Aux JO, la joie touchante de papy Felix Sanchez qui embrasse la photo de sa grand-mère

  • Publié le :
    07/08/2012 à 19h25

La semaine dernière, on se demandait si le câlin entre Mahiedine Mekhissi et Ezekiel Kemboi allait devenir la plus belle image des JO. C’était avant la finale du 400m haies, ce lundi soir, et la belle victoire du Dominicain Felix Sanchez.


Felix Sanchez, Athènes, 2004. (Jeff Haynes/AFP)

A Athènes, quand il a gagné la médaille d’or, en 2004, il s’est débarrassé d’un bracelet rouge immonde, qu’il trimballait depuis la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Sydney.

Une breloque à piles, clignotante, agaçante, qu’il allumait avant chaque course pour se rappeler son échec australien, éliminé en demi-finale quand il se rêvait déjà champion.

43 courses sans défaite plus tard, il se retrouve couronné de laurier et d’or. Son bracelet, qui commençait à peser bien lourd, n’est plus accroché à son poignet lorsqu’il lève les bras sur le podium. Une image forte.

A Londres, il nous a refait le coup. A 35 ans, presque un papy, il remporte l’or. Il n’y croyait plus lui-même, Felix, le vioque, le cassé, le déchu. La ligne franchie, il plonge la main à l’intérieur de son dossard. Il en sort une photo de sa grand-mère, décédée pendant les Jeux de Pékin, et s’agenouille sur la piste pour l’embrasser.


Felix Sanchez à l’arrivée du 400m haies des Jeux olympiques de Londres. (Martin Meissner/AP/SIPA)

Pendant la cérémonie de remise des récompenses, il fond en larmes. Pour une fois, on n’en voudra pas au public d’avoir interrompu un hymne par ses applaudissements : c’est que Felix, dans son immense joie, avait grand besoin de soutien.

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  • Makayabu
    Makayabu
    insoumis
    • Posté à 04h16 le 08/08/2012
    • Internaute 106524
      insoumis

    Une petite ressemblance avec le gardien de but Bernard Lama sur l’image

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