A quoi servaient les 192 500 emplois détruits en trois mois ?

Tandis que les pantins autorisés dansent obstinément la valse pathétique de l'optimisme surjoué (ou plutôt du pessimisme « moins mauvais qu'attendu »), le rouleau-compresseur de la dure réalité écrase un peu plus chaque jour leurs flageolantes certitudes. Au premier trimestre 2009 : 192 500 emplois salariés détruits, soit plus de 2 000 par jour, le record depuis 1945.

« Une chose affreuse que nous avions anticipée, » a déclaré Laurence Parisot sur France Info à propos de cette énième Bérézina. Disons, plus « précipitée », par une logique imbécile de profit, qu'« anticipée », mais passons ! Quand les catastrophes les bousculent, les puissants ou supposés tels prétendent toujours les avoir « anticipées ».

Un tel évènement plonge des centaines de milliers de familles dans le drame. Et quelques dizaines d'augures à la petite semaine dans le grotesque et le ridicule. Ceux-là annoncent à qui veut les entendre que la reprise remettra de l'ordre dans tout ça. « Reprise » de quoi ? De la consommation des chômeurs ?

Les syndicats et partis de gauche sont aussi aveuglés

Le problème avec la réalité, c'est qu'on ne peut que composer avec elle, certainement pas la nier. Ni la transfigurer au nom de quelques convictions figées ou rêvées.

Laurence Parisot, qui n'en manque pas une, saute évidemment à pieds-joints sur ses dadas habituels : « Il y a quelques sujets sur lesquels nous pourrions peut-être trouver des solutions très rapides, par exemple le chômage partiel… » Ben pardi !

Le problème est que ce « négationnisme » confusionnel touche également les organisations syndicales ou les partis politiques dits d'opposition. Ceux-là mettent souvent en avant de leurs projets, l'interdiction des fameux licenciements. Cela part sans doute d'une noble intention, mais démontre à mon sens une méconnaissance profonde de la fameuse réalité.

Car une question cruciale se pose : à quoi servaient les 192 500 d'emplois supprimés durant ce premier semestre dans le secteur privé ? Et tous les autres avant ? Et tous ceux qui vont suivre ?

En quoi leur suppression va-t-elle affecter la production de biens et de services nécessaires à la satisfaction des besoins de la population ?

Une autre logique de fonctionnement à inventer

Nous avons vécu toutes ces décennies bien au-dessus de nos moyens, et surtout de nos réels besoins. Ces derniers étaient artificiellement entretenus, gonflés, pour alimenter la croissance imbécile d'une machine aujourd'hui moribonde. Au prix du sacrifice de nos conditions de vie.

On ne manquera pas de relever qu'une partie de ces disparitions d'emplois tient à des délocalisations vers des contrées plus « profitables » aux Parisot et consorts.

On objectera que bien des postes font défaut dans les services publics comme ceux de la santé ou de l'éducation.

Certes aussi, la crise détruit bien plus d'emplois que de raison ou de nécessité.

Mais au bout du compte, on n'échappera pas au bilan final : le plein-emploi n'est pas, n'est plus, le moteur de l'économie. La logique de raisonnement dans laquelle nous nous obstinons, pèche par deux aspects :

  • moral : le travail étant brandi depuis des lustres, et souvent de manière fort intéressée par les moralistes eux-mêmes, comme la valeur suprême, celui qui n'a plus de travail n'a plus la moindre valeur, ni à ses yeux, ni à celle de son entourage.
  • économique : celui qui reste sans travail est privé de fait des bienfaits de la production économique, même la plus élémentaire.

Le grand défi qui nous reste à relever de toute urgence, au niveau national comme au niveau planétaire, tient à notre capacité de nous fondre dans une autre logique de fonctionnement que celle de cette pensée unique qui nous a conduit là où nous sommes aujourd'hui.

Non plus nous baser sur la reprise illusoire d'une fuite en avant meurtrière, mais reprendre les choses bien à plat et travailler à une gestion harmonieuse de la production économique en fonction des capacités technologiques nouvelles, à une répartition « déontologique » sinon équitable des biens et services produits. J'entends par « déontologie » le fait d'assurer à chacun, travailleur ou non, un minimum vital et de confort.

La fameuse paix sociale, le rétablissement des quelques valeurs de vie commune auxquelles nous nous déclarons si attachés, est à ce prix. Retarder cette mue essentielle de notre histoire revient à allumer les mèches d'une future explosion tragique.

