
La Constitution doit-elle interdire les déficits publics ?
A l'examen depuis mardi dernier à l'Assemblée nationale, la réforme des institutions n'en finit plus de faire débat. L'opposition menace de ne pas la voter, hypothéquant ainsi les chances du texte d'être adopté lors du prochain Congrès. Un débat qui ne devrait pas faiblir ce lundi avec la discussion de l'amendement prévoyant l'obligation d'équilibre budgétaire.
N'ayant pas obtenu satisfaction sur l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives, le parti des ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy a posé une condition sine qua non au vote du projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République : faire inscrire dans la Constitution son autre revendication majeure qu'est cette obligation d'équilibre budgétaire.
Requête reçus par le gouvernement, à la chasse aux voix pour obtenir les 3/5e nécessaires au Congrès. La Commission des lois de l'Assemblée nationale a adopté ledit amendement, quelques heures avant que la chambre basse ne se saisisse du texte, permettant aux députés de débattre de la disposition.
« Obliger tous les gouvernements à être responsables »
Un amendement qui viendrait modifier l'article 34 de la Constitution de 1958 en ces termes :
Les orientations pluriannuelles des finances publiques sont fixées par des lois de programmation qui « s'inscrivent dans l'objectif d'équilibre des comptes des administrations publiques ».
Auteur de la disposition, le député du Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde entend ainsi « obliger tous les gouvernements à être responsables » et mettre fin à une situation qu'il juge ubuesque : « Nous dépensons aujourd'hui ce que nos gosses vont devoir payer à notre place. » (Voir la vidéo)
Le même Jean-Christophe Lagarde qui s'est en revanche vu refuser le soutien du gouvernement sur l'inscription dans la Constitution d'un autre amendement prévoyant que les Projets de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) soient également présentés et votés en équilibre. Ce qui a conduit à son rejet par la Commission des lois. Alors, pour l'amendement adopté, il prévient :
« Très franchement, si le gouvernement revenait sur sa parole [lors de l'examen à l'Assemblée nationale, ndlr] ça nous conduirait à voter contre la réforme constitutionnelle. »
« Mettre cette notion dans la Constitution, c'est stupide »
C'est pourtant bien ce qu'espèrent les députés socialistes. Depuis le début de l'examen, ils n'ont de cesse de tenter de faire entendre leur voix. Souvent en vain. La proposition des élus PS modifiant les conditions d'élection des sénateurs, dont ils avaient pourtant fait une condition non négociable en vue du vote de l'ensemble de la réforme, a même été rejetée mardi, dès le début des débats.
Ils tenteront cette fois d'obtenir gain de cause, face à des députés UMP qui entendent toutefois faire respecter cette parole gouvernementale. (Voir la vidéo)
« Mettre cette notion dans la Constitution, c'est stupide », tonne le député PS Jean-Louis Bianco. « Ca n'a strictement aucun sens », poursuit-il. Avant d'expliquer que « cette doctrine de l'équilibre budgétaire à tout prix est contraire à la réalité » :
« Une entreprise, quand elle a besoin de se développer, elle investit, éventuellement elle emprunte. Un ménage, quand il veut faire construire sa maison, il emprunte. Quand l'économie va mal, il peut être utile d'utiliser, pour préparer les dépenses d'avenir, les ressources budgétaires. »
Son collègue socialiste Gaëtan Gorce ne dit pas autre chose. Il « pense qu'il est dommage d'être vertueux par procuration, c'est-à-dire que ce qu'il faudrait surtout c'est le faire ». Et il soulève une autre difficulté que pourrait entraîner une telle disposition dans le futur :
« Imaginons que nous ayons accumulé des réserves et que nous ayons besoin de les dépenser pour soutenir l'activité, il faudrait que la Constitution nous en empêche parce qu'on aurait une obligation d'équilibre… C'est absurde ! “
Vers des recours devant le Conseil constitutionnel
Pour justifier leur soutien à la mesure, les députés UMP préfèrent, eux, en atténuer la portée. Ce n'est qu'un moyen, selon Georges Tron, de faire respecter ‘les obligations du Traité de Maastricht’ déjà existantes. Et pour Jérôme Chartier, ‘c'est un bon objectif’ qui correspond à une promesse électorale du candidat Sarkozy prise au cours de la campagne présidentielle.
