
Retraites : 41 ans de cotisation, la seule solution ?
Xavier Bertrand jure qu'il ne fléchira pas sur ce point de la réforme des retraites, mais opposition et syndicats n'ont pas désarmé.

Xavier Bertrand le clame depuis des semaines : oui il va négocier avec les syndicats la réforme des retraites en préparation, mais non il ne cèdera pas sur le point principal qu'est l'allongement progressif de 40 à 41 ans d'ici 2012 de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein. Une mesure inévitable, selon le ministre du Travail :
« Si nous ne faisons rien, une retraite sur dix ne sera pas financée et le déficit des retraites atteindra 11 milliards d'euros pour la seule année 2012. »
Le texte en est encore au stade des pourparlers, mais déjà il agite la sphère politique et sociale, notamment dans les couloirs de l'Assemblée nationale. Une occasion en or pour l'opposition de montrer les dents et de faire des contre-propositions. Mais les députés UMP demeurent sûrs du bien-fondé de la réforme :
Au premier rang de la majorité, le député Benoist Apparu estime que « c'est indispensable parce qu'on n'a pas cinquante leviers d'action » et « dès lors que les Français vivent plus longtemps, qu'ils travaillent un peu plus longtemps, c'est cohérent ». D'autant que le gouvernement accompagne la mesure de revalorisations :
► Augmentées de seulement 1,1% le 1er janvier, les pensions de retraite bénéficieront d'une nouvelle hausse -non encore fixée- au 1er septembre.► La pension de réversion pour les veufs et veuves augmentera par étapes d'actuellement 54% de la retraite du conjoint disparu à 60% début 2011.
► Le minimum vieillesse sera revalorisé de 5% par an d'ici 2012.
Pour le PS, l'urgence du moment n'est pas d'augmenter la durée de cotisation. « Le problème [du financement des retraites, ndlr] ne se posera vraiment qu'à partir de 2015/2020 », selon le député socialiste André Vallini. « D'ici là, il y a d'autres urgences » et particulièrement « le problème de l'emploi des séniors ».
L'échec de la réforme Fillon de 2003 ?
Seuls 38,1% des 55-64 ans travaillent en effet en France, selon les derniers chiffres de 2006, contre 43,5% dans l'ensemble de l'Union européenne, et « 6 millions de personnes âgées vivent avec des pensions largement inférieures au Smic ». Dès lors, a conclu le bureau national du Parti socialiste dans un communiqué :
« Nous récusons, en l'état actuel, tout allongement de la durée de cotisations qui réduirait encore davantage la proportion des salariés parvenant dans l'avenir à une retraite à taux plein. »
Et aux syndicats d'emboîter le pas au PS en dénonçant l'échec de la loi Fillon sur les retraites adoptée en 2003 et qui devait remédier au sous-emploi des séniors. Une loi sur laquelle ils se basent également pour contester l'allongement à 41 annuités. La réforme Fillon prévoyait cet allongement, sauf si le taux d'activité des personnes de plus de 50 ans n'évoluait pas. Ce qui est le cas. D'où la promesse des syndicats d'émailler le mois de mai de « mobilisations d'ampleur ».
Et le système de retraite par points ?
Si un mouvement majeur venait à bloquer l'action gouvernementale, plusieurs personnalités du centre et de la droite proposent de réfléchir à une troisième voie. Le député UMP François Goulard est de ceux-là :
« L'allongement de la durée de cotisation n'est pas le système idéal. Le système idéal est celui de la retraite par points qui est le seul à assurer durablement l'équilibre des retraites. Mais au sein de la majorité, au sein du gouvernement, les esprits ne sont pas mûrs pour adopter ce système intelligent. »
Un système déjà défendu par François Bayrou durant la campagne présidentielle. Le président du MoDem proposait de « remettre à plat tout le système des retraites » et expliquait la réforme qu'il voulait mettre en oeuvre :
« Dans ce système de retraite par points, où le montant augmente avec le temps de cotisation, les salariés conserveront le droit de partir à la retraite à 55 ans, mais leur retraite sera plus importante s'ils partent plus tard. Cette retraite à la carte aura pour principe le droit pour chacun de définir son temps de travail et son niveau de retraite. »
Une réforme « fondée sur l'égalité », argumente François Bayrou, mais aussi plus « libérale », précise François Goulard. Pas de quoi, certainement, rassurer les syndicats.
