
Les 35 heures sont-elles définitivement enterrées ?
Le gouvernement est en passe de finir de démanteler les 35 heures, malgré le baroud d'honneur de l'opposition à l'Assemblée.

La session extraordinaire d'été du Parlement débute par un texte polémique : le projet de loi de « rénovation de la démocratie sociale ». Derrière cette vague appellation se cachent la réforme de la représentativité syndicale, et surtout l'assouplissement ou le démantèlement -c'est selon- des 35 heures.
La « bataille sans concession » promise par le PS pour sauver ce qu'il reste des lois Aubry a débuté mercredi à l'Assemblée nationale et s'achèvera la semaine prochaine. Pas moins de 1671 amendements ont été déposés, dont 1394 par les seuls députés socialistes. Mais la droite, majoritaire au sein de l'hémicycle et unie sur ce texte, est armée pour tenir bon. (Voir la vidéo)
Des élus UMP unis et majoritaires, ce serait donc joué. La mort des 35 heures est en passe d'être actée. Le député PS André Vallini ne s'en cache d'ailleurs pas :
« Les 35 heures sont quasiment derrière nous. (…) La durée du travail sera fonction du rapport de forces dans chaque entreprise. »
Car c'est bien là que se situe l'innovation majeure du projet de loi : la négociation de la durée du temps de travail se déroulera au niveau de chaque entreprise, et non plus par branche. Négociation qui aboutira si elle est approuvée par des syndicats représentant au moins 30% des salariés et si elle ne rencontre pas l'opposition de syndicats représentant plus de 50% des salariés. Ce qui fait naître des craintes particulièrement fortes dans les PME, où le rapport de forces entre employeurs et salariés est très disparate.
D'autant que l'enjeu de ces négociations est de taille. Jusqu'ici, l'employeur ne pouvait pas dépasser le contingent d'heures supplémentaires (220 heures par salarié et par an) sans obtenir l'autorisation de l'Inspection du travail. Désormais, si un accord le prévoit, il pourra se passer de cette autorisation, à condition de ne pas dépasser dix heures par jour, 48 heures par semaine et 405 heures par an.
La colère des syndicats n'y a rien changé
En dehors du fond, ce qui choque le plus André Vallini est « le fait que les syndicats aient été manipulés par le gouvernement, et par Monsieur Bertrand en particulier ». En échange d'un accord satisfaisant sur la réforme de la représentativité syndicale, la CGT et la CFDT avaient accepté ces nouvelles modalités de négociation, mais seulement « à titre expérimental ».
Or, François Fillon et Xavier Bertrand ont ensuite jugé trop floue cette formulation. Et ont tout simplement considéré le dispositif comme définitif dans la loi. La colère des syndicats n'y a rien changé. Pas même celle sur LCI de la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui avait elle aussi signé l'accord bafoué :
« Nous devons respecter le travail que nous faisons entre partenaires sociaux. (…) Il y a à peine un mois un accord a été conclu, ce sont les termes de cet accord qui doivent être respectés aujourd'hui. »
« Quelque chose qui ne dit pas son nom »
Mais le gouvernement assume. Il avait prévenu qu'il irait plus loin que cet accord initial, il l'a fait, quitte à aller aussi plus vite qu'attendu. Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, explique subtilement la manœuvre pour ne pas signifier que le gouvernement a signé l'acte de décès des 35 heures :
« La base légale de la durée du travail reste à 35 heures, ne serait-ce que parce qu'il faut bien faire démarrer le calcul des heures supplémentaires à un niveau. A partir de là, tout le texte vise à assouplir le système dans les entreprises. (…) C'est la fin de l'application rigide des 35 heures, ce n'est pas la fin des 35 heures. »
Moins rompus au langage diplomatique, les députés les plus libéraux de la majorité ne veulent pas, eux, taire l'objectif vers lequel le gouvernement tendrait. L'UMP Jacques Myard annonce la couleur :
« Sur quatre, cinq ans, on remonte -en acceptant une rémunération plus forte- à une durée du travail qui soit supérieure. (…) Je pense qu'on est en train de monter quelque chose qui ne dit pas son nom. »
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à caro
De kkadim
service public rhone alpes | 09H04 | 04/07/2008 |
trés vilaine délinquante : pour avoir des syndicats forts, il faut des relais dans le monde politique : en clair un parti de gauche puissants : où qu'il est le parti de gauche puissant…..