Sauf qu'inscrire l'obligation d'équilibre budgétaire deviendrait plus qu'un objectif, ce serait une obligation constitutionnelle. De sorte que si des déficits budgétaires continuaient à être observés plusieurs années durant, cette disposition ouvrirait la voie à des recours devant le Conseil constitutionnel.
C'est toute la question qui devrait donc être abordée ce lundi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Avant le vote prévu mardi après-midi sur tout le projet de loi constitutionnelle. A moins que les débats ne durent et retardent d'autant ce vote.
► Addendum le 28/05/2008 à 13h05 : les députés ont approuvé dans la nuit de mardi à mercredi cet amendement du Nouveau Centre destiné à garantir le retour à l'équilibre des comptes publics et obligeant le Parlement à voter des lois de programmation budgétaire qui ‘s'inscrivent dans l'objectif d'équilibre des comptes des administrations publiques’. En revanche, le gouvernement et l'UMP ont jugé inapplicable la proposition du Nouveau Centre interdisant la présentation de budgets en déficit de fonctionnement.
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De Piyoun
Etudiant | 19H49 | 25/05/2008 |
Faire payer à nos « gosses » ce qu'on dépense aujourd'hui est tout sauf une absurdité économique comme veut le faire croire M. Lagarde.
Faites un calcul simple et rapide : en supposant que la croissance reste au niveau médiore de 2% par an (1 + 2/100)^10 = 1,22 soit une augmentation de 22% du PIB en 10 ans, avec une croissance annuelle moyenne de 2%. Et encore, 10 ans est une échéance assez courte ; prenons un chiffre à la mode (« Depuis trente ans les gouvernements…blablabla, on connait le refrain »), 30 ans : (1 + 2/100)^30 = 1,81 soir une augmentation de 81% du PIB.
Qu'est-ce que cela nous dit ? Que nos enfants seront bien plus riches que nous pour payer des investissements qui, bien choisis, contribuent à maintenir et à accélérer la croissance économique. Et les richesses augmentant toujours, selon l'hypothèse que nous ne connaissions pas de récession (on n'en connait pas depuis bientot 60 ans, mis à part deux années (1975 et 1993), donc une hypothèse somme toute plausible), l'argent emprunté est beaucoup, beaucoup plus aisément remboursé.
(Et ceci n'est qu'un point pour défendre le déficit public, qui répond à l'argument populiste, il faut le dire, de l'appel au « bon-sens familial »…)
à Piyoun
De sarkophage_xyz
13H23 | 26/05/2008 |
Dans l'absolu oui, mais alors pourquoi la dette augmente ? Elle devrait être de plus en plus facile à remboursée selon ce bon principe…
Il suffirait en fait pour que ca marche que la croissance passe en consomation, c'est à dire en augmentant les petits salaires qui achettent des chaussures sans trous pour leurs gosses plutot que les bénéfices des copains du pouvoir qui partent en yachts à Malte ou en services de securité.
à sarkophage_xyz
De Piyoun
Etudiant | 20H57 | 26/05/2008 |
Parce que depuis 20 ans on ne peut pas dire que les gouvernements ont mené une politique adaptée aux cycles économiques, permettant de profiter des phases d'expansion pour faire rentrer des recettes et rembourser la dette, ainsi qu'épargner pour pouvoir bénéficier de marges de manoeuvre en période difficile.
De papy55
prof. en province | 19H53 | 25/05/2008 |
L'interdiction constitutionnelle des déficits publics reviendrait à priver les autorités publiques de toute action ne recevant pas l'aval de contribuables potentiels (les plus influents) qui ne manqueraient pas d'opposer la constitution à tout projet social qui ne serviraient pas leurs intérêts !
Cette interdiction reviendrait à inscrire dans la constitution que le pouvoir appartient aux plus fortunés !
Les déficits publics sont parfois nécessaires à l'intérêt général quand ils restent raisonnables et ponctuels.
De adelagarde
20H21 | 25/05/2008 |
Inscrire cela dans la constitution est extrêmement dangereux à mon sens. Cela revient quelque part à un contrainte économique entrant dans le domaine du droit.
Les français n'ont pas voté non au projet de constitution européenne pour voir ce genre de texte inscrit dans la constitution.
De NicolasB
Lycéen à Paris | 20H36 | 25/05/2008 |
Mettre fin au déficit publique est nécessaire. Il semble y avoir plusieurs manières de le réduire : le parti socialiste propose des solutions, l'UMP aussi, le Centre désormais s'y met. Mais interdire les dettes publiques serait, à mon goût, une erreur grave et, sur le long-terme, particulièrement regrettable.
