Election chez les socialistes : tentons un pronostic
Enseignant à l'EHESS, Michel Wieviorka est également conseiller de Martine Aubry.
Le 75e congrès du PS est derrière nous, et les commentaires de la presse et des observateurs ne sont pas tendres : ils soulignent le désarroi de bien des militants, qui auraient voulu un autre dénouement, ils parlent d'un désastre, d'un grave échec, d'une crise profonde, totale -intellectuelle, organisationnelle et surtout de leadership. L'opposition est ainsi perçue comme incapable de proposer, même à terme, une alternative au pouvoir en place, et du côté de l'UMP, on ne se prive pas d'ironiser.
Il faut partir de ce diagnostic : le PS, pour redevenir un acteur crédible sur la scène nationale, a fort à faire. Mais il serait injuste de lui demander de tout entreprendre et réussir d'un coup, et absurde de s'attendre à ce qu'il mette la charrue avant les bœufs. Avant d'élaborer des projets, des propositions constructives, des réponses précises aux défis du temps présent, à commencer par la crise économique, sociale et financière actuelle, il lui faut se doter d'une organisation nouvelle, rajeunie, davantage ouverte aux femmes et à la diversité. Et avant de pouvoir procéder à de tels changements, il lui faut y voir clair dans son leadership.
De ce point de vue, le Congrès de Reims n'est pas une catastrophe pour le PS, il n'a fait que différer le moment de la clarté. Le vote de jeudi et vendredi prochains, en effet, viendra compléter celui du 6 novembre qui indiquait le poids relatif des six motions alors en compétition, et on connaîtra alors le nom du premier secrétaire. Mais on connaît déjà la composition du Conseil national, qui est à l'image des résultats du vote du 6 novembre.
Avec Royal, on risque une cohabitation orageuse
Dès la semaine prochaine, le PS pourra s'organiser et se mettre au travail, bâtir des idées, des propositions adaptées aux exigences politiques actuelles. Dans cette perspective, les candidatures n'apportent pas les mêmes chances de réussite. Celle de Ségolène Royal, en effet, porte en elle le risque d'une cohabitation orageuse. Car si une leçon se dégage des débats du Congrès de Reims, c'est bien celle d'une différence tranchée entre les porteurs de sa motion, et ceux des trois autres grandes motions (Aubry, Delanoë, Hamon). Le Conseil National du PS est composé à près de 70% de partisans de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, et de quelque 30% de signataires de la motion de Ségolène Royal, qui y est donc très minoritaire. Certains électeurs voudront certainement éviter une cohabitation désastreuse.
Pour se projeter vers l'avenir, le PS doit se renouveler et en particulier s'ouvrir à la jeunesse, aux femmes et à la diversité. Il y a là à première vue un point favorable à Ségolène Royal, qui souhaite transformer le PS en parti de masse, avec une adhésion très peu coûteuse, et à Benoit Hamon, qui a axé sa campagne, entre autres arguments, sur sa jeunesse et ce thème du renouvellement.
Mais si, comme il est vraisemblable, il y a deux tours pour l'élection du premier secrétaire, et si, comme on peut le penser, ce deuxième tour met face à face Ségolène Royal et Martine Aubry, alors l'avantage de Ségolène Royal se défait. En effet, les électeurs de Benoit Hamon, soucieux d'un fort ancrage à gauche, devraient aller alors massivement à Martine Aubry –et apporter à son action les éléments de la jeunesse et de l'exigence du renouvellement.
Ainsi, si l'on centre l'analyse sur le PS lui-même et son fonctionnement, un réel avantage devrait aller à Martine Aubry. En est-il de même si l'on examine la question du point de vue de la relation directe qui s'opère nécessairement entre les trois candidats, et les électeurs, qui ne sont pas seulement des militants ou des cadres du PS ?
Le pari de Ségolène Royal est clair : elle joue précisément la carte des simples adhérents, ceux qui avaient assuré sa victoire face à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn pour la désignation du candidat du PS à la présidentielle. Mais pour que ce pari soit gagnant, il faudrait qu'elle mobilise en masse les abstentionnistes du scrutin du 6 novembre d'ici jeudi (près de 45%), ce qui semble difficile, faute de temps.
Vers qui vont se reporter les partisans de la motion Delanoë ?