de plus si nous ici nous essayons de nous tenir informer, je suis désolé chaque fois que je parle à mes collégues de constater combien un « poivre-d'arvor-pujuda » sont efficaces.nous avons de véritables emissions de propagandes, un vrai bourrage de crane. combien de fois me suis je entendu répondre « parce que toi tu as peut être plus raison que la télé “… je ne suis pas un professionnel de la com ( quoique j'arrive parfois à torpiller quelques astuces de communication interne ), je ne peux lutter. il y a des la révolte je le sens : sarkozy est le grand méchant coupable de tous les maux, mais celà ne va pas plus loin. je dois bien avouer que toutes les structures d'opposition ( partis politiques, syndicats.) ne me sont d'aucun secours . leurs discours est désuet, dépassé. ils se font doubler sans arrêt sur le terrain de la communication ( ‘réforme’ : pensez que ce mot est l'émbléme d'une droite réactionnaire qui nous propose un retour en arriére de 100 ans, un mot employé systématiquement. or ce mot vient de la gauche ).
bref je suis trés pessimiste, et je crains un conflit à terme ; et je ne veux pas voir des gamins de vingt ans partir à la mort.
à kkadim
De caro
délinquante avérée | 10H02 | 04/07/2008 |
bonjour kkadim,
Je pense que, tout comme moi, vous vous êtes trouvé dans des manifs où les manifestants clamaient « grève générale » et où les syndicats mettaient leurs sonos à fond pour couvrir ces vilains slogans qu'ils ne voulaient entendre ?
Les syndicats se battent, quand ils le peuvent, et chacun dans son coin, par entreprise, par branche… et puis laissent tomber s'il y a la moindre petite avancée, sans prendre les problèmes d'une manière globale.
J'ai aussi peur d'une révolte de gens désespérés, laissés sur le bord du chemin par le système mis en place par le gouvernement (sans parler de tous les fichages pour interdire aux gens d'agir par crainte de se retrouver sur des listes de personnes non conformes) et dont certains s'accomodent. Mais je me dis aussi, qu'il faudra peut être en passer par là pour que la vie de nos enfants ne soient pas aussi pourrie que ce qu'on leur prépare.
à caro
De zorbec
9945
retraité | 16H51 | 04/07/2008 |
@caro,
Quand je vois qu'il y a plus de monde pour la GAY PRIDE
(je n'ai rien contre) que spour la défense du pouvoir d'achat et la durée de cotisations pour les retraites je me poses aussi des questions.
De remi86
le croquant ...du poitou | 23H03 | 03/07/2008 |
Est ce parce qu « il est tard ! Est parce qu'on nous a bassinée toute la journée de Betancourt ( toute de gauche soit elle, façon beau quartier) Est ce parce que ces les vacances d “ été ! Mais ce soir je ne sais quoi penser ! ! Ou plutôt …je suis triste ! pas abattus…Mais triste ! ….Désolé ! car nous plongeon ! Dans nos libertés de choix de vies ! …A cause de connards qui s'engraissent sur notre dos !
De dijaca
23H10 | 03/07/2008 |
mais les syndicats se battent, et finissent faute de mobilisation forte de signer des compromis, entre perdre tout et garder un minimum, il faut faire un choix, et c'est la que je suis scandalisée par l'attitude des salariés dans une entreprise, les gens il faut les prendre par la main, s'ils ont un problème personne, ils savent ou trouver les syndicats, mais sinon jamais de mobilisation pour les problèmes qui concernent la collectivité, c'est vrai dans toutes les entreprises
à dijaca
De Tomawak
Syndicaliste | 08H46 | 04/07/2008 |
dijaca est soit concerné, et confronté à cette réalité dans son entreprise, soit doué de clairvoyance !
