Société Générale, Mittal : Sarkozy doit-il intervenir ?

Monté au front médiatique sur ces deux dossiers sensibles, le Président n'a pas beaucoup de marge de manoeuvre.

Sarkozy et Mittal à New Delhi le 25 janvier (Eric Feferberg/Reuters)

Interpellation du PDG d'Arcelor-Mittal en public à New Delhi, appel à peine voilé à la démission du PDG de la Société Générale… L'interventionnisme à la sauce Sarkozy est plus que jamais de mise depuis une semaine.

Pendant la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy militait déjà pour la défense de l'emploi, teintant son projet libéral de protectionnisme pour lutter contre les délocalisations :

« Je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines. (…) L'Europe ne doit pas se résigner aux délocalisations, mais au contraire tout faire pour que l'activité se localise en Europe. »

Une volonté de s'immiscer dans l'économie de marché reprise en coeur par tout le gouvernement. François Fillon n'a pas manqué d'y aller de son couplet, ne se résignant pas « à ces suppressions d'emplois » (Mittal) ni à laisser une entreprise française « être l'objet de raids hostiles » (Société Générale).

Flotte donc dans l'air comme un parfum de « patriotisme économique », expression popularisée par Dominique de Villepin après les rumeurs de rachat qui avaient plané sur Danone en 2005. Le Premier ministre d'alors plaidait lui aussi en faveur d'une meilleure protection des entreprises françaises « contre des actions hostiles ».

« Que nous pour donner l'illusion que nous pesons encore »

Le député villepiniste Hervé Mariton ne peut qu'approuver les déclarations des deux derniers chefs de gouvernement, mais « lorsque le président de la République donne à penser qu'il faut faire tel choix à la présidence de la Société Générale, là on n'est dans un interventionnisme » que l'élu UMP n'approuve pas.

L'interventionnisme politique ambiant n'est pas sans rappeler non plus l'action de Jean Lassalle. Le député centriste avait observé plus d'un mois de grève de la faim en 2006, jusqu'à une hospitalisation d'urgence, et avait finalement réussi à sauver l'entreprise menacée de délocalisation sur un autre site de la région.

Obligé d'en arriver à cette extrémité pour parvenir à ses fins, Jean Lassalle ne se berce plus d'illusions sur le pouvoir politique : « Il n'y a plus que nous pour donner l'illusion à nos concitoyens que nous pesons encore quelque chose dans le domaine de l'économie. »



Souvent jugé excessif, le pessimisme de Jean Lassalle ne se traduit pas moins dans la réalité. Concernant la Société Générale d'abord. Soutenu par une grande partie des salariés de la banque, le PDG Daniel Bouton a été confirmé dans ses fonctions par un conseil d'administration unanime.

Concernant Mittal-Arcelor ensuite. Après l'épisode indien, Nicolas Sarkozy a longuement reçu à l'Elysée Lakshmi Mittal pour lui demander de prendre en compte les solutions alternatives des syndicats, à la suite de l'annonce de la suppression de 595 emplois dans l'usine de Gandrange (Moselle). Une rencontre qui n'a pas convaincu le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, à en juger les propos rapportés par Associatied Press :

« Nous n'avons absolument pas eu d'éléments nouveaux à la sortie de l'entretien du président avec le PDG de Mittal. »

Les socialistes aussi se sont engouffrés dans la brèche, multipliant les attaques contre le Président. Solidarité gouvernementale oblige, leur ex-camarade Eric Besson, secrétaire d'Etat à la Prospective et à l'Evaluation des politiques publiques, s'oppose par voie de presse à son successeur au poste de secrétaire national à l'Economie et à la Fiscalité du Parti socialiste, Michel Sapin.

Eric Woerth : des caisses « plus que vides »

Alors que le second voit dans la crise de la Société Générale « le symbole de l'argent fou », le premier a répondu dans une interview à Rue89 que « le libéralisme n'est pas en cause sur cette question ». Eric Besson entend également voir la banque rester française. Et nul besoin pour cela d'un scénario à la Alstom, nul besoin d'un investissement de l'Etat -dont les caisses sont « plus que vides » selon le ministre du Budget Eric Woerth- car « la Société Générale va finir son exercice en bénéfice et elle n'est pas menacée dans son exploitation ».



