
Est-il antirépublicain de boycotter Sarkozy au Congrès ?
Les Verts et le PCF sècheront le discours du Président à Versailles, le PS le débat qui suivra. « Une faute politique », dit l'UMP.

Le 22 juin, le président de la République s'exprimera devant l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès à Versailles. L'une des conséquences de la réforme des institutions votée l'an dernier, qui est partie pour faire autant de bruit que la réforme elle-même. Assister ou pas au discours du chef de l'Etat ? C'est la question qui agite les rangs de l'opposition.
Les hostilités ont été lancées la semaine dernière par les Verts. Interrogé mardi par Libération, le député-maire de Bègles (Gironde), Noël Mamère, refuse de se prêter à ce qu'il qualifie de « mascarade » :
« Nous avions voté contre la réforme des institutions, donc nous nous inscrivons dans une logique. Et malgré cette réforme, nous ne sommes pas entrés dans un régime présidentiel : contrairement au système américain, le président de la République n'est pas responsable devant le Parlement, mais le Premier ministre.
Nous voulons que soit respecté l'esprit de la Ve République, en refusant cette incongruité institutionnelle et politique. »
Sur le même ligne, le PC ne se rendra pas non plus à Versailles, pour ne pas avoir à cautionner « un simulacre de démocratie », selon les termes de Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes.
« C'est une faute politique »
De démocratie, il en est effectivement question, pour le député UMP Claude Goasguen. Mais ce serait la bafouer que de ne pas participer au Congrès, même s'il déplore que le débat politique sans vote qui suivra le discours du Président se déroulera sans la présence de celui-ci :
« C'est non seulement antirépublicain, mais c'est une faute politique. Ce Congrès a été décidé, la Constitution s'applique à tout le monde. (…) La République est une et indivisible, et pour le moment elle est encore incarnée par le président de la République. » (Voir la vidéo)
François Bayrou a lui fait savoir que les élus MoDem seront présents à Versailles, comme les parlementaire du Parti radical de gauche. Le président du PRG, Jean-Michel Baylet, qui avait notamment permis que la réforme des institutions soient votée, a toutefois fait part de son mécontentement concernant le débat :
« Les parlementaires radicaux ne voteront pas la modification du règlement du Congrès [qui fixe les conditions de déroulement du débat, ndlr] dans la mesure où l'organisation retenue confirme, une fois de plus, la volonté des deux partis majoritaires d'étouffer le droit à la différence dans les deux assemblées. »
« Comme à un chien qui passe »
Le PS non plus. Et, sans aller jusqu'au boycott du discours du Président, les socialistes ont décidé en outre de partir au moment du débat, également pour protester contre ses conditions d'organisation, plaide Arnaud Montebourg :
« Nous respectons les institutions, le fait que la Constitution ait été modifiée s'impose à nous. Néanmoins, nous sommes désireux d'émettre un acte formel et solennel de protestation à l'égard du pouvoir, qui nous prive de la possibilité de nous exprimer dans des conditions d'égalité des armes.
Le Président parle une heure ou une heure et demie, c'est sa liberté et sa souveraineté, il est élu au suffrage universel. Mais nous aussi, nous sommes élus au suffrage universel, et nous avons besoin de pouvoir exprimer un autre chemin que nous pourrions montrer à la Nation.
C'est pourquoi le règlement du Congrès nous comprime en nous octroyant dix pauvres petites minutes comme à un chien qui passe. »
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7
De Warp
11H57 | 17/06/2009 |
je pense que c'est plutôt le fait de se rendre au Congrès pour écouter le président sans avoir un droit de réponse qui est anti-républicain : la politique c'est avant tout le débat d'idées
quand à Claude Goasgen qui parle de respect de la constitution, a-t-il déjà oublié à quel point l'UMP respecte la constitution comme l'a si bien démontrée la censure de la loi HADOPI par le conseil constitutionnel ?
De julian ross
Globe-trotteur | 12H04 | 17/06/2009 |
Il est vrai que je ne comprend pas pourquoi le parlement dois se déplacer à Versailles pour le congrès alors que l'assemblée nationale est là … C'est vrai que cela à un petit côté monarchique, juste pour montrer que le président parle.
Maintenant, je pense pas que le boycotte soit nécessaire, les français ne sont pas encore trop cons et comprennent bien que les verts, le PC et autres ne sont pas pro-sarkozy sans avoir besoin de le montrer de manière aussi visible. L'exécutif n'en aura de toute façon rien à faire et même, utilisera ça pour pointer du doigt l'absence de volonté de débattre de leurs adversaires.
Ces parties politiques divers devraient pourtant tirer des leçons des européennes qui ont démontrer que l'anti-sarkosysme à tout bout de champs n'apporte rien en termes d'image auprès des français. Ceux-ci (et j'en fait parti) attendent uniquement des idées alternatives faces aux politiques actuelles, tant nationales qu'internationales.
De Gringo
| 12H32 | 17/06/2009 |
Ce qui est anti-républicain, c'est de sécher les votes de lois !
Qu'ils aillent/ou pas écouter/ou pas un discours, soit…
Mais quand ils ne font pas le boulot pour lequel les citoyens les ont élu, là c'est grave.
De p.