En effet tout le monde râle, conspue ce gouvernement, et les 2 précédents d'ailleurs dans lesquels Sarkozy était déjà ministre et pas des moindres, mais personne n'agit, ni peu, moins encore beaucoup, dans sa vie de tout les jours, se contentant de commenter au comptoir du bar, ou à la machine à café de sa boite ! Spectateurs passifs.
Des assistés sempiternel, attendant que ce soit les autres qui se mouillent pour eux, les syndicats, les militants associatifs, les rebelles patentés, mais eux rien, les salariés, les individualistes « malgré nous » ! C'est vrai qu'on leur promet l'enfer du chomâge ou de la délocalisation s'ils ne sont pas compétitifs, mais quoi ? Pensent-ils que c'était plus facile aupravant pour nos grands parents, et nos parents, pour obtenir des droits, le maintien des acquis, le respect simplement ? ? ! !
La dignité humaine est sacrifiée sur l'hôtel du toujours plus de profit, mais pour qui ? Les patrons (du moins le plus grand nombre, les actionnaires, rien, nada, pour les autres, ou les miettes, lez « pro rata » !
Dans mon groupe, les 5 OS travaillent mains dans la mains, c'est trop rare il est vrai pour ne pas le souligner, mais plus que les sigles confédéraux et les organisations, ce sont les salariés et le nombre, qui font réagir, reculer les patrons et les gouvernants, ne pas l'oublier.
On nous parle de représentativité syndicale, oui, mais pour négocier, il faut être 2, 2 à vouloir aboutir à un accord, résultat d'un compromis, et non une compromission, c'est loin d'être le cas ! Les patrons on beau jeux de claironner et fanfaronner, ils se gardent bien de dire à leurs salariés que si ceux-ci se fédéraient un peu plus souvent, il en serait autrement !
Comme dit le dicton « c'est au pied du mur que l'on voit le maçon », j'espère que les salariés et les Français n'attendront pas d'être au bout du roulot, payés une misère, privés de tout, pour r&gir, sinon c'est à desespérer !
à Tomawak
De kkadim
service public rhone alpes | 09H18 | 04/07/2008 |
euh doucement sur le discours « tous des assistés ». on ne va reprendre le discours de ceux qui veulent détruire notre systéme social.
il serait temps que l'on parle de la terreur sournoise qui régne dans les entreprises : je dirais même du totalitarisme.
ce n'est pas évident d'oser dire non ( bon moi je le fais, parce que je me suis grillé il y a quelques années dans des luttes : mon dossier est trés épais, ma carriére est flinguée je peux me le permettre, on ne peut plus grand chose contre moi à part me foutre dehors pour faute professionnelle, donc je me méfie un peu ).
mais le vrai probléme est un probléme de discours, réussir à remobiliser, à faire comprendre que c'est l'union qui fait la force ( c'est pas original, mais c'est comme cà que cà marche : dailleurs nos dirigeants le savent parfaitement puisqu'ils veulent que les accords se situent au niveau de l'entreprise, et pourquoi pas bientot du salariés, et non au niveau des branches, et encore moins de la loi ).
nous baignons dans un discours individualiste, qui considére toute la sociéte comme un marché où chacun puise en fonction de ces besoins : faire comprendre que le syndicat n'existe pas uniquement quant on a un probleme, que ce n'est pas une entreprise de service, que ce n'est pas une sorte d'avocat peu cher.
combien de fois ai-je entendu « et là le syndicat il a rien fait ». et je réponds : » et vous, vous avez fait quoi ». on me réponds « c'est pas notre boulot c'est celui du syndicat ».
enfin il faut ajouter que le discours des syndicat est complétement à l'ouest : marre des tracts qui demandent s systématiquement 1500 euros d'augmentation et le salaire minimum à 300 euros, ou l'inverse. c'est vide, c'est creux. on rabache comme il y a cent ans.
