
Les dérives d'une époque malade, et un moyen pour y échapper
Des policiers agressés avec une arme de guerre dans les « quartiers », un gamin qui poignarde son enseignante pour une punition, un ministre qui envisage de mettre des portiques de détection d'armes à la porte des établissements scolaires, des centaines et des centaines de milliers de personnes, jeunes chômeurs, retraités, tenus à distance d'une vie simplement convenable.
Plus loin, des avions qui bombardent sans discernement des populations civiles au nom de la civilisation…
N'en jetez plus, ils sont devenus fous !
Par delà la crise économique et financière d'un système, c'est vers un chaos social et mental collectif que nous nous dirigeons. Toute la question est de savoir comment nous en sommes arrivés là, et surtout comment nous pouvons essayer d'envisager d'en sortir, sans nuire aux derniers lambeaux de ce qui nous reste de dignité.
Les limites de la raison humaine
On ne peut comprendre le drame qui frappe aujourd'hui notre monde si l'on ne se penche pas un tant soit peu sur les arcanes (pas si compliquées que ça) de la mécanique humaine, individuelle comme collective.
Le professeur Henri Laborit, chirurgien, biologiste et philosophe du comportement humain et animal, disait que l'homme, cet animal social, sacrifie presque toujours à une pulsion de dominance sur ses congénères.
Et que son cerveau, ce cortex cérébral considérable dont il est si fier, lui sert surtout, non pas à contrôler ses pulsions comportementales les plus excessives, mais à les justifier par quelques artifices langagiers scellés dans la culture et l'histoire commune.
C'est l'inévitable combat du « bien » (nous), contre le « mal » (à peu près tous les autres, c'est-à-dire tous ceux qui se mettent en travers de notre route).
La conscience humaine, ivre d'absolu et de conquêtes infinies, se heurte régulièrement aux limites imposées par le milieu naturel dans lequel elle évolue. Et à ce seuil d'incompétence si bien décrit en son principe par Laurence J. Peter.
On le mesure douloureusement à travers les désastres écologiques que nous avons causés et qui se retournent contre nous. On le ressent à ce coup de frein brutal porté à cette idée de « croissance » qui nous semblait promise ad vitam aeternam. On le voit à l'emballement suicidaire du système que l'Empire mit en œuvre pour aboutir à ses fins, au prétexte assez fallacieux d'un « progrès » dont on perçoit vraiment très mal la justification.
La débandade des « esprits éclairés »
Devant cette hostilité de l'environnement à ses ambitions démesurées, devant l'opposition grandissante des « autres » face à ses visées hégémoniques (au nom de la liberté), devant l'implosion assez lamentable du moteur de sa vrombissante machine économique et financière, bref devant l'affront fait à sa conscience imbue d'elle-même, l'animal humain a une drôle de réaction : il pète les plombs !
Frappée d'hébétude devant cette adversité parfaitement inenvisagée et inenvisageable, sa raison, incapable d'admettre le naufrage, se met à hoqueter tel un automate détraqué. Les justifications sophistiquées que son fier cortex avançait pour justifier ses pulsions dominatrices, laissent place à une logorrhée névrotique et caricaturale : « travailler plus pour gagner plus », « restaurer la confiance », « défendre la démocratie menacée », « lutter contre la menace terroriste islamiste » ou « corrézienne »…
Désarçonnés de voir les ficelles du spectacle leur échapper, voilà nos animaux humains qui se lancent en dépit de tout bon sens dans une description somnambulique d'une réalité entièrement fantasmée : « la crise est derrière nous », « les pertes sont moins mauvaises que prévu », « qui a touché le fond ne peut que remonter »…
En face, leurs détracteurs cèdent hélas eux aussi à une croyance obstinée en la toute-puissance de la raison humaine, même perverse, même adverse.
Plutôt que de constater la dérive de leurs adversaires aux manettes, ils attribuent aux frasques de ces derniers, de sombres préméditations mûrement réfléchies et malfaisantes. Vont même jusqu'à leur concéder des vertus d'invincibilité (« c'est toujours eux qui gagnent »).