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Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 16H38 | 11/06/2009 | Permalien

Dernière nouvelle : Y aura pas de reprise , ils vont tuer tout le monde ..

-On va continuer a faire jouer la variable emploi et taper sur les salaires et les salariés ce qui est la raison principale qui a fini par aboutir à la crise , mais en beaucoup plus fort et beaucoup plus vite !
-Ha mais oui, c'est super intelligent , ça !

La « variable emploi » . Le poste principal qu'ils font jouer dans leur gestion de RATS .

legend

Portrait de Sixpatte

De Sixpatte

77583 | 16H20 | 11/06/2009 | Permalien

Pour ton dernier paragraphe, le RSA servira de déontologie, le « struggle for life » et Dieu pour tous, comme plateforme de la paix sociale tant que les pêcheurs à la ligne ne reviendront pas à leurs fondamentaux : penser par eux-mêmes et surtout le faire savoir ( Au moins pour se compter…)
Je vois mal les Droites Européennes amorcer l'esquisse d'un début de commencement dans cette direction.
C'est à la Rue républicaine et aux citoyens, maintenant, d'inverser les choses avant les prochaines guerres civiles, au pied du mur et pas droit dedans

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De Veum

doctorant | 16H25 | 11/06/2009 | Permalien

J'ai pas bien compris cher Yéti. Le revenu universel d'existence décente, découplant violement revenu et travail, suffirait par le choc induit dans les consciences à résoudre tous nos problèmes ?

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à Veum Portrait de Veum De arnonymous

ambidextre agacé ou ni droite ni ga... | 00H20 | 12/06/2009 | Permalien

Euh ! … Vous pouvez répéter la question ? !

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De Ourse polaire

que reste-t-il de ma banquise | 16H35 | 11/06/2009 | Permalien

c'est tellement évident qu'on finit par l'oublier à force de « masturbation » intellectuelle. Il faut en passer par là, le licenciement, le chômage, la précarité, la peur de l'avenir, pour retomber les pies sur terre et comprendre à quel point notre société vit à plusieurs vitesses, vit dans un monde décalé, dépassé, rempli de fausses valeurs, la richesse, l'éternelle jeunesse, le souci d'aller toujours plus vite, plus loin, plus fort, d'être le premier en tout et pour tout.
à l'image d'un gouvernement et d'un président qui se fait fort d'être sur tous les plans mais qui ne cache la misère de son pays que derrière des portraits de plus en plus grands au fur et à mesure des mois qui passent et qui apportent la preuve de son impuissance.

Portrait de Infocrate

De Infocrate

Enervé du Gard | 16H38 | 11/06/2009 | Permalien

Je ne suis pas tout à fait certain que ces licenciements correspondent à une réelle baisse de production de biens et de services.

Peut-être s'agit-il d'une utilisation opportuniste de « la Crise » par les patrons qui licencient ?
Et si c'est le cas, ce sera l'occasion pour les patrons de mettre une pression supplémentaire sur les salariés restants.

Gains de productivité en perspective…
Et explosion du mal-être au boulot.

Donc au final, oui, peut-être explosion tout court.

Portrait de pablico

De pablico

17H17 | 11/06/2009 | Permalien

mise en bouche ?

surtout qu'il risque d'y avoir une crise derrière la crise..

la nouvelle bulle qui se prépare et qui gonfle, c'est la bulle du déficit des états.
tout le monde prête aux états, pour l'instant les préteurs font confiance aux états (c'est général, tous les états..).
mais la dette devient tellement astronomique pour tous les états, que si les préteurs se retirent…….la bulle éclatera…comme toutes les bulles.

et là, inflation, explosion et tout le tralala qui va suivre, appauvrissement général et toutes les belles choses qui vont avec….

mettez vous à la place des prêteurs : : vous prêtez 100 euro, et si il y a dévaluation vous serez remboursés en monnaie de singe…

pessimiste aujourd'hui…désolé. peut-être une lueur de lucidité…allez savoir..

Portrait de Liger

De Liger

liger.amsud.net | 17H19 | 11/06/2009 | Permalien

Si vous êtes victime d'un licenciement pour raison économique, lisez ce qui suit :

J'ai participé à la négociation d'un « plan social » suite à une fermeture de site, il y a quelques temps, juste avant la crise « officielle ».
C'était le scénario habituel : rachat par une multinationale US, doublons, dégraissage.