Une autre façon de réfléchir consiste à s'intéresser aux électeurs de la motion de Bertrand Delanoë, qui ne présente aucun candidat mais vient d'appeler à voter pour Martine Aubry. On peut penser que les membres de cette coalition plutôt hétéroclite se disperseront, y compris sous la forme de l'abstention. Compte tenu de sa composition, incluant notamment des ex « jospinistes », des ex « rocardiens » et des « strausskahniens », tous plutôt éloignés de Ségolène Royal, on peut envisager qu'environ deux tiers de ses voix se retrouvent pour Martine Aubry.
La prévision électorale est un exercice délicat, surtout lorsqu'elle ne peut pas s'appuyer sur des sondages d'opinion. Mais ces éléments d'analyse nous conduisent à risquer un pronostic : celui d'une victoire, au deuxième tour, de Martine Aubry. Ce sera à elle, ensuite, de mettre le PS en ordre de marche, pour qu'il élabore sa vision de la société, et sa stratégie politique face à la droite.
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De Cirdec
Cadre qui commence à comprendre com... | 17H20 | 17/11/2008 |
« les électeurs de Benoit Hamon, soucieux d'un fort ancrage à gauche, devraient aller alors massivement à Martine Aubry “
Pourquoi donc ? Parce que Royal ne se fait pas d'illusion sur l'orientation du PS, alors que Aubry est encore assez naïve ou hypocrite pour croire que c'est un parti de gauche ?
La motion de Hamon étant la seule à être encore de gauche, sa meilleure solution est de se casser et de laisser le PS là où il est : au centre.
à Cirdec
De Pas lolo
fasciné | 14H05 | 18/11/2008 |
« laisser le PS là où il est : au centre ».
Petit jeu de citations :
« L'émancipation par le travail et le mérite sont des valeurs de la gauche que nous avons abandonnées à la droite » Manuel Valls in les échos. Septembre 2007
http://www.lesechos.fr/info/france/300201229---tirons-les-lecons-du-blai…
Oui, je sais, tirons les leçons du blairisme, ça pourrais être mal interprêté, à l'heure de la nationalisation des banques britanniques.
Valls étant un des principales soutiens de Ségolène, j'en conclus qu'il est de gauche comme il le dit.
Deuxième citation :
« La liberté s'exprime naturellement dans le travail »
Charte des valeurs de l'UMP.
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/l_ump/nos_valeurs/charte_des_val…
D'où la conclusion logique : Non, le parti socialiste n'est pas au centre, il est tout aussi à gauche que l'UMP.
Conclusion supplémentaire, ce n'est pas avec le Modem qu'il faut envisager une alliance, mais bel et bien avec l'UMP (comme pour l'adoption du traité de Lisbonne). Ce que Valls proposait d'ailleurs dans l'interview précitée.
De el Chiquito
en promenade | 17H22 | 17/11/2008 |
Très bonne analyse. Le PS est à la croisée des chemins, la rénovation nécessaire ou l'imobilisme qui conduira à un nouvel échec. Il est vrai que Ségolène Royale si elle est élue aura des difficultés pour rassembler, mais elle a exprimer la volonté de réformer le PS en profondeur. Martine Aubry a annoncé qu'elle se présentait à la dernière minute, poussée par les éléphants qui ne voulaient pas que Ségolène Royale se trouve seul face à Hamon, ce qui lui aurait assuré ube victoire certaine. Maintenant, il y aura probablement beaucoup d'abstentions, des démissions aussi (il y en a déja eu depuis le vote des motions).
Le 20 novembre c'est la survie du PS qui est en jeux. Soit il peut être rénové, soit il devient un fossile.
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 17H24 | 17/11/2008 |
Delanoë est pas fou, en poussant la candidature d'Aubry il se garde une chance pour les prochaines élections présidentielles alors que si le prochain secrétaire est Ségolène Royal il perd tout espoir.
C'est ce qu'il justifie en disant que ce sont ses convictions politiques alors que ce ne sont que de basses manoeuvres pour arriver à ses fins : Etre le candidat du PS en 2012.
à Servais-Jean
De déluge
menuisier | 09H26 | 18/11/2008 |
Bertrand ne ferait jamais une chose pareille ! Jamais.
De pablico
17H25 | 17/11/2008 |
Le secrétaire général est parti , un nouveau est appelé à régner. Araignée ? Quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon ?
comme on n'a pas ses noms là dans les prétendants… attendons patiemment..
de toute façon il risque d'y avoir fracture ….
les « anti-royal » n'aiment pas la dame physiquement, et viscéralement..
les « royal » vont se sentir floués…
on en n'est pas sorti…
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 17H42 | 17/11/2008 |
Un excellent site à visiter…
voici un excellent site à visiter d'un vrai et bon socialiste…
http://www.jean-luc-melenchon.fr/
A suivre…
à Ouko
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H50 | 17/11/2008 |
Tu as raison Ouko de faire de la pub pour mon ami JL Mélanchon , et je t'en remercie !