Et finissent au bout du compte, non pas par les combattre de front, mais par essayer de leur ressembler.
« Appuyez-vous sur un réseau »
Face à cette débandade généralisée, les derniers sains d'esprit et de révoltes ont bien du mal à se frayer un chemin acceptable, à trouver les recours providentiels. La fracassante gamelle planétaire en cours signe les limites de la démocratie et de son fait majoritaire.
Car en l'occurrence, ce sont bien des majorités en plein délitement moral qui ont porté au pouvoir les assez pitoyables toqués qui sablent le champagne et les bonnes intentions creuses dans des G-chose surréalistes.
La violence ? Sauf à exprimer une légitime défense d'ultime recours (la Résistance), elle n'est souvent qu'un aveu d'impuissance et de désespoir.
Tout aussi compréhensible soit-elle (qu'on ne compte pas sur moi pour stigmatiser les violences des opprimés ; je ne condamne que celles des oppresseurs), elle attire comme la glu du papier tue-mouche, les insectes mauvais des futurs totalitarismes.
Dans ses expériences sur les conséquences de l'inhibition de l'action, Henri Laborit racontait que si l'on mettait deux rats ensemble dans une cage, et qu'on leur fermait toutes voies de sortie, ils finissaient inévitablement par se battre, sans autres raisons que de répondre à l'exigence suprême de leur système nerveux : agir coûte que coûte quelle qu'en soit « la punition » :
« Il [le rat pris au piège, l'homme] découvre l'angoisse. Et cette angoisse ne reculera ni devant le meurtre, ni devant le génocide. Ou la guerre. »
Mais alors, quelles portes de sortie pour le petit être humain pris au piège de sa construction qui s'écroule, de l'impasse où il s'est fourvoyé ? « La fuite », écrivait Henri Laborit dans son livre le plus célèbre, « Eloge de la fuite ».
Lors d'un rassemblement de « citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui », le 17 mai au plateau des Glières, haut lieu de la Résistance à une précédente période de terribles dérives humaines, Stéphane Hessel (92 ans) préconisa à son jeune auditoire, de s'appuyer de préférence « sur un réseau ».
Ce réseau, c'est à peu près le nom qu'on donne aujourd'hui à l'Internet, cette autoroute virtuelle que les puissants peinent à contrôler.
C'est aussi les ramifications qui sont en train de naître spontanément à travers diverses associations comme RESF pour faire face à l'infamie, ou comme l'organisation parallèle en Amap pour échapper aux circuits vérolés de la distribution commerciale traditionnelle.
Une « fuite » hors des voies rebattues que l'Autorité veut imposer. Ou plutôt, disons une mise à l'écart, un petit pas de côté. Certainement pas un abandon ou une démission.
Faut-il s'inquiéter de la relative marginalité de toutes ses initiatives ? Dans l'état de confusion collective où nous nous trouvons aujourd'hui, les réactions salutaires ne peuvent être que marginales, du moins en leur début. Comme les premiers corps de Résistance au début des années 40.
Peut-on comparer les deux époques ? Sauf à sombrer dans l'actuelle confusion, il apparait clairement que nous ne nous épargnerons pas dans les mois et les années à venir la traversée d'un chaos douloureux ?
Il est significatif qu'au plateau des Glières le 17 mai, les grands anciens comme Stéphane Hessel ou Raymond Aubrac côtoyaient sur la même tribune l'instituteur Alain Refalo et le psychiatre Michaël Guyader, tous les deux ayant en commun d'avoir manifesté par lettres aux autorités, leur volonté résolue de « refuser d'obéir ».
Puissions-nous être nombreux à les rejoindre.
(Ouf, c'est crevant toutes ces réflexions, vous ne trouvez pas ? Allez zou, je vous ouvre cette petite bouteille frétillante de Riesling vendanges tardives 97 pour la route ! Celle-ci risque d'être sacrément cahoteuse. Ne faites pas cette tête, il faut faire avec…)
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De Tassin 70606
Inquiet | 12H24 | 20/05/2009 |
Merci pour ce texte lucide.