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De dragon29
invalide a douarnenez | 17H52 | 01/05/2008 |
si on prend maintenant nos élus cumulards certains touchent une retraite de maire , de sénateur , ou de député ,d'autres de ministres et tout ceci cumulés alors dans ce cas facile de décider pour les français dit de classe moyenne et encore pire pour les autres .
idem pour la sécu , les allocs .
entre autres avantages n'oublions pas que certains sont logés dans des appartes de standing pour le prix d'un loyer hlm , a gauche il faut savoir que tout élu reverse la moitié de ses indemnités a son parti .
mais a droite il n'en va pas de même .
la politique est devenue une profession alors qu'elle devrait être un moment de la vie d'une personne qui donne une période de sa vie a la france .
Je serais pour que tout élus touche une indemnité équivalente a celle d'un cadre moyen et la même indemnité pour tout le monde avec remboursement sur factures des dépenses occasionnées par la charge , et qu'ils touchent une retraite comme si ils avaient travaillés .
Cela les rendraient plus crédibles
De Mobile
18H44 | 01/05/2008 |
Je suis au moyen-âge où quoi ? Elle est où, ma société des loisirs ? 41 ans de bagne (les trolls sont priés de s'abstenir) pour crever le lendemain matin de ma retraite ! Le financement du régime minceur… Rien à foutre. J'en ai marre des ceci, des cela. Je suis fatigué de bosser pour des c…, des petits verbeux (merdeux). Après 30 ans de galère, est-ce que l'on peut avoir la paix ?
De peut-être
18H54 | 01/05/2008 |
Frank Akerman, économiste radical a déclaré dans un livre intitulé Hazardous to Our wealth(« dangereux pour notre richesse »), publié en 1984 par South End, avant même que la sécurité sociale ne fasse l'objet d'un débat : « Ce débat pêche par une erreur de raisonnement. » Le problème est censé être la quantité énorme de personnes nés dans les années 1950et 1960(baby-boom).Elles vont commencer à prendre leur retraite vers 2012. Que va t-il se passer ? Il a fait une remarque fort simple ; certes, le nombre de retraités va dès lors augmenter. Mais l'économie a déjà réglé la question. On s'est occupé de ces personnes durant leur enfance. Lorsqu'on a 6 ans, on ne travaille pas pour gagner un salaire. Si l'économie a pu s'occuper de ces personnes lorsqu'elles étaient petites, elle pourra s'en occuper lorsqu'elles prendront leur retraite.
En fait, on a affaire aujourd'hui à une économie beaucoup plus riche, bien que son taux de croissance ait été inhabituellement bas. Elle reste plus riche que dans les années 1960. En 2012, elle sera encore plus riche, même si l'on accepte le pronostic grotesque des administrateurs. Il en résulte que, s'il a été économiquement possible de prendre en charge ces personnes lorsqu'elles étaient enfants, il en ira sûrement de même lorsqu'elles prendront leur retraite.
Quand on observe les calculs démographiques qui ont été avancés, l'indicateur généralement utilisé pour repérer la crise est ce qu'on appelle « le ratio de dépendance ».C'est la population d'adultes de plus de 20 ans gagnant leur vie rapportée au nombre total de gens ayant plus de 20ans.Il est vrai que ce ratio va diminuer. Le pourcentage de gens de plus de 20ans va décliner. Tout le monde en convient . A mesure que le nombre de retraités augmentera, il y aura plus de dépendance.
D'un autre côté, si l'on se penche sur une autre mesure, le « ratio de dépendance totale », c'est à dire le chiffre de l'ensemble de la population rapporté au nombre des travailleurs, ce ratio n'évoluera guère. Dans tous les cas, il sera meilleur qu'il ne l'a été entre 1960 et 1975. Par conséquent, aussi loin qu'on puisse faire des projections démographiques, disons jusqu'au milieu du siècle, le ratio de dépendance totale sera meilleur qu'il ne l'était dans les années 1960 et au début des années 1970. La raison ? C'était la période du baby boom. Il en résulte que les projections démographiques, si elles sont sérieuses, n'indiquent aucune crise.