Je t'embrasse comme tu aimes.
De mick69
22H27 | 17/11/2008 |
Les pronostics politiques sont un des ingredients majeurs de la branlette politico-journalistique
- Obama sera-t-il élu ? = 9 mois de branlette
- Obama a été élu = info certaine, importante, mais traitable en 5 minutes
Idem pour la vie du PS
De William Tel
à Lille | 18H32 | 17/11/2008 |
Ce pronostic est sensé mais il apparaît comme le plus désastreux pour le P.S. En effet, Aubry premier secrétaire c'est la victoire du conservatisme et d'une arrière-garde qui appartient au passé du parti (sans parler de l'héritage des 35h qu'elle n'assume même pas elle-même ! ) Quel électeur a envie de se mettre dans la peau d'un éléphant ? Les militants, vraiment ?
Si Ségolène Royal réussit son coup de force une fois de plus, on peut au moins lui faire confiance pour mettre en avant une nouvelle génération de cadres qui évincera enfin l'ancienne (dont l'hostilité tenace ne s'explique peut-être que par le pressentiment qu'elle opérera ce renouvellement nécessaire, à défaut de l'incarner elle-même…)
Evidemment, celui qui l'incarne, cette nouvelle génération, c'est le dernier, Benoit Hamon, qui incarne aussi le réel renouveau du discours (plus offensif et plus ancré à gauche) Or, tactiquement, c'est ce courant-là qui a le plus de chance d'être porteur dans les années à venir, car la crise va profondément ébranler le corps social. Il est donc temps, historiquement, pour ce parti de rendre un sens à son nom.
à William Tel
De Lugi
11H21 | 18/11/2008 |
En terme d'éléphantitude, Aubry est au même niveau que Ségolène Royal.
Certains ont l'illusion du contraire mais c'est parce que la 2nde bénéficie aussi d'un soutiens militant plus jeune et pas seulement d'une partie de l'appareil du parti.
à Lugi
De el Chiquito
en promenade | 11H55 | 19/11/2008 |
En ce moment les éléphants se cachent derrière Martine Aubry qui y va parcequ'elle est poussée. Qui resisterait à la poussée d'une dizaine d'éléphants ?
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 18H54 | 17/11/2008 |
Le modèle de parti que Ségolène Royal appelle de ses voeux est celui du parti Démocrate aux Etats-Unis. Autrement dit, le PS ne serait plus un parti de militants, mais un parti d'électeurs épisodiques. La baisse du montant de l'adhésion à 20 euros tendrait déjà à dévaloriser la structure hiérarchique du parti existant, et un (hypothétique) afflux de membres plus soucieux de soutenir sa personne qu'un programme liquiderait le PS à coup sûr.
A mon sens, c'est surtout cela qui va déterminer le vote des militants jeudi prochain. Je ne sais vraiment pas combien seraient prêts à saborder leur navire, même s'il prend dangereusement l'eau, mais j'ai tendance à croire qu'ils seront très rétifs à l'idée de se voir déborder par une frange relativement dépolitisée.
En ce sens, j'accepte le pronostic de Michel Wieviorka, même s'il ne me réjouit pas. En revanche, je crois à une nette remontée de Benoît Hamon, parce qu'au moins lui a joué le jeu qu'il avait annoncé depuis le début, et qui sait ce qu'en pensent les abstentionnistes ? Beaucoup ont dû s'abstenir parce qu'ils ne trouvaient leur compte ni dans Aubry, ni dans Delanoë, ni surtout dans Ségolène… et n'attendaient pas un tel score de la motion Hamon-Emmanuelli.
De papy55
prof. en province | 18H55 | 17/11/2008 |
»…Le pari de Ségolène Royal est clair : elle joue précisément la carte des simples adhérents, ceux qui avaient assuré sa victoire face à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn pour la désignation du candidat du PS à la présidentielle. Mais pour que ce pari soit gagnant,….. »
Cette partie laisse transparaître un certain « mépris » pour les simples adhérents qui votent mal…..après l'avoir fait en 2007 !
Que dire de Delanoé qui change d'avis du jour au lendemain !
De marie 75 3563
19H21 | 17/11/2008 |
Aubry … au secrétariat
Hamon … pour l'élection présidentielle en 2012 !