De Avigdor
homo sapiens | 13H04 | 20/05/2009 |
@ Yeti
je vous lis …
»
C'est aussi les ramifications qui sont en train de naître spontanément à travers diverses associations comme RESF pour faire face à l'infamie, ou comme l'organisation parallèle en Amap pour échapper aux circuits vérolés de la distribution commerciale traditionnelle. «
Je tiens à vous rappeler que lorsque des immigrés clandestins refusent de reconnaître leur pays d'origine, mentent sciemment sur celui-ci ou revendiquent un droit d'asile sous de fallacieux prétextes de persécutions, ils pratiquent tout bonnement un chantage odieux, digne du premier terroriste venu.
Tous les gouvernements, de par le monde, admettent qu'on ne négocie pas avec les terroristes, quels qu'ils soient, quelles que soient leurs motivations.
De la même façon, on ne doit pas négocier avec de tels gens. S'il y a le terrorisme du sang, il y a aussi celui de la charité.
L'un et l'autre sont tout aussi innacceptable.
Vos propos sont donc incacceptables …
Quant à rappeler la résistance et y faire une comparaison ridicule et absurde, vous ne savez peut être pas que sans les américains et eux seuls, la résistance en question n'aurait pas fait long feu, et que parmi la résistance il y avait malheureusement aussi des criminels, des voyous qui s'y sont introduits pour y faire leurs petites affaires et régler leurs comptes personnels …
Bref ; Vous avez de graves lacunes dans beaucoup de domaines et pour commencer en honnêteté intellectuelle…
Je me demande ce que vous faites dans un pays que vous salissez en permanence ….
Mais bon, c'est une autre histoire ….
à Avigdor
De tlaloc
Retraité | 18H25 | 20/05/2009 |
lisez le livre d'A G Slama éditorialiste au Figaro vous verrez que quequ'un de droite peut très bien raisonner.
à Avigdor
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 00H03 | 21/05/2009 |
Avigdor vous êtes une maladie, il vous faut toujours une piqûre de rappel.
Donc je vous rappel que se sont bien les collabos, la milice, bref se sont bien eux qui ont fait le nécessaire pour dénoncer, enfermer, torturer, assassiner, déporter des gosses en passant par le célibataire pour arriver aux familles entières, puis de dépouiller ces même personnes de leurs effets personnel, de piller leurs logements, leurs maisons, de s'approprier par la force leurs biens immobiliers.
Quand vous affirmez que des résistants ont faits ces choses, moi j'affirme que c'était des collabos se faisant passer pour des résistants.
Je vous avait déjà préconisé de voir le film « Au bon beurre “ l'avez-vous vu…si oui vous vous êtes sans doute reconnu.
à Jean-Luc LUMEN
De Avigdor
homo sapiens | 09H46 | 21/05/2009 |
au fou ….
encore de ce monde ….
La milice et gna gna et gna gna ….
oui … il y eu des soi disants résistants que se sont comporteés pire que des SS… et oui tout n'est blanc d'un côté et noir de l'autre…
êtes vous assez intelligent pour le comprendre …
on voit que vous manquez d'occupation pour m'interpeller ici à 1 heure du martin …
encore un individu qui vit au crochet de la société et qui se prend pour une lumière …
oh yo yo yo …
à Avigdor
De ginkoland
Ginkologue | 10H47 | 21/05/2009 |
Et Ouko il était encore à l'apéro à « 1 heure du martin » ? C'est dur les lendemains de cuite, hein ? …
à Avigdor
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 22H15 | 21/05/2009 |
Hé oui je suis toujours de ce monde, malgré tous les coups bas et tentatives de me pousser hors de mon monde par certains de vos collègues de Boulay et du super préfet Bernard NIQUET, sans parler de quelqu'un(e) de la CPAM de Metz.
Point de vu occupation, à 1 heure du matin je recompte mes lingots et Louis cela me prend environ 1heure et trente minutes.
Lingots et Louis qui auront bientôt beaucoup de petits camarades que le préfet Bernard NIQUET et l'état se feront une joie de me remettre, accompagné peut-être de la légion d'honneur + la médaille militaire….sait on jamais n'est ce pas.