De peut-être
19H13 | 01/05/2008 |
Retraites une solution supprimer le plafond de la sécu ex :
Le plafond appelé aussi « Tranche A » ( ou TA ou T1 ) est réactualisé tous les ans au 1er janvier. Il sert de base de calcul pour les cotisations de la caisse de vieillesse de la sécurité sociale.
A partir de la tranche A, il y a la tranche B ( ou TB ) qui est égale à 3 fois la tranche A et la tranche C ( ou TC) égale à 4 fois la tranche A.
Imagine une pyramide. A la base tu trouves la TA (1 plafond) au-dessus tu places la TB (3 TA = 3 plafonds) et encore au-dessus la TC (4 TA = 4 plafonds) et encore au-dessus la TD.
Le tout doit te donner ton salaire brut = TA + TB +TC + TD.
Beaucoup de salaires bruts sont en-dessous du plafond, c'est-à-dire inférieur à la TA . Si la TA= 2682 € un salaire brut de 2000€ est dit « sous le plafond ». Les cotisations sont calculées pour toutes les caisses sur ce brut de 2000€.
Un salarié non-cadre avec un salaire de 3000€ cotisera par exemple à la caisse de retraite complémentaire (ARRCO) sur la TA donc sur 2682€ au taux de 3 % et sur la TB soit 318 € (3000 - 2682) au taux de 8%. Le salarié non-cadre ne cotise pas à l'ARRCO au-dela de 3 fois le plafond.
Un salarié cadre touchant 5000€ cotisera à l'ARRCO sur la TA soit au taux de 3 % sur 2682 puis à l'AGIRC sur la TB au taux de 7,70% sur 2318 € (5000 brut - 2682 TA = 2318 TB).
Un cadre supérieur gagnant 15000€ cotisera sur :
- ARRCO : TA 2682€ X 3%
- AGIRC : TB (=maximum 3TA) 8046€ X 7,70%
- AGIRC : TC (= maximum 4 TA) 15000€ - 2682€ - 8046€ = 4272€ X taux du contrat
Il est intéressant de savoir que lorsque tu paies des cotisations au taux de 3 % à l'ARRCO, l'employeur paie lui 4,50 % donc le total de tes cotisations est de 7,50 % de ta TA.
A l'AGIRC le salarié paie au taux de 7,70% sur sa TB l'employeur paie 12,60% soit au total les cotisations s'élèvent à 20,3% de la TB.
Bien sur que ta retraite sera calculée en fonction de tes cotisations….plus elles sont fortes, meilleure sera ta pension de retraite, celle de la sécu n'étant pas bien grasse….
Il est à noter aussi que maintenant les cotisations se calculent de + en + sur le brut…alors qu'auparavant beaucoup étaient plafonnées…et encore avant il n'y avaient pas de cotisations, ou du moins très symboliques….
à peut-être
De la champenoise
21H27 | 01/05/2008 |
Si je me souviens bien (je peux me tromper …) le taux de cotisation au régime complémentaire est déterminé par l'employeur, et, selon que celui-ci décide d'être généreux ou pas, votre retraite sera ou ne sera pas. Quelqu'un peut-il confirmer ?
à la champenoise
De jpc45
21H34 | 01/05/2008 |
On va dire que ce n'est pas vrai même si les conventions collectives d'une branche peut se monter plus généreuse.
De Grums
à bâbord + + | 20H06 | 01/05/2008 |
Rien à rajouter, si ce n'est que si ces marionettes locataires de l'élysée à la solde du medef et consors, reussissent à faire passer les 41 ans de cotisations, ce sera le début de la fin de la retraite à 60 ans ! Objectif 65 voir 70 ans. Nos mouflets eux rameront jusqu'à 75 ans.
Le gros raff disait que ce n'est pas la rue qui commande, on va lui prouver encore une fois le contraire.