Au cours de cette négociation, nous avons choisi l'intervention d'un Expert Comptable qui allait, en examinant les comptes, prouver que le licenciement pour raison économique était injustifié.
Et en effectuant l'analyse financière de cette opération de fermeture, on s'est vite apperçu que cette opération représentait un investissement des plus rentables pour l'entreprise, puisque le retour sur investissement était de 1,6 année ! ! !
Aussi nous avons négocié la montant du PSE non pas sur la base du besoin pour les indemnités, mais sur un recalcul du plan pour passer à un retour sur investissement de 1,8 année.
Ce qui semble ridicule, bien sur, et pratiquement acquis en cas de procès au Prud'hommes. Et le camp adverse a du accepter.
Info importante : cette « petite » modification a doublé les indemnités de licenciement, dont le montant total est passé de 1 à 2 millions d » €.
Vu d'un analyste financier, un licenciement n'est qu'un invertissement très très rentable, probablement le meilleur pour un grosse boîte. Et la crise va servir de prétexte à des centaines de plans.

Portrait de padiran

De padiran

Chroniqueur mondain | 17H44 | 11/06/2009 | Permalien

Cette dissertation philosophique sur la déontologie de la répartition des biens et des services pour les travailleurs, ou non, a au moins le mérite d'exister mon cher Yeti mais il ne faut pas oublier l'hétérogeneïté des comportements, des cultures et des habitudes
Les citoyens qui peuplent notre pays ou notre planète ne sont pas prêts pour des raisons religieuses, culturelles à la planification de leurs outils de production ou de leurs besoins vitaux.
La dimention de l'homme et de ses multiples facettes, belles et moins belles manquent dans ton article. Il ne faut pas tomber dans le revers marketing d'un politicien ordinaire, c'est à dire :
« je ferais votre bonheur malgré vous »

Portrait de Le Yéti

à padiran Portrait de padiran De Le Yéti (auteur)

yetiblog.org | 21H39 | 11/06/2009 | Permalien

« Les citoyens qui peuplent notre pays ou notre planète ne sont pas prêts pour des raisons religieuses, culturelles à la planification de leurs outils de production ou de leurs besoins vitaux. »

Qui te dis le contraire, Padiran ? Le problème, c'est que, prêts ou non, ces bouleversements vont leur être imposés, qu'ils le veuillent ou non, de gré ou de force.

Je ne propose pas de « faire le bonheur des gens malgré eux ». J'essaie juste de participer à la réflexion générale en esquissant quelques pistes qui me semblent faisables pour que la mutation soit la moins douloureuse possible. Après, chacun fait ce qu'il veut…

Portrait de padiran

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De padiran

Chroniqueur mondain | 22H27 | 11/06/2009 | Permalien

 »« ces bouleversements vont leur être imposés, qu'ils le veuillent ou non, de gré ou de force »
Je ne pense malheureusement pas que ces bouleversements aillent exactement dans le sens que tu le souhaites, car les changements climatiques ainsi que l'affaissement programé du libéralisme occidental vont voir apparaitre des sociétés de type « russe » ou pire « chinoise », ce type de société ou tous les coups sont permis à condition de ne pas remettre en cause le régime.
C'est pour cela que la dimention humaine, c'est à dire culturelle, religieuse voir « ethnique » des projections est à prendre en compte, non pas pour les futurs migrants mais bel et bien pour nos sociétés. Ce n'est pas un hazard si de plus en plus d'ethnologues sont recrutés dans les différents strates de notre société, voir même dans les entreprises
Wikipédia : L'ethnologie (ou anthropologie sociale et culturelle) est une science humaine qui relève de l'anthropologie, et dont l'objet est l'étude explicative et comparative de l'ensemble des caractères sociaux et culturels des groupes humains. À l'aide de théories et concepts qui lui sont propres, elle tente de parvenir à la formulation de la structure, du fonctionnement et de l'évolution des sociétés.

Portrait de Le Yéti

à padiran Portrait de padiran De Le Yéti (auteur)

yetiblog.org | 22H52 | 11/06/2009 | Permalien

Oui, oui, je comprends ton raisonnement, Padiran. C'est effectivement une possibilité (« sociétés de type “russe” ou pire “chinoise” »).

Mais il s'agirait alors d'une simple étape, un peu plus tragique encore, du processus de mutation en cours.

Car les modèles dont tu parles (russe, chinois) ne sont finalement que des clones pervertis du système aujourd'hui à la dérive. Contre-réactions possibles, mais impossiblement durables. Car ils entraineraient inéluctablement la collectivité humaine vers un chaos plus effrayant encore : la mort.