12H44 | 17/06/2009 |
Le sujet n'est pas là.
Etre républicain c'est respecter la constitution, que l'on ait voté en faveur de sa modification ou pas.
Etre républicain c'est respecter les décisions du Conseil constitutionnel, que l'on soient d'accord ou pas.
Etre anti républicain, c'est bafouer la constitution quand ça nous arrange.
Etre anti républicain, c'est passer outre les décisions du CC et du CE.
Bref, être républicain et démocrate, c'est fermer sa gueule lorsque l'on est contre mais que la majorité est pour. C'est con mais c'est comme ça.
C'est pourquoi comme le disait si bien Churchill, « la démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres »
Une fois de plus, le petit Nicolas nous et les (élus) a bien eus.
Encore 3 ans à tirer.
Après, si tu souhaites la révolution, c'est autre chose.
De Enki 9562
Alchimiste | 13H12 | 17/06/2009 |
Autres suggestions (liste non exhaustive) :
- Rester debout, chanter la marseillaise, éventuellemnet se colleter avec les huissiers : Chouettes images pour le 20h.
- A poil ! Sarko-show censuré au 20h.
- Planqués derrière un journal (exercice rodé) : « Parles à mon cul… »
- Masques prophylactiques en guise de muselières.
- Commande massive de T-Shirts « Casse-toi pauv'con » à Rue89
De guyome
13H41 | 17/06/2009 |
Trois raisons de ne pas y aller :
Sur la forme, Sarkozy promulgue ce qu'il veut de la réforme constitutionnelle. Les nouveaux pouvoir du président l'ont été, il y a longtemps, mais le référendum d'initiative populaire est toujours « en souffrance ». C'est un peu facile.
Sur le fond, quel est l'intérêt d'un débat où personne ne connais à l'avance les sujets : comment interpeler le président, de facon intelligente si l'on ne connais pas les sujets débattus ? Relance ? Retraites ? Carlita ? Comme disait spider man (référence, référence), un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Aujourd'hui, le président pourrai faire un discourt antisémite que les parlementaires ne pourraient faire.
Prosaïquement, je préférerai que les parlementaires travaillent les prochains textes (loi sur les bandes, etc..), qu'ils aillent écouter un discourt, que de toute facon, on nous passera en boucle.
Dernière remarque pour rue89, je trouve le titre de votre papier pas très équilibré. Les deux parties se réclament du républicanisme, l'une disant que il n'est pas souhaitable de valider une dérive du système et les autres faisant valoir que les parlementaires se doivent de respecter la constitution. Or votre titre frôle la question rhétorique et implique directement l'opposition. Il serait peut-être bien de plus l'équilibrer.
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 15H46 | 17/06/2009 |
Extrait des Fourberies d'Escarpin 1er, à la cour de Versailles .
Acte 1.
SSS (Sa Sublimité SarKozy) : « Guéant, faites guillotiner le merlan , ma perruque est trop poudrée ! »
EO (EL Ombre) : « Oui da, illico mon NIco, je la refais cocaïner par le Marquis Lang ?
SSS : “Faisez,faisez, mais veillassez à ce qui'il ne bavasse pas trop , ou ne s'exitasse dessus , ce priapique laquais ! ”
Intermède musical , Carlita luthine du Lully….
Depuis que les jardins de Le Nôtre ont été redessiné par Fauchon , Versailles se trouve transfiguré.
Les fontaines Mickey et Mini , jouxtant le Space Moutain sont aussi du plus bel effet.
Quelques aménagements intérieurs ont été nécessaires, mais le style Soleil et courtisans préserve son éclat.
Nico chouchou el Zident Kétanou , ne traverse le palais des glaces qu'à cheval.A pied il ne pourrait qu'admirer le haut de son brushing, et ne profiterait pas de son éclat réfléchi.
Le moment du conclave approche.
Les députés arrivent, qui en chaise à porteur, qui en carrosse,certains font diligenge et viennent à pied, en signe d'humlilité et de soumission.
Quelques barons mesquins se sont habillés en bourgeois de Calais , portant des feuillets de reconduite à la frontière autour du cou.
Les plus remarqués sont , dans l'ordre d'arrivée :
Monsieur Lefebvre, qui a complètement loupé sa regecolor mauve et tente de faire illusion avec une mouche que La Dati prenant pour une vraie, s'est empressée de gazée avec sa bombinette lacrymo.
Lefebvre pleure, mais devant les caméras feint d'être pris par l'émotion de l'instant.
Arnaud Montebourg ,en mignon, tout de rose pourpre au soleil, badine avec Roselyne Bachelot qui ressemble plus à une pièce montée de macarons qu'à la duchesse du Beri-béri.
Xavier Bertrand , chaussures blanches sur talons rouge, pouffe en chantonnant “ ça ira , ça ira ! ” devant Christine Boutin en cornette fluo, anachronique sur sa robe à paniers.
Martine , l'air pénétré , avance dans une ravissante et sobre robe de mousseline rebrodée de fleurs et pané de velours rose.
L'arrivée de Ségolène, en bergère à crosse , porte en évidence sur son généreux balcon , les bijoux de famille,dépareillés, des tribus socialistes…..
Le Roi danse…..