N'oublions pas non plus que ce bien eux les locataires de l'élysée, que les proprios c'est nous, et que nous pouvons les virer quand on veux si nous sommes unis ! ! !
à Grums
De MAGENTA
Pesteux génétique | 07H36 | 02/05/2008 |
La fin de la retraite à 60 ans ? ? ? ?
Qui a dit cela ? ? ?
Pour l'instant ,le droit de prendre sa retraite est toujours à 60 ans .L'idéal serait de commencer sa carrière à 20 ans comme ça 40 ans après ,retraite ! !
Mais si ceux qui ont fait des études attendent d'avoir 40 ans de versements pour partir ,ceux qui comme moi ont commencé de bonne heure versent plus longtemps ,moi par exemple j'ai versé 42 ans donc deux ans de plus ! ! !
Il serait intéressant de savoir qui cotise 42 ans et plus .
De Michel Kasper
21H12 | 01/05/2008 |
Il y a aussi un petit détail dont on ne parle jamais. C'est que le problème des retraites n'est pas un problème éternel mais un problème passager comme la vie. On nous affole avec les chiffres de 2020, les déficits éternels qui vont peser sur toutes les générations qui vont suivre, sans préciser que les comptes s'amélioreront mécaniquement à partir de 2030 parce que les babyboomers (moi) commenceront à mourir en masse, et que ceux qui partiront à la retraite (leurs enfants) ont fait assez d'enfants pour rééquilibrer la pyramide.
Il y a donc peut-être à trouver des solutions transitoires, mais en insistant sur leur côté transitoire. Une manière volontariste de passer le cap en maintenant fermement l'idée de la retraite par solidarité, plutôt que de se lancer dans une solution libérale de non retour.
De jpc45
21H32 | 01/05/2008 |
Bonjour,
Je suis actuaire et donc un professionnel de la problématique des retraites.
Je lis malheureusement beaucoup de contre vérité sur ce forum, voire d'ignorance…
Tout d'abord je vais essayer de réagir sur des mélanges fait : un système de retraite par répartition n'est pas un système de solidarité (à part de solidarité intergénérationnelle) : on a droit à une retraite si on a travaillé. Un mécanisme de solidarité doit exister mais en dehors du système de retraite : ne mélangeons pas svp.
2eme point : oui avec la montée des retraites des pays boomers, les déficits vont exploser (pendant 30 ans) et les comptes vont s'améliorer ensuite…tout en restant très négatifs donc ne laissont pas passer le fait que c'est juste transitoire
oui, il faut améliorer la situation de l'emploi des séniors et diminuer le taux de chomage, mais cela restera insuffisant.
J'entends que certains souhaitent que le capital soit mis à contribution : pourquoi pas mais par définition les revenus du capital sont aléatoires : peut on construire un système de retraite avec des revenus alélatoires ? aucun spécialiste un peu sérieux (je ne parle pas d'économistes…) ne me semblent avoir proposé cette solution
J'entends aussi parler des exonérations des charges patronales allouées par l'état : depuis la loi organique de 2005, l'état doit compenser leces exonérations. Donc si on fait disparaître les exonérations de charges, on ne fera pas disparaitre les déficits de la sécutité sociale.
De affreuxjojo
21H45 | 01/05/2008 |
« Voyez tous ces politiciens qui donnent aux autres des leçons qu'ils ne s'appliquent jamais à eux mêmes, qui veulent imposer aux autres des comportements, des règles, des sacrifices qu'ils ne s'imposent jamais à eux-mêmes. »
Si je vous rappelle que je cite ici un discours de Sarkozy (entre les deux tours), ça ne vous donne pas encore un peu plus l'envie de lui coller deux baffes ?
De deux choses l'une : soit le mois de mai sera chaud, soit les salariés seront cuits. C'est à vous de voir.
De kookie68
22H15 | 01/05/2008 |
On peut se demander pourquoi ce sont toujours les mêmes qui mettent la main au porte-monnaie. Travailler plus pour gagner plus ? Mon œil ! Si on fait le rapprochement entre les 40 milliards d'euros de la fraude (évasion ? ) fiscale annuelle en France et les besoins budgétaires de l'Etat, le compte est vite fait.Alors travailler un an de plus, c'est définitivement au-dessus de nos forces.
