02/10/2007 à 19h48

Parlementaires : touche pas à mon régime spécial


Oubli de taille dans la réforme des régimes de retraite annoncée par Xavier Bertrand : députés et sénateurs sont épargnés.

Le fronton de l'Assemblée nationale, en 2006 (Charles Platiau/Reuters)

Les heureux gagnants de la réforme des régimes spéciaux sont désormais connus. Outre les marins et les mineurs, dont l'espérance de vie est plus faible que les autres salariés, deux catégories vont échapper aux fourches caudines du ministre du Travail : les députés et les sénateurs ! Xavier Bertrand en personne s'est fendu d'un discours mardi matin devant le Sénat, pour présenter sa grande réforme. Après une dizaine de jours de concertation avec les syndicats, le ministre du Travail a clairement annoncé la couleur. Ce sera une réforme par décrets, avant la fin du mois de décembre. Explication du ministre :

« Les régimes spéciaux doivent faire face aux mêmes enjeux démographiques et financiers qui ont conduit à ajuster les paramètres des retraites des salariés du secteur privé, des indépendants, des agriculteurs ou plus récemment des fonctionnaires. »

Sont concernées, toutes les professions affiliées aux régimes spéciaux : les cheminots de la SNCF, les conducteurs de la RATP, dont le régime remonte à 1946, les gaziers, les électriciens ou encore les employés de l'Opéra de Paris qui, eux, sont protégés par un régime royal de 1698. En tout, souligne Xavier Bertrand, cela représente « 1 100 000 retraités pour 500 000 cotisants ». Le bon équilibre de l'ensemble représente pour l'Etat une dépense annuelle d'environ 5 milliards d'euros.

Une réforme en douceur, mais pas pour tout le monde

Dans l'ensemble, les nouveaux régimes de ces professions seront alignés sur le statut de la fonction publique : quarante ans de cotisation, indexation des pensions sur les prix et non sur les salaires et fin du système des « retraites-couperets », automatiques, souvent à 50 ans. Tout cela, assure le ministre, se fera progressivement...

« Ce ne sera pas une réforme-couperet, et une chose est claire : nous n'harmoniserons pas les durées de cotisation du jour au lendemain, pas plus que nous n'introduirons brutalement un mécanisme de décote qui bouleverserait les projets de vie des agents de ces entreprises. Nous ne l'avons pas fait pour les autres régimes, avec les réformes précédentes de 1993 et 2003. Nous ne le ferons pas davantage pour les régimes spéciaux. »

Les députés et les sénateurs, eux, n'ont pas trop de souci à se faire. Bénéficiaires d'un régime de retraites extrêmement avantageux où une année cotisée égale deux années du régime normal, ils ont droit à des retraites tout à fait confortables : 1500 euros pour un mandat, 3000 euros pour deux mandats.

Comme l'expliquent nos confrères du Figaro, cela pouvait se justifier quand l'activité était temporaire. Mais depuis que la politique est devenue un métier... Sans compter que les fonctionnaires devenus parlementaires peuvent continuer à cotiser pour les caisses de leur corps d'origine. Ou comment se constituer une double retraite ! A titre d'exemple, pour 2006, la caisse de retraite de l'Assemblée nationale à elle seule a versé plus de 34 millions d'euros sous forme de pensions.

Or, les parlementaires sont les seuls à pouvoir modifier leur propre système. Et ce, pour une raison simple : toute modification de ce régime très spécial passe par un changement des règlements de l'Assemblée nationale et du Sénat. La dernière réforme date de 2003, mais n'a fait subir aucun changement profond à ce régime spécial. Et pour l'instant, aucun autre projet de réforme n'est en cours dans les deux hémicycles.

Les députés pas choqués... quand ils connaissent leur statut

Et visiblement, le gouvernement a oublié ce détail. Comme les députés que nous avons interrogés qui, pour la plupart, ne connaissent pas leur régime. Pourtant vice-président de l'Assemblée nationale, le député PS Jean-Marie Le Guen avoue « ne pas connaître le dossier ». Les socialistes ne semblent pas particulièrement choqués : Manuel Valls considère que « ce n'est pas les 800 parlementaires qui mettent en danger le régime général des retraites » et Philippe Martin déplore surtout que rien ne soit entrepris à l'encontre des « retraites chapeau des grands patrons du CAC 40 ».

A droite, en revanche, on affiche de la bonne volonté : « Le régime des parlementaires doit aussi passer à la moulinette », estime Yves Jégo. Comme Nicolas Dupont-Aignan, pour qui « il ne doit pas y avoir de privilèges dans notre République » :



De leur côté, les syndicats ne sont pas très préoccupés par cette question. « On est bien sûr pour une égalité entre les différents régimes, souligne Christian Roche, le conseiller fédéral de la CGT sur cette question, mais ça ne veut pas dire alignement par le bas. Nous, on souhaite donner un socle de garanties commun pour tous les salariés. » Et la centrale syndicale de s'en prendre... aux agriculteurs. Christian Roche :

« Les régimes spéciaux sont plutôt contributeurs au système de retraite. Qui reçoit ? Les régimes alignés, comme par exemple celui des agriculteurs. Six milliards d'euros vont vers les exploitants agricoles, alors que leur cotisation est très basse, c'est ce que dit le dernier rapport de la Cour des comptes. Evidemment, politiquement, c'est délicat. »

Le 18 octobre, le gouvernement et Xavier Bertrand sauront s'ils ont joué finement la partie. Cheminots, gaziers, électriciens et autres bénéficiaires des régimes spéciaux sont appelés à faire une journée de grève. Sans les fonctionnaires qui, eux, pourraient se mobiliser en novembre.