Tu permets que j'essaie d'envisager d'autres portes de sortie plus enthousiasmantes ; -) ?

Portrait de padiran

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De padiran

Chroniqueur mondain | 23H13 | 11/06/2009 | Permalien

C'est effectivement effrayant ces types de sociètés qui ne peuvent être viables que dans des socièté soumises depuis longtemps à des religions ou des régimes autoritaires (chine Russie ou Inde avec les castes). Pour être optimiste, je dirais que dans notre Europe telle que définie actuellement ces clones ne peuvent exister sans être soumis à des contre réactions vilolentes.
L'évolution que tu envisages, et qui j'espère arrivera à maturité (j'ai lu toutes tes contributions) passera inévitablement par des tempêtes terribles à l'extérieur comme à l'intérieur de nos frontières.

Portrait de sinclair

De sinclair

18H10 | 11/06/2009 | Permalien

Faudrait voir a se réveiller car les pertes d'emploi actuelles servent a optimiser les profits en faisant pression sur les salaries pour diminuer les salaires la protection sociale le droit du travail le coût social de la main d'oeuvre au mieux, au pire pour délocaliser là ou c'est moins cher.
Merveille le mouvement écolo est récupéré pour ce faire et recyclé par le fait que comme il n'y en aura pas pour tout le monde on va faire de la pauvreté durable mais masquée sous l'aspect écologique (vous comprenez c'est pour la planète). Comme cela ne suffira encore pas on va taxer beaucoup ceux qui travaillent encore normalement et un peu tous ceux qui sont en pauvreté durable (vous comprenez c'est pour la planète)
Et pendant ce temps les bénéfices colossaux continuent les salaires des dirigeant sont toujours aussi scandaleusement élevés, les dividendes restent la priorité des priorités. La spéculation des matières premières reprend de plus belle.
Quelle merveilleuse histoire on nous conte là. Merci Pinault printemps la redoute la fnac gucci et tous les autres.

Ainsi il n'y aura pas d'explosion c'est pour la planète nos enfants et petits enfants enfin quoi que diable un peu de solidarité et d'attitude écologique responsable.

Portrait de Nekrobastard

De Nekrobastard

médecin à Lunéville | 19H16 | 11/06/2009 | Permalien

c est super…
pleins de bons sentiments….

mais concrètement ça donne quoi
 »…reprendre les choses bien à plat et travailler à une gestion harmonieuse de la production économique en fonction des capacités technologiques nouvelles, à une répartition « déontologique » sinon équitable des biens et services produits… »

et si j ai bien compris les 195 000 personnes qui ont perdu leur travail consistutue un recalibrage bien venu de nos capacités de productions ?

Portrait de Le Yéti

à Nekrobastard Portrait de Nekrobastard De Le Yéti (auteur)

yetiblog.org | 20H22 | 11/06/2009 | Permalien

« et si j ai bien compris… »

Tu as mal compris. Pour plus d'explications, tu peux voir ici et .

Le revenu minimum d'existence y est la base de la réflexion.

« Bons sentiments », peut-être, mais si nous restons sur la même démarche stupidement productiviste, la nature nous imposera elle-même les changements nécessaires, et ce de manière beaucoup plus brutale.

Portrait de Sioux

De Sioux

privé d'emploi | 19H33 | 11/06/2009 | Permalien

Faut-il euthanasier les chômeurs et autres exclus de l'emploi ?
Je copie ici les propos du philosophe Bernard Stiegler extraits de son interview dans un récent Télérama :

« Je soutiens une vieille idée défendue par le plus libéral des libéraux, Milton Friedman : le revenu minimum d'existence. Idée qui a été relancée par André Gorz et que promeuvent en ce moment Olivier Aubert, Maurizio Lazzarato et Yann Moulier-Boutang. Ils prennent l'exemple de l'abeille, qui produit du miel, mais dont la valeur tient bien plus à sa fonction de pollinisation, qui permet la reproduction des végétaux, la nourriture des animaux et notre propre survie… Aujourd'hui, de plus en plus de contributeurs créent une valeur qui ne s'évalue pas sur le marché mais permet aux autres activités économiques de se développer. Cette “pollinisation” doit être rémunérée et mutualisée. Einstein aurait dit que l'humanité mourra d'avoir détruit les abeilles. Devenons collectivement plus intelligents pour ne pas en arriver là. »

Portrait de Autist Reading

De Autist Reading

Plombier/Electricien | 20H43 | 11/06/2009 | Permalien

L'échelle mobile du temps de travail.