De sud66
Physionomiste | 23H48 | 01/05/2008 |
Les retraites parlons en , evidement .Je m'interroge sur certains points comme on l'annonce .Pourquoi ne font il pas ce hommes politiques , les personnes du secteur militaire qui arrivent a auteurs de 15 années de services et bien plus de travail dans le civil , deja on gagnerais beaucoup , ensuite nos hommes politiques la aussi arrêtons de les laisser ce faire de trés bon salaire sur notre dos et bien entendu plusieur titres politiques , comme sénateur ,Maire ect.. la aussi on aurai de l'econnomie .Et comme dirais notre président actuel , voila ce qui pourais s'appeler de la bonne éconnomie et du pouvoirs d'achat non . Mais bien entendu il ne faut pas toucher au acquis de la politique sinon ces messieurs ne pourrais pas vivre correctement .Mais ne revons pas ce systéme a toujours été et le restera malheureusement pour nous .Personne ne prendra le courage en france de le denoncer et de le faire changer .
à sud66
De Grums
à bâbord + + | 06H37 | 02/05/2008 |
Pas fous ces politiques, de gauche comme de droite, ils ne vont pas scier la branche sur laquelle ils sont assis, tous unis pour préserver leurs acquis.
Si reformes il doit y avoir que l'on commence déjà par le haut. Remise à plat des privilèges, des avantages, du faste…etc etc. Après nous pourrons discuter de nos retraites…..si on veut ! ! !
De mica
07H39 | 02/05/2008 |
On vois que les 1.400.000 fonctionnaires plus les assimilés ( sncf, edf,ect), principaux pourvoyeurs d'électeurs d'une gauche qui a toujours éviter de brusquer leurs chouchoux, sont en transe. D'ailleurs, qui defendent en exclusivité les syndicats ? , cette tranche de Français qui ont obtenus des avanyages quant la France allait bien, et qui ne veulent surtout pas les partager.
Pour la retraite : il y a vingt ans, un fonctionnaire par exemple, bénéficiait de 8 années de retraite. Aujourd'hui, c'est 25 ans. Mais il ne faut toujours rien changer. déplorable. Ce sont ces avantages obtenus à crédit, qui laissent une facture collossale à nos gosses, mais ça, ils s'en foutent.
à mica
De Grums
à bâbord + + | 08H55 | 02/05/2008 |
@mica
La france va mal ? A qui la faute ?
Sncf, edf,etc, sont entres autres les derniers bastions de la revendication en france. Quand eux n'existerons plus, nous pourrons dans le privé garder le pantalon bien bas faute d'avoir su garder la tête haute.
Quand à moi qui suis dans le privé je me bats pour préserver mes acquis, mais non seulement, je vise ce qui existe en mieux, 37 ans de versements….etc etc Je ne cherche pas à faire tomber ceux qui ont mieux, au contraire. Je veux que mes enfants aient mieux et plus que ce que moi j'ai eu.
Quand aux financements, les moyens existent, encore faut-il que nous ayons le courage d'aller les chercher ou ils sont, demandez à Besancenot ! ! !
à mica
De Michel Kasper
17H02 | 03/05/2008 |
1) Pourquoi voulez vous que la gauche brutalise ses chouchoux, comme vous dites. Est-ce que la droite brutalise les siens (bouclier fiscal, successions, Mme Parisot en transe dès que M. Sarkozy dit un mot) ?
2) Les syndicats défendent d'abord les fonctionnaires parce qu'ailleurs ils sont très peu implantés. Trouvez-vous ça bien, le fait qu'ils soient si peu représentés ?
3)Les fonctionnaires sont des parasites ? Donc les enseignants sont des parasites, les infirmières des parasites, les juges des parasites, les policiers des parasites, les militaires des parasites ?