Julien Martin et David Servenay

Addendum le 03/10/2007 à 19h30 : Ce mercredi matin, lors d'un débat à l'Assemblée nationale, Pierre Méhaignerie, député UMP et président de la Commission des affaires sociales, a précisé :

« C'est en effet une réforme progressive, qui ne remet pas en cause brutalement les acquis ; une réforme juste qui tient compte de l'évolution de la pénibilité depuis 40 ans ; une réforme exemplaire, et à cet égard les parlementaires devront apporter leur contribution pour ce qui est de leur propre régime de retraite ; une réforme nécessaire enfin, après celle, courageuse, de 2003. »
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  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 19h52 le 02/10/2007
    • Internaute
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Je comprends la difficulté de mettre cette mesure sur les rails.
    Soit on s'attaque aux cheminots, soit au train de sénateur...
    Faut choisir !

    • Anonyme répond à Charles Mouloud

      le train des senateurs va bientot derailler

      • Anonyme

        Oui on nous enfume !

        C.P.

      • Nondupe
        • Posté à 10h23 le 07/10/2007

        Régime spécial et régimes spéciaux !

        Preuve s'il en est que l'objetcif galobal, c'est l'établissement d'une caste dirigeante qui soit au-delà des lois communes.

        Nous serons bientôt, frères humains, en position de tiers état.
        Et dirigés par une noblesse de robe qui regardera condescendante, le bas peuple bosser jusqu'à 70 ans et plus.
        Leur exemple et modèle : les USA où les élus doivent être milliardaires pour prétendre se présenter. L'idée du rêve américain où tout est possible, il suffit de le vouloir est un appel à jouir de tout, entre autre du pouvoir.
        Le peuple peut se débattre avec ses fonds de pension en faillite et ses soins privatisés.
        Tout cela ne touche pas le dirigeant qui est bien assuré, bien retraité, bien « privilégié ».
        Chez nous non plus.
        En tant que citoyens de ce pays, peut-on l'accepter ... ?

        La gauche sur ce point ne fait pas mieux que la droite. Saroky 1er a su faire miroiter les avantages aux uns et aux autres. En bon pervers, il fascine l'autre par une autoriation à la jouissance sans limite (dixit son slogan de campagne). Et ça marche.

        Mais nous, dans tout cela ? Faute de jouir, où va t-on trouver un peu de plaisir à vivre...Rien ! Au boulot et plus longtemps !
        L'histoire n'est qu'un grand recommencement. et comme disait Oscar Wilde : l'expérience n'éclaire que la passé ». Il serait temps de tourner la lampe vers l'avenir.

    • zorglub
      zorglub répond à Charles Mouloud
      insulaire en exil
      • Posté à 23h08 le 02/10/2007
      • Internaute
        insulaire en exil

      à voile ou à vapeur, ils veulent tous nous ramoner alors que c'est nous qui allons au charbon !

      • Anonyme répond à zorglub

        Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
        Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
        2e pelure. Frais de mandat
        Pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l'Assemblée, les députés bénéficient d'une « indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
        ............................
        Ajouter l'une à l'autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n'est pas terminé.
        ............................
        3e pelure Exercice d » un mandat local.
        Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d'une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
        4e pelure. Collaborateurs
        Les députés disposent en outre d'un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d'un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d'employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l'Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d'employés de ce groupe.
        5e pelure . Facilités
        Les facilités de circulation Déplacements sur l'ensemble du territoire national par voie ferroviaire L'Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l'accès gratuit :
        à l'ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
        aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l'intérieur des frontières de la métropole.
        Déplacements à Paris et dans la région parisienne L'Assemblée dispose d'un parc d'une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu'aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l'Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n'est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
        Déplacements aériens L'Assemblée nationale prend en charge chaque année
        s'agissant des députés métropolitains :
        quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu'elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages « circonscription »),
        six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
        s'agissant des députés d'outre-mer :
        un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
        quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
        Logement. L'Assemblée dispose d'un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
        Elle attribue des prêts pour l'acquisition d'un logement ou d'un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d'une durée de 10 ans à 2 %, s'élève à 76.225 € .
        Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
        Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l'ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l'Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d'un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d'accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d'accès à Internet
        Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c'est-à-dire écrites par un député pour l'accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l'Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
        les correspondances d'ordre privé,
        les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
        3. Conclusion
        On n'arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
        Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s'employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
        En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L'idéal nouveau, c'est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
        *****************
        Ce que gagne chaque parlementaire

        - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu'à l'année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

        En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

        - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
        - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
        - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
        - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

        En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

        - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
        - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
        - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
        - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
        - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

        (1) Crédits « collaborateurs » : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d'entre eux ne s'en privent pas !
        A ces montants s'ajoutent de nombreux autres avantages ou « facilités » :

        - frais de transport gratuit,
        - téléphone et courrier gratuits,
        - internet gratuit,
        - frais d'hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

        => Le sénateur bénéficie d'emprunts immobiliers jusqu'à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

        => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu'à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

        => Une allocation mensuelle d'aide au retour à l'emploi : 5.257,78 € ! ! !

        A l'instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu'à l'expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d'aide au retour à l'emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d'activité ou de retraites qu'ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
        => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

        => 50% des revenus des parlementaires échappent à l'impôt.

        Les autres sources de revenus des parlementaires

        - L'indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

        - L'indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

        - L'indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

        - L'indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l'indemnité de maire ou adjoint...

        Cumul des mandats, une affaire juteuse !

        Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l'indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu'une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
        Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

        Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

        Les parlementaires contournent ainsi, le plus « légalement » du monde, la limitation des revenus qu'est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d'euros en 2004.

        Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
        Aujourd'hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D'autant plus lucrative qu'elle n'empêche pas (ou presque) de cumuler d'autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
        Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d'autres peinent à joindre les deux bouts.

        300 millions d'euros (2,6 milliards de francs) : c'est l'économie annuelle que l'Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

        4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

        Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C'est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu « accaparés » par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

        Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s'attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d'adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

        Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

        Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n'ont cessé au cours des dernières années d'augmenter leurs indemnités :
        + 70% pour les ministres en 2002
        + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
        + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000

        Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

        80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

         
        • Anonyme

          Une bien belle étude sur une bien bonne activité

        • Anonyme

          Travailler plus pour recolter encore plus sur le dos de ceux qui se levent tout court, et qui sont PRESENT sur leur lieu de travail a bosser des heures pour 3/4 sous par mois qui en retour sont taxes (que trop) a la reguliere...

          Ils est grand temps de dire a ce petit monde : trop, c'est trop...assez de foutage de gueule et hop au travail (le vrai).

          Si ils ne kapitch pas le ral-le-bol nous avons l'exemple du peuple de Birmanie qui eux avec encore moins dans le ventre osent dire les quatres verites a leur regime...(bien sur la comparaison est extreme, mais prouve que lorsque trop c'est trop eh bien on se bouge le cul)

          Il est temps d'eteindre la TV et se sortir le droigt de l'anneau...

          • nlnico
            • Posté à 15h27 le 04/10/2007
            • Internaute

            Bah oui

            j'arrete pas de le dire ! Et encore plus depuis que le nains c'est assie sur le trône !

            Bon quitte à ce faire mattraquer, autant le faire de mano à mano, mare de voir ces pourri ce foutre de notre gueule, marre de voir les gens qui ne vois pas la censure et qu'on ce fou de leur gueule, Reprenons les chose en mains, commençons par la france, et après de tte façon, je pense qu'on aura pas a voyager, nos voisins ou les ricains ferons le voyage en france pour stopper l'émoragie ! En somme « Il va y avoir du sport » mais pour une fois tout le monde sera perdant !

            J'attend tjr la date de la prochaine manif !
            Moi c'est bon, j'ai reçu mon colis de moînes par la poste, je suis OP : )

            nlnico@free.fr

        • Anonyme

          Très interessant. Mais scandaleux. Pourquoi cette information ne pourrait être connue du grand public ?

          • Anonyme

            cette information doit etre envoyé au plus grand nombre de personnes, le bouche à oreille doit fonctionner. N'attendons pas que les journalistes editent ce genre de papier. c'est à nous de le faire et de le faire circuler à nos amis ainsi qu'aux elus. ainsi ils sauront que nous savons maintenant pourqauoi ils souhaitent tant le pouvoir

          • Anonyme

            parce que tous les médias sont à leurs bottes

        • Anonyme

          très instructif.j'ai demandé ce genre d'infos à LIBE et au Canard : j'attends toujours ! ! ! !
          tellement plus facile de tirer à boulets rouges sur les petits fonctionnaires qui,pour certains( personnel ATOS,cantines, ménage, ouvriers...) gagnent moins que le SMIC.
          et tout çà pour un boulot à temps partiel,puisque nombreux sont les cumulards,Coppee en tête, qui sont maires, députés, présidents de région ou de conseil général et qui maintenant travaillent aussi dans le privé ! ! ! ! .
          les mots me manquent pour qualifier de tels abus et dénoncer la collusion entre nos élus et les dirigeants du CAC40 pour se goinfrer sur le dos du citoyen.
          honte à eux,honte à ceux qui pendant des décennies ré-élisent les mêmes profiteurs qui,de toutes façons,ne vivront pas assez longtemps pour dépenser tout leur fric.

          • Anonyme

            J'ai d'autre info sur d'autre sujet qui sont aussi trés important.
            comme je ne suis pas journaliste je suis libre.
            je donnerais mes infos en temps voulu. n'hésitez pas à faire du copie collé et faire passez les infos. les journalistes sont pour la plu part des couilles molles.

          • Anonyme

            1. Ca flingue sur les retraites des députés
            Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué « Ok Coral à l'Assemblée » sur les retraites des députés, le journal Le Monde n'a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l'étouffée.
            Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l'article de référence cité pendant qu'il y est encore provisoirement disponible :
            Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
            Lien...
            Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu'il ne peut toucher sa retraite qu'à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la « retraite moyenne » des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C'est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n'est pas la « retraite moyenne » qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
            L'indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (« petits cadeaux compris », cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l'autre- l'approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
            2. Ca schlingue sur leurs indemnités
            En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C'est une règle traditionnelle : d'une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d'autre part ce n'est pas à eux de penser et agiter l'avenir.
            Un sale con reprocherait ici à l'article du Monde de resucer le site officiel de l'Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s'étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
            En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
            Lien...
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            Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
            Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
            2e pelure. Frais de mandat
            Pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l'Assemblée, les députés bénéficient d'une « indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
            ............................
            Ajouter l'une à l'autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n'est pas terminé.
            ............................
            3e pelure Exercice d » un mandat local.
            Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d'une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
            4e pelure. Collaborateurs
            Les députés disposent en outre d'un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d'un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d'employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l'Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d'employés de ce groupe.
            5e pelure . Facilités
            Les facilités de circulation Déplacements sur l'ensemble du territoire national par voie ferroviaire L'Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l'accès gratuit :
            à l'ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
            aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l'intérieur des frontières de la métropole.
            Déplacements à Paris et dans la région parisienne L'Assemblée dispose d'un parc d'une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu'aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l'Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n'est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
            Déplacements aériens L'Assemblée nationale prend en charge chaque année
            s'agissant des députés métropolitains :
            quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu'elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages « circonscription »),
            six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
            s'agissant des députés d'outre-mer :
            un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
            quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
            Logement. L'Assemblée dispose d'un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
            Elle attribue des prêts pour l'acquisition d'un logement ou d'un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d'une durée de 10 ans à 2 %, s'élève à 76.225 € .
            Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
            Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l'ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l'Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d'un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d'accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d'accès à Internet
            Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c'est-à-dire écrites par un député pour l'accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l'Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
            les correspondances d'ordre privé,
            les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
            3. Conclusion
            On n'arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
            Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s'employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
            En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L'idéal nouveau, c'est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
            *****************
            Ce que gagne chaque parlementaire

            - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu'à l'année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

            En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

            - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
            - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
            - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
            - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

            En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

            - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
            - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
            - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
            - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
            - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

            (1) Crédits « collaborateurs » : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d'entre eux ne s'en privent pas !
            A ces montants s'ajoutent de nombreux autres avantages ou « facilités » :

            - frais de transport gratuit,
            - téléphone et courrier gratuits,
            - internet gratuit,
            - frais d'hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

            => Le sénateur bénéficie d'emprunts immobiliers jusqu'à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

            => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu'à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

            => Une allocation mensuelle d'aide au retour à l'emploi : 5.257,78 € ! ! !

            A l'instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu'à l'expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d'aide au retour à l'emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d'activité ou de retraites qu'ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
            => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

            => 50% des revenus des parlementaires échappent à l'impôt.

            Les autres sources de revenus des parlementaires

            - L'indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

            - L'indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

            - L'indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

            - L'indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l'indemnité de maire ou adjoint...

            Cumul des mandats, une affaire juteuse !

            Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l'indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu'une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
            Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

            Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

            Les parlementaires contournent ainsi, le plus « légalement » du monde, la limitation des revenus qu'est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d'euros en 2004.

            Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
            Aujourd'hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D'autant plus lucrative qu'elle n'empêche pas (ou presque) de cumuler d'autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
            Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d'autres peinent à joindre les deux bouts.

            300 millions d'euros (2,6 milliards de francs) : c'est l'économie annuelle que l'Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

            4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

            Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C'est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu « accaparés » par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

            Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s'attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d'adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

            Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

            Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n'ont cessé au cours des dernières années d'augmenter leurs indemnités :
            + 70% pour les ministres en 2002
            + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
            + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000

            Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

            80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

            1. Ca flingue sur les retraites des députés
            Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué « Ok Coral à l'Assemblée » sur les retraites des députés, le journal Le Monde n'a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l'étouffée.
            Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l'article de référence cité pendant qu'il y est encore provisoirement disponible :
            Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
            Lien...
            Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu'il ne peut toucher sa retraite qu'à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la « retraite moyenne » des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C'est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n'est pas la « retraite moyenne » qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
            L'indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (« petits cadeaux compris », cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l'autre- l'approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
            2. Ca schlingue sur leurs indemnités
            En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C'est une règle traditionnelle : d'une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d'autre part ce n'est pas à eux de penser et agiter l'avenir.
            Un sale con reprocherait ici à l'article du Monde de resucer le site officiel de l'Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s'étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
            En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
            Lien...
            Lien...
            Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
            Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
            2e pelure. Frais de mandat
            Pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l'Assemblée, les députés bénéficient d'une « indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
            ............................
            Ajouter l'une à l'autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n'est pas terminé.
            ............................
            3e pelure Exercice d » un mandat local.
            Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d'une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
            4e pelure. Collaborateurs
            Les députés disposent en outre d'un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d'un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d'employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l'Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d'employés de ce groupe.
            5e pelure . Facilités
            Les facilités de circulation Déplacements sur l'ensemble du territoire national par voie ferroviaire L'Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l'accès gratuit :
            à l'ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
            aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l'intérieur des frontières de la métropole.
            Déplacements à Paris et dans la région parisienne L'Assemblée dispose d'un parc d'une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu'aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l'Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n'est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
            Déplacements aériens L'Assemblée nationale prend en charge chaque année
            s'agissant des députés métropolitains :
            quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu'elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages « circonscription »),
            six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
            s'agissant des députés d'outre-mer :
            un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
            quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
            Logement. L'Assemblée dispose d'un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
            Elle attribue des prêts pour l'acquisition d'un logement ou d'un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d'une durée de 10 ans à 2 %, s'élève à 76.225 € .
            Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
            Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l'ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l'Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d'un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d'accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d'accès à Internet
            Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c'est-à-dire écrites par un député pour l'accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l'Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
            les correspondances d'ordre privé,
            les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
            3. Conclusion
            On n'arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
            Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s'employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
            En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L'idéal nouveau, c'est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
            *****************
            Ce que gagne chaque parlementaire

            - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu'à l'année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

            En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

            - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
            - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
            - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
            - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

            En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

            - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
            - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
            - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
            - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
            - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

            (1) Crédits « collaborateurs » : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d'entre eux ne s'en privent pas !
            A ces montants s'ajoutent de nombreux autres avantages ou « facilités » :

            - frais de transport gratuit,
            - téléphone et courrier gratuits,
            - internet gratuit,
            - frais d'hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

            => Le sénateur bénéficie d'emprunts immobiliers jusqu'à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

            => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu'à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

            => Une allocation mensuelle d'aide au retour à l'emploi : 5.257,78 € ! ! !

