
Crise, phase III : la défaillance des puissances publiques
Après une première phase marquée par l'effondrement du système financier international en 2008, une seconde entamée début 2009 qui voit l'économie réelle péricliter à grand train avec la mise en faillite de mastodontes comme General Motors ou Chrysler (pour commencer), voilà que se dessine une nouvelle et troisième phase critique (second semestre 2009) : la déroute des puissances publiques, nationales ou locales.
Un point sur les deux premières phases
Essayons tout d'abord de faire un point tout simple de la situation pour comprendre la mécanique de la débandade en cours.
Le système bancaire sous perfusion d'aides publiques ne parvient pas à se redresser. Et n'est plus de la moindre utilité à l'économie réelle. Tout juste a-t-il vu l'échéance repoussée par quelques colmatages au forceps de ses brèches les plus béantes. Seuls quelques tours de passe-passe comptables lui permettent encore de présenter des comptes potables et de survivre sous perfusion.
La vérité est que les coffres des banques sont bourrés d'actifs toxiques dont elles ne parviennent plus à se débarrasser. C'est quoi, des actifs toxiques ? Eh bien comme un bas de laine rempli de dizaines et de dizaines de vieux billets de 100 francs. Il y a bien écrit dessus « 100 francs ». Sauf que pas un commerçant, ni aucune banque ne veut plus vous les prendre !
La seule chance du système bancaire serait une reprise miraculeuse de l'économie réelle. Mais justement, entièrement basée sur un crédit que le système bancaire n'est plus en mesure de lui apporter, cette économie réelle bat salement de l'aile. Et de plus en plus dramatiquement. Malgré là encore, l'aide massive en liquidités des Etats.
Nous avons annoncé à maintes reprises que l'effondrement de l'économie réelle mondiale serait patent à la fin du premier semestre 2009 et illustré par de retentissantes faillites emblématiques : Chrysler, General Motors, bientôt Opel, Thomson, plus le secteur immobilier toujours en pleine décrépitude… Nous y sommes. On parle même de quelques autres cas encore plus spectaculaires.
La phase 3 : la défaillance des puissances publiques
Devant cette Bérésina financière et économique, les Etats se sont carrément ruinés pour essayer de sauver ce qui pouvait encore l'être. En pure perte comme nous l'avons vu.
Endettés jusqu'au cou par leurs mirifiques mais inutiles « plans de relance », privés des rentrées fiscales pour combler les trous de plus en plus béantissimes, les gouvernements et les collectivités locales de tous les pays sont pris à la gorge.
Eh oui, ce n'est pas compliqué, l'économie. Entièrement basée sur la circulation de l'argent : pour que l'argent sorte, il faut aussi qu'il rentre ! Par l'impôt ou les taxes, par exemple. Sauf qu'avec l'explosion du chômage et les défaillances accélérées d'entreprises, tous les robinets sont grippés. C'est le cul-de sac fatal.
Les premiers signaux d'alertes sont lancés. La Californie, cinquième puissance économique du monde, est en quasi état de cessation de paiement. Au point que son gouverneur aux abois envisage purement et simplement de « supprimer l'assurance-maladie d'un million d'enfants et de rogner sur la protection sociale » (Libération du 29 mai 2009). Point n'y fera, on attend les premiers craquements dès juillet 2009.
Bien d'autres Etats américains sont dans la même méchante mouise. Quarante-quatre selon des informations livrées par un riverain familier de la Rue, nemo3637, et détaillées en anglais ici.
Des pays voisins ou plus lointains tutoient également la banqueroute : le Mexique, l'Espagne, la Grande-Bretagne, en passe de perdre, comme les USA, sa note maximum de crédit (AAA).
Certains pays s'avouent déjà au stade de la déflation, stade ultime avant la dépression (le Japon). D'autres peinent à le démentir (l'Union européenne).
Enfin ne parlons pas de l'état délicat d'un grand nombre de collectivités locales, en France notamment, de plus en plus incapables de faire face à leurs charges. Ainsi de ce document émanant des Chambres de Commerce de la région Champagne-Ardenne, faisant état de suspensions alarmantes d'investissements, particulièrement dans le domaine public.
Cette défaillance des puissances publiques, nationales, régionales ou locales, ultimes pompes à oxygène pour alimenter un système privé moribond, risque fort de porter le coup de grâce à l'ensemble de l'organisation et précipiter un peu plus le monde dans le chaos. La rentrée de septembre pourrait être cruciale sur le sujet.