Mise en place d'un comité de crise aux contours flous pour sortir la Société Générale de ses marasmes, délai de deux mois donné à Lakshmi Mittal pour négocier le plan de restructuration… Avant de faire -ou pas- la preuve de son efficacité, Nicolas Sarkozy préfère laisser passer les délicates élections municipales des 9 et 16 mars.

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Portrait de Mon-Al

De Mon-Al

roturière :-) | 23H05 | 31/01/2008 | Permalien

NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! ! ! ! Surtout pas Sarko ! ! ! !

Portrait de Eliott

De Eliott

23H14 | 31/01/2008 | Permalien

L'intervention de Sarkozy serait démago.

Si il veut intervenir qu'il donne les moyens législatifs pour le faire.
Faire du coup par coup n'a aucun sens surtout que Sarko en l'espace de 24h peut passer du blanc au noir (Cf Gaz de France).

Portrait de Numerosix

De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 23H32 | 31/01/2008 | Permalien

Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a appelé jeudi la France à être ouverte à une offre étrangère de rachat de la Société générale, si elle est « amicale » et pas « hostile ».

« Je comprendrais tout à fait qu'on élimine du jeu tous ceux qui nourrissent à l'égard de la France et de la Société générale des sentiments hostiles », a-t-il dit sur Europe-1.

« Mais si quelqu'un vient d'amical, ayant un beau projet économique à proposer, pourquoi le refuser ? Seulement parce qu'il n'est pas français ? Ce n'est plus de notre temps », a prévenu le président de l'Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois.

Junker , on est d » accord ou pas d » accord avec lui , mais au moins il est LOGIQUE !

Si au moins on avait comme President, un President de droite , ou du centre , ou de gauche , ou liberal , ou interventionniste ou pro-Europeen , ou anti Europeen , mais LOGIQUE !

Sarkozy , c'est absolument N » IMPORTE QUOI !

Portrait de danshz

De danshz

23H46 | 31/01/2008 | Permalien

j'irai chercher la croissance avec les dents qu'il disait le nain

Un impuissant surtout devant tous ces requins qui s'en battent les C….s de ses gesticulations

Portrait de nipivime

De nipivime

;- | 00H40 | 01/02/2008 | Permalien

Cette affaire met elle vraiment en cause le « libéralisme » ? N'est-ce pas plutôt le « capitalisme » ? Le mot fleure bon le marxisme, mais il a un sens différent : le libéralisme signifie que la liberté (d'entreprendre) est maximale, le capitalisme est plutôt porteur des « valeurs » de pérennité et de croissance de l'entrepreneur privé.

Pourquoi cette question ? Parce que, dans un contexte libéral, l'autorité politique n'a pas (trop) à intervenir et les entreprises qui ratent meurent. Alors que dans un système capitaliste, rien n'empêche l'élu de faire en sorte que la vie des entreprises continue.

Et la droite « libérale » française n'a jamais rechigné à renoncer temporairement à ses principes (en cas de coup dur), ou, plus généralement, à habiller du vocable « libéralisme » des décisions bien peu libérales (les privatisations d'Edouard Balladur auraient été libérales… Sans la constitution des noyaux durs).

Les banques… on y parle beaucoup de libéralisme, devenu manta dans les banques d'affaires, mais on en est loin et le mot fleure bon la langue de bois. Des dizaines de milliers de personnes y travaillent pour contrôler les risques. Les établissements sont sous contrôle permanent des autorités. Quand le politique ne suffit pas (souvent parce qu'il est dépassé par l'aspect technique des choses), les banques se réunissent entre elles pour prendre des décisions règlementaires (la fameuse BRI, Banque des reglements internationaux, et ses textes dits de « Bâle2 »). Toute opération un tant soit peu ambitieuse est surveillée, souvent assurée, par l'administration. Aucune entreprise du CAC40 ne tient du libéralisme, mais plutôt du capitalisme, et c'est particulièrement vrai pour les banques : l'argent est une chose trop importante pour qu'il soit laissé sans surveillance (à lire pour le régal, les textes de l'économiste Michel Aglietta).

Là ou les banques prolifèrent, ce n'est pas dans le libéralisme, mais dans la libéralisation (fin des frontières pour les capitaux, mondialisation, désintermédiation des intervenants financiers, etc) et dans un monde capitaliste dur.