Et qu'ils aient l'intelligence de s'entendre….
La bonne soeur ?
Dans le Poitou ou à Lourdes !
à marie 75
De el Chiquito
en promenade | 11H58 | 19/11/2008 |
Dans ce cas ce serait un retour à la SFIO, pas de quoi faire peur à Sarko !
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 19H53 | 17/11/2008 |
Le choix pour les militants socialistes c'est : l'espoir du renouveau et le retour à la nuit,celle des conciliabules de couloirs, des haines recuites, de la peur de la clarté.
Il conquérir d'autres militants,toucher le
plus grand nombre, (en baissant les cotisations). Tout cela avec une dignité et une crédibilité retrouvée.
• Ségolène et les vieillards : Il ne faudrait pas que l'aveuglement conduise les socialistes à un suicide collectif - http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2297/articles/a388080-.html
• Une communauté réduite aux aguets - Pourquoi tant de haine ? Ce sont aussi - et surtout - les détestations personnelles qui expliquent le jeu des alliances : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2297/articles/a388098-pourquo…
• Hamon sur l'appel de Delanoë : « Une logique du règlement de comptes“- Selon Benoît Hamon, ‘le vieux parti va continuer à régler ses comptes, avec d'un côté la bande qui a peur de se faire prendre le parti, et de l'autre, Ségolène Royal … Je ne suis pas dans leurs querelles’ - http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/le_congres_du_ps/20081117.OBS13…
Benoit HAMON, peut-il signer aujourd'hui un engagement selon lequel, en position de battre un candidat de droite avec l'appoint des voix centristes , y renoncera pour etre fidele a sa profession de foi ‘La gauche dans tous les cas, seulement la gauche’ au risque de faire élire un adversaire de droite ?
De Lairderien
21H54 | 17/11/2008 |
Qui vivra verra, n'est ce pas ! !
Aubry gagnante, le PS continuera a rester sclérosé autour des Fabius/Jospin, coupé des réalités, parti de notables qui savent tenir leurs villes leurs département et qui s'en satisfont. La droite restera au pouvoir pour un bon moment.
Avec S. Royal, du changement en perspective, du mouvement, peut être ddes grossses difficultés avec les anciens, mais en tout cas un projet pour attaquer la droite et la vaincre. Elle n'y parviendra pas forcément, mais à coup sur elle aura essayé de toutes ces forces.
Enfin c'est vous qui voyez, mais avec Aubry j'aurais beaucoup de mal à voter socialiste, moi qui l'ai toujours fait depuis près de 40 ans.
De kawouede
22H16 | 17/11/2008 |
Mon dieu pour une fois aux Verts c'est plus clair !
http://www.lepost.fr/article/2008/11/16/1327752_vote-des-militants-verts…
De bruce69
professeur | 22H21 | 17/11/2008 |
Tant que le P.S. n'aura pas défini de position, de stratégie claires, ce sera la zizanie. Depuis combien de temps hésite-t-il entre ancrage à gauche côté Besancenot-Laguiller et ouverture au centre ( espace pris par Bayrou) ? Le PS, dans cette indécision, ne pourra rien espérer car jamais l'extrême gauche n'acceptera l'ouverture au centre, et jamais les centristes n'accepteront l'ouverture vers l'extrême.
De C. Creseveur
D'actualité | 22H32 | 17/11/2008 |
Mon pronostic : Royal va passer.
Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou pas. Mais après tout elle aura fait preuve d'un remarquable sens tactique, en contournant les éléphants pour la seconde fois, sur un terrain qui est pourtant le leur et qu'ils avaient soigneusement délimité.
Ca prouve bien à quel point il ne sont plus du tout dans le coup. Ils sont incapables de lever le nez, incapable de nous présenter un projet digne de ce nom. Même pas foutus de nous ressortir les 101 propositions de Mitterand en faisant semblant de les avoir retouchées !
De peinou
quidam | 00H27 | 18/11/2008 |
Analyse pathétique et mélange des genres désastreux, voilà le résumé de cet article. Je ne m'étendrai pas sur l'aveuglement partisan et la mauvaise foi. Peu importe à vrai dire, en tant que non sympathisant du PS, le résultat du vote m'est égal.
Beaucoup plus facheux : qu'un sociologue se serve de sa position institutionnelle et scientifique pour servir la soupe à une candidate. Dans sa présentation, c'est l » « enseignant à l'EHESS » qui s'exprime, et « également » (donc à titre secondaire), le conseiller politique de M.Aubry.
