08/10/2008 à 18h40

Un débat à l'Assemblée peut-il résoudre la crise financière ?


« Aucune ! » A la question de savoir si « le débat à l'Assemblée a permis d'apporter des solutions à la crise », les députés de tous bords sont unanimes. A la sortie de l'hémicycle ce mercredi, des élus PS, MoDem et UMP l'ont fait savoir à la presse. Ils regrettent qu'il n'y ait pas de vote, à l'inverse du Congrès américain, dont les membres ont en plus débattu nuits et jours du plan Paulson.

Lionnel Luca (UMP) parle d'un « pseudo-débat » qui « apporte surtout la solution du gouvernement et fait entendre la voix de l'opposition ». Une opposition qui regrette, par la voix de Philippe Martin (PS), que « toutes les choses évoluent à l'extérieur de ce Parlement » que « ce sont les marchés financiers qui font évoluer la situation ». (Voir la vidéo)



A lire aussi : l'analyse du débat à l'Assemblée nationale sur la crise financière

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  • Ouko
    • Posté à 19h26 le 08/10/2008

    Il ne faut pas exagérer le mot crise ...
    Parlons d'un nouveau type de diplômes dont pourraient écrire les intellos de RUE89...
    Un extrait citoyen...
    Incroyable mais vrai...
    Un diplôme de finance islamique à Strasbourg en janvier
    Le 06/10/08 à 09 : 49 Tags : Université | Religion | Strasbourg |

    A partir de janvier, l'Ecole de Management de Strasbourg proposera pour la première fois en France des cours de finance conformes aux préceptes du Coran dans le but de former notamment de futurs gestionnaires de fonds musulmans.

    « La finance islamique est une autre façon d'investir, une autre façon d'acquérir un bien. On préfère éviter les transactions incertaines », résume Ibrahim Zeyyad Cekici, membre de l'équipe pédagogique et professeur-chercheur en droit à l'EMS.

    S'il existe déjà un diplôme similaire en Grande-Bretagne, pays où s'est développée la première industrie de la finance islamique en Europe, et de nombreuses formations en ligne, cet enseignement est en France encore inédit.

    Le diplôme universitaire propose 405 heures d'enseignement en formation continue. Homologué BAC+5, il est ouvert aux titulaires d'un master, d'un BAC+4 et aux personnes possédant une expérience professionnelle significative.

    Au programme : introduction à l'islam, à l'économie et au droit musulman puis un noyau dur où seront abordés le régime juridique des contrats de droit musulman, le droit bancaire et le droit des marchés financiers avec les titres islamiques, tels que le « salam », l'« ijara » et le « sukuk ».

    L'intérêt suscité par ce diplôme adossé à un programme national de recherche dépasse cependant de loin le seul espace français, car les candidatures viennent d'Angleterre, du Maghreb, d'Inde et du Pakistan.

    A l'issue de leur année, les étudiants peuvent espérer accéder à des postes à responsabilité notamment dans le secteur bancaire, des assurances ou de la finance.

    Située aux antipodes du capitalisme conventionnel car ancrée dans l'économie réelle, la finance islamique répond notamment à des prescriptions coraniques, comme la prohibition d'intérêts, appelés « riba ».

    Conformément à la charia, certains secteurs d'activité sont interdits comme l'alcool, l'armement, l'économie porcine et tout autre suggérant la débauche humaine.

    Pour tout financement ou investissement, un actif réel est nécessaire.

    M. Cekici rappelle ainsi que les investisseurs du Golfe persique ont été épargnés par la crise des « subprime » – ces crédits hypothécaires à haut risque aux Etats-Unis –, à laquelle est confrontée la finance mondiale.

    Car « revendre des créances, les racheter, les revendre, puis les racheter : ce genre de montages n'est pas accepté dans la finance islamique », explique-t-il, le taux d'intérêt variable et la cession de créance étant interdits.

    A l'EMS de Strasbourg, les étudiants apprendront également ce qu'est la « mourabaha », un contrat de vente qui procure certes une marge bénéficiaire pour le bailleur de fonds, mais qui, par le partage des pertes, implique une responsabilité sociale.

    A titre de comparaison, M. Cekici rappelle qu'à l'heure actuelle, chaque jour, environ 10.000 foyers américains insolvables perdent leurs biens sans que le financier ne soit impliqué. « Mais quand vous partagez les pertes, il y a d'autres risques », tempère-t-il.

    La finance islamique - un marché évalué à 700 milliards de dollars - n'est pas totalement absente de France. Les principaux fonds islamiques du Golfe (Gulf Finance House, Qatar Islamic Bank, Barwa Real Estate ou Quinvest) sont déjà propriétaires de bureaux dont l'acquisition a été financée par un montage islamique. Leur patrimoine est estimé à 3 milliards d'euros.

    En juillet, le gouvernement s'est dit favorable à son développement en France, en lui offrant un cadre juridique et fiscal plus accueillant afin de drainer une partie des liquidités du Golfe qui se déversent aujourd'hui sur Londres.