            A l'instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu'à l'expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d'aide au retour à l'emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d'activité ou de retraites qu'ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
            => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

            => 50% des revenus des parlementaires échappent à l'impôt.

            Les autres sources de revenus des parlementaires

            - L'indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

            - L'indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

            - L'indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

            - L'indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l'indemnité de maire ou adjoint...

            Cumul des mandats, une affaire juteuse !

            Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l'indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu'une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
            Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

            Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

            Les parlementaires contournent ainsi, le plus « légalement » du monde, la limitation des revenus qu'est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d'euros en 2004.

            Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
            Aujourd'hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D'autant plus lucrative qu'elle n'empêche pas (ou presque) de cumuler d'autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
            Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d'autres peinent à joindre les deux bouts.

            300 millions d'euros (2,6 milliards de francs) : c'est l'économie annuelle que l'Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

            4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

            Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C'est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu « accaparés » par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

            Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s'attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d'adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

            Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

            Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n'ont cessé au cours des dernières années d'augmenter leurs indemnités :
            + 70% pour les ministres en 2002
            + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
            + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000

            Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

            80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

        • Anonyme

          s'il vous plait que le plus grand nombre de gens puisse connaître le résultat de votre recherche
          je vous remercie d'éveiller le contribuable qui
          sommeille depuis trop longtemps

        • Jean Bachèlerie
          • Posté à 15h52 le 03/10/2007

          Bravo, pour cette contribution exhaustive.
          nous pourrions rajouter aux régimes spéciaux les parachutes dorés des dirigeants de multinationales déjà gavés de stock options et comme ils aiment le risque, ils bénficient d'un parachute doré !

          Jean Bachèlerie

        • Anonyme

          Merci pour tous ces renseignements que j'espérais trouver depeuis longtemps.

        • Anonyme

          merci , grand merci .épatant ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
          tout ce que je voulais savoir
          tout ce qu'on s'efforce de nous cacher
          nos élus font-ils partie d'une secte ? doivent-ils prêter serment de ne rien révéler de leurs intéressants privilèges ?
          et si l'on se réfère à la situation de Coppée, tout çà pour un travail à temps partiel ! ! ! ! ! !

          on comprend mieux l'humeur joyeuse qui règne à l'Assemblée,quand ils se retrouvent,parfois, et évoquent toutes les c...eries et fausses promesses qu'ils ont dû débiter pour toucher le jackpot .

        • Bebert Cassandre
          • Posté à 16h59 le 03/10/2007

          Là, Cher ami, vous chipotez...
          Certes, pour le premier RMiste venu, ça fait une somme ! Mais ce n'est quand même pas la cagnotte du loto. Et puis c'est du travail que celui de parlementaire... Ne me demandez pas lequel, mais c'est du travail ! Couché à pas d'heure, réveillé aux aurores pour aller serrer des pognes, couper des rubans, et que sais-je encore... Ce n'est pas une vie... Condamné à se sustenter de sandwichs SNCF lors des visites de circonscriptions. Ce qu'ils font, pas une bête ne le ferait... Sans compter l'humiliation de la défaite quand celle ci est leur lot...
          Parfois, lors de leurs longues siestes au Palais Bourbon ou à l'assemblée Nationale ils se rêvent pêcheurs au large de Cancale, de Bréhat ou de Belle-Île sur la bateau de Bolloré, celui là même qui convia le Bonhomme Michelin à une partie de pêche tragique dans le raz de Sein, alors ne leur en voulez pas s'ils s'octroient les mêmes avantages que ces derniers quant aux régimes spéciaux.

        • Anonyme

          merci beaucoup pour ces infos mais elles me donnent la nausée ....

        • Anonyme

          Cela ne vous étonne donc pas qu'ils n'aient pas envie du tout que l'on bidouille leur régime qui, pour ce qui les concerne, ressemble plus à un régime de bananes (cf république bananière) sous forme banana-splits overdosés en sucres crèmes chantilly, sauce cacaO et hydrates de carbones qu'à un régime minceur, une diète, un régime de sadiques pour déjà pauvres que l'on (Sarko) souhaite encore plus pauvres. Mesure injuste entre mille autres, et c'est aujourd'hui que notre COB chérie se réveille ? A propos de Breton Thierry. Il est parti en République bananière ? En Jamaïque ? Aux îles Caïman, ce requin ?
          Tout ce baratin télévisé et radiophoniques avec ratiocinations diverses ne sont que masques et divertissements (regarde ailleurs) pendant que les mecs 1 mettent l'état en faillite, 2 sd'en foutent plein les fouilles.
          Pascale Mir

        • mc
          mc
          • Posté à 17h27 le 03/10/2007
          • Internaute

          Ce texte mérite mieux qu'un simple commentaire signé par le désormais célèbre « courageux anonyme ». Ne pourrait-il pas être transformé en article de référence ?

        • Anonyme

          Rasssurez nous, vous ne parlez pas des mêmes députés qui sont obligés de dormir à quatre dans les petits bureaux de l´assemblée nationale (un autre -excellent- article de Rue89 : ) ?

          Lien

        • Anonyme

          à courageux de 9h37 , merci , ce document est à conserver , à exposer , à demander aux journalistes de le commenter .
          C'est à pleurer .
          Honte à eux , honte .

        • Anonyme

          merci pour ce joli debriefing !
          je vais faire un copié - collé

        • Anonyme

          C'est complet, c'est engagé... c'est beau !

        • Anonyme

          copie colle et envoyer cet article
          les journalistes ne le feront pas ils sont trop soucieux de leurs acquis.
          ils ont peur
          alors faites le necesaire

        • Anonyme

          Je suis affarée par cette débauche d'argent et d'avantages perçus par des élus ,alors que tant de personnes « rament » : précaires ,petits retraités , étudiants ,petits salariés.

