
Retraites : 41 ans de cotisation, la seule solution ?
Xavier Bertrand jure qu'il ne fléchira pas sur ce point de la réforme des retraites, mais opposition et syndicats n'ont pas désarmé.

Xavier Bertrand le clame depuis des semaines : oui il va négocier avec les syndicats la réforme des retraites en préparation, mais non il ne cèdera pas sur le point principal qu'est l'allongement progressif de 40 à 41 ans d'ici 2012 de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein. Une mesure inévitable, selon le ministre du Travail :
« Si nous ne faisons rien, une retraite sur dix ne sera pas financée et le déficit des retraites atteindra 11 milliards d'euros pour la seule année 2012. »
Le texte en est encore au stade des pourparlers, mais déjà il agite la sphère politique et sociale, notamment dans les couloirs de l'Assemblée nationale. Une occasion en or pour l'opposition de montrer les dents et de faire des contre-propositions. Mais les députés UMP demeurent sûrs du bien-fondé de la réforme :
Au premier rang de la majorité, le député Benoist Apparu estime que « c'est indispensable parce qu'on n'a pas cinquante leviers d'action » et « dès lors que les Français vivent plus longtemps, qu'ils travaillent un peu plus longtemps, c'est cohérent ». D'autant que le gouvernement accompagne la mesure de revalorisations :
► Augmentées de seulement 1,1% le 1er janvier, les pensions de retraite bénéficieront d'une nouvelle hausse -non encore fixée- au 1er septembre.► La pension de réversion pour les veufs et veuves augmentera par étapes d'actuellement 54% de la retraite du conjoint disparu à 60% début 2011.
► Le minimum vieillesse sera revalorisé de 5% par an d'ici 2012.
Pour le PS, l'urgence du moment n'est pas d'augmenter la durée de cotisation. « Le problème [du financement des retraites, ndlr] ne se posera vraiment qu'à partir de 2015/2020 », selon le député socialiste André Vallini. « D'ici là, il y a d'autres urgences » et particulièrement « le problème de l'emploi des séniors ».
L'échec de la réforme Fillon de 2003 ?
Seuls 38,1% des 55-64 ans travaillent en effet en France, selon les derniers chiffres de 2006, contre 43,5% dans l'ensemble de l'Union européenne, et « 6 millions de personnes âgées vivent avec des pensions largement inférieures au Smic ». Dès lors, a conclu le bureau national du Parti socialiste dans un communiqué :
« Nous récusons, en l'état actuel, tout allongement de la durée de cotisations qui réduirait encore davantage la proportion des salariés parvenant dans l'avenir à une retraite à taux plein. »
Et aux syndicats d'emboîter le pas au PS en dénonçant l'échec de la loi Fillon sur les retraites adoptée en 2003 et qui devait remédier au sous-emploi des séniors. Une loi sur laquelle ils se basent également pour contester l'allongement à 41 annuités. La réforme Fillon prévoyait cet allongement, sauf si le taux d'activité des personnes de plus de 50 ans n'évoluait pas. Ce qui est le cas. D'où la promesse des syndicats d'émailler le mois de mai de « mobilisations d'ampleur ».
Et le système de retraite par points ?
Si un mouvement majeur venait à bloquer l'action gouvernementale, plusieurs personnalités du centre et de la droite proposent de réfléchir à une troisième voie. Le député UMP François Goulard est de ceux-là :
« L'allongement de la durée de cotisation n'est pas le système idéal. Le système idéal est celui de la retraite par points qui est le seul à assurer durablement l'équilibre des retraites. Mais au sein de la majorité, au sein du gouvernement, les esprits ne sont pas mûrs pour adopter ce système intelligent. »
Un système déjà défendu par François Bayrou durant la campagne présidentielle. Le président du MoDem proposait de « remettre à plat tout le système des retraites » et expliquait la réforme qu'il voulait mettre en oeuvre :
« Dans ce système de retraite par points, où le montant augmente avec le temps de cotisation, les salariés conserveront le droit de partir à la retraite à 55 ans, mais leur retraite sera plus importante s'ils partent plus tard. Cette retraite à la carte aura pour principe le droit pour chacun de définir son temps de travail et son niveau de retraite. »
Une réforme « fondée sur l'égalité », argumente François Bayrou, mais aussi plus « libérale », précise François Goulard. Pas de quoi, certainement, rassurer les syndicats.