N : )

Portrait de Sof31

De Sof31

enseignante à Boulogne | 01H30 | 01/02/2008 | Permalien

Ficthra, le miracle n'a pas eu lieu … Mon frère qui s'est depuis longtemps exilé en Andalousie m'a dit au printemps dernier : « S'il fait ses réformes, il “sa sainteté Sarko 1er” se fait luncher … Mais s'il ne les fait pas, il se fait luncher aussi … »

Le saint homme a ouvert son bec pour la bonne cause : quoi de plus démagogique que de prôner la démission du PDG de la Société Générale ? Quelle claque aujourd'hui !

Tout est possible, même ou surtout la chute du nouveau Messie ! Vivement 2012 , et pourvu que cela ne dure pas ! Sa Majesté Nicolas 1er est surtout exaspérante : Moi ceci, moi cela ; vous ceci, vous cela » …

Pire, le porte-parole de l'Elysée. La tronche de cake qui, tandis que vous admirez ses traits demeurés pubères ( lutter contre l'acné n'est plus si évident, cinquante centimes de médicaments par boite …)vous explique que gouverner n'est pas une affaire de popularité. Ah oui ? Mais ces mises en scènes ? Nicolas en vacances avec Boloré, à Eurodysné avec Carla, à Rome avec Benoit 16 (qui est Allemand, inutile de prétendre que le président français donne dans l'italien …)

Bon courage tout le monde,
Sof (résistantante ))
http://soflv.blogspot.com/

Portrait de nono le simplet

De nono le simplet

dilétante adèle | 05H50 | 01/02/2008 | Permalien

gesticulation médiatique pour faire croire que l'état peut empécher quelque chose dans ces licenciements.

Portrait de DidierB63

De DidierB63

Devant un écran | 07H19 | 01/02/2008 | Permalien

En fait, je vais vous dire la verité…

Nicolas Sarkozy se croit toujours en campagne. Il pense que ses copains lui font un blague en l'appelant « Mr le President ».

Alors, il fait comme si il était en campagne, il voyage beaucoup, il fait des meeting et enormement de promesses. Bien sur, c'est un homme politique, il sait qu'il ne les tiendra pas…
Mais il a bien le temps, les elections c'est pas tout de suite.
Et quand il sera président, il fera virer Bouton, il mettra un gros coup de boule à Mittal, il changera de femme, etc..

Vivement qu'il soit élu !

http://polemiquons.over-blog.com/

Portrait de guerzit

De guerzit

Incomprenant majeur | 09H17 | 01/02/2008 | Permalien

Le gros problème du libéralisme c'est que l'on ne va jamais assez loin dans son application. Il existe toujours des hommes politiques peureux pour venir mettre bas la belle construction autorégulée qui nous apportera bonheur et prospérité. C'est vrai que si l'on y songe, le libéralisme n'a jamais existé.
Ne critiquons point dès lors ce que la faiblesse de nos dirigeants ne parvient pas à mettre en oeuvre. Laissons M.Mittal faire ce que bon lui semble, laissons la société géniale couler…
Vive la dérégulation ! ! ! A bas l'interventionisme. Le commerce de l'argent et du pouvoir nous veut du bien ! ! ! !
Je vous laisse, j'ai deux kilos de poudre blanche à haute valeur ajoutée à refourguer pour le bien de tous…

Portrait de thierry_du_53

De thierry_du_53

ANCIEN PARISIEN EMIGRE A LAVAL | 10H01 | 01/02/2008 | Permalien

sarko peut toujours dire ce qu'il veut. Mittal s'en tape comme de sa première brosse à dents. La seule chose qui l'interresse c'est combien ca lui rapporte ?

Portrait de chirouble

De chirouble

bordelique notoire | 10H01 | 01/02/2008 | Permalien

Monsieur Sarkozy a vanté la nouvelle constitution européenne….qui à priori est loin dê promouvoir le proctectionisme national, bien au contraire……

Monsieur Sarkozy ne s'offusque pas lorsqu'une entreprise française rachète une entreprise étrangère…….d'ailleurs la SG est propriétaire majoritaire dans plusieurs banques étrangères….

Monsieur Sarkozy s'apprête à prendre la présidence de l'Europe……..ça va être chaud ! Comment être crédible vis à vis des partenaires européens d'abord en continuant à creuser les différents trous (dettes de l'état….) puis en s'insurgeant du rachat de la Société Générale par un Groupe étranger.Monsieur Sarkozy Européen convaincu mais pour les autres ?