à kkadim
De Tomawak
Syndicaliste | 13H40 | 04/07/2008 |
eh eh en fait on est sur la même ligne, non ? A 2 ou 3 choses prêt, c'est vrai qu'une fois qu'on est grillé, comme toi, ou moi d'ailleurs, c'est « plus facile » ou moins difficile, mais enfin avant d'en arriver là, tu t'es mis debout non ? Tu as pris des risques non ? Tu as pris des initiatives non ?
Je ne leur repproches pas d'être « assistés » le terme est peut -être fort pour certains, injuste, mais tellement justifié pour beaucoup, je leur reproche juste de se tromper de cible dans la plupart des cas, et de s'en prendre à ceux qui osent, et oeuvrent pour l'essentiel à l'amélioration du schmilblick.
Effectivement, le patronat qui pour partie se regroupe au sein d'un syndicat, oups, d'une association de malfaiteurs nommée le Medef, l'a compris depuis longtemps !
Et oui, pourquoi pas bientôt « la négociation personalisée » pour chaque salarié ? ? ? ? On croit rêver, dire que certains y croient !
Que les patrons fassent leur boulot dignement et honnêtement, et nous laissent faire le nôtre !
à dijaca
De YAJ
enseignante retraitée, non remplacé... | 00H48 | 11/07/2008 |
@dijaca
En ce moment les sites provinciaux d'une grosse entreprise liée à l'armée sont bloqués par les salariés pour la simple raison qu'il y a modification du temps de travail. Et ce malgré une augmentation pour le retrait de nb RTT. Tous les syndicats sont mobilisés et suivis. Par contre je n'ai vu aucune info la-dessus dans les médias.
De TrikPat
23H13 | 03/07/2008 |
le bipartisme dont on souffre tant en ce moment, c'est PS/UMP, et il n'y a pas un sous bipartisme de Gauche, PS/Besancenot, ni PS de droite/PS de Gauche même si la télé vous rabâche une seule vision ->Royal_Besancenot, le monsieur qui me traite de « traine savate » et qui est loin d'être le sauveur d'un grand soir, mais qui sait se faire voir au bord des manifs.
La lois des 35h est détricotée, enfin, plutôt analysée depuis longtemps dans l'humanité, pas plus tard que mercredi
alors, pour les curieux qui ne veulent plus ronronner comme le troupeau, je vous invite vraiment a lire l'article sur ce lien :
http://www.humanite.fr/35-heures-Le-texte-qui-menace
Cordialement, en attendant les 60 heures, qui arrivent, si vous continuer à ergoter en regardant TéléNaboléon, sans trainer vos savates avec ceux qui se lèvent depuis un an, pour une autre utilisation de l'argent, par exemple. Quand aux syndicats, dont je suis, bougez vous vos fesses et prenez vos cartes pour a votre tour prendre des risques tant que le code du travail vous le permet, comme si le(s) syndicat(s) est le messie par qui tout viendra. Moi quand je vote, je ne demande pas a mon syndicat de le faire a ma place, je m'assume, et tant pis pour moi si je me trompe, bla bla
Courage, le peuple gronde,retirez les oreillettes, débranchez les I'Beauf et grondez avec nous, en attendant de faire plus …
Cordialement
De skalpa
actif et militant ? | 23H22 | 03/07/2008 |
Voilà l'éternel problème :

Une des solutions :

http://kprodukt.blogspot.com
De PierreAdrien06
23H23 | 03/07/2008 |
35h, il n'y a qu'en France que cela existe, une belle foutaise …
Loi qui à rendu le pauvre que plus pauvre ! ! !
Comment peut on vivre descemment avec si peu d'heures travaillées.
Le rêve est passé… au travail !
