

      Dans chacune de leurs classes en moyenne, un enfant violé tranquillement dans sa famille et 3 victimes d’abus sexuels de type attouchements.
      Les chiffres sont ENFIN publiés.

      Comme pour les femmes violées.

      • Louise04
        Louise04 répond à gazette
        • Posté à 09h56 le 25/11/2012
        • Internaute 194365

        votre hostilité envers l’éducation nationale ne vous autorise pas à dire n’importe-quoi . Les signalements pour maltraitances et abus sexuels émanent principalement des services médico-sociaux des établissements scolaires . Quand aux actions de prévention dispensées par des associations, elles sont soumises à l’autorisation du ministère ou du rectorat, pas des chefs d’établissement . Or des dizaines et des dizaines d’associations demandent à intervenir auprès des élèves , généralement sont écartées celles qui font appel à l’affectif et à l’empathie car cette méthode est inéfficace chez les ados,voire contre-productive . Ce n’est pas moi qui le dis,mais les spécialistes .

  • Zééva
    Zééva
    Autistement vôtre...
    • Posté à 13h23 le 21/11/2012
    • Internaute 191780
      Autistement vôtre...

    Bravo Clémentine... Bravo !

  • l'axe du bien
    l'axe du bien
    enfin moi-même !
    • Posté à 13h37 le 21/11/2012
    • Internaute 191947
      enfin moi-même !

    je suis toujours choqué d’entendre des mecs (voire des nanas) faire allusion au fameux « appel au viol » à propos d’un comportement, d’une tenue vestimentaire...
    soit la fille veut baiser, soit elle veut pas. le reste fait partie de l’argumentaire du violeur.
    appel au viol = justification d’un crime

    • Loubdalou
      Loubdalou répond à l'axe du bien
      Prof
      • Posté à 14h32 le 21/11/2012
      • Internaute 158837
        Prof

      Oui, je suis bien d’accord, c’est grave comme expression.
      Mais finalement, quand on demande à une fille de ne pas mettre des décolletés trop plongeants ou de ne pas mettre de jupe trop courtes, c’est un peu pour ces mêmes raisons.

      • anini
        anini répond à Loubdalou
        terrienne de souche !
        • Posté à 14h50 le 21/11/2012
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Parfois , leur tenue peut attirer les coups de rangers ! .......

    • gazette
      gazette répond à l'axe du bien
      Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
      • Posté à 18h30 le 22/11/2012
      • Internaute 189500
        Chirurgien d'Autiste (en salle (...)

      « soit la fille veut baiser, soit elle veut pas. »
      ____________________________________________________________
      Un violeur ne se pose pas ce genre de question.
      Il utilise ce genre d’arguments éventuellement pour sa défense.

      En revanche pour ceux qui se posent la question (voire qui la posent) il y a des réponses ambigües, c’est plus complexe que oui/non.

      Mais un violeur sait pertinemment qu’il viole et qu’il a violé. Il n’y pas de doute dans son esprit, seulement une pulsion prédatrice. Le problème pour lui est plutot : « Vais-je jusqu’au bout de ma pulsion ou non ? » Il ira jusqu’au bout si rien ne l’arrête.

      Il faudrait sérieusement enseigner aux enfants à reconnaitre une situation anormale et à se défendre, ne serait-ce qu’en disant clairement « non », ou « je ne veux pas cela ». Je suis persuadée que le fait de CRIER NON peut renverser une situation. En réveillant la personne qui est enfermée dans sa bulle pulsionnelle.

      Bien-sûr il y aura toujours des prédateurs habitués qui ne tiendront pas compte du refus. Mais la plupart des viols sont commis à l’intérieur de la famille : un père, un frère, un grand-père, une mère, une tante ou un ami de la famille face à un enfant qui dit « non », « je ne veux pas » voire « je vais le dire à maman », ça réveille et ça freine.

  • Lock
    Lock
    2014
    • Posté à 13h40 le 21/11/2012
    • Internaute 194358
      2014

    ’’leur arme ressemble plus au chantage affectif’’

    ça doit être difficile de faire reconnaître un viol devant la justice en invoquant le ’’chantage affectif’’...