Si la BNP avale la SG, combien d'agences bancaires seront supprimées (pour cause de doublon) ? alors qu'un groupe étranger s'implantant en france ne ferait peut-être pas autant de dégâts…..

Monsieur Sarkozy fait bien souvent des déclarations hasardeuses loin de toute logique…..

Portrait de vincicom

à chirouble Portrait de chirouble De vincicom

Responsable "informatique" dans une... | 10H28 | 01/02/2008 | Permalien

Tu as tout a fait raison sur ce point, c'est ce que disait Appati l'autre soir sur Canal+ !

Mais il faut aussi regarder d'un autre point de vue : si la SG est racheté par une banque etrangère, cette banque va devenir rapidement un leader sur le marché, qui engrangera de plus en plus de bénéfice, et rachetera peut etre, pourquoi pas, le CA-CL ou la BNP …
Le secteur bancaire est un secteur important, tout comme l'énergie : pour protéger nos interets, il faut faire des géants français, d'ou le pourquoi du patriotisme economique dans ce dossier !

Autre chose : dans une UE soumise aux lobbys, aux marchés, aux grandes entreprises, quoi de mieux pour faire pression sur l'UE que d'avoir en main les pklus gros groupes d'europe : telecom, energie, banque, industrie militaire, etc … C'est quelque chose qui peut compter lors des négociations !

Maintenant, c'est vrai qu'il y a un probleme : Sarkozy et Fillon ont fait du popullisme sur cette question et auraient du, selon mois, agir en silence et chercher la meilleure solution pour que la SG ne tombe pas automatiquement dans les mains d'une banque etrangère, ou ne tombe pas entre les mains d'une seule BNP destructrice en emplois ! J'avais d'ailleurs entendu parler d'une Alliance Crédit Agricole - BNP qui se partagerait ensuite la SG : la banque de détail pour BNP ( réseau complémentaire ), les services divers pour le CA …

Reste le probleme UE : cette Union Europeenne qui, dirigée par une caste de liberaux et d'anglo-saxon-philes souhaiterait affaiblir une France arrogante ! ( avis perso : UE = PROBLEMES )

Portrait de Benjamin_paris

à chirouble Portrait de chirouble De Benjamin_paris

11H38 | 01/02/2008 | Permalien

Si BNP Paribas rachète la SG, c'est notamment pour prendre +7% de part de marché sur la banque de détail en France, afin de concurrencer plus effecicacement qu'aujourd'hui le CréditA Agricole et le Crédit Mutuel, entre autre, qui ont des réseaux de détail beaucoup plus étendus.

Donc si BNPP rachète SG, ce n'est pas pour fermer des agences.

Quant au protectionisme, il n'est effectivement pas logique de la part de Sarkozy, mais lorsque des souhaits de privatisation ou de fusion surviennent, alors au cri à l'absence d'interventionisme. Bref,il faudrait aussi être logique des deux cotés.

Portrait de Beryl

De Beryl

10H36 | 01/02/2008 | Permalien

LA SARABANDE DES RIGOLOS

Trop drôle, Sarkozy, avec son prêchi-prêcha vaticinant ces « capitalistes spéculateurs », en exaltant le « capitalisme d'entrepreneurs », et Amen… (le flouze, car de toute façon, en vérité, je vous le dis, qu'importe le Bouton pourvu qu'on ait la richesse…)

Et c'est le même désopilant personnage principal de la saga post-républicaine qui insinue par un non-dit de rigueur que le pdg de la SG doit « assumer ses responsabilités » ! …

Merde, eh ben non, le prêcheur qui veut sauver le monde se retrouve tout bête face à un président Bouton de manchette, urbi et orbi faisant savoir qu'il ne démissionnera pas, et qu'il n'a pas suivi le conseil (en forme d'injonction cool) de son président de la post-république.

Hilarant : non seulement le capitalisme en est arrivé à ce point de déjantage mondialisé parce que, précisemment, il est devenu spéculatif à d'onf », ce qui renvoie le prêche de Sarkozy aux manes des de Wandel et autres pionniers investisseurs du capitalisme admiré par Marx, et ce qui confirme l'impuissance et l'esbrouffe de l'Etat de droit, réduit à compter les points dans cette bataille inter-bancaire, à l'aune du droit du plus fort.