Encore une malheureuse idée de gauche, contre les travailleurs.
Au fait ou sont-ils passés ?
Merci
à PierreAdrien06
De Laurent-Weppe
23H34 | 03/07/2008 |
On a tendance à oublier une chose : à l'origine, la loi des 35 heures, c'était les 35 heures, payées 39.
Le Medef voulait lui 39 heures payées 35
Et le bras de fer est parti de là.
On peut reprocher des choses au 35 heures, à la volonté du gouvernement de l'époque, un coup de les passer au forceps (et donc de donner des arguments à leurs adversaires), un coup de trop chercher à être accomodant avec ceux qui voulaient la perte de son projet.
Mais ce n'est pas la loi en elle même qui a créé des problèmes, c'est son applications, associée à la volonté de certains de ne pas jouer le jeu et de tout faire pour la saboter, tout en étant conscient que cela ne ferai pas du bien.
à PierreAdrien06
De berco
père au foyer | 09H17 | 04/07/2008 |
Dans quatre ans, on sera dans une merde si « noire »,
qu'on en viendra à regretter le parti socialiste.
Mais comme d'habitude, toutes les petites combines
de ce gouvernement se fera en douce, derriere le dos
des francais, partis en vacances ( du moins pour ceux qui peuvent). Quand je vois les tetes d'hypocrites
des Devedjan, karoutchi,Balkani, j'en passe
et surement pas des meilleurs,il me vient comme
une envie de partir. Mais pour l'instant je suis
devant mon écran pret a deverser ma bile.
Et en plus, je ne serais pas a la prochaine garden
party du 14 Juillet. Dommage j'aurais bien aimé
serrer la main d'Ingrid Betancourt, et du tres
respectable souverain de Syrie.
à PierreAdrien06
De PierreAdrien06
12H59 | 04/07/2008 |
Forum à la castro, vive la censure déguisée.
l'on peut se croire à Cuba ! ! !
Le modérateur doit être un ancien de libé….
De Mobile
23H32 | 03/07/2008 |
République « KerPlunk™ ». *utain ! http://www.paroles.net/chanson/13281.1
De N.MARECHAL
23H38 | 03/07/2008 |
Notre pays connaît une crise ouverte.
L'activité de production de notre pays baisse de façon importante, voire inquiétante.
Ceci est un constat qui commence véritablement en mai 2008. Je ne dis pas qu'avant mai tout allait bien, mais en mai il s'est passé quelque chose de significatif (chacun sait). La tendance se traduirait également en juin mais il est encore trop tôt pour valider l'ampleur de la baisse.
Le cafouillage sur la perte ou non des 35 heures pose problème dans la mesure où la réorganisation du temps de travail est un véritable casse tête chinois.
Nos entreprises ont optimisé depuis longtemps leurs effectifs à la tache de travail, et à l'outil de travail par des investissements importants. Et franchement, je ne connais personne qui souhaite changer l'organisation du temps de travail (directions / salariés).
Je rappelle que Raymond Barre (droite) et Jacques Delord (gauche) ont produit la fameuse démonstration que les 35 heures étaient parfaitement viables par une analyse très puissante.
Par ailleurs, la réforme de la représentativité syndicale va recentrer le rôle des syndicats dans l'entreprise.
Il y aurait moins de représentations syndicales (CGT CFDT FO CFTC SUD CGC …) Certains syndicats mentionnés sont réellement menacés de disparition.
Le rapport social dans l'entreprise est essentiel car une entreprise n'est pas une dictature, sinon les rouages se bloquent.
L'absence de concertation du gouvernement, le refus de l'écoute, l'obstination d'une politique imposée risque de dérégler complètement le système.
à N.MARECHAL
De FO le dire
Nantes | 08H08 | 04/07/2008 |
« L'activité de production de notre pays baisse de façon importante, voire inquiétante. »
Moins de production, moins de consommation, moins de pollution. Ce n'est pas inquiétant, c'est réjouissant.