    • anini
      anini répond à Lock
      terrienne de souche !
      • Posté à 14h00 le 21/11/2012
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Entre un adulte et sa fille , nièce , soeur ,oui c’est du chantage affectif et à la sidération s’ajoute la honte et le refus d’en parler !
      Pour ne pas parler d’un mari ou d’un amant qui utilise suivant les circonstances violences puis jérémiades successivement ,faisant passer sa femme de la peur à la compassion !
      Dans tous ces cas , les femmes ont tendance à ne pas parler , encore moins à porter plainte se croyant coupables d’avoir favorisé cette situation .
      Si les plaintes ne sont plus considérées par les femmes comme inutiles ou humiliantes , je trouve que ce manifeste ne peut que servir leur cause .

      • Lock
        Lock répond à anini
        2014
        • Posté à 14h09 le 21/11/2012
        • Internaute 194358
          2014

        ’’Entre un adulte et sa fille , nièce ’’

        Sur des mineurs c’est autre chose. Par contre entre adultes je ne vois pas comment une femme peut justifier un viol sur un simple chantage affectif.

         
        • Loubdalou
          Loubdalou répond à Lock
          Prof
          • Posté à 14h28 le 21/11/2012
          • Internaute 158837
            Prof

          Et pourtant.
          Exemple :
          L’homme la supplie et lui dit que s’ils ne font plus l’amour c’est parce qu’elle ne l’aime plus... Le temps entre chaque rapport peut n’être que d’une journée pourtant, mais il saura rappeler qu’au début c’était 10 fois par jour alors si ça a changé c’est parce qu’elle ne l’aime plus... Donc pour calmer ce monsieur, à force de jérémiades (qui peuvent inclure des larmes, des disputes) elle écarte les cuisses pour être tranquille.
          Bien sûr, c’est aussi valable pour une femme qui aurait ce comportement envers son conjoint.

          Et puis on peut aussi rencontrer des gens qui fonctionnent sans larmes ni disputes, en imposant simplement des rapports sans quoi ils rompent, ou trompent leur conjoint(e).

          Sans que ce soit affectif, certains s’amuseront à réclamer un rapport toute la nuit, toutes les nuits, et leur partenaire cèdera car il/elle veut dormir... Bien sûr le « non » aura était prononcé à maintes reprises.

          Et tout cela se fait sans aucune violence physique.

          • A déménagéle 14-12-2012
            • Posté à 14h36 le 21/11/2012
            • Internaute 119490
              Etudiant

            « Et puis on peut aussi rencontrer des gens qui fonctionnent sans larmes ni disputes, en imposant simplement des rapports sans quoi ils rompent, ou trompent leur conjoint(e). »

            Euh ouais enfin dans ce cas là, à part criminaliser l’adultère ou le fait de mettre fin à une relation quand on considère qu’elle n’est pas satisfaisante, je ne vois pas vraiment ce qu’il y a à faire.

            • Loubdalou
              • Posté à 14h43 le 21/11/2012
              • Internaute 158837
                Prof

              Rien, en effet, sauf bien comprendre qu’il s’agit de contraindre quelqu’un à avoir des rapports sexuels en avançant des arguments liés à l’affect. Et c’est une forme de violence.
              Mais je doute que vous ayez envie de comprendre de quoi je vous parle.

              • A déménagéle 14-12-2012
                • Posté à 15h00 le 21/11/2012
                • Internaute 119490
                  Etudiant

                J’avais parfaitement compris, merci pour l’attaque gratuite.

                Le viol me débecte au plus haut point, je souligne juste que dans ce cas là on est coincés pour faire quoi que ce soit.

                • Loubdalou
                  • Posté à 19h14 le 21/11/2012
                  • Internaute 158837
                    Prof

                  Non, personne n’est coincé :
                  - celui ou celle qui veut du sexe peut lui importe son/sa partenaire, il/elle se barre en voir un/une autre et si leur relation est basée sur la monogamie, il est temps de remettre ça en question, voire de mettre fin à la relation.
                  - celui/celle qui ne souhaite pas de rapport à ce moment n’a pas à changer d’avis pour garder son/sa partenaire puisqu’il/elle lui manque de respect en lui faisant comprendre que son vagin/pénis en vaut un autre.

