CNRS : politique scientifique ou république bananière ?
Dans son discours du 22 janvier à l'occasion de la mise en place du comité chargé de la « stratégie nationale de la recherche et de l'innovation », Nicolas Sarkozy dénonce dans le système actuel « une organisation désastreuse ». Il est vrai que la façon dont la présidente et le directeur général du CNRS gèrent un des domaines clés de la recherche, les sciences humaines et sociales (SHS), apporte une contribution significative au désastre, présent et futur, de nos institutions scientifiques.
Soyons concret.
Le 3 septembre dernier, le CNRS fait paraître dans Le Monde une annonce, dont le contenu apparait aussi, plus développé, sur son site. Il s« agit de pourvoir au poste de directeur scientifique des SHS, et le texte évoque la “réflexion prospective stratégique” d'un futur Institut SHS “à mission nationale”. Il en appelle à un “projet ambitieux”, à “une double ambition, la pluridisciplinarité et l'ouverture internationale”. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 septembre 2008, il est demandé aux candidats de présenter un projet et un CV, l'ensemble des candidatures devant être examiné par un comité de sélection pour une prise de fonction “au plus tard le 5 janvier 2009”.
Je dépose la mienne dans les délais, pensant qu'elle correspond assez largement aux ambitions internationales et pluridisciplinaires affichées, et aux critères de sélection mis en avant.
Ne pas considérer ma candidature en raison de mes 62 ans
Le comité de sélection est constitué bien après que les candidats se soient déclarés, ce qui laisse déjà planer un doute. Une procédure correcte aurait voulu qu'il soit installé avant ; elle aurait peut-être permis d'éviter la suspicion qui s'impose du fait que parmi les dix membres de ce comité (la liste figure sur le site du CNRS) figure l'époux d'une adjointe au directeur actuel par intérim, qui est lui-même candidat.
J'apprends fin novembre qu'à la suite d'une première réunion, le comité m'a retenu, ainsi que deux autres candidats, dont ce directeur par intérim, sur une “short list”. Je suis convoqué le 17 janvier 2009 à 13h30 –douze jours après la date ultime fixée pour la prise de fonction. Arrivé à l'heure prévue, je croise devant l'immeuble où il doit se tenir la plupart des membres du Comité, qui vont au café et m'invitent à les suivre. L'une d'entre eux m'indique qu'une majorité d'entre eux s'est concertée et a décidé de ne pas prendre en compte en considération ma candidature en raison de mon âge -62 ans.
J'apprends aussi que des candidatures supplémentaires ont été examinées le matin même, portées par des candidats qui ne se sont manifestés qu'en janvier 2009, soit plus de trois mois après la date limite de dépôt des dossiers.
J'hésite à me livrer au jeu de cette audition inutile, mais décide finalement d'aller au bout de l'expérience. Au cours de l'audition, le comité consacre un bon moment à discuter au-dessus de ma tête.
Calculs et procédés irréguliers
Classement final : en premier, un candidat qui n'a remis son dossier qu'en janvier 2009, hors délais, en second l'actuel directeur par intérim. Je ne suis pas même classé.
S'il s'agit, comme le souhaite le Chef de l'Etat, d'installer la France dans le peloton de tête de la science mondiale, c'est plutôt mal parti pour les SHS, alors que mon dossier apportait de solides garanties ; par exemple, si je préside aujourd'hui l'International Sociological Association, c'est parce qu'un véritable “search committee” est venu me chercher, et c'est à la suite d'une élection où votaient les présidents de 53 comités de recherche et de près d'une centaine d'associations nationales.
Les procès verbaux du comité de sélection mis en place par la direction du CNRS, s'ils existent (ce dont je doute), devraient permettre d'établir que j'ai été discriminé pour âge -ce qui est cocasse si l'on songe que pour le gouvernement l'âge de la retraite doit être porté à 70 ans.
Il est de bon ton d'accuser le milieu des SHS d'incapacité à contribuer à une organisation saine de la recherche. Mais ici, ce n'est pas ce milieu qui a fait du CNRS une institution digne d'une république bananière : c'est la présidente du CNRS, son directeur général et une bonne partie de leur comité de sélection, avec leur lenteur, leurs calculs et leurs procédés irréguliers dont on peut penser qu'ils comportent des dimensions politiciennes.