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à pierrejcallard
De déluge
menuisier | 11H25 | 02/05/2008 |
On sanctionne le PS tant que ces fainéants ne préconnisent pas des mesures de bien public.
à déluge
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 01H31 | 03/05/2008 |
@ Deluge Menuisier. D'accord. Après ? Pour quelques mesures de bien public…
http://nouvellesociete.org/5165.html
Pierre JC Allard
De anti_Tsarcosy
etudiant | 13H03 | 01/05/2008 |
Encore ce Benoit Apparu : -)
Vue sa mauvaise foi qui transparait dans ses articles sur Rue89, et considérant son soutien à la reforme des retraites, j'en conclus que celle-ci est mauvaise
à anti_Tsarcosy
De la champenoise
15H24 | 01/05/2008 |
Je pense comme vous que Monsieur Apparu ne réfléchit guère quand il soutient la réforme concoctée par le gouvernement. Allonger la durée de cotisation alors que l'on sait que plus le temps passe moins les gens arrivent à travailler et surtout à cotiser pendant la période exigée est vraiment se moquer du monde.
Il est vrai que lorsque comme lui on est député durant 5 ans on est sûr d'avoir au moins 1500 € de retraite mensuel, on n'a guère de soucis à se faire. Pour ma part, j'ai travaillé et cotisé durant 42 ans pour que ma retraite (retraite du régime général + retraite complémentaire) n'atteigne même pas ce montant. Alors, où est l'équité - je dis bien équité et non égalité - Monsieur Apparu ? Vos 5 ans - si occupé soyez vous à défendre vos électeurs - valent-ils tellement plus que toute une carrière d'employée ?
à la champenoise
De lilialbazar
travailleure sociale à Toulouse | 09H18 | 02/05/2008 |
b jour,
je dirais même -au sujet des retraites des députés, qui je le rappelle peuvent cumuler toutes autres retraites- ; soit, ils ont droit à 1500 euros pour une députation de 5 ans mais pourquoi encore 1500 euros pour 5 autres années supplémentaires et ainsi de suite. auraient-ils plusieurs vies ? 1500 euros qu'ils soient députés 5 ou 30 ans cela devrait suffire 1500 euros ! ! ! ce serait un bon début pour partager la peine des retraité-es smicards.Qui, eux n'auront jamais cette somme. je propose d'envoyer un courrier à chaque député en posant cette question… by
à anti_Tsarcosy
De dalun
19H35 | 01/05/2008 |
le bertrand , c'est un commercial des assurances privées ! .
De skalpa
actif et militant ? | 13H04 | 01/05/2008 |
Je ne sais comment seront les retraites d'ici une trentaine d'années, j'aviserais à ce moment là, mais je ne crois pas que les choses iront en s'améliorant…

en espérant que mon travail d'alors me plaira et me permettra d'envisager assez sereinement l'avenir…
Je pourrais toujours me dire que j'ai profité de ma retraite entre 24 et 28 ans, périodes de chômage choisi et/ou subi…
Pour l'instant, je ne peux être que solidaire avec ceux et celles qui voient, après une vie de labeur et d'attente de ce moment, cette échéance s'éloigner à petit pas…
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De skalpa
actif et militant ? | 15H01 | 01/05/2008 |
Ps : j'ai trouvé une solution pour résoudre le problème des retraites :

allez travailler en Inde pour 160 à 320€ avec un niveau bac +2 exigé grâce aux annonces de l'ANPE !
Véridique, pour plus d'infos à ce sujet, véridique et effrayant, vous savez comment faire….
à skalpa
De Leloupiot
16H29 | 01/05/2008 |
La remarque de skalpa est ambigüe. Doit-on comprendre que le problème des retraites est un caprice de riche car en Inde, on est content de travailler pour 160-320€ sans, en plus, râler pour sa retraite ?
Je ne comprends pas où vous voulez en venir. Que suggérez-vous dans cette remarque ?
à Leloupiot
De skalpa
actif et militant ? | 16H44 | 01/05/2008 |
la réponse est….
à skalpa
De Leloupiot
03H07 | 02/05/2008 |
Merci, j'avais compris … Mais pas vous apparemment car vous ne dites rien sur le fond, alors je persiste : l'une des façons d'éviter que les pays riches (actifs et retraités) vivent sur le dos des pays pauvres, c'est d'aller travailler en Inde et non pas d'enrichir le capitalisme occidental et d'alimenter notre égoisme.