D'autant que ceux qui tiennent les manettes de ces puissances publiques ne trouvent toujours rien d'autres à opposer à cette déconfiture que de dérisoires poudres de perlimpinpin médiatiques.
Le sociologue-anthropologue Paul Jorion, sur son blog, les compare à un groupe de parachutistes en chute libre. Ils sont là, à sept, à huit, à vingt. Se tiennent en rond par la main, affichent un sourire de circonstance un brin crispé. On a l'impression qu'ils flottent dans l'air. Mais qu'un seul ouvre son parachute et la brutalité de sa remontée affiche la vitesse foudroyante de la descente des autres.
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
Ailleurs sur le Web
- 6201 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






















39
(Pour réagir, connectez-vous)
De survivant
17H26 | 31/05/2009 |
Ouais ! C'est pas très réjouissant tout ça. Enfin, on ne fait d'omelette sans casser d'œufs. Et que vont faire les états pour se rembourser les uns les autres ? Pour ceux qui sont amis ça peut attendre des jours meilleurs. En revanche pour ceux qui ont un contentieux et rien à offrir en échange ex : Iran, Irak, Palestine ect. Ça risque de se solder par une colonisation amiable ou pour par la force selon le cas et la force armée qu'il y a en face. On a déjà un aperçu avec la Corée du Nord et ses 3 essais nucléaires, coup sur coup en moins d'une semaine, elle n'est pas prête à se laisser bouffer avec de beaux discours. Le ton est donné.
De Guy Valte
17H31 | 31/05/2009 |
On dit : « Scier la branche sur laquelle on est assis. » C'est fait et la branche est tombée. Et ils nous disent : « Ça va remonter en 2009. » Dans vos rêves ! Je pense que si on ne change pas de système de société, si on continue dans le capitalisme, la crise de 29 sera une blague en comparaison de ce vers quoi on va.
à Guy Valte
De pablico
22H56 | 31/05/2009 |
ca va remonter en 2009..il faut se mettre à leur place.
si il disent que cela ne va pas remonter : effet de panique et tout s'écroulera plus vite. et il y a les élections…
mais on peut se poser la question,
pourquoi ne pas nationaliser les « valeurs pourries » ? les mettre dans un coin., et peut être faire marcher la planche à billet pour les remplacer doucement.
à pablico
De Tyrian
Informaticien | 08H50 | 01/06/2009 |
Nationaliser les actifs pourris, cela a déjà été fait merci bien. Cela n'arrange pas nos affaires en prime, juste celle des banques.
De jmax
17H31 | 31/05/2009 |
l'analyse semble pertinente et la France, relativement épargnée, par le nombre de retraités et de fonctionnaires d'Etat, va être atteinte de plein fouet quand les collectivités locales n'auront pas d'autres alternatives qu'augmenter massivement les impôts.
à jmax
De DBL8
Retraité | 10H06 | 01/06/2009 |
« les collectivités locales n'auront pas d'autres alternatives qu'augmenter massivement les impôts. »
C'est entrain de ce faire, de nombreuses communes l'ont fait cette année ! ET, l'année prochaine s'annonce de la même veine.
A vos porte-monnaie… La fuite en avant ne va pas arranger leurs finances NI les nôtres car c'est nous qui payons leurs délires, eux s'en tireront comme d'hab. avec au pire, une non réélection. Et tout ce qu'ils auront engrangé bien au chaud.
Nous ?
Un peu moins dans l'assiette. là aussi comme d'hab.
à DBL8
De Le Yéti
(auteur)
yetiblog.org | 10H36 | 01/06/2009 |
CERCLE VICIEUX
Cette augmentation des impôts locaux, effective, ajoute à la chute : plus d'impots locaux > moins de consommation > moins de taxes professionnelles et de TVA…
Puisqu'on vous dit qu'ils sont coincés !
à jmax
De aurel93
artiste lyrique; intermittent du sp... | 12H50 | 01/06/2009 |
très mauvaise, votre contribution. D'abord parceque l'économie de la France ne tient pas qu'avec les retraités et les fonctionnaires d'état ; d'ailleurs tient-elle ?