La farce, vraisemblablement passible des tribunaux, est d'autant plus désobligeante à mon égard que je n'ai reçu aucun signe, aucune information, même informelle, du CNRS depuis mon audition. Elle est surtout catastrophique pour un vaste ensemble de disciplines qui ont dans le passé assuré une haute image de la France et qui contribuent à éclairer nos citoyens comme nos acteurs politiques sur des enjeux majeurs du monde contemporain : bien au-delà de ma personne, mais aussi à travers elle, la recherche en SHS a été traitée dans cette affaire avec un rare mépris, inconcevable dans d'autres domaines de la production du savoir, y compris au CNRS.
Le Chef de l'Etat annonce une politique de recherche qui replacerait la France au meilleur rang : le CNRS, dirigé de cette manière, est à l'évidence défaillant. Mais peut-être s'agit-il précisément, avec ce type de mascarade, de créer les conditions du dénigrement de ses SHS, avant de procéder à leur démantèlement ?
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De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 11H57 | 24/01/2009 |
« Des chercheurs qui cherchent, on en trouve ! Des chercheurs qui trouvent, on en cherche ! »
Charles De Gaulle
à désinscrit à sa demande
De ginkoland
Ginkologue | 12H23 | 24/01/2009 |
Et oui ,désolé ,un chercheur est payé pour chercher, sinon on aurait appelé ça un « trouveur », pas un chercheur.
à ginkoland
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 12H27 | 24/01/2009 |
Oui, mais un chercheur fonctionnaire qui est grassement payé pendant toute sa vie, y compris pendant sa retraite et qui n'a jamais, au grand jamais, rien trouvé, cela ne vous gêne pas en tant que contribuable ? ? ?
à désinscrit à sa demande
De ginkoland
Ginkologue | 12H28 | 24/01/2009 |
fantasmes !
à ginkoland
De Au sud de nul part
Situation | 18H06 | 24/01/2009 |
Non : réalité courante.
A.S.D.N.P
à Au sud de nul part
De I.P
Flat4 | 18H46 | 24/01/2009 |
Vous avez des exemples concrets de chercheurs qui n'ont jamais rien publié dans une revue à comité de lecture ? Si oui quelle proportion représentent-ils par rapport à l'ensemble des chercheurs ?
Balancer vos vérités sans aucune preuve ne suffit pas à faire un argument.
à I.P
De Au sud de nul part
Situation | 19H20 | 24/01/2009 |
Bonjour. Du calme. Je ne balance aucune « vérité » en science. Je dis seulement, par expérience, que dans certaines disciplines, la thèse de doctorat ne consiste pas toujours, à faire des « découvertes ». Par exemple, elle peut consister en une lecture d'un auteur en fonction d'une question précise. Il y a bien alors production intellectuelle, mais celle-ci ne découvre rien : elle permet dans ce cas de faire connaître ou de parvenir à faire lire autrement un auteur. Je songeici à la philsosophie ou aux lettres.
Voilà, c'est tout. Ne vous méprenez pas, s'il vous plaît. J'ai écris d'autres commentaires plus bas : je n'ai rien contre les chercheurs, bien au contraire, et cela me paraît sain qu'il existe une recherche dans des domaines qui ne sont pas « financièrement » rentables. Sinon, vous devez savoir comme moi que le système des articles en revues prouve tout et son contraire.
A.S.D.N.P
à Au sud de nul part
De Olaf
20H16 | 24/01/2009 |
Pourriez-vous donner la définition de « découvertes » ? Parce que vous savez, les chimistes ou les biologistes se contentent aussi de « lire » le réel en fonction d'une question précise. Ils passent leur temps à essayer de comprendre comment ça fonctionne, comme tout chercheur.
à désinscrit à sa demande
De Boduacus
12H39 | 24/01/2009 |
De plus en plus sidérale, la bêtise du pseudo matador'. Il faut le laisser mariner dans ses a-priori sarkophiles.
à désinscrit à sa demande
De Schtroumpf perplexe
physicien | 12H51 | 24/01/2009 |
Le gras pour vous, ça commence à partir de combien ?