De kebra
Bisounours killa | 00H43 | 04/07/2008 |
Pour la majorité des salariés, cette loi va établir un travail hebdomadaire de 48h. Dans un premier temps, le gouvernement maintiendra le seuil des 35 heures mais il utilisera cette réserve pour calmer les patrons dans le futur. Dans deux ans, les heures sups seront à 39 heures. Dans trois ans, les salariés devront renoncer au bonus. Et pendant l'euphorie des premières années, les salaires n'augmentent pas.
Pourtant, la productivité des employés français est exemplaire. Les patrons ont réussit à obtenir en 35h le même travail qu'en 39h. Les cadres plébicitent les 35h. L'objectif est idéologique pas économique. Toujours le lent travail de dérégulation…
à kebra
De Un compte supprime
nc | 09H09 | 04/07/2008 |
ya ka faire en 39 heures le travail de 35 heures et empocher les heures sup : travailler moins pour gagner plus.
De pousse manette
située comme vous voulez | 00H58 | 04/07/2008 |
Supprimer les 35 heures est complètement ridicule et tout le monde le sait (quand je dis tout le monde, je parle des gros patrons). Des études sortent à l'étranger (fouiller sur google) prouvant que des salariés qui travaillent moins longtemps mais dont l'organisation de travail est optimisée sont moins fatigués, plus efficaces et plus productifs. Les 35 heures, à l'origine, c'était pour permettre d'employer. Alors, qu'attend-on pour le faire ? Ah mais non, que je suis bête, les salaires diminuent, il faut donc travailler plus pour gagner plus, même si la qualité de vie et de production s'en ressent. Je vois poindre une tolérance hypocrite (même si tout le monde jurera ses grands Dieux que non) pour le travail au noir afin d'arriver à joindre les deux bouts. Il s'agira de survivre. On en a pas fini avec la pauvreté et tous les maux qu'elle entraîne. Nous n'en sommes qu'aux prémisses.
De GanLanShu
shodavid.blog.lemonde.fr | 01H09 | 04/07/2008 |
« Actée », c'est vraiment vilain… Mais alors la photo ! Der predator ! Les mots en deviennent superflus…
De totolarigo
02H11 | 04/07/2008 |
comme si ca allait changer quelque chose pour le pouvoir d'achat de les sucrer.
tout depend du pouvoir d'achat de qui.
Peu importe ce que font les autres pays, ce n'est pas a nous de bosser plus mais a eux de bosser moins.
Nous ne sommes pas venus sur cette planete pour trimer toute la vie pour avoir de quoi survivre au benefice d'autres qui savent pas quoi faire de leur opulence qui suinte.
Avant, les benefices des entreprises etaient redistribues en primes, impots, comites d'entreprise, etc… et maintenant les benefices sont redistribues dans les salaires des dirigeants et les actionnaires qui placent tout dans les paradis fiscaux.
Ces messieurs decident de presser le petit peuple jusqu'a ce qu'il puisse etre soumis a leur trique en leur enlevant si possible bientot le salaire minimum.