Loin de moi la volonté de défendre une quelconque neutralité des savants. Elle n'est ni possible, ni souhaitable. Je ne vois aucun inconvénient à ce que note sociologue conseille la politique.
Le probleme, c'est qu'en écrivant cet article, il a perdu toutes les qualités du sociologue, et repris à son compte tous les poncifs de la politique : « diversité », « leadership »,…autant de mots creux, qu'un véritable sociologue s'attacherait à analyser plutot qu'à utiliser dans le sens du sens le plus commun.
Plus grave, la démarche du texte, qui est proprement anti scientifique : partir de ce qu'on veut prouver (ici que Aubry peut gagner) puis plier tous les faits à cette volonté, y compris en reprenant les contre arguments à son compte.
Enfin, quand le sociologue souhaite rejoindre Mme Soleil au Panthéon des prédictions manquées, tout étudiant en sociologie se demande s'il s'inscrit bien dans la meme discipline que ce cher M.Wieviorka.
Ultime preuve que ce sociologue a perdu toute sa science : sa lamentation de ne pas pouvoir étayer son intuition sur un bon vieux sondage d'opinion, qui comme on le sait sont à la scientificité sociologique ce que Mc Donalds est à la gastronomie.
Las, avec peine, je rappelle pour les non initiés que Michel Wieviorka est Directeur d'Etudes à l'Ehess et Président que l'Association Internationale de Sociologie !
http://www.ehess.fr/cadis/francais/pages/chercheurs/pres-wieviorka.html
à peinou
De eskimo
08H13 | 18/11/2008 |
la sociologie n'est pas incompatible avec un engagement dans la cité …
De R2Paris
00H57 | 18/11/2008 |
Wieviorka ment. Il sait qu'il est impossible que le PS revienne au pouvoir sans le MoDem. Il sait aussi que si Aubry arrive à s'emparer du parti elle demandera l'appui du pestiféré, comme elle l'a déjà fait à Lille. Elle oublie seulement qu'avec son charisme de fonctionnaire est-allemande et son discours néo-archaïque elle n'aura aucune chance en 2012. Mais Wieviorka pense qu'une petite promesse de carrière vaut bien le risque social désastreux qu'elle fera courir aux travailleurs de notre beau pays. C'est minable.
De kiki21120
sans emploi | 08H00 | 18/11/2008 |
Gagner avec le MODEM ou un deuxième mandat Sarkozy, ce n'est pas bonnet blanc et blanc bonnet, mais ça y ressemble. Pour pas une politique de juste répartitions des richesses. Une vraie politique de gauche où toute la gauche dans sa diversité gouverne contre l'argent roi, le libéralisme. Il faut remettre l'être humain au centre du système.
Jamais un quelconque centrisme, de droite comme de gauche, n'aidera les travailleurs et autres démunis à s'émanciper, à s'épanouir.
De kiki21120
sans emploi | 08H04 | 18/11/2008 |
rectificatif :
il y a : pour pas une politique…
il faut lire : POUR UNE POLITIQUE…
De Humain
09H01 | 18/11/2008 |
Tout sauf Strauss Kahn ou Royal (ce qui revient au même ! )
Et Hamon ?
Moi , je vote Hamon.
De Bon Scott
09H58 | 18/11/2008 |
« Pour Jean Glavany, qui a soutenu la motion du maire de Paris, “il ne s'agit pas de contrer Ségolène Royal”. Car dans ce cas, “derrière on va dire qu'elle est victime, on va la martyriser. Ce n'est pas le cas”, a déclaré l'ancien ministre de l'Agriculture sur RTL. “Bertrand Delanoë a donné un signe, il a donné l'exemple, il faut faire passer le parti avant les egos et le jeu des personnes”, a-t-il estimé après que le maire de Paris eut appelé à voter “massivement” pour Martine Aubry. Quant à Pierre Moscovici, rallié à Bertrand Delanoë, il refusait lundi de prendre position, assurant avoir “toujours été hostile” au tout sauf Ségolène. “Ce qui m'obsède, c'est que cette élection du Premier secrétaire soit capable, ensuite, de créer un rassemblement”, a dit l'ancien ministre des Affaires européennes sur LCI. “
B.Delanoë demande de voter massivement pour M.Aubry, lui se qu'il intéresse ce sont les Présidentielles de 2012, alors il sait, que face à S.Royal, il n'a aucune chance.