à Leloupiot
De skalpa
actif et militant ? | 08H46 | 02/05/2008 |
T'as raison va enrichir le capitalisme indien !
à Leloupiot
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 00H55 | 04/05/2008 |
Que des gens considerent encore l'immigration et le libre échange comme des gestes de solidarité envers le tiers monde dépasse l'imagination.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5169.html
De Hououji_Fuu
Racaille Syndicale (oh yeah !) | 13H06 | 01/05/2008 |
Ce que je ne comprends pas dans toutes ces annonces de mesures et toutes les analyses qui tournent autour, c'est pourquoi tout le monde accepte de s'enfermer dans une logique perdante.
Je m'explique : jusqu'à aujourd'hui, le système de pensions se base sur les cotisations payées par les travailleurs actuels pour payer les retraites des personnes qui ont atteint l'âge. Ce système se base sur un fait qui était vrai quand il a été instauré, mais qui n'est plus vrai du tout maintenant : que la richesse provient en grande majorité du travail.
On le voit bien quand on analyse la structure des PIBs des pays européens : la part des salaires dans le PIB européen a régressé de quasi 20% en 30 ans.
Tant les gouvernements (de droite en particulier) s'obstineront (comme par hasard) à travailler dans un environnement faussement fermé, où seuls les revenus du travail sont utilisés pour payer les retraites, on n'en sortira jamais. La tendance est claire et ne s'inversera plus, à moins d'une révolution mondiale qui démolisse ce cancer galopant qu'est la finance.
Continuer à vouloir financer les retraites par les seuls revenus du travail, c'est simplement se condamner à revoir l'âge de la retraite, ou la durée de cotisations, à la hausse tous les deux ou trois ans, pour finir avec une super situation à l'américaine, où les seniors de 70-80 ans « travaillent plus pour gagner » plus en étant exploités comme des esclaves, traités comme des chiens parce que sinon ils ne peuvent plus se payer leurs médicaments, ni vivre…
La seule solution c'est d'ouvrir le jeu, de regarder la réalité en face, d'observer le glissement des richesses, et d'admettre que ce qui ne vient plus du travail vient d'ailleurs. Il est grand temps de mettre le gentil monde de la finance à contribution.
C'est ça, ou crever à l'américaine à brève échéance. Mais la droite aurait-elle le courage de s'attaquer à ses amis, ou préfère-t-elle la gloriole de diviser les travailleurs entre eux, de leur faire miroiter des jours meilleurs qui ne viendront pas (qui ne viennent pas depuis combien d'années maintenant ? ), et de faire ses réformes qui visent à laisser les pauvres se partager leur pauvreté ?
A ciao bon premier mai !
à Hououji_Fuu
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 13H28 | 01/05/2008 |
Excellent Hououji_Fuu, clair précis et tellement juste.
Merci à vous !
Je ne sais pas si c'est la seule solution mais il est vrai que la balance entre la valeur du travail et de la bourse a glissé dans le mauvais camp, en s'empirant d'année en année.
La chute a commencé depuis la création du CAC40 et multiplié l'avantage de la bourse au détriment du travail.
Peut-être aussi obliger à des proportions raisonnables entre les deux ?
à Les Chats
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 15H02 | 01/05/2008 |
Certes, Les Chats, mais pas un mot sur la refonte du Code du travail :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/05/le-code-du-trav.html
qui tombe le jour de la Fête du Travail… alors que le Code nouveau n'est pas arrivé dans les rayonnages.
Vachement pratique, non ?
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De kk
star malgré elle | 16H55 | 02/05/2008 |
Attention Fabien,
Toi qui es souvent si attentif à la terminologie (dürfen wir immer dutzen ? ), as-tu oublié que l'expression « fête du travail » a été instaurée par Pétain le 24 avril 1941, l'églantine rouge, associée à la gauche, est alors remplacée par le muguet.
Peut-être « fête des travailleurs » (même ceux privés d'emploi)
Quant au code du travail, nous risquons fort ici d'en reparler
à Hououji_Fuu
De lilialbazar
travailleure sociale à Toulouse | 14H03 | 01/05/2008 |
b jopur,
je voulais juste dire qu'il n'y a pas besoin d'aller aux states pour travailler jusqu'à 70 ans. En france en 2000 les femmes faisaient déjà trois journées dans une jusqu'à 68 ans et en 2012 elles feront 4 journées dans une jusqu'à 70 ans. (même celles qui pratiquent la prostitution, et oui, quand tu n'as pas beaucoup de moyens tu ne loues pas le vagin d'une star, alors content de les trouver).