Revenons aux fondamentaux : le déficit de l'Etat Français s'accentue à cause de 30 ans de politique « people », dans le sens où les priorités d'un Président est d'être apprécié et non de gérer la France de manière correct. Voilà, aujourd'hui, la dette est lourde à porter, l'Union Européenne est mécontente et, face à une telle situation, le gouvernement a quand même l'audace (hélas) de dire que tout va bien.
Comprenez que si cette dette est là, il y a bien plusieurs raisons. Jean-Christophe Lagarde cite une de ces raisons : les Présidents ont tant dépensé pour être bien placé dans les sondages. Mais la raison principale est bel et bien notre système politique qui est le carrefour de fraudes et amalgames. Le pays roupille, et la dette augmente.
Pour en revenir à cette idée de interdire ce déficit public, si cela se fait, on serait bien embêté. A mon avis, il ne faut pas être trop radical sur le sujet. Je trouve qu'il est plus raisonnable de mettre fin au gaspillage et, surtout, d'instaurer des limites. En effet, le Président de la république n'est ni le trésorier, ni le Directeur Financier de la France. Il doit avoir moins de droits.
Quand la dette sera réduite, la France empruntera forcément. Mais ceci devant être pour des investissements nécessaires et les emprunts devront, bien entendu, être remboursables.
De N.MARECHAL
23H17 | 25/05/2008 |
Pas besoin de changer la constitution, chef !
Cette disposition existe déjà, elle est européenne.
En principe, la France sera frappée d'une sanction cette d'année car son déficit est trop lourd.
Le contrôle des dépenses s'équilibre par les recettes.
En ce qui concerne les recettes, on sait bien où les trouver.
Nos politiques ne seront pas plus responsables demain qu'aujourd'hui mais nous, les citoyens, pourrions bien payer la différence cash… Et donc, voici la nouvelle formule proposée constitutionnablement :
« Encaisser plus, pour dépenser moins »
epicétou
De sinclair
21H53 | 25/05/2008 |
Qu'est ce que cela vient faire dans la constitution. Pourquoi pas une loi tant qu'on y est, on est devenu spécialiste tout terrain des lois inapplicables. Un droit opposable au déficit tiens ! ! ! tant qu'on y est. Ecrire dans la constitution qu'il faut qu'il fasse froid l'hiver et chaud l'été
De Sicanrf
22H06 | 25/05/2008 |
Tout cela est de la parodie de politicards. Quand la gauche reviendra, elle aura les 3/5 et refera l'inverse. Dans une démocratie, seuls les citoyens devraient pouvoir par référendum modifier la constitution qui les concerne ! On peut constater que 2000 politiciens se sont appropriés le pouvoir et qu'ils se foutent pas mal des français. SI cela continue, nous referons la révolution.
De pousse manette
située comme vous voulez | 22H35 | 25/05/2008 |
On marche sur la tête, là. A force d'employer des clichés à la place des programmes politiques, de parler plutôt que de faire, tout est mis en place pour convaincre le neuneus que le Service Public coûte trop cher. Et les neuneus d'acquiesser, les ouioui de service qui préfèrent la mise en place du service minimum plutôt que le remplacement des profs absents ; le travailler plus en pensant (puisque je vous dis que ce sont des neuneus) qu'ils pourront se faire un peu de monnaie alors que travailler plus pour un salarié veut dire gagner plus pour les patrons (question d'interprétation). Mais puisque les Services Publics vont être réduits à peau de chagrin (ah ben oui, les neuneus, la qualité, ce sera pour les riches), interdire les déficits quand on ne peut pas faire de profits c'est rendre obligatoires les profits donc plus de Service Publics… Y'en a qui vont faire une drôle de tête, bientôt. Car qui va payer pour ne rien avoir ? Les petits, ceux qui ne veulent pas faire de politique par paresse ou parce que c'est sale ou parce qu'on ne leur apprend pas à réfléchir c'est trop dur… Mais bon, tant qu'on peut s'acheter les consoles vidéo ou le dernier DVD, hein, quelle importance ? On n'aura qu'à pas tomber malades, pas avoir d'enfant à envoyer à l'école, pas travailler loin pour ne prendre ni voiture ni transports en commun et roule ma poule. Le voisin se battra pour nous (je parle à la place des neuneus) et fera grève et ira manifester. Nous, on rouspètera que c'est une honte, mais que fait la police.