Hopla une X
à Avigdor
De milob
Meilleur ami de la raison | 11H44 | 21/05/2009 |
Avigdor… j'hésite sur les choix que tu prends devant les urnes.
Tu votes pour De Villiers ou Le Pen ?
Non pas que je te stigmatise mais entre le concept de « terrorisme de la charité » et la fin de propos en forme de « La France, tu l'aimes ou tu la quittes », j'imagine que tu n'es pas adepte du libéralisme culturel.
Quand au principe de non-négociation avec les terroristes… arrête de regarder des séries. Comment crois-tu qu'on libère les otages ? On paye les terroristes.
De même, c'est « grâce » aux pays occidentaux que les terroristes pullulent aujourd'hui. C'est un secret de polichinelle : on les a financé.
Je trouve,Avidgor, que ta pensée est quelque peu limitée et, en plus de cela, à un champ de vision conservateur et borné.
Je vais également revenir sur le grand sauvetage américain lors du second conflit mondial et vais m'autoriser quelques suppositions.
Si les banques américaines n'avaient pas financé la campagne d'Hitler ainsi que son réarmement (voir plan Dawes et Young, notamment), penses-tu que l'Allemagne ruinée d'après-guerre et qu'un pauvre peintre raté auraient pu soulevé un tel vent de destruction sur l'Europe ?
Par comparaison je dirai que les Américains on nourrit ce chien enragé, lui ont donné des forces et qu'après qu'il est attaqué trop de monde, ils l'ont éliminé tout en passant pour des héros.
C'est beau l'Histoire.
Sors de tes livres d'histoire du lycée et ouvres-en de plus pertinents. C'est un sage conseil selon moi.
P.S. Article intéressant
à milob
De sûrderien
paresseux | 12H05 | 21/05/2009 |
milob , je te rejoins sur les ricains .
leur attribuer de la sentimentalité vis à vis de l'europe occupée
en 44 , est une vaste rigolade .D'ailleurs , depuis ils ont largement prouvé leur égoïsme national ( comme toutes les nations d'ailleurs) . Pire , les juifs d'amérique n'ignoraient aucunement le sort de leurs co-religionnaires et n'ont pas levé le petit doigt pour ceux-ci !
Ils ont débarqué en europe ,surtout pour arriver avant le camarade Joseph et ne pas le laisser seul vainqueur .
D'ailleurs , ils n'ont pas tardé d'embaucher Klaus Barbie et consorts pour entamer la « guerre froide “.
Les politiciens sont des animaux à sang-froid , cyniques , calculateurs , dénués de tout sentiment humain , préoccupés par une seule chose , conserver leur job .
à milob
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 22H34 | 21/05/2009 |
« je dirai que les Américains on nourrit ce chien enragé »
Monsieur milob, tout à fait exact comme avec les talibans et les Somaliens.
De plus il faut informer Avigdor que le livre de chevet d'Hitler était le livre de Henri FORD, hé oui le fondateur des automobiles Ford.
Avigdor a un Qi triple zéros, dans la tête il n'a qu'un fil qui relie les oreilles pour les empêcher de tomber de plus il porte visière ce qui explique son champ de vision très limité
De Ourse polaire
que reste-t-il de ma banquise | 13H39 | 20/05/2009 |
Je partage totalement votre analyse de la situation Yéti, et la confusion va devenir de plus en plus grande entre « résister » et « s'opposer » tant il devient difficile de pouvoir se faire entendre. soit on se retrouve face à un déni de la réalité, soit à un déni de justice… quand ce n'est pas directement face à l'injustice.
De Jazzinovas
Homme libre | 14H11 | 20/05/2009 |
André Gide a dit : Le monde sera sauvé par des insoumis (Pas le journal mais l'humanité, qui est un journal aussi, en tout cas, il ne sera pas sauvé par les journalistes de la télé, c'est clair ! ! ) Bravo Monsieur le Yeti, pour cette belle analyse.