à désinscrit à sa demande
De Romain Jammes
12H52 | 24/01/2009 |
Trouve nous en un alors… C'est vraiment ridicule cette manière de pensé. La recherche ce n'est pas une usine. On fait pas de ma recherche pour produire…
Le principe d'une recherche indépendante de la sphère économique et qu'elle peut avancer sur des domaines qui n'ont pas, peu ou a plu long terme de rentabilité financière. La plupart des grandes révolutions dans la recherche sont dues au hasard, l'obligation de production c'est le meilleur moyen de ne plus faire évoluer la société et la recherche ^^
à Romain Jammes
De Au sud de nul part
Situation | 18H24 | 24/01/2009 |
Bonjour. La recherche consiste, ne vous en déplaise, à produire, mais sur le plan de la pensée. Par ailleurs, cette idée que les plus grandes découvertes se font par le fruit du hasard est fausse, car elle fait l'économie du travail collectif et individuel par lequel, dans une discipline scientifique donnée, quelque chose comme un progrès, ou une rupture, peuvent s'opérer. Les « révolutions » épistémologiques sont bien plus le résultat d'une confrontation entre un héritage de savoir et la construction raisonnée de nouveaux paradigmes, lesquels sont des produits d'un travail ultra spécialisé.
A.S.D.N.P
à désinscrit à sa demande
De Eugène C
12H58 | 24/01/2009 |
Aucun chercheur ne s'arrête de chercher quand il a trouvé. Je vous invite à lire Kuhn et Popper pour comprendre les principes de la construction du savoir scientifique.
Ce faisant, ce n'est pas parce qu'un chercheur continue à chercher qu'il n'a rien trouvé.
Enfin, qu'est-ce qui vous permet d'affirmer qu'il existe des chercheurs qui n'ont jamais rien trouvé ? Le but d'une thèse de doctorat de recherche est justement d'exposer le fruit de ses recherches à un jury d'experts. Et tous les chercheurs ont commencé par une thèse de doctorat.
à Eugène C
De Au sud de nul part
Situation | 19H32 | 24/01/2009 |
Bonjour. Ce que vous dîtes est juste, et Khun ainsi que Popper sont d'excellents auteurs pour comprendre les enjeux et la manière dont se construisent les sciences et leurs résultats.
Cependant, j'émettrais un gros bémol quant à la valeur de découverte de toutes les thèses de doctorats. La thèse est aussi un moyen, certes légitime, de sélection quant aux aptitudes d'un individu à poursuivre des recherches. De surcroît, dans certaines disciplines, l'affiliation préable et tacite à une école de pensée est nécessaire à la réussite du doctorat. On peut aussi fort bien constuise une thèse de doctorat qui ne fait qu'explorer une question jusqu'ici laissé en suspens, sans pour autant parvenir à « trouver » ou « découvrir » quoi que soit : parce que le champ est si vaste que la poursuite de la recherche sur un nombre d'années plus conséquents et/ou des moyens matériels plus importants s'avère nécessaire. Enfin, et ce point est loin d'être négligeable, dans certaines disciplines, le doctorat est également un moyen stratégique pour certains étudiants, car les concours (capes et agrégation) sont devenus si concurentiels et si difficiles qu'il n'est pas rare aujourd'hui de rencontrer, par exemple, un professeur non titulaire (un enseignant) du capes qui a pourtant achevé brillament une thèse en histoire de l'art ou en philosophie. Ceci est un paradoxe français, lequel engendre des professeurs compétents qui sont docteurs mais qui n'ont pu néanmoins réussir un concours accessible -soi-disant- à partir d'une licence (bac +3). Ceci explique aussi la profusion des doctorants et aussi le nombre important de thèses inachevées.
A.S.D.N.P
à désinscrit à sa demande
De Dubun
chercheur en recherche d'emploi | 13H02 | 24/01/2009 |
Salaire d'un chercheur fonctionnaire grassement payé, qui entre à l'INRA ou au CNRS (avec un doctorat) :
2075 euros brut
Après 5 ou 6 ans d'ancienneté :
2577 euros brut
à Dubun
De gsourima
13H09 | 24/01/2009 |
Damned, j'allais le dire en plus…
Quand on veut être grassement payé, on ne fait pas de la recherche.
Il faut aussi parler du nombre d'heures de travail effectuées officieusement aussi ou on s'arrête là ?