On prend le nombre d'heures nécessaires à la production mondiale sur un an et on le divise par le nombre d'individus en âge et en état de travailler.

L'échelle mobile des salaires.

On prend la masse d'argent correspondant à la masse de produits disponibles et on divise par le nombre d'individus sur la planète.

Le terme échelle signifie que des écarts existent dans les temps et les revenus, mais que l'amplitude des écarts reste constante.

Il n'y a plus qu'à le faire admettre au patronnat international.

Nicolas II a bien admis le bolchévisme !

Portrait de Sacha25

De Sacha25

21H11 | 11/06/2009 | Permalien

Pendant ce temps, les partis de gauche défendent encore plus l'augmentation de salaire des enseignants, fonctionnaires, postiers, cheminots … et les quelques (500 000 ? ) élus (dont combien inutiles) et pour y arriver, obligent certains à se voir proposer des diminutions de salaire

Portrait de philipp

De philipp

retraité | 01H32 | 12/06/2009 | Permalien

les licenciments ont toujours été la première variable d'ajustement des patrons pour maintenir les profits donc la rémunérations des actionnaires . Les plans sociaux n'ont jamais fait baisser les cours de Bourse que je sache. Pire du pire,les aides budgétaires aux heures supplémentaires du monstrueux paquet fiscal de Sarkozy sont une incitation perverse aux licenciements . Elles constituent un effet d'aubaine pour les patrons qui y trouvent un encouragement à « dégraisser » et à faire faire des heures sup subventionnées par le contribuable .

Portrait de Le Yéti

à philipp Portrait de philipp De Le Yéti (auteur)

yetiblog.org | 05H57 | 12/06/2009 | Permalien

Il y a juste une limite au processus que tu décris (justement), philip :

quand les patrons-voyous ont tout dégraissé, quand les plans sociaux ont tout asséchés, la Bourse fait peut-être ce qu'elle veut (elle n'est pas à un délire près ; en ce moment, elle est même grandiose ! ), mais

- la consommation chute faute de consommateurs à revenus suffisants ;
- les rentrées fiscales se tarissent ;
- le crédit par lequel on a compensé un temps la faiblesse grandissante des revenus se gonfle à l'excès et implose telle la grenouille voulant se faire bœuf.

… Et on en arrive à la situation limite et critique d'aujourd'hui. Car que font nos imbéciles de dirigeants. Bien loin de comprendre l'impasse dans laquelle ils se sont fourvoyés, ils creusent le mur du fond à la petite cuiller en rêvant de « reprise », et de boulevards grands ouverts à leurs ambitions contrariées.

Portrait de spin590

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De spin590

08H22 | 12/06/2009 | Permalien

Vous ne pensez pas que les élus des citoyens peuvent, si on leur donne les pouvoirs, inverser cette tendance sans pour cela tomber dans les systèmes totalitaires que vous évoquez ?
Pour cela, il faudrait éviter de promouvoir l'abstentionisme aux divers élections qui au fil du temps, pourraient nous donner l'occasion de modifier petit à petit les composantes nationales et Européennes des assemblées décisionaires.
S'abstenir, permet de rester dans le commentaire (certes intelligent) mais totalement stérile.
Je suis certain que les riverains en accord avec les actions politiques d'aujourd'hui se sont, eux, déplacés. Ce sont eux qui ont gagné. Eux se battent avec de vrai épées, sans aller voter, on se bat avec des épées en bois, et même si on est un excellent escrimeur, on pare, on commente et on se fait écharper.
Peut être que lors des prochaines consultations, mettrez-vous votre verve et votre talent au service de l'expression des peuples.

Portrait de Le Yéti

à spin590 Portrait de spin590 De Le Yéti (auteur)

yetiblog.org | 09H47 | 12/06/2009 | Permalien

« Vous ne pensez pas que les élus des citoyens peuvent… »
Je l'espère vivement.

« Pour cela, il faudrait éviter de promouvoir l'abstentionisme… »
Je ne « prône » pas l'abstentionnisme. Je m'y résous bien contre mon gré quand aucune force alternative ne me propose un projet susceptible « d'inverser la tendance ». J'ai passé l'âge de perdre mon temps et de me donner bonne conscience en « votant contre ».

Je vous rappelle que j'ai proposé de mon côté un programme en sept volets. Je ne le prétends pas infaillible, encore moins parfait. Mais je remarque que vos partis d'opposition se sont eux aussi « abstenus » de me répondre quand je leur ai soumis.