4) Et si les fonctionnaires défendent leurs avantages acquis, est-ce que c'est plus mal que les grands patrons qui défendent leurs parachutes en or ? C'est mal de défendre les avantages acquis dans la société du chacun pour soi ? Vous connaissez beaucoup de monde qui offre ses avantages à l'intérêt collectif, vous ? Et puis quoi, vous êtes collectiviste ou quoi, à vouloir que les petits et les moyens se sacrifient pour la collectivité ? Vous êtes un collectiviste du sacrifice de la masse, et un libéral des avantages de quelques uns ?
à mica
De CAUSTICUM
désabusé de plus en plus ... | 16H16 | 04/05/2008 |
Il y a 20 ans, un « fonctionnaire » ne continuait à aller chez le boulanger (tous les jours), que pendant 8 ans ; pendant seulement 8 ans, il allait chez le boucher deux fois la semaine et une fois le vendredi (tradition oblige) ; quand il partait en retraite, il faisait avec sa vieille bagnole, pour les 8 ans qui lui restaient à vivre et dans le meilleur des cas, il en achetait une (la dernière) plus sûre, pour finir sa vie de conducteur.
Désormais, mica, comme vous l'écrivez, ce même fonctionnaire va consommer pendant 25 ans et notamment va changer de bagnole au moins 3 fois au cours de cette période.
Qui plus est, il va aider financièrement ses marmots devenus grands et n'arrivant pas à joindre les deux bouts.
Ce serait bien dommage de freiner sa consommation à ce « fonctionnaire », vous croyez pas mica ? Parlez-en à votre boucher …
De LABELDU64
entre mer et montagne | 11H10 | 02/05/2008 |
Une solution n'a pas encore etait testée :
L'euthanasie active des plus de 90 ans.
En effet, je m'explique :
-les plus de 90 ans sont les plus gros consommateurs de la sécurité sociale d'où le deficit
-on ferait des économies sur les retraites ( il semble aberrant en effet de continuer un systeme où on est à la retraite plus longtemps que le temps de cotisation )
-les plus de 90 ans font tres peu tourner l'économie car ils consomment tres peu ( un rien les nourris, ne changent pas de voitures ni d'ordinateurs tous les quatres matins, leurs vetements sont les memes q'il y a 30 ans).
Bref on se rend compte qu'économiquement, ils coutent beaucoup et rapportent peu.
L'euthanasie active devient donc une solution économiquement viable.
PS : si un membre du gouvernement lit mon post, je l'informe qu'il faut le lire au deuxieme degré, desfois qu'il reprendrait l'idée afin de la faire appliquer.
à LABELDU64
De CAUSTICUM
désabusé de plus en plus ... | 16H30 | 04/05/2008 |
Rassurez-vous, LABELDU64, même si un membre du gouvernement venait à lire votre post, il n'y a aucun risque pour nos nonagénaires, car à la différence des citoyens de base, j'ose espérer que les membres du gouvernement savent, eux, que même à 90 ans, un citoyen contribue à faire tourner l'économie ; il enrichit notamment son docteur ; les labos pharmaceutiques ; l'infirmière qui vient le voir tous les matins etc … en bref, il contribue à la circulation de la monnaie. De ce strict point de vue, il représente une véritable rente, positive je dis bien.
Parlez-en à une infirmière libérale …
De firrefox
11H26 | 02/05/2008 |
bonjour
pourquoi ne pas supprimer la retraite,car avec 70 ou 75 p de retraite on va faire des futurs pauvres, surtout que tous les prix flambe
De bacile
Artiste ligérien | 12H12 | 02/05/2008 |
Tout est expliqué, lu, compris : que faisons-nous ?
à bacile
De Grums
à bâbord + + | 06H26 | 03/05/2008 |
Au risque de me répéter : Gréves, manifs, grèves, manifs………etc etc. L'idéal serait qu'un secteur fasse gréve, que ceux qui bossent financent (quelques piècettes chacun), on inverse et ainsi de suite, la victoire est à nous. J'en rêve ! ! !
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 13H36 | 02/05/2008 |
J'oubliais : depuis mars 2007 l'âge officiel de la retraite aux USA est repoussé à 67 ans et 8 mois, sauf cas d'invalidité et de pénibilité démontré. Cela vaut pour tout le monde.