Nous marchons sur la tête mais quand le peuple souffre trop il se réveille et devient créatif, alors je pense que petit à petit nous allons faire savoir que ça suffit de se payer notre figure. By
à Hououji_Fuu
De Le Yéti
yetiblog.org | 15H06 | 01/05/2008 |
Après le commentaire pertinent de déluge|menuisier (cf. plus haut), voici celui de Hououji_Fuu. Décidément, plus la peine de se casser à suer sur ses propres commentaires, quand d'autres le font pour vous. Et si bien !
à Le Yéti
De dalun
15H31 | 01/05/2008 |
d'accord .juste un truc : le pognon mis en réserve depuis jospin à t'il été placé raisonnablement pour fructifier ou , selon « le canard enchainé » à t'il fondu dans la crise financière ? .la question du vieillissement est un problème mal posé (volontairement ) .selon que le taf que l'on fait , la durée de vie n'est pas la meme ! ! qui profite de la retraite , et durant combien de temps , dans quelles conditions de vie (….).c'est une vrai bagarre idéologique qui est en marche , de la part de cette droite .
à Hououji_Fuu
De Don Matito
15H23 | 01/05/2008 |
Donc, creeons des fonds de pension ?
à Don Matito
De Leloupiot
16H48 | 01/05/2008 |
La taxation des revenus du capital est une redistribution de la richesse aux travailleurs. Elle serait payée par tous ceux qui bénéficient de ces revenus (en général, pas les travailleurs).
Dans le cas des fonds de pension, l'argent du retraité fructifie grâce au travail des travailleurs et de la spéculation.
Il n'y a vraiment aucun rapport entre ces deux notions.
à Hououji_Fuu
De Pierrrrre
10H57 | 03/05/2008 |
»…ou crever à l'américaine à brève échéance… »
==> une toute petite réflexion,
je préfèrerais « crever à l“américaine”,
que crever à la soviétique, à la Cubaine, ou à la n'importe quel pays à économie socialiste où les retraites ne sont plus payées en raison de l'effondrement de leur économie,
sachant que dans ces pays, les cotisations retraites n'étaient pas mises de coté, mais dépensées au fur et à mesure (système par REPARTITION)
Alors que dans le sytème plus en vogue aux Etats Unis, l'argent des cotisations retraites est mis des dans fonds de pension qui gèrent cet argent et le reversent aux cotisants, à leur retraite, au prorata de leurs cotisations.
Il existe en France UN fond de pension à CAPITALISATION…
Mais… Mais… ce fond de pension à capitalisation est réservé… aux fonctionnaires ! si si… c'est la PREFON
remarquez, il est géré par des syndiqués, et sa rentabilité est plutôt médiocre.
Il en était un autre, géré par des syndicats de l'Education Nationale, le CREF, système à REPARTITION :
résultats : faillite du fond, les retraites ne peuvent plus être payées à hauteur des engagement (baisse de 20% du montant des retraites)
malversations averrées, plaintes au tribunal.. le Fond a été fermé et transformé.. en fond de retraite par CAPITALISATION.
à Pierrrrre
De CAUSTICUM
désabusé de plus en plus ... | 09H56 | 04/05/2008 |
Capitalisez, capitalisez, Pierrrrre, car le seul moyen de faire grimper la bourse, c'est de l'alimenter.
Si l'alimentation faiblit, le cours chûte inexorablement.
Dites vous bien que si certains ont eu l'idée de développer la retraite par capitalisation, c'est dans le seul but - inavoué - de faire grimper les cours de bourse.
Eh oui ! Ce système basé sur du vent, ne fonctionne que tout autant qu'un maximum d'individus non seulement y croient, mais surtout y participent.
à CAUSTICUM
De Pierrrrre
08H00 | 05/05/2008 |
»….Ce système basé sur du vent… »
==> le système de la bourse des marchés, c'est la liberté :
Le liberté d'acheter, de vendre, au prix qui résulte d'un accord entre vendeur et acheteur.