          • Néant Moins
            Néant Moins répond à Loubdalou
            Libre
            • Posté à 15h25 le 21/11/2012
            • Internaute 193419
              Libre

            « Donc pour calmer ce monsieur, à force de jérémiades (qui peuvent inclure des larmes, des disputes) elle écarte les cuisses pour être tranquille. » vous qualifiez cette attitude de viol ?

            • Loubdalou
              Loubdalou répond à Néant Moins
              Prof
              • Posté à 19h10 le 21/11/2012
              • Internaute 158837
                Prof

              J’appelle cette attitude du harcèlement dans le but d’obtenir un rapport sexuel. En effet je fais le parallèle avec le viol, d’ailleurs la définition légale du viol.
              Voici ce qu’en dit wikipedia :
              Lien
               » Le viol est un « rapport sexuel imposé à quelqu’un par la violence, obtenu par la contrainte, qui constitue pénalement un crime »1. Une définition plus restrictive édicte que ce rapport sexuel doit comporter une pénétration2 ; l’ancienne définition du Littré précisait qu’il s’agissait d’une « violence faite à une femme que l’on prend de force »3. Dans le droit français, c’est une agression sexuelle impliquant, selon l’article 222-23 du Code pénal, « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise »4. Dans certains pays comme l’Allemagne et le Canada, des définitions plus larges sont adoptées. Au Canada, l’infraction de viol a été abolie et remplacée par le crime d’agression sexuelle, notamment pour mettre l’accent sur la dimension violente de l’acte et pour inclure toute forme d’attouchement sexuel non consenti. Les Nations Unies définissent le viol comme toute forme de relation sexuelle non consentie5. »

          • Dede11
            Dede11 répond à Loubdalou
            Desinformaticien
            • Posté à 15h40 le 21/11/2012
            • Internaute 98311
              Desinformaticien

            Sans compter la dépendance financière.

          • Schrödinger
            Schrödinger répond à Loubdalou
            Poli et gentil. Très rue89.
            • Posté à 16h08 le 21/11/2012
            • Internaute 41709
              Poli et gentil. Très rue89.

            N’importe quoi... Du grand n’importe quoi... Que des personnes choisissent par commodité « d’écarter les cuisses » ferait de celui qui s’y vautre un violeur...

            C’est très con comme raisonnement et peu respectueux de celles qui ont eu véritablement à subir un viol..

            • Loubdalou
              Loubdalou répond à Schrödinger
              Prof
              • Posté à 19h05 le 21/11/2012
              • Internaute 158837
                Prof
            • Loubdalou
              Loubdalou répond à Schrödinger
              Prof
              • Posté à 19h38 le 21/11/2012
              • Internaute 158837
                Prof

              En réalité, je pense qu’en effet il est difficile de comprendre l’état psychologique dans lequel la personne subissant ce chantage peut se trouver.
              Néanmoins, après cet acte subit et non voulu, la victime vit un traumatisme non négligeable. Si une personne violée dans la rue aura peur dans la rue seule le soir après cela, une personne qui aura subit ce genre de pressions aura peur des relations sexuelles dans leur ensemble, même avec un/une partenaire doux/douce et aimant(e), parce que celui/celle qui lui a fait ça était aussi doux/douce et aimant(e), et petit à petit, sans que la victime ne s’en rende compte, la douceur est partie, il n’est resté que des souvenirs et se sont ajouté des brimades légères mais insidieuses, des exigences non moins insidieuses. Le résultat : une perte de l’auto-estime amenant à ne plus avoir confiance en soi et accepter assez vite les exigences et les arguments des autres, et surtout de l’autre. Cela implique des rapports sexuels.
              C’est un manque de respect envers toutes les personnes violentées dans leur quotidien que de qualifier cela de « grand n’importe quoi ».