Le jour où ils décideront de discuter avec les citoyens qu'ils prétendent représenter, surtout quand ceux-là font l'effort de participer à la réflexion générale, on reparlera de participation et de collaboration.

Portrait de zorbec

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De zorbec 9945

retraité | 10H49 | 12/06/2009 | Permalien

Effectivement vous ne prônez pas l'abstentionisme,vous avez milité pour,pas de quoi en tirer une gloire quelconque(abstention comprise entre 50-60% depuis 89 à l'excepton de 94)mais ceci dénote quand même une préférence pour le gouvernement en place,car je n'ose penser que vous prétendez à représenter les citoyens,ou alors il fallait créer votre parti.
Quant à vos digressions sur l'utilité des salariés devenus chomeurs,c'est à eux que vous devriez faire part de votre analyse.

Portrait de Le Yéti

à zorbec Portrait de zorbec De Le Yéti (auteur)

yetiblog.org | 12H19 | 12/06/2009 | Permalien

« mais ceci dénote quand même une préférence pour le gouvernement en place »

No comment.

Portrait de zorbec

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De zorbec 9945

retraité | 18H09 | 12/06/2009 | Permalien

No comment,dommage,vos explications maintenant les résultats connus et l'incidence de l'abstention,aurait valu son pesant de cacahouètes ! ! !
Voir N$ et ses sbires se glorifier de ce « succès historique » ne vous gêne pas de trop ?

Portrait de spin590

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De spin590

17H44 | 12/06/2009 | Permalien

C'est trop facile.
Il n'y a pas d'âge pour « perdre » son temps à exprimer son aval ou son désaccord par le vote et/ou l'action.
Par ailleurs, la démocratie participative a ses limites « techniques » et je pense que chaque citoyen a la possibilité de proposer un programme en n points qu'il peut faire parvenir à « nos » politiques en souhaitant que chaque point fasse l'objet d'un engagement.
En tous les cas, votre « non bonne conscience » et votre recommandation à faire comme vous, nous mènent droit dans un mur que les 40% qui sont allés s'exprimer regrettent, et ce ne sont pas vos commentaires, même s'ils sont pertinents qui peuvent les consoler.

Portrait de philipp

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De philipp

retraité | 09H29 | 12/06/2009 | Permalien

D'accord avec toi.Tes trois points sont les principaux ingrédients de la crise…

Portrait de jma14

De jma14

10H10 | 12/06/2009 | Permalien

« Certes aussi, la crise détruit bien plus d'emplois que de raison ou de nécessité. »
Cette affirmation revient tout simplement à positionner votre curseur sur une idéologique (patrons tous pourris).

Je m'explique quand la plupart des chefs d'entreprise se sont faits manger leur résultat sur les 3 derniers mois de 2008 et bouffer leur trésorerie sur les 3 premiers de l'année, il a fallu prendre des décisions. Le chef d'entreprise prend tous les jours des décisions bonnes ou mauvaises.
Si la marge ou la trésorie a un moment donné est aisaiment quantifiable, il est beaucoup plus difficile de prédire en décembre qu'elle sera son chiffre d'affaires et sa marge en juin. Et la rentre en compte non plus des chiffres (bien rassurants) mais un sentiment, une intuition (c-a-d : une simulation puis un cap).

1/ Il est trop facile en juin de dire qu'il aurait fallu faire cela en décembre
2/ Ce curseur est basé sur une intuition, il est difficilement critiquable. D'autant plus que le chef d'entreprise lui est toujours seul dans son bureau à prendre ses décisions en décembre. Et c'est à ce moment là qu'il faut en débattre, plus aujourd'hui. Sauf pour constater une bonne ou une mauvaise direction.

Portrait de Autist Reading

à jma14 Portrait de jma14 De Autist Reading

Plombier/Electricien | 10H41 | 12/06/2009 | Permalien

Le monde est pourri.
Le ghetto (les privés de tout) commence à s'agiter.
Bientôt 1943, à Varsovie…

Si les patrons ne veulent pas assumer leurs responsabilités dans ce merdier, il n'ont qu'à se mettre au RMI comme tout le monde, au lieu de rackéter les salariés, locataires, consommateurs, au profit des banques, comme des malfrats.

Mais quand ils disent que les charges (Sécu, retraites, chômage, caf), çà tue, et que les banques sauvent des vies, ils montrent bien leur pourriture personnelle.

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