Cette liberté, c'est elle qui sauve actuellement la Chine de ses fantasmes socialistes : par les mille petites boutiques de marchés sauvage qui sont nées dans tout le pays et qui ont sauvé la Chine de la famine.
C'est liberté de vendre et d'acheter, se retrouve dans l'agora du monde libéral : le marché
Dans un mond socialiste, on ne vend qu'au prix imposé :
donc, fatalement des rétentions de marchandise, des dessous de table, ou parfois des surplus de trucs dont personne ne veut.
Fatalement, contrôles et punitions, donc goulags dont toute économie socialiste a besoin pour son maintien.
La bourse des valeurs, c'est comme le marché des légumes :
quand peu d'acheteurs et beaucoup de vendeurs, les cours baissent,
quand le contraire, les cours montent.
Le prix relève toujours d'un accord,
cet accord, ce sont les hommes qui l'établissent,
et c'est cela que vous appelez « du vent ».
Un vent qui a soufflé suffisamment fort pour abattre cette saloperie de mur de Berlin sur lequel s'appuyait toute votre saloperie d'économie socialiste.
Et sans mur, et sans goulag… l'économie socialiste s'écroule..
Encore un mur à abattre, celui qui sépare un des dernier bastion socialiste : la Corée du Nord,
le socialisme rédempteur où l'« homme passe avant le fric »,
des hommes qui y marchent au pas
sachant que, de toutes les façons , le fric, y'en a pas.
à Hououji_Fuu
De Wladimir
15H06 | 06/05/2008 |
Je suis entièrement d'accord avec cette analyse .
Il est ^peut-être l'heure de réfléchir autrement et de chercher de nouvelles pistes de progression et non de s'enfoncer plus loin dans celles qui apparaissent déjà comme sans issue car obsolète.
Je propose de taxer plus les richesses produites en dehors du travail de l'homme !
Comment ?
Un moyen qui, je pense, est assez simple à mettre en place Taxer la consommation d'énergie et reverser cette taxe en partie pour le chomage et en partie pour les retraites. Le moyen qui me parait le plus equitable est d'établir un rapport entre la consommation d'énergie ( qu'elle qu'elle soit) et la masse salariale et de taxer en fonction de ce taux.
Ce système aurait, en outre, l'avantage d'inciter les entreprises à contrôler au mieux leur consommantion d'énergie.
Je laisse les lecteurs de la Rue réfléchir à cette proposition
Et je rêve qu'un homme politique est le courage de la proposer aux « affamés » de dividendes
De TARPON
13H13 | 01/05/2008 |
Incapables,incompetents ,laxistes ,Bons à rien de la republique : Quel esqt l'abruti qui ose proner un allongement du temps de cotisation alors que la France vit chaque jour avec 2 millions de chomeurs inscrits et 10 millions sans aucun revenu ? Quel est l'abruti qui apres avoir durant toute une campagne electorale de 5 ans a fait croire aux français qu'il etait l'homme providentiel ,sans doute pour les tour operators ?
On ne veut pas nous faire travailler plus,on veut nous faire cotiser plus ,nuance.Le premier à montrer l'exemple doit etre l'etat,on en est loin : qui a envie de payer pour les frasques d'un president ,de ministres incompetents,vous auriez envie vous de cotiser pour cette clique ?
La France a faim ,la FRance est pauvre ,la FRance ne veut pas cotiser ,elle veut manger.Cette annee de cotisation supplementaire ,c'est le paquet fiscal fait aux amis du roi ,iml n'est pas question d'en payer le moindre sou.
à TARPON
De Lucius Sergius
28239
Citoyen | 22H47 | 02/05/2008 |
Au-delà des cv de complaisance et des titres ronflants distribués entre soi, l'action politique révèle le niveau réel et la philosophie de nos « élites » au pouvoir, inutile d'ajouter aux qualificatifs que vous employez, ils sont idoines…
L'équation est simple : d'un côté un pouvoir aux mains ou au service de riches qui ne travaillent pas forcément ou réellement : rentiers, héritiers, « cooptés », « actionnaires » (titre usurpé dans un sens moderne, parce qu'en guise d'action, c'est plutôt la glandouille intégrale), divers fainéants qui ont tous comme dénominateur commun d'avoir du « bien ». Le pouvoir politique fonde clairement son action sur les intérêts de cette clientèle. Cela dépasse bien-sûr le niveau local : au niveau international ce pouvoir peut s'appuyer sur des « institutions » ou « unions » partageant sa philosophie, crées de manière non-démocratique pour poser des contraintes limitant et contournant toute indépendance politique qui pourrait être utilisée en cas d'alternance (« on ne peut pas, Bruxelles, l'Union, les recommandations de l'OCDE, le Pape, l'OTAN ou l'OMC ne le permettent pas » : choisir ce qui est le plus pratique aux riches gorets selon la conjoncture). L'internationale du pognon a définitivement vaincu les autres.
