« A titre personnel », Dati pense que le cannabis mène à l’héroïne

  • Publié le :
    15/10/2012 à 10h48

Répondant au ministre de l’education Vincent Peillon qui s’est prononcé dimanche pour un débat sur la dépénalisation du cannabis comme moyen de lutter contre les trafics dans les cités, Rachida Dati l’a jugé « lâche » sur BFM-TV. La députée européenne a martelé au micro de Jean-Jacques Bourdin :

« Toutes les études scientifiques démontrent que quand les adolescents fument du cannabis, ils passent à une autre drogue, qui est souvent l’héroïne. De toutes façons, les conséquences sont graves et irréversibles sur leur santé. [...] On ne guérit pas de la toxicomanie. »

La maire du VIIe arrondissement de Paris a visiblement un peu mélangé son histoire familiale et les « études scientifiques », qui ne disent pas cela.

« Pas d’escalade »

Comme le confirme le Dr Laurent Karila, psychiatre à l’hôpital Paul-Brousse (AP-HP) de Villejuif (et auteur de plusieurs livres sur les addictions) :

« Il n’y a pas d’escalade du cannabis vers les drogues dites “dures”, cela fait partie des idées reçues fausses. Il est impossible de prédire l’évolution d’une substance vers une autre. En revanche, ce qui est sûr, c’est que plus on consomme tôt plus on va être dépendant, mais ça dépend de la vulnérabilité de chacun. »

« Je peux en parler des heures », « à titre personnel », a ajouté celle dont le frère Jamal a été arrêté en 2010 en possession d’héroïne et de cannabis, de retour des Pays-Bas. Un autre de ses frères, Omar Dati, avait été condamné en décembre 2007 à huit mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants en récidive.

Pas en reste sur ces sujets, Rachida Dati a ajouté, au sujet du projet d’expérimenter les salles de consommation :

« Les salles de shoot, ça veut dire que chacun va venir avec sa drogue se droguer tranquillement. »

Rappelons que les salles d’injection de drogues « ne sont pas des salles de défonce mais un lieu où est proposé un accompagnement et des soins. C’est un projet de réduction des risques associés à la prise de drogue », précise le Dr Laurent Karila.

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  • perdiogène
    perdiogène
    communiste optimiste
    • Posté à 14h37 le 15/10/2012
    • Internaute 142019
      communiste optimiste

    Le cannabis ne mene pas plus a l’hero que l’alcool au crack ! Quand on veut faire passer ses oppignons personnels pour des verités on dit : toute les études le disent,c’est comme votre femme qui vous dit tout le monde pense comme moi ! foutaise .Quand j’entend des personnes dire que depenaliser le cannabis revient a autoriser le fait de se droguer ,je répondrais que c’est dejà largement le cas ; notre pays qui est le premier consommateur de psychotropes,medicaments provoquant des dependence plus forte que l’herbe est causant de plus gros ravages sur le cerveau,Je rappelle aussis que dans des tableaux toxicologiques l’alcool arrive au niveau des ravages psycosociaux juste derriere l’heroine,le cannabis etant classé dans les moins toxiques.Ne melangeons pas tout ..Le problème en France c’est le traffic et les violences que ça engendre .Si demain on interdisait le tabac,on aurais,des guerres de gangs pour controler le traffic de cigarettes,j’ai connu des fumeurs de petard qui se sont parfaitement integrés dans la société,contrairement a beaucoup d’alcooliques .

  • Patours
    Patours
    Nada
    • Posté à 14h51 le 15/10/2012
    • Internaute 192334
      Nada

    Si on part du principe que la fumette mène à l’héroïne, au vu du nombre de consommateurs, rien qu’en France, il va falloir transformer la lune en champ de pavot sinon, les méchants terroristes dealers ne pourront pas fournir...

    (En passant, dans la famille à la perruche citée plus haut, il n’y a pas un futur héroïnomane ?)

  • Fantomax
    Fantomax
    génie du mal
    • Posté à 15h02 le 15/10/2012
    • Internaute 157606
      génie du mal

    Elle a raison, 100% des héroïnomanes ont commencé par le cannabis.

    De même que 100% des alcooliques ont commencé par la grenadine, d’ailleurs.

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