Je suis comme en colère ou c'est une impression ?
De bilou.
Prajñāpāramitā देवौ ऋषी तापसौ | 00H01 | 26/05/2008 |
« Comme gaulliste, je sais qu'il n'y a rien de plus légitime que de s'interroger périodiquement sur l'adéquation entre nos institutions et les évolutions de la société. La France d'aujourd'hui n'est plus celle d'il y a un demi-siècle.
Pourtant, ce n'est pas parce que nos institutions ont cinquante ans qu'il faut absolument les changer ! Dans de nombreux pays, la stabilité des institutions est même un atout. Pas question, donc, de céder à l'air du temps ou à une quelconque mode, voire à des préoccupations polémiques »
Vous avez dit « gaulliste » ?
De Aspiral
04H43 | 26/05/2008 |
L'Etat n'est pas une entreprise. Comme il est éternel, les dettes qui ont permis le confort des précédents sont remboursées avec l'argent des suivants. Voir à ce sujet : http://www.aspirale.be/Textes/Tabou3.htm
De gribouillemoqueur
07H39 | 26/05/2008 |
L'accumulation des déficits budgètaires et surtout de la dette publique qui en résulte nous rappelle l'impérieuse nécessité de réformer l'Etat. Nous avons eu déjà la LOLF, aujourd'hui on parle d'inscrire constitutionnellement le principe d'équilibre budgétaire. Mais est-ce véritablement dans l'empilement de lois que se trouve la solution du problème ?
Quand on voit que les paroles des ministres dépassent rarement les murs de leur ministère, que les lois votées rencontrent de vraies problèmes à être appliqueés dans les faits, il est particulièrement naïf et risible de penser qu'une nouvelle couche parlementaire annonce un vrai changement dans les pratiques existantes.
La vérité est que l'équilibre budgétaire suppose que l'admisitration s'exerce à une longue et besogneuse tache d'analyse, service par service, fonctionnaire par fonctionnaire, pour traquer et couper les dépenses inutiles.
C'est ce travail que les politiques refusent de réaliser préférant se donner bonne conscience dans l'illusion de l'action.
De borneo oui-europe.over-blog.com
07H56 | 26/05/2008 |
La France qui compte parmi les pays les plus indisciplinés au regard des exigences européennes en matière de déficit inscrirait désormais dans sa Constitution l'équilibre budgétaire ?
Mais il lui suffit de se conformer à la règle européenne. Les sanctions à la clef devraient l'y aider.
Cette proposition, c'est comme interdire le moteur à explosion après la fin du pétrole.
De Bon Scott
08H51 | 26/05/2008 |
La République leurs appartient ? !
http://www.bakchich.info/breve796.html
Vivement la VI ème République
Des élus choisi par le peuple !
De chabouc
09H22 | 26/05/2008 |
ca me rappelle cet hiver avec les mal logés quand tous les politiques y allaient de leur petite phrase sur « le droit au logement pour chaque citoyen »
et maintenant ils remettent ca sur la dette publique … que du bla-bla et jamais de volonté et d'action
De léo solo
09H38 | 26/05/2008 |
La Constitution doit-elle interdire les déficits publics ?
Joli titre
pourquoi pas aussi
La constitution devrait-elle interdire la fraude fiscale
ou
La constitution devrait-elle interdire la fuite vers les paradis fiscaux.
ou bien
La constitution devrait-elle garantir l'égalité de droit d'accès à l'éducation, la santé, l'eau, l'energie, le logement, les transports.
Donc plus de question : il faut simplement sauver la république.
De dideix
09H45 | 26/05/2008 |
Plutot que de vouloir changer la constition il ferait deja mieux de respecter celle qui existe ! ! ! ! ! quand on parle d'égalité, fraternité et liberté ,et bien je vous dit que l'on ce mets le doitg dans l'oeil ,je vais sortir du sujet quand on voit qu'un homme soupçonné de vol qui s'échappe d'une gendarmerie et qu'il ce fait tirer 7fois dont 3 balles l'ont touché et que le flic au derniere nouvelle et mis en examen pour altercations sans intention de vouloir donner la mort …………Alors deja que je suis révolté ,mais la je suis ecoeuré ,quand on pense qu'au moindre control routier ils n'ou prennent de haut (les flics )comme si on été des criminels .et tous ces politique voleurs menteurs tricheurs la il y a un gros nids de maffieux,et les plus grans truands vous savez ou on les trouve et bien chez ceux qui doivent faire respecter les loies (flics ,gendarmes ,douannes , hauts fonctionnaires des impots et nos dirigeants, mais non le simple quidam on lui mets 3 balles dans la panse et c'etait sans vouloir tuer …..Vous trouvez cela normal vous ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
De Renard
11H33 | 26/05/2008 |
La constitution devrait régler tout ce qui peut être imaginé ! ! ! ! !