Son système bancaire semble moins atteint que celui des USA, de la GB et de l'Allemagne ; sa bulle immobilière qui a moins gonflé la préserve (peut être) d'une chute aussi brutale (ce qui rejoint le point de vue sur les banques. Son économie plus diversifiée (on lui reproche souvent de ne pas avoir de points forts) lui évite les plongeons qu'opère ses voisins.
Ce qui la plombe c'est la permanence d'un discours néo libéral gavé du mot réforme pour privé en loucedé l'Etat de ses moyens. Discours criminel quand il pousse les employeurs à privilégier les heures supplémentaires au détriment des embauches. Discours retardataire quand on voit le rôle stabilisateur des dépenses de l'Etat et de ses agents.
à aurel93
De nemo3637
Déchoukeur | 16H55 | 01/06/2009 |
« Son système bancaire semble moins atteint que celui des USA, de la GB et de l'Allemagne … »
Mais après tout qu'en sait-on vraiment ? Quid des actifs toxiques détenus par les institutions bancaires et financières françaises ?
L'administration Obama avait eu le courage - ou le bluff - de proclamer une investigation - le « stress test » - qui certes a fait long feu. Mais on a pu en faire la critique et se rendre compte de la réalité cachée.
Il n'en est pas de même en France où c'est l'opacité totale - hormis les paroles rassurantes dont vous vous faites l'écho - qui règne. Et ce dans le but de rassurer. Cette stratégie du silence« à-la-papa » est à double tranchant. Le jour où le doute va s'installer, alimenté par l'omerta et le mensonge, il n'y aura vraiment plus moyen de se faire entendre et de rétablir une quelconque confiance…
De Tintinac
17H42 | 31/05/2009 |
Nous n'avons pas encore tout vu. Il se profile le spectre de l'assurance crédit.
Les entreprises sont confrontées à un effet ciseau, la diminution de la trésorerie disponible et l'abaissement des encours autorisés par les fournisseurs. De cela, personne en parle et pourtant ce danger nous guette.
L'état de cessation de paiements est un sujet plus qu'inquiétant pour l'avenir. Où sont donc nos hommes politiques ? Fermer les yeux n'évite pas le danger.
De kawouede
18H01 | 31/05/2009 |
C'est pourquoi il faut à l'Europe un plan d'investissements pour une reconversion écologique - et sociale - de l'économie, et non pas une énième politique de relance par le pouvoir d'achat OU par les allègements d'impôts. Des impôts mieux répartis (en finir avec les paradis fiscaux ? en tout cas essayer), de l'emprunt peut-être et un effort de politique publique d'investissement, comme le proposent les écologistes. PS, Front de gauche et NPA sont d'accord pour taxer l'argent là où il est mais comptent plutôt l'employer au sacro-saint « pouvoir d'achat ». C'est de la courte vue !
De alberte
Sage-femme retraitée | 18H49 | 31/05/2009 |
Comme toujours article très intéressant du Yéti. Mais que cela fait froid dans le dos ! Nos « parachutistes » nous disent à longueur de médias que nous avons passé le plus gros et que la croissance repartira fin 2009 ! ! Quelle croissance ? C'est ce qu'ils oublient de nous préciser. Bien sûr, ils mentent.
De France_d_en_Bas
Chercheur de Bon Sens | 20H34 | 31/05/2009 |
Dans le même sens, avec quelques détails croustillant..
http://www.europe2020.org/
Par exemple, leurs analystes se posent la question de savoir pourquoi l'or -valeur refuge s'il en est- fait l'objet d'achat en masse.. et pourtant sa cotation reste étrangement constante… Curieux non ?
Les ultra-libéraux ont pris le contrôle, et souhaitent se gaver encore plus avant l'explosion finale des sociétés.. Ils ont toujours souhaité moins d'états.. nous y sommes… peut être les états que nous connaissons vont-ils disparaître et ce sera chacun pour soi. L'homme est un animal sociable, mais jusqu'où ?
Bref.. il faut cependant garder espoir que tout cela se terminera pas trop mal ; la peur n'enlève pas le danger : -)
De nemo3637
Déchoukeur | 22H21 | 31/05/2009 |
Attention la secousse avec le possible abandon officiel du dollar comme unique monnaie de référence. On va voir ce que va donner à l'ONU les débats autour du rapport de la commission Stigliz fin juin. Difficile de penser que le Brésil, la Russie et la Chine, qui erre avec son matelas de dollars, ne soient pas derrière un tel projet.