B.Hamon et les coups bas,
Tous les coups sont désormais permis au PS. Belle illustration ce (vendredi) matin sur BFM TV avec Benoît Hamon. Le candidat au poste de premier secrétaire du PS, représentant de l'aile gauche du parti et opposant résolu à Ségolène Royal, glisse au détour de son interview par Jean Jacques Bourdin que la motion E (celle de Royal, donc) porte un projet de retraite qui va ‘vers la capitalisation’. Hamon suggère perfidement que ce point du programme de Royal est désormais opportunément oublié, la crise ayant mis en faillite les systèmes dont il s'inspire, comme le ‘modèle Suédois’.
Or, c'est faux, comme chacun peut s'en assurer en lisant le paragraphe 2.7 de la motion ‘incriminée’.
Sur le sujet des retraites, le texte propose la mise en place d'un système de retraite par compte individuels de cotisation qui reprend les travaux menés par les économistes Antoine Bozio et Thomas Piketty.
Le passage consacré aux retraites apparaît d'ailleurs comme une synthèse -avec bon nombre de phrases reprises mot pour mot- d'un article de Bozio et Piketty paru en avril dernier (Retraites : pour un système de comptes individuels de cotisations).
Ces derniers s'inspirent effectivement du modèle suédois. Lequel, n'en déplaise à Benoît Hamon, ‘n'est pas un modèle par capitalisation, et n'a pas du tout été mis à mal par la crise financière’, assure Antoine Bozio, économiste à l'Institute for fiscal studies, qui tente de comprendre la confusion du député européen : ‘peut-être qu'Hamon a été trompé par le fait que dans la réforme suédoise, qui avait été décidée par un large consensus politique, la droite a obtenu une petite concession avec la mise en place d'une petite part de retraite individuelle par capitalisation (2% des revenus). Ce point est tout à fait marginal par rapport à l'objet de la réforme. Il n'a d'ailleurs pas été repris dans nos travaux’. Ni dans la motion E…
Le projet Piketty/Bozio, repris par la motion Royal propose, en restant dans le cadre d'une retraite par répartition, une ambitieuse refonte des systèmes de retraite prévalant aujourd'hui en France (privé/public confondus) en un système unifié et universel.
La réforme prévoit que les travailleurs accumulent tout au long de leur carrière professionnelle leurs cotisations retraites sur un compte individuel géré par l'assurance vieillesse qui leur offre une visibilité sur le montant de leurs droits, actualisés chaque année. L'objectif est qu'un lien plus direct soit établi entre les contributions des travailleurs et droits à pension. Le système permettrait au salarié de conserver exactement le même capital de cotisations et les mêmes droits à la retraite, quels que soient les aléas de sa carrière professionnelle ou ses changements de statut : public/privé, salarié/non-salarié, cadre/non-cadre, France/étranger.
C'est une simplification du modèle de retraite par répartition, mais à aucun moment sa remise en cause : comme aujourd'hui, il est prévu que les cotisations versées par les actifs soient utilisées pour financer les pensions, sans passer par la ‘case’ des marchés financiers (ce qui est la définition de la retraite par capitalisation).CEDRIC MATHIOT, Libération.fr
M.Aubry, se la joue ‘ je suis pour un parti de gauche mais quand il faut s'allier avec le MoDem, il n'y a pas de problème !
C'est bien tout sauf S.Royal
B.Delanoë, B.Hamon, M.Aubry sont vraiment gauche !
Au moment des Présidentielles, nous verrons ce que feront ces Socialistes pour empêcher la droite décomplexée de rester au pouvoir, la gauche seule arithmétiquement n'a pas la majorité, alors ….
à Bon Scott
De el Chiquito
en promenade | 12H03 | 19/11/2008 |
Comment peut-on dire que telle personne est de gauche et pas telle autre ? ça veut dire quoi être de gauche ? être anticapitaliste ? dans ce cas les socialistes ne sont pas de gauche, ils sont socialistes !
De zorbec 9945
retraité | 11H22 | 18/11/2008 |
A mon avis Delanoe a changé d'avis sur sa « neutralité »
suite au feed-back que ses mentors Jospin,Hollande,Rocard,…. ont dû recevoir des fédérations,au secours SR passe au 1° tour,il faut que Delanoe appelle à voter pour Aubry,d'où ce manque de cohérence apparent,mais qui n'est en fait qu'un TSSR,qui a pour résultat une plus grande confusion dans l'esprit des adhérents,car quoiqu'on pense de Delanoe(pas beaucoup de bien pour ma part)là il s'est tiré une balle dans le pied et on vient d'assister à un suicide politique.