De sûrderien
paresseux | 14H15 | 20/05/2009 |
bravo yéti , excellente synthèse .
pour la violence et laborit , me suis souvenu de « mon oncle d'amé
rique , ainsi que de milgram et la soumission à l'autorité .
W.S avait tout compris
une histoire pleine de bruit et de fureur , racontée par un idiot ,
et qui ne signifie rien !
bien à toi
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 14H17 | 20/05/2009 |
Une analyse qui ne tient la route que si l'on considère que c'était mieux avant… Or je considère que c'était bien pire avant !
Avant face à une crise, c'était chacun pour son pays et que crèvent les autres, aujourd'hui on se serre les coudes entre pays de même voisinage. C'est peut être pas l'idéal, et pas forcément plus efficace, mais c'est déjà mieux sur le plan éthique.
Si on prend l'histoire des guerres, aujourd'hui un conflit mineur à l'autre bout du monde entraine une marche de protestation à Paris, alors qu'avant seul l'ignorance prévalait, et si le pays était directement concerné c'était carrément une opinion populaire belliciste qui était à la mode, sans même un pudique cache-sexe parlant de maintien de la paix ou autres belles formules.
Et quant à parler de manifestation, lorsqu'aujourd'hui trois millions de personnes défilent, cela débouche sur trois tabassages, deux arrestations arbitraires et quelques voitures brulées. Alors qu'il y a un siècle on aurait écrit des chansons sur l'armée qui tire dans la foule et sur le peuple guillotinant tout ceux qui lui tombait sous la main…
Quant aux patrons, qui gardent toujours le rôle des enculés, même s'ils ont inventé le boulot de patron mondial encore plus riche, ils sont maintenant obligés d'agir avec plus de finesse puisque s'est finie l'époque où seuls les premiers concernés et une poignée d'intellectuels se souciaient du sort des gens des mines et des filatures, et personne n'avait conscience du type exploité à l'autre bout du monde. Alors qu'aujourd'hui ce dernier vit quand même mieux et surtout en pleine lumière, et une large majorité se prétend solidaire d'une poignée de métallurgistes dans le nord de la france.
Alors soit, le monde n'est pas parfait, mais il est un peu plus parfait qu'hier et est en bonne voie pour être un peu plus parfait demain.
De Erik16
Ouvrier | 14H23 | 20/05/2009 |
Salut Le Yeti
Un joli scénario de fin du monde , que tu nous présentes là .En gros , l'homme ne serait bon qu'a exploiter ou faire disparaitre son voisin .Si l'époque actuelle semble te donner raison , il y a eu , dans l'histoire , des moments ou l'humanité à fait preuve de sagesse et de grandeur. Je pense par éxemple à l'abolition de l'ésclavage , qui , à mon avis , ne serait plus possible aujourd'hui dans nos sociétés capitalistes et libérales (capitalisme : droit des puissants à exploter les faibles , dans la limite des lois votées par les puissants).
Aller , creuse toi un peu la tête et donne nous un peu d'éspoir .
Amicalement.
à Erik16
De Le Yéti
(auteur)
yetiblog.org | 14H29 | 20/05/2009 |
@ Erik16
Fin d'UN monde, pas « fin du monde ».
L'analyse n'est pas complètement de moi, mais du professeur Henri Laborit (1914-1995)
L'espoir ? Mais il est dans le billet ! Dans les « réseaux » préconisés par Stéphane Hessel, membre du Conseil National de la Résistance.
(Et dans le Riesling entre ami-e-s ! )
à Le Yéti
De Tyrian
Informaticien | 14H05 | 21/05/2009 |
Fin du monde n'est pas totalement faux… Si l'humanité continue sur cette voie, il est probable que la prochaine ère géologique soit la dernière (les frontière étant déterminées par les extinctions massives d'espèces). Avec pour celle-ci le record absolue en terme de destruction de la vie : 100%. Ca sera le dernier titre de gloire de l'humanité.
A l'heure actuelle, nous avons déjà le record pour ce qui est de la rapidité : nous anéantissons des espèces à une vitesse estimée au minimum à 10 fois les pires catastrophes précédentes.