Quant aux solutions proposées, elles doivent trouver un assentiment et le début d'une application dans le pays où l'on vit. Mais ces propositions doivent tenir compte d'un environnement international, de ce qui se passe ailleurs. Il ne saurait y avoir un projet uniquement français, viable, car il lui faut une morale, un souffle internationaliste. A moins que…
A l'heure actuelle il y a des gens qui changent le monde. Sans bruit, car ce n'est pas médiatique. Ces changements ne se font pas pacifiquement car, processus connu, ceux qui possèdent sont bien décidés à défendre leur galette jusqu'au bout. C'est par exemple ce qui se passe actuellement en Bolivie.
On nous rétorquera bien sûr que la Bolivie, ce n'est pas la France… Nous, on serait beaucoup plus évolués !
Mais faire des plans sur la comète sans s'appuyer sur une partie de la société, en l'occurrence, ceux qui travaillent, les salariés, s'en remettre au bon vouloir de l'Etat et à ses lois, nouvelles ou anciennes, revient à répéter en boucle un discours bourgeois,qui au mieux, n'est qu'un aimable papotage.
J'appartiens à une petite île, apparemment isolée, démunie et fragile. Mais de même qu'une petite armée mal équipée mais résolue peut mettre en déroute des professionnels de la guerre sans foi ni loi, nous avons su lancer une attaque surprenante.
Notre mouvement était, est encore, révolutionnaire fait de salariés en grève mais soutenu par beaucoup de petits patrons.
C'est sur cette base là, en Amérique, en Europe, en Afrique que le monde est déjà en train de changer. Bien sûr on peut rester dans sa chambre en attendant que le monde nous change. Mais cela me parait bien ennuyeux. il faut savoir aussi s'intéresser à lui, rencontrer des gens d'ailleurs pour de vrai, s'informer. Pour ma part, fort de multiples expériences sur plusieurs continents, je pense être tout le contraire d'un rêveur en chambre. Je prépare le Grand Soir, la grande teuf. Tiens, ce soir, j'y vais…
De nore
in situ | 07H15 | 01/06/2009 |
ça serait la fin d'un monde qu'on ne s'y prendrait pas autrement…
et comme personne va vouloir le reconnaitre (jusqu'ici tout va bien)
rien ne sera mise en place pour amortir la chute collective seuls les nantis auront assez de matelas pour ne pas trop se casser la gueule.
Pour les autres advienne que pourra, il y assez de poubelles pour que qu'une population de cartoneros et de plastiqueros voit le jour…
mais si la populace se prend en main (ce qui est encore à voir) peut-être que quelques données du problème pourraient se voir modifiée.
à vos pelles donc ! !
à nore
De Le Yéti
(auteur)
yetiblog.org | 07H48 | 01/06/2009 |
La fin de LEUR monde, nore, pas du monde (il faut que je fasse un billet là-dessus, un billet contre la peur de la fatalité).
Je ne suis pas sûr, nore, que les nantis soient mieux lotis que les autres, malgré tout leur pognon, leur morgue et leurs stupidissimes « forces de l'ordre ».
Ces parachutistes en chute libre qui se tiennent en rond par la main avec leurs sourires idiots, ont-ils vraiment vérifié l'état de leurs parachutes avant de se précipiter dans le vide ?
Ce lundi matin, comme anticipé la veille, General Motor vient d'être mis sous le régime des faillites. Les actionnaires du mastodonte en charpie perdent TOUT.
à Le Yéti
De jeffouletofou
cddiste | 08H03 | 01/06/2009 |
bilderberg, trilaterale…..
lorsqu'il sera trop tard, on commencera a ce dire tiens, certains avaient finalement raison, tout a ete fait pour que ce qui arrive, arrive.
les journaleux ne veulent pas en parler pourquoi ? ? ? peur de perdre son job, de ce faire lincher…… nan nan c'est beaucoup plus simple que ça.
merci au yeti pour ces quelques articles.
De DBL8
Retraité | 11H49 | 01/06/2009 |
« Les journaleux ne veulent pas en parler, pourquoi ? »
Tout simplement pour ne pas créer d'anxiété !