        • oscar clandot
          • Posté à 18h08 le 05/10/2007

          Bravo, imparable, hélas,
          A grandes enjambées, on marche aux manifestations
          Crier qu'on nous prends pour des cons.
          A petits pas menus, on vote aux éléctions
          pour tous ces cons, ça me fout les jetons
          Continuons ? ? ?

        • Anonyme

          quand on pense qu'il y a des PRIVILEGIES qui partent à la retraite à l'age de 55 ans et qui encaissent 1.300 euros PAR MOIS.
          ces privilèges sont RIDICULES comparait à ceux des parlementaires.
          conclusion, il ne manque pas d'argent du tout.il est tout simplement mal distribué.

          un agent G.D.F en colère.

        • Désinscrit le 15-7
          • Posté à 15h12 le 06/10/2007

          Et Rue89 pourquoi ne pas poser certaines questions aux « fonctionnaires » mis en cause ici dans le post de C-A de 9h37 ? ?

          Les mettres en face des faits avec la possibilite pour eux de nous expliquer (clairement) le pourquoi des choses comme elles sont decrite ici, aussi attribuer une mention special, « award » quelconque a ce C-A qui contribue grandement a nous eclairer sur un sujet plutot « clear“STEAM (si vous voyez le clin d'oeil).

          10/10

        • Anonyme

          il faut arreter tout cela, faire payer tout les patrons quelqu'il soit,remettre les retraites à 37,5 annuitées et surtout ne plus donnés des indemnitées parlementaire à des députés,sénateur,minitre et même conseiller généraux ou maires qui ne sont présents ni dans l'hémicicle ni dans leurs communes

        27 autres commentaires
    • Anonyme répond à Charles Mouloud

      Très bon ! ; -))

      Autre manière de toucher à leur régime spécial, les empêcher de cumuler en ne votant pas pour les cumulards lors des municipales et des cantonales de 2008 !

      Charles.
      Lien

      • Anonyme

        De mon point de vue, le problème n'est pas une retraite à 3000€ par mois pour deux mandats à l'assemblée.

        C'est plutot qu'il me semble que les retraites des différents types de mandats sont cumulables (et de la profession d'origine)

        Une reforme plus logique me semblerait être ne conserver que la meilleure retraite d'élu, vous ne pensez pas ?

      • Anonyme

        a 3000€ par mandat, ils ne lacheront jamais sauf à faire une 2eme révolution comme en 1789 contre pour l'abolition des privilèges.

        Les mandats électoraux C'est le bon plan, ils travaillent plus pour gagner plus c'est normal

      • Anonyme

        Un seul mandat électif à la fois.
        Pas plus de 2 mandats d'affiler.
        Obligation pour tout élu de publier à ses frais son patrimoine au début de son mandat puis 6 mois avant la fin de celui-ci (ceci pour que chaque citoyen puisse se faire son opinion avant un nouveau scrutin ! ).
        Et procédure d'empêchement si un nombre, à déterminer, de citoyen de la circonscription le demande par pétition.
        Il est temps que nous citoyen reprenons notre avenir en main plutôt que de le laisser aux habitués des ors de la république et des projecteurs de la télévision.

      • Anonyme

        1. Ca flingue sur les retraites des députés
        Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué « Ok Coral à l'Assemblée » sur les retraites des députés, le journal Le Monde n'a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l'étouffée.
        Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l'article de référence cité pendant qu'il y est encore provisoirement disponible :
        Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
        Lien...
        Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu'il ne peut toucher sa retraite qu'à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la « retraite moyenne » des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C'est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n'est pas la « retraite moyenne » qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
        L'indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (« petits cadeaux compris », cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l'autre- l'approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
        2. Ca schlingue sur leurs indemnités
        En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C'est une règle traditionnelle : d'une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d'autre part ce n'est pas à eux de penser et agiter l'avenir.
        Un sale con reprocherait ici à l'article du Monde de resucer le site officiel de l'Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s'étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
        En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
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        Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
        Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
        2e pelure. Frais de mandat
        Pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l'Assemblée, les députés bénéficient d'une « indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
        ............................
        Ajouter l'une à l'autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n'est pas terminé.
        ............................
        3e pelure Exercice d » un mandat local.
        Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d'une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
        4e pelure. Collaborateurs
        Les députés disposent en outre d'un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d'un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d'employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l'Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d'employés de ce groupe.
        5e pelure . Facilités
        Les facilités de circulation Déplacements sur l'ensemble du territoire national par voie ferroviaire L'Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l'accès gratuit :
        à l'ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
        aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l'intérieur des frontières de la métropole.
        Déplacements à Paris et dans la région parisienne L'Assemblée dispose d'un parc d'une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu'aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l'Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n'est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
        Déplacements aériens L'Assemblée nationale prend en charge chaque année
        s'agissant des députés métropolitains :
        quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu'elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages « circonscription »),
        six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
        s'agissant des députés d'outre-mer :
        un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
        quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
        Logement. L'Assemblée dispose d'un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
        Elle attribue des prêts pour l'acquisition d'un logement ou d'un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d'une durée de 10 ans à 2 %, s'élève à 76.225 € .
        Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
        Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l'ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l'Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d'un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d'accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d'accès à Internet
        Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c'est-à-dire écrites par un député pour l'accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l'Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
        les correspondances d'ordre privé,
        les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
        3. Conclusion
        On n'arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
        Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s'employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
        En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L'idéal nouveau, c'est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
        *****************
        Ce que gagne chaque parlementaire

        - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu'à l'année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

        En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

        - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
        - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
        - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
        - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

        En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

        - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
        - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
        - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
        - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
        - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

        (1) Crédits « collaborateurs » : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d'entre eux ne s'en privent pas !
        A ces montants s'ajoutent de nombreux autres avantages ou « facilités » :

        - frais de transport gratuit,
        - téléphone et courrier gratuits,
        - internet gratuit,
        - frais d'hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

        => Le sénateur bénéficie d'emprunts immobiliers jusqu'à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

        => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu'à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

        => Une allocation mensuelle d'aide au retour à l'emploi : 5.257,78 € ! ! !