à Dubun
De kevangel
Chercheur | 13H14 | 24/01/2009 |
Et j'ajouterai qu'il faut au minimum bac+10 pour être engagé (une thèse à bac+8 plus 2 ans de post-doc), soit autant qu'un médecin. Ensuite on peut comparer les deux salaires (les médecins, même libéraux, étant payés par l'état) et on voit qui sont les vrais nantis.
D'ailleurs, il suffit de voir le nombre d'étudiants qui veulent faire une carrière scientifique pour comprendre à quel point ça n'attire pas.
à désinscrit à sa demande
De gsourima
13H07 | 24/01/2009 |
Ha Ha…
Quelqu'un qui n'a jamais rien « trouvé », comme vous dites, n'a pas de poste pour commencer.
à désinscrit à sa demande
De marv d_ar saout
13H21 | 24/01/2009 |
il y a bien d'autres choses qui me genent en tant que contribuable ! ! !
le bouclier fiscal de votre cher ami le gesticulateur précoce par exemple !
à désinscrit à sa demande
De titeso
en marge d'un monde que je ne compr... | 14H15 | 24/01/2009 |
Vous semblez si bien renseigné, parlons saliares….
Alors selon vous combien gagne un chercheur au CNRS ? et comparez le à votre salaire… allez-y faites nous rire, combien gagnez-vous ? on est tout ouï et on vous lira avec attention….
à désinscrit à sa demande
De steu
synapse | 15H31 | 24/01/2009 |
et oui Luis, ça s'appelle la recherche fondamentale. Mais bon à lire tous vos posts je finis par me dire que vous avez un réel problème avec tout ce qui touche au fondement.
à steu
De Au sud de nul part
Situation | 18H48 | 24/01/2009 |
Bonjour. C'est amusant, car la recherche fondamentale n'a pas grand chose à voir avec une quelconque recherche d'un « fondement ». Au delà de la blague, il semble que vous confondiez différents types de recherches : un physicien ou un sociloogue ne viennent que tardivement et/ou rarement à la métaphysique.
A.S.D.N.P
à désinscrit à sa demande
De pablico
15H59 | 24/01/2009 |
ce ne sont pas des chercheurs d'or. On ne trouve pas des pépites parce qu'on a cherché. sinon on prendrait les chanceux, et les gagnants du loto, pour faire de la recherche.
Il doit y avoir un manque de communications, du monde scientifique, et de la recherche pour que les gens pensent comme ça…c'est fou..
à désinscrit à sa demande
De Autre raleur
16H13 | 24/01/2009 |
Je pense que ce qui vous dérange (dites-moi si je me trompe, j'essaye de lire entre les lignes de votre description caricaturale), c'est qu'il existe des chercheurs fonctionnaires qui ne cherchent plus (ça existe effectivement et c'est pénible) ainsi que des chercheurs fonctionnaires qui ont été recrutés à tort (ça existe aussi).
Cependant (et c'est là le point délicat), imposer des évaluations régulières et détériorer les conditions de travail du chercheur en cas d'évaluation négative n'est pas une bonne solution pour la recherche (et donc pour le contribuable, qui finance tout cela).
Admettons qu'il y ait 20% de chercheurs incompétents ou oisifs (c'est une surévaluation de ce que je vois autour de moi). Les 80% restants sont compétents et travailleurs. Si ces 80 % de chercheurs gardent leur travail et leurs moyens pour travailler même s'ils ne trouvent rien alors ils peuvent consacrer tout leur temps à faire de la bonne recherche. Grosso-modo une efficacité de 80%. Ce n'est pas 100%, mais peut-on faire mieux ?
Vous décidez maintenant de baisser les financements des chercheurs les moins productifs. Vous décidez également de faire enseigner davantage les enseignants-chercheurs peu productifs (et donc de réduire le temps qu'ils peuvent consacrer à la recherche). Si vraiment ils ne produisent rien, vous les virez. Que se passe-t-il ?
Les 80% des chercheurs précédents vont devoir « prouver qu'ils font de la recherche mieux que les autres » (ou le faire croire). Et c'est très différent de « faire de la recherche ». Cela veut dire :
- dès que le chercheur a une vague idée qui pourrait être publiée, il va le faire, même si l'idée n'est pas vraiment intéressante. Conséquence : perte de temps pour lui (rédiger un papier sexy avec une idée sans intérêt, ça prend du temps) ; perte de temps pour les arbitres des journaux auxquels il va soumettre ce papier (ce qui feront bien leur travail rejetteront le papier, cela leur prendra du temps ; les autres l'accepteront peut-être) ; perte du temps pour les chercheurs qui liront ensuite le papier publié en pensant y trouver des idées etc.