Il faut que le populo ait confiance envers les politiques, sans ça… que pourrait-il se passer ? Tout peut s'imaginer.
Ce sera comme en Écosse il y a quelques années avec une banque qui ne faisait pas faillite mais simplement avait des difficultés de fonds. Elle a fait réellement faillite car les clients n'avaient plus confiance et retiraient leurs maigres fonds !
ILS NE SAVENT PAS QUOI FAIRE ! !
Alors ils nous bourrent le mou !
Et le citoyen comme un oisillon dans son nid ouvre le bec en piaillant pour avoir sa béquée d'infos le rassurant.
Combien sont lucides ? !
à Le Yéti
De nemo3637
Déchoukeur | 14H08 | 01/06/2009 |
« Ils » sont non seulement bien à l'abri mais tentent de réagir.
Rue89, avec flair ( ! ), a déjà évoqué les « Réunions de Bilderberg ». Ce genre d'assemblées sinon secrètes du moins discrètes sont plutôt communes, surtout en ce moment. Pour le coup c'est une impression de papotages qui domine. En réalité il s'agit de confronter ses propres opinions et analyses avec celles des autres, d'établir des connivences, pour ensuite peaufiner et influencer des stratégies. Le vieux Giscard est de la partie. Très fermées elles réunissent des gens influents. Le dernier « Bilderberg » en date s'est déroulée voici deux semaines à Athènes. Le sujet récurrent est évidemment la crise et l'on y aurait évoqué la place du dollar. La position « ultra-libérale » l'aurait emporté sur celle plus « interventionniste ».
L'idéal pour ces messieurs serait un « lâchage » en douceur du dollar progressivement remplacé par des DTS. Même des milliardaires américains comme Rockfeller serait d'accord avec un tel scenario, tout en se rendant compte qu'un dérapage fatal est éminemment possible.
On voit la proximité des dates : Bilderberg du 14 au 17 mai à Athènes, et réunion du G192 (ONU) autour de la commission Stirgliz du 24 au 26 juin. Et puis dernier ragot : Ségolène Royal était à Athènes le 12 mai « pour une réunion de sociaux-traîtres » - euh pardon : des sociauX-démocrates…
Arrêtons-là la théorie complotiste.
Car il manquait à ces vieux schnocks - euh pardon : à ces éminentes personnalités - des représentants de poids comme la Chine, l'Inde ou le Brésil. Ils se déplacent donc plutôt en handicapés sur des fauteuils roulants.
Toujours est-il que les décisions importantes ne se prennent certainement pas au Parlement Européen dont le rôle ne dépasse guère l'appréciation de la qualité du papier chiotte en Europe ( non négligeable, certes ! ). Et cela l'électorat, plus ou moins intuitivement l'a bien compris.
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 08H18 | 01/06/2009 |
Après avoir pompé à leur profit l'argent des entreprises, les « libéraux » siphonnent actuellement l'argent des états (donc, celui des citoyens) venus à leur rescousse et ceci, sans se serrer eux-même la ceinture…
Cette pratique ruineuse se révèle rapidement sans effet pour une relance vraie, alors nos « libéraux » vont encore, avec leur cynisme habituel, montrer du doigt l'état et son efficacité coutumière … !
A quand le réveil ?
Mélanchon, je te vois (très bien d'ailleurs ! )
à Waldeck
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 08H20 | 01/06/2009 |
-« montrer du doigt l'état et son efficacité coutumière … ! “
- Tu voulais dire : inefficacité coutumière ?
- Oui, c'est ça, inefficacité, merci !
De Un compte supprime
nc | 13H51 | 01/06/2009 |
bon alors, on fait comment pour que ca redemarre ? Avec ou sans pognon, on doit tout de meme pouvoir continuer a produire de l'electricite, faire rouler les trains, cultiver les champs… tout ca ca marche quand meme a l'huile de coude, c'est pas parce que les billets verts ou bleus perdent toute leur valeur qu'un kilo de pain ou de riz ne nourrit plus son homme, ou que l'ordinateur que j'ai achete et avec lequel je travail et m'informe ne vaut plus que peanuts ? donc ? ….
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 17H11 | 01/06/2009 |
Ce sont exactement les trois étapes de la déconstruction de la société capitaliste que j'avais annoncée il y a déjà longtemps…
http://nouvellesociete.org/H.html
En résumé :
http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/05/29/trois-pas-vers-un-monde-…
Pierre JC Allard
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 17H33 | 01/06/2009 |
Le YETI,
Vous avez une cote incroyable, vous devriez vous présenter à une élection, vous feriez un malheur….