OGM ! ! ! ! fraude ! ! ! ! inégalité des salaires ! ! ! des retraites ! ! ! ! la maladie ! ! ! ! la mort ! ! ! ! le divorce ! ! ! ! ! ! le mal aux dents ! ! ! aux pieds ! ! ! ! de tête ! ! ! ! ! les fins de mois difficile ! ! ! la hausse des carburants ! ! ! ! des fruits ! ! ! des légumes ! ! ! du lait ! ! ! ! du blé ! ! ! du poisson ! ! ! ! ! et je pense et en oublie ! ! ! la constitution règlera cela aussi ! ! ! ! !
Si en plus elle prévoyait la destitution des menteurs se faisant élire ! ! ! ! alors là ! ! ! ! ……..
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 12H27 | 26/05/2008 |
Pénalisation du déficit public…
Je pense qu'il s'agit d'une manoeuvre du gouvernement pour pouvoir -par le biais d'une loi- supprimer un service public sous prétexte qu'il ne rapporte pas.
Il y aura une excuse pour fermer un service public.
MAIS, tout le principe du service public réside dans le fait qu'il rend service à la population sans « profits ».
Profit il y a, mais réinjectés pour améliorer le service.
Un livre qui parle…
Ce pauvre concept du public en prend plein la tronche, sous prétexte de ne pas faire profiter.
Mais le profit, ici, c'est le service rendu aux gens.
(Et lorsqu'on entend les déclarations de ces « pauvres usagers » qui sont pris en otages…mais allez vous faire foutre les otages ! ! si vous êtes pas content vous ne profitez pas d'un service « qui vous prend en otage ».
Et ils râlent sur leurs jours de congés qu'ils sont « obligés » de poser, et grâce à qui ces jours de congés ? ? grâce à cents connards preneurs d'otages…)
Morale de l'histoire ?
Le service public : aimez-le ou quittez-le…
De Jaùsep
| 19H17 | 26/05/2008 |
Je ne pense pas que le déficit public soit lié aux services publics (pour répondre à un com plus haut). Sachant qu'énormément d'argent public, la presque totalité, va directement dans la poche du privé.
La responsabilité de ces fuites, de ces trous sans fonds, est dûe aussi à l'inconséquence des choix faits par les dirigeants politiques, qu'ils soient nationaux ou régionaux.
Il y a des exemples d'investissements financiers insensés avec de nombreux excès. (regardez combien ça coûte, mais pas seulement..)
La liste est longue, même près de chez vous ça manque pas !
La constitution préside :
-aux rapports entre les différents degrés d'administration de notre nation. Etat, gouvernement, région… elle en définit précisément et juridiquement les règles.
-au respect des fondamentaux des droits et devoirs des citoyens, dans l'intérêt de l'ensemble des Français. (Exemple : article premier)
Le déficit budgétaire est une conséquence et non cause, d'évènements économiques (parfois externes au pays). Il doit être combattu, par des règles et des actions gouvernementales mais je ne vois pas comment on peut l'interdire !
Il peut contribuer à protéger des populations fragiles, le temps que des correctifs économiques soient mis en place.
Mais c'est vrai, il ne doit pas devenir chronique, sous peine de voir la dette nationale devenir très (trop) importante.
Les lois de finances, définies annuellement, sont là pour cadrer de façon juridique les déficits publics (et autres) et donner à nos finances des PRIORITES(remboursement de la dette d'état, concordance entre les droits individuels et la mise en oeuvre des moyens pour y parvenir, etc…)
NON, la constitution n'a pas à interdire les déficits publics.
De sarkophage_xyz
12H00 | 27/05/2008 |
Cela me rappele le discour d un ressortissant d un pays de la zone CFA confronté a ce problème structurel de ne pouvoir faire de déficit (puisque c'est la banque de france qui imprime leurs billets). Et le problème concret auquel se heutait ce pays etait le financement d'élections : impossible de les organiser puisque le budget l'interdisait.