Nous avons les données, nous avons les maux, nous connaissons les causes et nous avons les moyens d'agir. Mais nous ne faisons par incapacité d'agir comme une espèce qui se dit supérieure, intelligente. Nous ne sommes que des sales bêtes bellicistes avec un taux de reproduction catastrophique. Nous mériterons notre destruction, elle sera de notre fait. Dommage pour toutes les espèces que nous amènerons dans la tombe avec nous.
à Erik16
De ignacio
employé | 08H00 | 21/05/2009 |
merci erik16 de ne pas ceder au catastrophisme.le capitalisme est le pire des systemes a l'exception de tout les autres comme disait un personnage célèbre.Jusqu'a present on a rien trouvé de mieux.Je crois a la capacité de l'homme a se remettre en question et a résoudre les problèmes de société notamment les problèmes environnementaux
De alberte
Sage-femme retraitée | 19H34 | 20/05/2009 |
merci à Yéti pour cet article extraordinaire, et qui en même temps fait froid dans le dos.
Ca n'est pas nos petits branleurs d'hommes politiques qui nous sortiront du trou.
Peut - être en effet, faudra - t- il un grand chaos ! ! !
Bravo pour votre lucidité
De Counch
Citoyen en résistance en Sarkozye !... | 23H02 | 20/05/2009 |
Bien vu, tout celà est juste…
L'homme n'a-t-il pas, de tout temps également cru en quelque chose ? ? ? ?
Dieu, Dieux, et aujourd'hui…., le Marché….
Mais quand il s'écroule, balbutie, ne fonctionne plus…Ce sont les croyances qui tombent… Nos croyances sont nos seuls guides qui nous permettent d'accepter notre propre vie…
Chacun face à sa propre vie et à sa propre mort doit pouvoir s'appuyer sur une croyance.
Athé convaincu, je ne crois en rien et là est ma croyance….Alors peut-être qu'avant que la récupération ne se fasse du côté du « Malin » qu'il soit au Vatican, à la Mecque, à Israël ou à Wall street…Il serait bon de trouver un autre chemin…
Alors, croire en l'homme peut-être pas mal, mais semble quelque peu égoiste, croire en notre planète, l'accepter, la protéger…
Peut-être faut-il aller plus loin et croire en une vie extra-terrestre….
L'homme en déroute ne pourra s'accocher qu'à une vision, un espoir, une croyance….Sinon il crève ! ! ! !
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 00H56 | 21/05/2009 |
Malheureusement rien de nouveau dans votre analyse.
Remontons dans le passé, depuis que l'homme existe les cycles de paix, de corruption, de guerre se succédent à plus ou moins longue périodes.
Prenons l'analyse de la crise d'aujourd'hui, n'a t'elle pas exactement les mêmes critères que celle de 1929, alors qu'après la crise de 29 tous les hommes influents avaient dit jamais plus, et avaient mis en place des gardes fous……..qui ont vite fait de tomber rongés par la vermine.
Pour ma part, je dis tant que notre boule qu'on nomme Terre restera divisé par des frontières, tant que le bien être des hommes et l'écologie ne seront pas les premières des priorités, tant que nous n'auront pas d'unité monétaire(*) universelle, tant que nous n'aurons pas de gouvernement mondial, nous n'aurons pas de paix sur notre planète.
(*) unité monétaire, quand je pense que l'Egypte des Pharaons pendant des millénaires ne connaissait pas l'argent en tant que monnaie sonnante et trébuchante
Jean-Luc LUMEN
à Jean-Luc LUMEN
De Le Yéti
(auteur)
yetiblog.org | 07H15 | 21/05/2009 |
« tant que nous n'auront pas d'unité monétaire(*) universelle, tant que nous n'aurons pas de gouvernement mondial »
D'accord avec toute votre analyse, Jean-Luc, sauf pour les deux phrases citées ci-dessus.
Elles partent d'un excellent sentiment bien sûr, je dirais même d'une « croyance » saine. Mais justement, je ne crois pas que cette croyance-là soit possible.