Pour le probleme des syndicats, c'est deja reglé car seuls les fonctionnaires ( ou ce qu'il en restera ) sont syndiques ainsi que ceux des grands groupes qui mangent deja dans la gamelle que leur met les patrons
Une question : l'etat est au service de qui si il n'ecoute pas le peuple ? ( je me demande si il est au service de ceux qui sont domiciles a monaco ou en suisse et luxembourg pour ne pas payer d'impots, qui ont leurs grandes societes en France et qui se plaignent de devoir payer encore trop d'impots sur leur personnel qui sera toujours aussi faineant )
De jck
02H18 | 04/07/2008 |
Pierre Larrouturou en mars 2007 : « Nicolas Sarkozy est clair : il veut nous amener vers le modèle américain au moment même où Alan Greenspan annonce que ce modèle peut amener le monde vers une récession globale. Aux Etats-Unis, il n'y a pas eu de loi sur le temps de travail, mais il y a tellement de précarité que la durée moyenne du travail est inférieure à 34 heures. A cause de cette précarité, les salaires réels diminuent, et ce n'est que grâce à un très fort endettement que la croissance se maintient. Mais cette fuite en avant a des limites. En 1929, quand la dernière crise du capitalisme a éclaté, la dette totale américaine (privée et publique) représentait 130 % du PIB, elle vient de dépasser les 250 % du PIB. Voilà pourquoi Greenspan dit qu'on risque d'aller vers une récession mondiale. Visiblement, Sarkozy ne l'a pas compris. »
l'intégralité de l'interview http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-823448,55-878877@51-858346@45-1,…
à jck
De Kereven
08H15 | 04/07/2008 |
Sarko nous impose le modèle américain, sans le fric qui va avec pour survivre. Les salaires US sont supérieurs aux notres, puisqu'il n'y a aucune protection social chez eux, que tout est privé. Nous en arrivons à cela, mais avec des salaires fort bas, ce qui fait que nous ne pourrons tenir.
L'idéologie mal comprise est particulièrement dangereuse. Si même la Parisot s'en plaint (rarement il est vrai), c'est qu'on est mal barré.
à jck
De pousse manette
située comme vous voulez | 09H10 | 04/07/2008 |
Lors de la campagne présidentielle, S Kétanou a clairement annoncé, sans ambigüité aucune, qu'il désirait pour la France le modèle anglais. Il suffisait de juste l'écouter et de mettre de côté toutes ses formules cliché pour savoir pour qui voter. Mais je chipote, je chipote, va pour le modèle américain.
De Désaltz
Lycée Pro | 05H38 | 04/07/2008 |
La fin des 35 heures est programmée depuis la campagne électorale de 2008. Le nombre de salariés qui est pour cette déconstruction des avancées sociales du code du travail est très nombreux puisque depuis dix ans on entend tous les commentateurs « compétents » mettre sur le dos des 35 heures à peu près tout et n'importe quoi.
Toute ses mesures sont idéologiques et n'apporterons rien à la France. En fait c'est la conception de l'Etat qui est en jeux dans cette bataille : Un pouvoir fort doit-il être autoritaire ? La marge de manoeuvre de la droite est réduite aux symboles, ça ne coûte rien, l'électorat est content et puis bien relayé par les médias cela fait plus de mal qu'une vraie loi.
La fin des 35 heures c'est surtout la fin d'un mode de vie basé sur des évolutions sociales. Les prochaines étapes sont le travail des enfants la nuit (puisque l'école est encore obligatoire le jour.) et 60 heures hebdomadaires de travail qui ne servent à rien puisque de toute façon la France ne produit rien, à part un peu de vin et de fromage ainsi qu'une conception de plus en plus douteuse de la Démocratie et de la République qui force le respect des grands pays démocrates comme la Libye, la Chine et la Corée du nord.
A travers toutes les luttes sociales françaises c'est notre liberté qui se joue.
à Désaltz
De kkadim
service public rhone alpes | 09H38 | 04/07/2008 |
pour le travail des enfants ne vous inquiétez pas : il y a un an ou deux un députés avant déposé une proposition ( ou un projet je ne sais plus quel est le terme exact ) ramenant l'age de scolarité à 12 ans ( sous prétexte que si un enfant était en échec scolaire à cet age c'était irratrapable et donc valait mieux lui donner une formation directement en entreprise …).
à kkadim
De caro
délinquante avérée | 22H40 | 04/07/2008 |
c'était 14 ans. Ouverture de l'apprentissage à 14 ans. Mais le raisonnement reste le même.
De parousnik
05H40 | 04/07/2008 |
Plus le salarié est exploité plus l'actionnaire, le gros… empoche en se tournant les pouces…et puis c'est rassurant qlq part puisque dans plus trés longtemps les salaires seront tellement bas que les usines se délocaliseront chez nous…