              En fait, au lieu de chercher à définir le viol, il faudrait définir ce qu’est une relation sexuelle consentie : ce sont des personnes qui n’ont exercé aucune pression l’une sur l’autre afin d’obtenir un rapport sexuel, ce sont donc deux personnes qui veulent explicitement un rapport sexuel.
              Quand un partenaire harcèle toute la nuit et toutes les nuits (c’est extrêmement fatigant de subir cela...) l’autre pour du sexe, ce sont des pressions, et donc ce n’est pas une relation sexuelle consentie.

              • Schrödinger
                Schrödinger répond à Loubdalou
                Poli et gentil. Très rue89.
                • Posté à 16h42 le 23/11/2012
                • Internaute 41709
                  Poli et gentil. Très rue89.

                Je ne manque pas de respect pour ces personnes en détresse psychologique mais ce que vous semblez vouloir dire, c’est que chacun devrait pouvoir prendre en compte ces fragilités et ajuster son attitude en fonction.

                Fair preuve d’empathie, cela est très bine, mais tout le monde n’a pas lma capcité de com^prendre l’autre du 1er regard et d’évaluer la profondeur des traumatismes en présence.

                Si on parle de couples constitués et des pressions qui s’y exercent, il convient là aussi de ne pas s’emporter. Le couple est un lieu de pression par définition, d’équilibre, de compromis, parfois de frustration. Que des personnes ne sachent pas s’assumer est une chose. Que leur faiblesse soit de la responsabilité de la société n’est pas entendable.

                Si on vous écoutait, la société se transformerai très vite en espace inquisitorial, égalitariste jusqu’à la psychose. Car notre société est pavée de faiblesses, de relations inégales entre individus, de prise de pouvoir effective, de déséquilibres. C’est même la confrontation entre individus qui fait la société. Nous ne sommes pas égaux entre nous.

                • Loubdalou
                  Loubdalou répond à Schrödinger
                  Prof
                  • Posté à 19h16 le 23/11/2012
                  • Internaute 158837
                    Prof

                  Je vais vous montrer en quoi vous manquez de respect envers les personnes subissant ce genre d’agression sexuelle : vous dites « ce que vous semblez vouloir dire, c’est que chacun devrait pouvoir prendre en compte ces fragilités et ajuster son attitude en fonction. »
                  Je ne dis absolument pas ça. Je dis que dans un couple il arrive que l’un des partenaires évolue de manière négative de manière assez subtile pour que ça ne saute pas aux yeux du jour au lendemain. Que petit à petit ce/cette partenaire en vienne à ne plus se contrôler et à harceler son/sa partenaire pour obtenir un rapport sexuel. On est loin de prendre en compte les « faiblesses » de la victime là, car la victime a pour seule faiblesse d’avoir accorder sa confiance à quelqu’un qui la méritait AVANT qu’il/elle ne veuille plus se contrôler. Son autre faiblesse (et encore, ça n’en est pas une, en fait) est de ne pas partir aussitôt en courant. Mais est-ce que pour autant c’est un permis de harcèlement pour l’autre ? Non, cela signifie simplement que la victime croit encore que son/sa partenaire peut redevenir la personne dont il/elle est tombé(e) amoureux/se. Aucune « faiblesse » là-dedans, pas besoin d’empathie non plus.

                  Il n’y a pas besoin de faire preuve d’empathie comme vous le dites, il suffit de s’arrêter quant le/la partenaire dit non ou repousse, tout simplement. Est-ce si compliqué à comprendre « Non. » ou « J’en ai pas envie » ou « Pas ce soir » ou « arrête, je suis fatigué(e) » ? Pensez-vous vraiment qu’il faut montre d’empathie pour comprendre que la personne ne souhaite pas faire l’amour ?

                  Et ce que vous dites là est vraiment étrange, je dirais même hors-sujet : « Que des personnes ne sachent pas s’assumer est une chose. Que leur faiblesse soit de la responsabilité de la société n’est pas entendable. » Qui a dit que la société était responsable ? Pas moi en tout cas. Je ne vois pas du tout pourquoi vous me dites cela.