La monnaie unique ne consacre pas forcément une union harmonieuse des peuples, mais la domination de celui qui en maîtrise la gestion.
- 1er exemple : il y a une monnaie unique pour les échanges internationaux : le dollar.
- 2ème exemple : il y a une monnaie unique pour l'ensemble (ou presque) de l'Union européenne. Mais sa gestion est confiée à une « Banque Centrale », entièrement indépendante de tout contrôle démocratique, entièrement aux mains des tenants de l'ordre néolibéral.
Quant à ce « gouvernement mondial » que vous citez, il aurait toutes les chances de consacrer lui aussi la domination d'un bloc sur l'ensemble des populations.
Non, tout ce à quoi nous pourrions éventuellement aspirer, c'est à une confédération plus ou moins fraternelle de l'ensemble des pays indépendants de la planète.
(OK, OK, dans l'ordre des « croyances » et des espérances folles, elle n'est pas mal non plus, celle-là ! )
à Le Yéti
De zénon denon 84
Bonne | 10H25 | 21/05/2009 |
Quelle lucidité ,cher Yéti _
toujours aussi frais de vous lire
dans vos constats _qui sont superbes _de réalisme !
Pour autant ,je reste persuadé ,que la fin d'un cycle
s'accélère ,et que ce qui va suivre …n'aura rien à voir
avec ce que nous avons connu …jusqu'ici .(mme Soleil )
Bref ,nous avons l'avantage insigne d'etre aux avants postes .
Et me semble t-il le feu d'artifice ( ! ) devrait etre
exceptionnel .
En attendant ,on mes crie que c'est l'Ascencion ,
ça date de quand cte fête ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
à Le Yéti
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 23H14 | 21/05/2009 |
Bonsoir Monsieur Yeti
-- d'unité monétaire(*)
Vous n'avez pas remarqué le (*) et regardé le bas de page sur l'Egypte des Pharaons.
Par unité monétaire, je pensais un système sans monnaie sonnante et trébuchante .
Prenons l'exemple d'un pays puis d'un ensemble de pays et……
La France :
-- au départ il n'y avait que l'Ile de France.
-- pour se rendre de Marseille à Lille, il fallait passer combien de frontières et avoir combien de moyens de payement ou monnaies ?
-- Toutes les contrées se tapaient sur la figure
Puis les frontières internes sont tombées, il y a eu une monnaie « unique », plus tard il y a eu une langue commune.
-- Les contrées ne se tapaient plus sur la figure
Ensemble de pays « l'Europe » :
-- au départ il y avait les frontières entre chaque pays.
-- les pays se tapaient sur la figure
-- puis les frontières on disparues.
-- puis la monnaie unique est arrivée.
-- l'ensemble de pays Europe ne se tape pas sur sa figure ( bon de temps en temps sur le nez)
Ensemble de pays de la Terre entière :
--au départ il y a des frontières entre chaque ensemble de pays.
-- les ensembles ou sous ensembles se tapent sur la figure.
--- Mon rêve ---
-- si les frontières disparaissaient entre les ensembles de pays.
-- si un moyen de « monnaie » était trouvé.
-- l'ensemble mondial Terre ne se taperait pas sur la figure.
Un peu simplifié, je le reconnais.
Jean-Luc LUMEN
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 17H01 | 21/05/2009 |
Salut Yéti !
Impeccable ton billet. Comme d'hab, à vrai dire.
T'as bien raison : on ne peut pas combattre un système honni de l'intérieur.
Et la violence n'est qu'une perte de temps.
Donc il faut le contourner, et les réseaux sont idéaux pour ça. Après, s'il s'agit bel et bien de Résistance dans le cas de RESF, il peut aussi bien s'agir d'organisations d'entraide parallèles venant compenser l'individualisme effrayant d'une société qui n'en est plus une : de type tribal et amical dans bien des cas – le mien, par exemple –, ou basées sur des modèles économiques différant radicalement des officiels : c'est le cas des AMAP.
Comme tu le dis : c'est encore embryonnaire, mais ça prend bonne tournure.
Et bon Riesling : y a pas meilleur anti-bling-bling !