- si vous avez une idée qui pourrait débloquer votre collègue de bureau, il est peut-être plus sage de ne pas la lui donner : il pourrait ainsi avoir une publication de plus et donc enseigner moins, vous condamnant à enseigner plus et donc à chercher moins…
- si le chercheur doit choisir entre un projet intéressant (et donc dont il ne connait pas l'issu) et un projet qui aboutira avec certitude à une publication (et donc un projet inintéressant) il aura tout intérêt à choisir le deuxième. Au mieux, il travaillera sur le premier pendant deux ans, puis, la date de l'évaluation approchant, il passera au deuxième sur les deux années suivantes s'il n'a pas aboutit (les deux années sont donc perdues pour la recherche…).
Pour améliorer l'efficacité de la recherche, vous pouvez ajouter une autre idée : réserver les financements à des projets séléctionnés. Conséquences :
- vos chercheurs passent maintenant du temps à écrire des projets (il faut le faire soigneusement pour être sélectionné). Dans certaines disciplines, vous trouverez des chercheurs affirmant passer la moitiés de leur temps à cela (chercher de l'argent).
- les chercheurs les plus brillants passent de plus du temps à évaluer le projet des autres…
Cumulez tous ces temps passés à prouver que l'on fait de la bonne recherche ou que l'on va faire de la bonne recherche. Constatez que cela n'est pas de la recherche. Demandez-vous maintenant si l'efficacité est supérieur à 80%. Je suis convaincu que non.
Autre raleur, qui a passé du temps à écrire ce billet au lieu de faire de la recherche. Une autre conséquence perverse de ces réformes ?
à Autre raleur
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 19H02 | 24/01/2009 |
Merci bcp : c'est très éclairant !
à Autre raleur
De iFFLYG
09H49 | 27/01/2009 |
Qu'est-ce que la « bonne recherche » ? Qu'est-ce qu'une découverte ? personne n'est capable de répondre à ces questions. Ces dernières années nous ont parfaitement montré nombre de ce qui pouvait passer comme « bonnes idées » et qui se sont révéler des échecs. Si on ne se contente que des derniers prix Nobel français, notamment en chimie ou en physique, on s'aperçoit qu'il faut plusieurs années (et cela se compte en dizaine d'années) entre la « découverte » et son application. Qui par exemple pouvait prévoir l'impact des découvertes d'A. Kastler dans les années 50 ? C'était alors un joujou inutile et couteux pour quelques illuminés. Maintenant que ferait-on sans le laser ?
Quant à prétendre qu'on peut détecter un futur Nobel, je renvoie à l'article de Juan Miguel Companario (Rejecting Nobel class articles and resisting Nobel class discoveries, http://www2.uah.es/jmc/nobel/nobel.html) qui montre bien l'absurdité d'un tel programme. Je rappellerai aussi les déclarations de ce grand scientifique français qui prétendait en 1985 qu'il n'était pas prouvé que le SIDA était une maladie mortel (Attention, je vous parle d'un scientifique et non d'un personnage qui, comme le disait un de ses collègues, pratique l'exercice illégal de la science).
à désinscrit à sa demande
De astropophe
artistique | 16H58 | 24/01/2009 |
Il faut beaucoup de chercheurs qui cherchent pour qu'un chercheur trouve ! ! !
C'est moche de s'attaquer à la recherche, réfléchissez un peu…
à désinscrit à sa demande
De choubi
sciences humaines | 18H13 | 24/01/2009 |
Grassement ? ? ? ? Je vous invite a vous renseigner. Le salaire d'un chercheur debutant est de 2068 euros.
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid22657/maitres-de-confere…
à choubi
De ismet222
democrate | 20H56 | 24/01/2009 |
non non pas très loin des 1800 € . voir la dernière grille CNRS
à désinscrit à sa demande
De nada
18H27 | 24/01/2009 |
Toi t'es un vrai con ! j'ai pourtant pas fait de recherche, c'est une évidence… que je peux développer..