                  Et là, alors franchement vous vous faites un film tout seul... : « Si on vous écoutait, la société se transformerai très vite en espace inquisitorial, égalitariste jusqu’à la psychose. Car notre société est pavée de faiblesses, de relations inégales entre individus, de prise de pouvoir effective, de déséquilibres. C’est même la confrontation entre individus qui fait la société. Nous ne sommes pas égaux entre nous. »
                  Tout ce que je demande c’est le respect du refus, point barre. Après les goûts de chacun ça les regarde. Mais si vous souhaitez parler de manière implicite des gens qui disent « non » et qui en réalité veulent que leur partenaire les force, il s’agit de masochisme, c’est une pratique sexuelle qui a ses codes et chacun sa vie.

        • anini
          anini répond à Lock
          terrienne de souche !
          • Posté à 14h34 le 21/11/2012
          • Internaute 51759
            terrienne de souche !

          Demandez ça aux femmes battues et terrorisées par leur mari , amant , père de leurs enfants qui se retrouvent le lendemain face à un mec tout pleurnicheur jurant qu’il ne la frappera plus........que le lendemain !
          Ces femmes là sont nombreuses , elles ont aimé , n’aiment plus mais sont sous le même toit que leur persécuteur , répugnent aux relations sexuelles imposées mais les acceptent par crainte , pitié ....
          Elles ont du mal à expliquer je vous l’accorde leur situation devant un juge mais elles subissent un viol ou pour le moins des rapports imposés et détestables !
          Le viol existe entre époux et il serait temps qu’il soit reconnu par la loi !

          • Atila59
            Atila59 répond à anini
            Néophyte
            • Posté à 15h21 le 21/11/2012
            • Internaute 167942
              Néophyte

            « Le viol existe entre époux et il serait temps qu’il soit reconnu par la loi ! »

            J’imagine les dérives

            La violence quel qu’il soit est toujours le symptôme d’un problème mais c’est vrai qu’il est plus facile de s’acharner sur le mec plutôt que de résoudre le problème. c’est plus facile.

            La violence il faut en parler, en discuter savoir d’où elle vient afin de s’attaquer à sa source.

            c’est comme cela que l’on règlera le problème de la violence en générale, pas simplement des femmes et pas simplement le viol

            • anini
              anini répond à Atila59
              terrienne de souche !
              • Posté à 15h29 le 21/11/2012
              • Internaute 51759
                terrienne de souche !

              Donnez vos solutions , je suis preneuse ! (sincèrement )
              Discutez avec des violents c’est quasi impossible !
              Quels arguments valables à leurs yeux leur opposer pour calmer le jeu ?

              • The Lone Dalek
                The Lone Dalek répond à anini
                extraterrestre
                • Posté à 15h49 le 21/11/2012
                • Internaute 187899
                  extraterrestre

                Je me souviens d’un téléfilm plutôt subtile (titre oublié hélas) sur une femme battue qui néanmoins aimait encore son mari, celui-ci avait des « instants de lucidité » ou il prenait conscience de sa violence, et acceptait à la fin de se faire soigner... C’etait inspiré d’un fait réel d’après mes souvenirs.
                Dans certains cas il y a donc un -mince- espoir de « repentance » (ce n’est pas le mot approprié mais je trouve pas mieux), ce qui ne cependant ne soulage guère les souffrances endurées par la victime...
                C’était juste pour dire qu’il y a parfois un (mince et peut-être dérisoire) « espoir » dans les pires situations.

        • Otis Redding
          Otis Redding répond à Lock
          Cigarettes and coffee
          • Posté à 19h00 le 21/11/2012
          • Internaute 195243
            Cigarettes and coffee

          « Par contre entre adultes je ne vois pas comment une femme peut justifier un viol sur un simple chantage affectif. »

          En menaçant sa femme qui n’a jamais travaillé pour s’occuper des mômes pendant que son mari libéré de cette tâche faisait carrière, de la foutre dehors si elle ne kiffe pas les grosses partouzes avec tous les collègues de bureau du mari.