De l'autre côté, la majorité de la population, ceux qui font fonctionner la société. Comme ce sont eux qui créent la richesse, c'est naturellement à eux qu'il faut prélever pour engraisser la catégorie précédente : on commence par voler les biens collectifs (santé, retraite, services publics, autoroutes, etc…), puis on amenuise les revenus individuels (hausse des prix réels, spéculation diverse et tout azimut, coûts supplémentaires des services grâce à une privatisation générale qui permet de prélever une rente supplémentaire en passant)…
L'intérêt éminemment politique est aussi de liquider les classes moyennes : dans toute révolution c'est souvent celles-ci qui donnent une impulsion parce que, bloquées, c'est le dernier moyen pour elles d'accéder à la place des classes supérieures qui bien souvent ont bétonné leurs positions par le biais du contrôle des institutions. Ce sont ces classes moyennes qui sont dangereuses pour les dominants. Les classes « inférieures », souvent même désarmées pour exprimer des revendications claires et construites, souvent instrumentalisées par les autres, restent généralement et de toute façon toujours enfoncées dans leur piètre condition…
Pendant la guerre froide, dans le contexte de confrontation des deux blocs, l'existence d'une classe moyenne étendue avec un niveau de vie s'améliorant, ou ayant la possibilité de s'améliorer, était un moyen d'obtenir une stabilité par adhésion au système d'une majorité de la population (ceux qui en faisait partie ou qui caressaient l'espoir de l'intégrer).
L'existence des retraites par répartition garantissait la perspective à cette population d'un repos mérité, après des années d'efforts à entretenir la dynamique économique, d'une vie de rentier en récompense avant la fin ultime…
Désormais ce bien-être ne sert plus à rien aux dirigeants réels, les classes moyennes vont être systématiquement laminées d'une manière ou d'une autre pour que les riches s'accaparent à nouveau toute la richesse.
Ca a commencé depuis un moment : en dix ans les salaires on augmenté de 10 % quand les revenus du capital augmentaient de 90 %, un petit lien trouvé par hasard qui synthétise la volonté poltique actuelle :
http://www.fo-cheminots.com/publications/rail-syndicaliste/no604-decembr…
Dans le même sens je ne sais plus quel personnage de l'actuelle majorité a déclaré off devant une assemblée acquise à ses opinions que les retraités coûtaient cher alors qu'ils ne servaient plus à rien, qu'il allait falloir y remédier (lu dans un commentaire de Rue89 ? Je ne sais plus)…
On va revenir à l'organisation de la société selon Jacques Bodin : popolo grasso et popolo minuto. Mais au niveau mondial.
Ca c'est de la « réforme » et c'est « moderne »…
Delenda Carthago
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 14H16 | 02/05/2008 |
Bonjour à toutes et tous,
Je me pose une question :
Depuis 20 ans il y a eu une multitude de plan pour sauver le système de retraite.
A chaque fois, c'était le plan qui allait définitivement sauver les retraites.
Alors 41 ans de cotisation, la seule solution ou juste un pansement sur une jambe de bois ?
Bésitos.
Eric Bloggeur Mulhousien
http://monmulhouse.canalblog.com/
PS : Bien sur la réponse est dans la question, tout le monde l'a compris.
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, pierr... | 13H47 | 01/05/2008 |
et dire que parisot, elle, veut la retraite à 62ans
seuls les couillons croiront aux arguties de la droite (et de certains membres du ps)
41 années de cotisation c'est juste pour pratiquer une décote et diminuer le montant de nos retraites à nous les classes moyennes
quand à la retraite des professionnels de la politique pas de souci pour eux
Fillon aurait lui une retraite de 8000 euros par mois.
et Juppé, je le rappelle, est parti légalement en tant que fonctionnaire avec 37,5 années de cotisation.
je trouve qu'il indécent pour ces gens là de venir nous faire la morale
qu'ils ferment leurs gueules ! ! ! !