        A l'instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu'à l'expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d'aide au retour à l'emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d'activité ou de retraites qu'ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
        => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

        => 50% des revenus des parlementaires échappent à l'impôt.

        Les autres sources de revenus des parlementaires

        - L'indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

        - L'indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

        - L'indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

        - L'indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l'indemnité de maire ou adjoint...

        Cumul des mandats, une affaire juteuse !

        Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l'indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu'une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
        Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

        Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

        Les parlementaires contournent ainsi, le plus « légalement » du monde, la limitation des revenus qu'est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d'euros en 2004.

        Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
        Aujourd'hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D'autant plus lucrative qu'elle n'empêche pas (ou presque) de cumuler d'autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
        Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d'autres peinent à joindre les deux bouts.

        300 millions d'euros (2,6 milliards de francs) : c'est l'économie annuelle que l'Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

        4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

        Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C'est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu « accaparés » par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

        Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s'attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d'adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

        Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

        Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n'ont cessé au cours des dernières années d'augmenter leurs indemnités :
        + 70% pour les ministres en 2002
        + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
        + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000

        Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

        80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

        1. Ca flingue sur les retraites des députés
        Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué « Ok Coral à l'Assemblée » sur les retraites des députés, le journal Le Monde n'a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l'étouffée.
        Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l'article de référence cité pendant qu'il y est encore provisoirement disponible :
        Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
        Lien...
        Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu'il ne peut toucher sa retraite qu'à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la « retraite moyenne » des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C'est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n'est pas la « retraite moyenne » qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
        L'indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (« petits cadeaux compris », cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l'autre- l'approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
        2. Ca schlingue sur leurs indemnités
        En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C'est une règle traditionnelle : d'une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d'autre part ce n'est pas à eux de penser et agiter l'avenir.
        Un sale con reprocherait ici à l'article du Monde de resucer le site officiel de l'Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s'étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
        En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
        Lien...
        Lien...
        Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
        Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
        2e pelure. Frais de mandat
        Pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l'Assemblée, les députés bénéficient d'une « indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
        ............................
        Ajouter l'une à l'autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n'est pas terminé.
        ............................
        3e pelure Exercice d » un mandat local.
        Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d'une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
        4e pelure. Collaborateurs
        Les députés disposent en outre d'un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d'un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d'employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l'Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d'employés de ce groupe.
        5e pelure . Facilités
        Les facilités de circulation Déplacements sur l'ensemble du territoire national par voie ferroviaire L'Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l'accès gratuit :
        à l'ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
        aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l'intérieur des frontières de la métropole.
        Déplacements à Paris et dans la région parisienne L'Assemblée dispose d'un parc d'une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu'aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l'Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n'est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
        Déplacements aériens L'Assemblée nationale prend en charge chaque année
        s'agissant des députés métropolitains :
        quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu'elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages « circonscription »),
        six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
        s'agissant des députés d'outre-mer :
        un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
        quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
        Logement. L'Assemblée dispose d'un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
        Elle attribue des prêts pour l'acquisition d'un logement ou d'un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d'une durée de 10 ans à 2 %, s'élève à 76.225 € .
        Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
        Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l'ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l'Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d'un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d'accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d'accès à Internet
        Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c'est-à-dire écrites par un député pour l'accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l'Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
        les correspondances d'ordre privé,
        les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
        3. Conclusion
        On n'arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
        Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s'employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
        En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L'idéal nouveau, c'est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
        *****************
        Ce que gagne chaque parlementaire

        - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu'à l'année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

        En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

        - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
        - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
        - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
        - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

        En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

        - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
        - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
        - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
        - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
        - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

        (1) Crédits « collaborateurs » : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d'entre eux ne s'en privent pas !
        A ces montants s'ajoutent de nombreux autres avantages ou « facilités » :

        - frais de transport gratuit,
        - téléphone et courrier gratuits,
        - internet gratuit,
        - frais d'hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

        => Le sénateur bénéficie d'emprunts immobiliers jusqu'à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

        => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu'à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

        => Une allocation mensuelle d'aide au retour à l'emploi : 5.257,78 € ! ! !

        A l'instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu'à l'expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d'aide au retour à l'emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d'activité ou de retraites qu'ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
        => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

        => 50% des revenus des parlementaires échappent à l'impôt.

        Les autres sources de revenus des parlementaires

        - L'indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

        - L'indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

        - L'indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

        - L'indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l'indemnité de maire ou adjoint...

        Cumul des mandats, une affaire juteuse !

        Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l'indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu'une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
        Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

        Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

        Les parlementaires contournent ainsi, le plus « légalement » du monde, la limitation des revenus qu'est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d'euros en 2004.

        Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
        Aujourd'hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D'autant plus lucrative qu'elle n'empêche pas (ou presque) de cumuler d'autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
        Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d'autres peinent à joindre les deux bouts.