        18 autres commentaires
    • Loubdalou
      Loubdalou répond à Lock
      Prof
      • Posté à 14h19 le 21/11/2012
      • Internaute 158837
        Prof

      C’est pour cette raison que seule 1 personne violée sur 8 ira porter plainte.

    • gazette
      gazette répond à Lock
      Chirurgien d'Autiste (en salle (...)
      • Posté à 18h34 le 22/11/2012
      • Internaute 189500
        Chirurgien d'Autiste (en salle (...)

      Comment ça « difficile de faire reconnaitre un viol en invoquant le chantage affectif » ?

      Exemples de chantage affectif :
      * Si tu le dis, papa va aller en prison
      * Si tu le dis, tout le monde va se séparer, tu vas aller dans une maison tout seul
      * Si tu le dis, maman ne t’aimera plus

      Ca fait problème pour le tribunal ?

  • leel
    leel
    divers
    • Posté à 14h18 le 21/11/2012
    • Internaute 194718
      divers

    « leur arme ressemble plus au chantage affectif »

    Moi je braque des banques au chantage affectif.

    Le viol n’existe plus. Les féministes l’ont tué.

    • Loubdalou
      Loubdalou répond à leel
      Prof
      • Posté à 14h29 le 21/11/2012
      • Internaute 158837
        Prof

      Je pense que ce serait bien d’expliquer cette phrase : « Le viol n’existe plus. Les féministes l’ont tué. »

      • anini
        anini répond à Loubdalou
        terrienne de souche !
        • Posté à 14h37 le 21/11/2012
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Je ne pense pas qu’il soit capable d’argumenter !
        Pour ce genre de personne , la féministe c’est le diable en personne ! : -)))))

         
        • Atila59
          Atila59 répond à anini
          Néophyte
          • Posté à 15h12 le 21/11/2012
          • Internaute 167942
            Néophyte

          Le diable, non mais un faux-ami OUI
          Le féminisme n’est pas L’ÉGALITARISME

          • anini
            anini répond à Atila59
            terrienne de souche !
            • Posté à 12h26 le 22/11/2012
            • Internaute 51759
              terrienne de souche !

            Je vous avais posé une question , vous n’avez pas répondu .
            Demander à ATTILA quels arguments utiliser pour éviter la violence serait pourtant très intéressant !
            Vous êtes comme LEEL , vous balancez les formules toutes faites et sans intérêt ,il y a d’ailleurs peu d’hommes qui ne sont pas gênés face aux violences faites aux femmes .

        2 autres commentaires
    • joachim31
      joachim31 répond à leel
      GRRRRR!!!!!
      • Posté à 15h40 le 21/11/2012
      • 174871
        GRRRRR!!!!!

      Vous avez encore oublié votre médicament ce matin !

    • Pivar
      Pivar répond à leel
      Pyropygiste
      • Posté à 16h20 le 21/11/2012
      • Internaute 160918
        Pyropygiste

      « Le viol n’existe plus. Les féministes l’ont tué. »

      Un élément de réponse : avec la libération sexuelle, j’ai entendu nombres de féministes prétendre avoir le droit de baiser avec n’importe qui, que le sexe c’était pour elle comme faire une partie de tennis, etc.

      Seulement voilà : ce n’est pas un crime de faire du chantage à quelqu’un pour pouvoir faire une partie de tennis avec, à ce que je sache.

      Si le sexe est désacralisé, le viol n’est plus un crime.

      • The Lone Dalek
        The Lone Dalek répond à Pivar
        extraterrestre
        • Posté à 17h05 le 21/11/2012
        • Internaute 187899
          extraterrestre

        Votre raisonnement est affligeant.

         
        • Pivar
          Pivar répond à The Lone Dalek
          Pyropygiste
          • Posté à 19h39 le 21/11/2012
          • Internaute 160918
            Pyropygiste

          Je me fous que ce raisonnement vous cause de l’affliction ou pas. Le tout est de savoir s’il renvoie à quelque chose de vrai ou non.

          Prouvez-moi que j’ai tort. Et ne vous placez pas du point de vue de la morale, mais de celui de la vérité. Pas de ce qui devrait être, mais de ce qui est.

        1 autres commentaires
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