C'est peut etre bien ça l'objectif de nos pieds nickelés.
ps : je suis affreusement désolé de ne pas me rappeler plus pour donner des références mais le problème est bien latent en ce qui nous concerne.
De C. Creseveur
D'actualité | 15H57 | 26/05/2008 |
Voilà l'exemple typique de la non réforme (le droit au travail est inscrit dans la constitution et n'a jamais empêché le chômage), autour de laquelle on va beaucoup parler, et surtout perdre beaucoup de temps en salive quand il y a des réformes plus importantes à traiter.
De Cepajuste
16H09 | 26/05/2008 |
Cette volonté de tout mettre dans la constitution, c'est le syndrome TCE, c'est-à-dire une dérive technocratique et antidémocratique… le rôle d'une constitution n'est pas de définir ou de borner la politique économique, mais d'organiser les pouvoirs. Ensuite, il y a des élections démocratiques, et les électeurs décident quelle politique ils veulent : avec déficit, sans déficit, etc. C'est consternant de devoir rappeler ce genre d'évidences. Si tout est dans la constitution, ç'en est fini de la démocratie.
à Cepajuste
De Jaùsep
| 19H27 | 26/05/2008 |
tout à fait d'accord !
si l'on continue comme ça, la Constitution va devenir une véritable poubelle.
De gelu42
16H53 | 26/05/2008 |
J'espère que les députés PS auront des couilles et ne la voteront pas. Une bonne giffle pour Sarko ça lui ferait pas de mal
De FSALD
17H26 | 26/05/2008 |
Cépajuste a raison ; oui la constitution n'est pas de définir ou de borner la politique économique, mais d'oganiser les pouvoirs »
Le triomphe de la pensée unique a fait des dégats puisque dès qu'on dit « détte publique ou déficit “ tous les bien pensants dégainent ! Pourtant il ne viendrait a l'idée d'aucun de nos brillants Patrons, aux salaires mirobolants, de financer leur développement uniquement sur la croissance de leur CA, ni sur leur fonds propres, tous on recours à l'endettement.Certains objecteront que l'Etat avec son ‘déficit chronique’ n'est pas en situation de s'endetter, que nenni il est beaucoup moins endetté que la plupart des grandes entreprises de ce pays, il suffit aux curieux de se documenter ! Je renvois les personnes intéressées à la conclusion d'un excellent article publié par des chercheurs : ‘Pourquoi les états sont déficitaires’ par B. Vallageas faculté J. Monnet Paris Sud
De Gérard Müller
17H32 | 26/05/2008 |
Comme beaucoup d'autres éléments de cette réforme constitutionnelle, l'ajout de cet objectif d'équilibre des finances publiques est un détonant mélange d'hypocrisie à court terme (parce qu'il ne s'agit que d'un « objectif », portant non sur le seul État mais embrassant aussi les comptes sociaux et les collectivités locales, aucune réelle contrainte ne pèsera sur la politique sarkozyste) et d'irresponsabilité à plus longue échéance (en inscrivant une nouvelle norme dans la Constitution, on donne au Conseil constitutionnel la possibilité de juger et, un jour, de sanctionner la politique budgétaire).
Voir aussi :
www.alter-reformeconstitutionnelle.com
De artha
campagnarde | 17H56 | 26/05/2008 |
on dirait que les socialistes ont des tendresses à l'égard du bâton qui les bât et sont prêts à baisser la culotte par dessus le marché !
De Impots-utiles.com
www.impots-utiles.com | 18H05 | 26/05/2008 |
avant de l'interdire il faudrait peut etre deja se pencher sur la question du remboursement…
le gouvernement est reconnu pour ses forts effets d'annonces qui ne sont que tres rarement suivis par du concret …
et quand on parle de concret,il faut aussi se méfier des chiffres fournis par l'INSEE…
ceux ci annoncent une augmentation du pouvoir d'achat de 3,3% ce qui laisserait sous entendre que chaque français aurait vu son pouvoir d'achat augmenter de 3,3%… alors qu'en fait il s'agit d'une moyenne…
la plus importante augmentation du revenu national provient des 352 000 chômeurs qui ont trouvé un emploi et perçoivent désormais un salaire.
Très bonne nouvelle pour eux et pour les comptes de la nation, mais pour ceux qui travaillaient déjà , cela n'augmente en rien leur pouvoir d'achat (alors que cela fait monter la « moyenne » ).
http://www.impots-utiles.com/hausse-du-pouvoir-dachat-de-33-la-fausse-bo…