        300 millions d'euros (2,6 milliards de francs) : c'est l'économie annuelle que l'Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

        4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

        Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C'est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu « accaparés » par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

        Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s'attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d'adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

        Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

        Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n'ont cessé au cours des dernières années d'augmenter leurs indemnités :
        + 70% pour les ministres en 2002
        + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
        + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000

        Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

        80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

    • Anonyme répond à Charles Mouloud

      PREPAREZ VOUS A TRAVAILLER POUR EUX
      Pour chaque député non réélu, les
      Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros.
      C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris cette semaine sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord ! La plupart des médias n'en parlent pas ! A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront « à vie “ 20 % de ce
      traitement : soit 1390 euros par mois.
      Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impots qui serviront à payer les ‘golden parachutes’ de nos députés. Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative. Ce vote intervient au moment où les
      candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat !
      L'information sur la nouvelle indemnité ‘chômage’ des députés a été révélée par ‘Le Canard Enchaîné’ le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison....). Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ?

      • Anonyme

        Ouah, c'est bien de copier-coller des textes reçus dans sa boîte e-mail ! Sauf que celui-ci est une affabulation totale ! Alors ne fait pas croire que tu as entendu cela de la bouche de JJ Bourdin sur RMC cette semaine, tout le monde peut vérifier que c'est faux !

         
        • Anonyme

          Absolument. Car ceci ne concerne que les députés qui ne sont pas fonctionnaires et donc perdent leur emploi durant la mandature. Et ceux-ci sont peu nombreux. C'est fait pour permettre la diversité à l'assemblée et favoriser l'entrée en politique de non fonctionnaires.

        1 autres commentaires
    • Anonyme répond à Charles Mouloud

      pour ma part je suis scandalisé , le gvt n arrete pas de faire des mesurettes symboliques contre les francais ! ! ! on demande aux francais de faire des efforts d accepter les reformes ! et les politiques nos elus ns disent oui ms pas ns nous on décide , vous vous subissez ! ! ! c une honte tt simplement, les elus ne pensent pas a leur concitoyen ms a leur propre ego en ts cas sur le coups ils le prouvent ! ! ! ! ! !
      des infos chocs sur Lien 0°/° censure ! ! !

    • Anonyme répond à Charles Mouloud

      Tu te trompes, depuis le 6 mai sarko est sur tous les fronts ....fauf sur les regimes des parlementaires qui sont épargnés

      Tu ne regardes peut être pas la télé ! ! ! !

    • Anonyme répond à Charles Mouloud

      Certes, ce n'est pas le régime spécial de 800 personnes qui va mettre en péril la nation mais c'est un symbole très fort ; celui du mépris avec lequel ils nous traitent.
      C'est écoeurant, c'est indigne et ce n'est pas fait pour réconcilier les français et les politiques.
      Les 5 mois qui viennent de s'écouler donnent la mesure de la volonté de « rupture » de ce gouvernenment avec les vieilles habitudes.
      Et en plus, nous continuons à voter pour eux.
      Quand est ce qu'on les vire, on n'a pas besoin de ces gens là.

      • Anonyme

        Le gvt et le président ont annoncé partout que le fait de modifier les régimes spéciaux était une question d'équité. Pas une question économique tellement c'est une goutte d'eau dans le système. Donc, si c'est une question d'équité, pourquoi les parlementaires ne donneraient-ils pas l'exemple ?

      • Anonyme

        il en va de soi que ces branquignoles nous mangent la laine sur le dos ! Quand je pense que Bayrou était à 2 doigts d'y arriver......

    • Anonyme répond à Charles Mouloud

      Certes, ce n'est pas le régime spécial de 800 personnes qui va mettre en péril la nation mais c'est un symbole très fort ; celui du mépris avec lequel ils nous traitent.
      C'est écoeurant, c'est indigne et ce n'est pas fait pour réconcilier les français et les politiques.
      Les 5 mois qui viennent de s'écouler donnent la mesure de la volonté de « rupture » de ce gouvernenment avec les vieilles habitudes.
      Et en plus, nous continuons à voter pour eux.
      Quand est ce qu'on les vire, on n'a pas besoin de ces gens là.

    • Anonyme répond à Charles Mouloud

      une petite question, pourquoi personne ne parle de la retraite des militaires .... 15 ans de cotisation et hop en retraite ...

      aucun média, aucun poitique, n'a eu les couilles d'en parler

      • Anonyme

        savez-vous au moins ce que touche un militaire qui part au bout de 15 ans ?
        savez-vous aussi que ce sont les moins gradés (donc les soldes les moins importantes) qui partent au bout de 15 ans ?
        savez-vous que pour vivre, ils doivent trouver un emploi ? et qu'il n'y a pas d'emploi réservé pour les militaires ? que leur temps de cotisation ensuite ne leur permettra pas d'avoir une retraite du régime général à taux plein ?
        Et auriez-vous accepter leurs contraintes ?

        Il faut tout mettre en perspective avant de critiquer et de croire toutes les rumeurs.

         
        • Anonyme

          courageux anonyme de 15H19
          Bonjour,
          La mère d'une amie est retraitée de l'armée depuis l'age de 40ans, quand elle est partie elle avait le grade d'adjudant chef, elle est resté dans les bureaux pendant toute sa carrière, elle a maintenant 61 ans et perçoit une retraite de l'armée de 610€ donc depuis grosso modo 20ans + son salaire actuelle, elle est responsable dans un magasin important depuis sa retraite militaire et perçoit autour de 1900€ de salaire. 20ans x 610€ = 146400€ c'est pas négligeable ! ! ! et je connais bien d'autre cas plus important étant donnée que j'habite une ville ou il y a beaucoup de militaires à la retraite.

          Cordialement votre

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