Il est vrai que les Américains ne rechignent pas au travail…
Une sociologie du labeur tenant compte des spécifités de chaque Etat et de ses traditions permettrait sans doute de remettre le débat sur l'âge de la retraite en perspective…
De Auda Louis
Retraité du BTP | 14H37 | 02/05/2008 |
Bien sûr qu'il faut côtiser 41 ans,(cela empêcherait un peu de travail au noir)mais il faut aussi assurer que l'on pourra,sans être licencié,travailler jusqu'à cet âge,(moi j'ai travaillé jusqu'à 65 ans et je n'en suis pas mort ! ) j'ai pourtant travaillé les trois huit en galerie souvent.
Je ne suis pas le seul,mais il y avait des travailleurs en ce temps là,non des fénéants,poussés en plus par des syndicats félons et inconscients !
Cgtistes et autres,qui ne vivent (sans rien faire souvent)que sur le dos de ceux qui les écoutent et payent leur côtisations)
Il y a de moins en moins de côtisants,de plus en plus de bénéficiaires,alors,l'argent ne pousse pas tout seul sous un cailloux.
Il y a aussi les retraites trop élevées que l'on paye même à nos parlementaires et à d'autres,il faut supprimer les abus,les passe droits,il faudrait une seule caisse de retraite pour tous,une caisse nationale,et aussi rétablir une vrai hiérarchie des salaires qui a été faussée par les augmentations par pourcentage,ceux qui ont des salaires élevés touchent beaucoup,et ceux qui ont des bas salaires,touchent peu,les augmentations du coût de la vie sont pourtant les mêmes pour tous ! il faudrait une somme uniforme pour chacun !
On pourrait aussi trouver de l'argent en taxant suffisamment tous ces jeux de hasard qui truffent nos chaines de télé,les lotos etc…ou des sommes que beaucoup ne gagnent pas en un an,sont mises en jeu sur un chiffre donné,un grattage,une réponse idiote à une question idiote,un simple numéro.
Taxer aussi les marges arrières,les stock options etc…ainsi que les « salaires trop élevés de certains PDG et d'autres…(il ne faudrait même pas oublier les ministres…)
à Auda Louis
De CAUSTICUM
désabusé de plus en plus ... | 10H46 | 04/05/2008 |
Auda Louis, je suis désolé, mais les 10 premières lignes de votre post méritent à mon goût le qualificatif de « naze » et manifestement, je ne suis pas le seul, sur ce forum, à porter ce jugement.
Par contre et paradoxalement, la suite est pertinente, notamment la dénonciation des augmentations en pourcentage, qui creusent l'écart entre riches et pauvres, d'année en année ; et la proposition de taxer très très lourdement les bénéfices engendrés par ces jeux « à la con », véritables tombolas déguisées, où l'objectif n'est autre que de faire gonfler la quantité d'unités téléphoniques au profit des opérateurs.
De Anny Paule
docteur en sciences de l'éducation | 14H57 | 02/05/2008 |
La question de fond est idéologique : il s'agit, pour ceux qui sont « aux manettes », tant UMP que PS de faire en sorte de justifier un modèle ultralibéral qui a atteint ses limites… et que nombre de nos concitoyens ont cautionné et cautionnent encore.
Pour que ce système perdure, tous (au gouvernement et dans les antichambres patronales)tentent de faire main basse sur les acquis du CNR (Le gouvernement actuel, plus encore que ses prédécesseurs, puisqu'il est à la solde du MEDEF et de la « Finance »).
Nul ne dit que c'est notre génération, celle des « papyboomers », qui a financé, durant sa période active, les retraites de ses « anciens » qui, eux, n'avaient jamais cotisé, en particulier dans le monde des agriculteurs, des artisans et commerçants, des professions libérales… ce qui fait beaucoup de monde ! ! ! Cette génération-là a trouvé cela naturel et normal, au nom du principe de solidarité.