Et moi je m'abstiendrai ! ! ! !
D'ailleurs, je m'abstiens d'analyser vos propositions…Vous ne m'entendrez pas, même si j'ai plein de choses à dire sur le sujet….
Je garde cela pour moi…
Et puis tiens, j'annonce ce jour que je ne réagirai plus à vos posts et à vos articles tant que vous soutiendrez l'abstention… Je sais, ça vous fait une belle jambe… la même que celle de nos députés qui seront élus le 7 juin.
Une petite dernière… avant de me taire : savez-vous que l'Allemagne, aux dernières élections européennes, a élu le plus grand nombre de députés au PE (99 députés) avec un taux de participation de 13% ! ! !
Oui, vous avez bien lu 87% D'ABSTENTION ! ! ! ! Une bien belle révolution… n'est-ce pas ? ? ?
Malheureusement les abstentionnistes n'ont pas été assez nombreux pour être entendus…Le libéralisme court toujours…Encore un petit effort…
De Oeillet rouge
rêve générale | 19H27 | 01/06/2009 |
D'accord avec Counch. Le Yéti regarde en spectateur le monde courir à sa perte et ne veut pas se prononcer pour l'élection de députés antilibéraux au parlement européen.
« Cette défaillance des puissances publiques, nationales, régionales ou locales, ultimes pompes à oxygène pour alimenter un système privé moribond, risque fort de porter le coup de grâce à l'ensemble de l'organisation et précipiter un peu plus le monde dans le chaos. La rentrée de septembre pourrait être cruciale sur le sujet. »
Les antilibéraux du Front de gauche se prononcent pourtant pour :
Un SMIC européen égal à 60 % du salaire moyen dans chaque pays, soit 1600 € par mois en France pour tirer tous les salaires vers le haut.
Interdire les licenciements des entreprises qui font des profits, et pour tous les travailleurs sécuriser l'emploi et la formation.
Développer les services publics, arrêter les libéralisations des services publics et revenir sur leurs privatisations.
La création d'un pôle public bancaire et financier : mettre fin à l'indépendance de la BCE afin que ses missions soient orientées vers le soutien à l'emploi, aux salaries-es et à l'investissement utile aux besoins sociaux.
Affronter l'urgence écologique, rompre avec le productivisme, priorité aux transports en commun et au fret ferroviaire et fluvial, développer des énergies nouvelles non polluantes.
Des droits nouveaux pour les salariés pour orienter les choix des entreprises par exemple : un droit de véto sur les plans de licenciement.
Et le scrutin européen de dimanche prochain 7 juin ? Le Yéti, il ne pourrait pas aussi jouer un rôle contre ce qui nous attend ?
à Oeillet rouge
De Le Yéti
(auteur)
yetiblog.org | 21H50 | 01/06/2009 |
@ Counch et Œillet rouge
Faites pas la gueule, les copains ! On peut pas toujours être d'accord sur tout dans la vie, n'est-ce pas ?
Là, vous, on a bien compris, vous allez aller voter le 7 juin. Eh ben, pas moi ! Je vous fais grâce de mes explications, vous les connaissez, et ce n'est pas le sujet de l'article.
Mais c'est comme ça. Faut faire avec. On se retrouvera (peut-être) après. D'accord ?
-----------
PS : franchement, cher Œillet rouge, ce n'est pas avec ton extrait de programme que tu vas me faire revenir sur ma décision. Un listing de lieux communs, uniquement défensifs, et lâchés en vrac : « interdire les licenciements », « tirer les salaires vers le haut », « soutien à l'emploi, aux salaries-es et à l'investissement utile aux besoins sociaux », « des droits nouveaux pour les salariés »…
Où est la cohésion ? où est le souffle ? où est la prise en compte de la situation de crise actuelle ? Pour que tout cela ne soit pas des vœux pieux ou des promesses électorales de circonstances ?
Revoyez votre brouillon, les gars, et on en reparle.