Quant au cocorico de Fillon - l'Europe n'a qu'à aller se faire banquée ailleurs - c'est le point d'orgue d'une affaire où le ridicule et la mystification ne tuent plus, sauf le trader, victime expiatoire, coupable d'avoir perdu, puisque, aujourd'hui, plus que jamais, et surtout parmi les bankables dans leurs bunkers, VAE VICTIS ! …

Portrait de Thomas GREDAT

De Thomas GREDAT

| 11H14 | 01/02/2008 | Permalien

Avouez que c'est tordant de voir le champion du libéralisme à la française se livrer à un interventionnisme digne des plus grandes heures du gaullisme ou d'un programme de gauche. Pourquoi, devrait se demander madame Parisot, le Président se mêle-t-il de ce qui ne le regarde pas ?
Moins doctrine politique que manie personnelle : Sarkozy a montré depuis longtemps qu'il voulait être présent partout et donner son avis sur tout. Logique individuelle qui aboutit à cet incroyable paradoxe idéologique.
Il est à souhaiter que le Président poursuive dans cette noble voie et exige la transparence sur les comptes des entreprises et une redistribution équitable des profits. Et s'il faut en passer par l'annulation du bouclier fiscal, soyons certains que le Président, dans l'intérêt de l'Etat, n'hésitera pas à en venir à cette extrémité !
La France est de retour !

Portrait de hoshiko

De hoshiko

11H25 | 01/02/2008 | Permalien

Tout à fait ! C'est le premier truc que j'ai remarqué.
Ca m'énerve les gens qui vous tripotent alors qu'ils vous connaissent à peine.
Il n'a jamais entendu parler de bonnes manières ?
De distance relationnelle ? D'intrusion dans l'espace vital ? Là, il entre même dans l'espace intime (celui de l'amour et de la bagarre).
En plus, en langage corporel, ça fait le gamin qui tire la jupe de sa mère pour avoir un gâteau. Ou la femme entretenue qui demande un cadeau à celui qui l'entretient.

Ps : Carla ne lui suffit pas ?

Portrait de compte supprimé 22

à hoshiko Portrait de hoshiko De compte supprimé 22

Lecteur écriveur | 11H33 | 01/02/2008 | Permalien

« ça fait le gamin qui tire la jupe de sa mère »

Ou le gosse qui chope son copain pour lui faire une prise, genre « tartag » à la récré ! »

Et l'autre, Mittal, avec son sourire : « Ouah, même pas peur ! »

Parce qe vraiment, Mittal, ce qu'il pense de notre PR de pacotille : tout dans la g… rien dans les actes…

Portrait de marie 75

De marie 75

12H34 | 01/02/2008 | Permalien

SarkoL'ump ne peut se revendiquer valet du libéralisme, caniche de Bush et vouloir « mousqueter » contre le libéralisme.
Il était - de surcroît - fort discourtois d'interpeler Mittal face à un auditoire d'industriels indiens.
Mais l'éducation, propre à un chef d'état, ce n'est pas au programme du bling-bling élyséen.

SarkoL'ump se la joue à Zorro !
Un jour, il reçoit les syndicats de Mittal !
Un soir, il « bouffe » avec le Medef !
Et à la nuit … il « happy-birthday » avec des « people » décervelés et des Bouygues Martin Pêcheur.
« A la pêche aux moules »…

Pas de ligne de gouvernement, du zig-zag opportuniste et populiste, un mauvais scénar d'opérette coup d'éclat ! ! ! ! !
Notre Duracell national a épuisé ses piles !

Portrait de cinghiale

De cinghiale

13H47 | 01/02/2008 | Permalien

Hé beh, j'ai bien pointé, toutes les réactions se résument à : « le politique ne peut rien quand l'économique décide ». Les lecteurs de rue89 sont-ils tous aigris-dépressifs ? Moi je prétends qu'un peu de volontarisme renverse la logique la plus établie et que comme disait Audiard « un imbécile qui avance va toujours plus loin que dix intellectuels assis » (version couillue du « pessimisme de la réflexion, optimisme de l'action » de Gramsci). Quand on sait tout ce qu'a dû avoir à surmonter le petit teigneux pour arriver où il est ce n'est pas Mittal ou le conseil d'administration de la SG qui vont le rebuter…

Portrait de jissé

à cinghiale Portrait de cinghiale De jissé

Ingé retraité | 16H09 | 01/02/2008 | Permalien

Bonjour.