Le système ultralibéral ne survit qu'en parasite : ceux qui, à la base, fondent sa richesse par leur travail, dans quelque secteur d'activité que ce soit, ne sont pas pris en considération et sont traités avec mépris. Il est des néologismes qui en disent long sur les mentalités… « charges sociales » en est un. Or, durant des décennies, avant l'invention de ce terme qui en dit long sur certaines intentions, il existait une sorte de contrat moral entre le travailleur et son employeur, (privé ou public). Chacun, à sa mesure, faisait don d'une petite partie de ses revenus pour financer les retraites et la sécurité sociale… pour que la vie collective, la vie sociale puisse se poursuivre le plus harmonieusement possible. C'était normal ! C'était dans l'ordre des choses !
Actuellement, ce qu'on essaie de mettre dans la tête des gens, c'est qu'ils sont une charge, un poids, dans le système économique. (« Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage » ! C'est bien connu ! )
De plus, certains ont la très mauvaise idée de vivre trop longtemps ! Et d'avoir besoin de soins ! Et ça ne rapporte rien ! Dans un système où tout est devenu marchand ou marchandise, ça dérange ! Et ce sont les mêmes qui cassent ces systèmes de solidarité qui prétendent donner des leçons sur « Les Droits de l'Homme » !
Il n'est plus de solution raisonnable dans un système caduc… Si, tous, en masse, ne faisons pas entendre notre voix, nous aurons des lendemains difficiles. Or, à ce jour, existent une petite minorité de Nantis (qui disposent de TOUS les pouvoirs) et une large majorité d'exploités (dans tous les sens du terme, victimes d'un système inique et inepte) que l'on se charge d'accabler de tous les maux ! On désigne comme coupables les victimes et comme victimes les coupables… A nous de savoir Résister… Ce sera dur, mais c'est la seule solution qu'il nous reste… avant le chaos organisé par toutes les lois scélérates qui chaque jour mettent à bas plus d'un siècle de luttes.
De yaka-taka
15H16 | 02/05/2008 |
Hausse des cotisations retraite en vue ?
(A lire sur HTTP : //WWW.YAKA.TK)
C'était annoncé. Ils le feront contre vents et marré ; à moins que …
Mais ce n'est fini pas comme, contrairement à ce qui nous a été dit, cela ne sera suffisant il se trame un nouveau coup de Jarnac (d'arnaque).
Ils (le gouvernement & Co) essaient de trouver un moyen pour réaliser une hausse des cotisations retraite.
En effet, ils savent que ce qu'ils nous chantent est une mesurette qui ne résoudra presque rien.
Le seul problème qu'ils doivent résoudre est qu'il ne faut pas que cela se voit ; un gros problème à résoudre.
Evidemment tout leur pouvoir de persuation va être mis pour nier ce projet ; même si, peut être, ce n'est pour l'instant qu'une idée de projet.
A suivre de très très prés.
YAKA-TAKA sur YAKA.TK
De cinghiale
16H19 | 02/05/2008 |
Histoire de contredire… D'accord, dans le privé l'emploi des séniors plafonne à 38% faute de boulot, mais dans la fonction publique (j'en suis) ce sont les conditions favorables des retraites qui font partir les gens. Or, un enseiganant qui part à 55 ans, tant mieux pour lui, mais quelle image désastreuse pour les jeunes. Autre chose : il y aurait des solutions alternatives ? Alors pourquoi tous les autres pays optent-ils aussi pour l'allongement. M'inquiète toujours notre syndrome du village gaulois. Enfin, dernier point, le vrai débat n'est-il pas l'intérêt au travail : actuellement je travaille dans une ambiance agréable avec un patron sympa, je peux tenir plusieurs années ; ma précédente patronne, une conne finie m'avait écoeuré du boulot. Qu'y peut l'Etat ? Allez, j'insiste, même hors 35 heures, on travaille 2 jours, on se repose 1. A part pour les métiers spécifiquement très durs, c'est réellement infernal ?
De LeSultanDeBruni
. | 17H04 | 02/05/2008 |
Il faudrait mettre le petit gros sur un chantier, sous la pluie et dans le froid, avec un marteau piqueur dans les mains pendant 7 heures et lui demander au bout d'un mois ce qu'il pense des 41 années de cotisations.