à Le Yéti
De Oeillet rouge
rêve générale | 08H53 | 02/06/2009 |
« Où est la cohésion ? où est le souffle ? où est la prise en compte de la situation de crise actuelle ? »
C'est une blague. Le souffle comme tu dis, il est dans la volonté d'élus qui ne se contentent pas d'énoncer de beaux principes - défense des services publics par exemple - mais qui votent en accord avec leur propos sur les bancs du parlement européen.
Tout le contraire de ceux qui t'ont déçu (les députés PS) mais dont tu ne parviens pas à faire le deuil puisque tu préfères t'abstenir que de voter contre eux.
Deux exemples de ce qu'il est possible de faire au parlement européen à condition de le VOULOIR :
1°) La commission européenne et les gouvernements nationaux voulaient faire passer la durée maximum du temps de travail à 65h voire 72h. Grâce à la mobilisation des syndicats européens et à l'action des députés du groupe de la Gauche unie européenne (GUE), groupe où siégeront les élus du Front de gauche) cette directive scélérate a été repoussée par le Parlement européen.
2°) Avec la directive service (ex-Bolkestein) malheureusement votée par le Parti socialiste européen, et les jurisprudences de la Cour européenne, une entreprise française pourra s'immatriculer administrativement en Irlande, et soumettre ainsi ses salariés français au droit du travail irlandais. L'action du mouvement social européen et des députés du groupe GUE, ont permis de sortir du champ d'application de la directive, la formation, la santé, la culture. Gagnons maintenant l'abrogation totale de cette directive.
Quant à la « CREATION d'UN ORGANISME PUBLIC DE CREDIT » qui conditionnerait l'aide aux entreprises à de réelles créations d'emplois, tu appelles ça un lieu commun, toi… Pas plus que « DES DROITS NOUVEAUX POUR LES SALARIES » ou « DEVELOPPER LES SERVICES PUBLICS », cette mesure n'est défensive comme tu dis. Mais quand on ne veut pas lire, on interprète avec ses à priori négatifs…
Mais il est vrai que tu n'es pas pour des créations d'emplois, le plein emploi c'était hier, demain c'est le « chômage créateur », c'est ça ? C'est à dire qu'on travaillera mais sans être payé ou presque… ? Donc effectivement, il ne sert à rien d'« INTERDIRE LES LICENCIEMENTS » boursiers dans ces conditions…
Tu devrais appeler ton programme : « vivre d'amour et d'eau fraîche ! »
Quant au hors-sujet, tu repasseras. Tu nous parles de la mise à bas de la puissance publique et tu nous dis qu'écrire sur l'Europe et les enjeux du scrutin de dimanche est hors-sujet ?
Tu nous prendrais pas un peu pour des gogos, Le Yéti ?
à Oeillet rouge
De Le Yéti
(auteur)
yetiblog.org | 10H05 | 02/06/2009 |
Ah, un peu mieux la réponse ! : -D
Mais si tu veux qu'on discute, évite quand même les petites insinuations perfides et faussement naïves, genre : « Mais il est vrai que tu n'es pas pour des créations d'emplois, le plein emploi c'était hier, demain c'est le “ chômage créateur ”, c'est ça ? »
Comme je te l'ai déjà dit, mon « programme » à moi, il est là et tient en 7 volets.
Parlons de ce que tu dis, de ce que je dis. Mais arrêtons de « supposer » ce que l'autre « voudrait » dire, mais qu'il n'a pas dit…
à Oeillet rouge
De Un compte supprime
nc | 23H35 | 01/06/2009 |
rajouter une prise de participation de 30% de l'etat dans chaque entreprise cotee en bourse et 30% pour les salaries. Avec pour l'un et l'autre une representativite equivalente aux conseils d'administration et dans le paiment des dividendes.
à Oeillet rouge
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 23H46 | 01/06/2009 |
« La création d'un pôle public bancaire et financier : mettre fin à l'indépendance de la BCE afin que ses missions soient orientées vers le soutien à l'emploi, aux salaries-es et à l'investissement utile aux besoins sociaux »
L'indépendance de la BCE n'a rien à voir avec ça. La BCE fait ce qui est prévu au traité de Masstricht. Si on change le traité en disant que sa priorité soit être autre chose que de lutter contre l'inflation, elle le fera.
En revanche, je saisis mal ce que ça veut dire pour une banque centrale de soutenir l'emploi, de soutenir les salariés, de soutenir l'investissement utile, et de soutenir les besoins sociaux.
Pourriez-vous nous expliquer ça ?