Ce n'était pas DIX mais DEUX intellectuels ..

Le « Taxi pout Tobrouk » n'avait plus d'essence … ni de license.

Portrait de Alice77

à cinghiale Portrait de cinghiale De Alice77

11H57 | 02/02/2008 | Permalien

On va le béatifier ton Nico chéri !

Oui, le nombre de cadavres qui traîent derrière lui qui lui ont fait la courte échelle doit être impressionnante.

C'est pas le tout de grimper une montagne, Monsieur Cinghiale, faut-il encore savoir laquelle et comment…

Comme vous êtes romantique avec votre métaphore « on sait tout ce qu'a dû avoir à surmonter ».

On sait ? Vous savez, vous ? Vous savez quoi ?

Et pourquoi fallait-il qu'il surmonte : négocier et traverser le monde demande de la politesse, de la courtoisie, de l'intelligence.

vous lui prêtez un destin de coureur cycliste.
Voius l'aimez tant. C'est charmant.

Je suis sûre si vous lui écrivez tout cela à l'Elysée, il sera touché, au fond de son coeur, vraiment. Et puis il rigolera avec ses potes Pasqua, Balladur, et tous les bandits de la droite franàaise qui l'on bien aidé.
Et puis il rigolera en pensant à Le Pen à qui il a piqué les électeurs.

Portrait de pesta

De pesta

SDF dans l'est | 14H01 | 01/02/2008 | Permalien

On fait du capitalisme ou non ? y'a pas à pleurer pour toutes ces affaires. C'est normal. Ce qui l'est moins c'est quandon annonce des dégraissages sans licenciement. Là, c « est moi qui paie pour tous ces connards et j'aime pas.

Portrait de athénaïs

De athénaïs

15H25 | 02/02/2008 | Permalien

« Le libéralisme n'est pas en cause dans cette question “ Comment oser dire cela ?
Nous sommes passés du capitalisme indistriel, dur et exploiteur des pauvres, chargé d'une morale hypocrite et parfois paternaliste (ma foi, mieux vaut ça qu'esclavagiste) mais qui produisait des choses avec un véritable respect du travail bien fait au capitalisme financier, amoral, inculte voire ignare avide comme jamais d'argent et de pouvoir qui se fout de ce qui est produit, qui n,e s'interesse qu'à ce que cela lui rapporte. Les voilà les parasites.
Quelle était la motivation des dirigeants de la SG pour entrer de plein pied dans les subprimes ? Quelle était la motivation du trader fou au détournement historique ?
L'argent,toujours l'argent mais pas l'argent comme moyen , l'argent comme but suprême comme un dieu à idolâtrer pour lui même.
oui à la rentabilité accrue, oui à la croissance mais à condition qu'elles servent à TOUS et d'abord aux classes laborieuses, employés, ouvriers, patrons de PME, cadres,enseignants, artisans, artistes, petits commerçants à leurs enfants et à leurs anciens, c'est à dire à tous ceux qui produisent, qui produiront ou qui ont produit réellement des richesses et permettent à cette société de tenir face aux coups répétés des actionanires fous.

Portrait de Humain

De Humain

23H43 | 02/02/2008 | Permalien

Que ce soit le patron de Mittal ou un autre… Tout ce monde se moque bien de notre « patriotisme industriel » ! !

Nous soldons nos industries….
Nous soldons nos emplois…

La société générale s'est engluée dans les « subprimes » ! !

De plus, pourquoi donc s'offusquer du rachat possible de la Société Générale par un concurrent ? ?

Nous sommes sur le point de signer (Malgré les résultats du référendum) le traité simplifié, qui instaure une société encore plus libérale ! !

Il faut savoir ce que l'on veut !
Par ailleurs, même notre Ségolène se pâme devant le rapport Attali, qui est un ode au libéralisme ! !

Il faut savoir de que l'on veut.

Si vous ne voulez pas de « ce » libéralisme là, dites le.
Sinon… Laissez faire.
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Portrait de pesta

à Humain Portrait de Humain De pesta

SDF dans l'est | 09H54 | 04/02/2008 | Permalien

Vousn oubliez qu'il y a tentative pour « solder » nos biens culturels. Malraux s'en retourne dans sa tombe.

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