    Bref ; les islamistes en ont rêvé ...
    Sarkozy l » a fait , ainsi que l'UMP..
    Merci , La France où tout est possible ...
    MDR.
    Ouko pour vous servir..

    • ganima
      ganima répond à Ouko
      • Posté à 14h06 le 10/10/2008

      ouko merci, pour ton info forte intéressante.

      mais selement une élite peut se payer se genre de cours,des bac+4 ou 5 !

      De plus, d'apres ce que tu dis seul des étrangers on répondu à l'offre.

      C'est pas ceux de la banlieu !

      D'autre part ce qui m'amuse le plus, c'est que bientôt il y aura plus de pètrole alors, pour financer à partir d'un bien réel, c'est à dire du sable, ils vont avoir du mal à appliquer leurs propres règles.

      quand leurs trésor de guerre aura été hypothéqué plusieurs fois ils se retrouveront devant le même problème qu'aujourd'hui.

      merci,c'est réelement intéressant ton mot

  • Ouko
    • Posté à 19h44 le 08/10/2008

    Un proviseur roué de coups par des jeunes à Grenoble
    Le Figaro

    édition du 8 octobre 2008

    Le proviseur du lycée technique Louise-Michel de Grenoble a été transporté aux urgences pour des points de suture mardi soir. Il avait été blessé dans une bagarre avec des jeunes dans l'enceinte de son établissement. Le site Internet du Dauphiné Libéré, qui a révélé l'information, retrace les faits : un peu après 18 heures, des jeunes, étrangers au lycée, font le pari de rentrer en scooter dans la cour de l'établissement. Ce que fait l'un d'eux, avant de se faire « attraper au vol » par le proviseur.

    Des témoins de la scène racontent la suite : « Le jeune homme se débat, tombe à terre. Ses copains, qui regardaient la scène depuis l'extérieur, se ruent dans le lycée et tentent de libérer le gars. Un premier adjoint du proviseur vient en renfort de son collègue, suivi du concierge et du second adjoint. Il y a une mêlée indescriptible. Ils sont une petite dizaine. Ils frappent le proviseur à coups de poings et de pieds, mais ils ne peuvent libérer leur copain avant de prendre la fuite ». Le jeune homme parviendra tout de même à s'échapper avant l'arrivée des forces de l'ordre.

    Selon une lycéenne citée par le quotidien régional, le groupe de jeunes « tournait » autour de l'établissement, réputé calme, depuis la rentrée.

    Le contrôleur général Jean-Claude Borel-Garin, directeur départemental de la Sécurité publique, a confirmé les faits au Dauphiné Libéré mardi soir, indiquant qu'une enquête était ouverte pour « intrusion dans un établissement scolaire et violences à personne dépositaire de l'autorité publique ». « Les auteurs sont en cours d'identification. Il est préférable pour tout le monde qu'ils se rendent par eux-mêmes au commissariat central. Faute de quoi nous serons contraints de venir les chercher ! », a-t-il martelé.

    Bref ; un tel évènement donne du baume au coeur en voyant une jeunesse si dynamique ..
    Cette chance pour la France , comme disent les socialistes..
    Ah ces braves petits, j'aurais aimé être là pour filmer......
    MDR
    O.

  • Jaùsep
    • Posté à 09h37 le 09/10/2008

    Une réponse de Dupont-Aignant quelque peu réactive, les autres... Pfff ! ....
    Complètement désintéressés,
    des types qui n'en n'ont cure, Martin, Lassalle, Luca, pas très concernés semble-t-il !

    « C'est la responsabilité du gouvernement ! », « Ce n'est qu'une tribune », etc.

    Ils viennent pour le salaire comme si aucune situation d'urgence ne leur était perceptible, comme si l'impératif se délitait.
    Comme si l'incendie n'avait plus d'importance à la caserne un jour de sainte Barbe

    Ouais, je ne suis pas étonné outre mesure par la décontraction qui sort de ces propos.
    Des types installés dans du velours depuis bien longtemps, réfugiés dans les abris douillets de la République là où le confort n'a pas de frontière avec l'angoisse, là où la crainte n'est plus d'usage.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 22h45 le 08/10/2008
    • Internaute
      Déchoukeur

    Ah bon : ils n'ont trouvé aucune solution, n'ont fait aucune proposition... A quoi servent-ils au juste ?
    On m'a rapporté un récent sondage concernant le réchauffement de la planète. Si 65% des personnes interrogées déclaraient s'en inquiéter, seulement 35% des élus toutes tendances confondues partageaient cette inquiétude.
    Le capitalisme s'essouffle. Le parlementarisme bourgeois aussi.
    Tiens, avez-vous remarqué au passage,que depuis le début de cette crise, on n'entend beaucoup moins le sémillant représentant des écologistes, Cohn-Bendit ?

  • babakchit
    • Posté à 23h33 le 08/10/2008

    Les députés se plaignent, mais ils l'ont bien voté cette modification de constitution, non ! ! ! Je sais bien que cela n'en découle pas forcément, quoique, mais ça laisse présagé de ce que l'on craignais de pire : déjà que le pourvoir exécutif et judiciaire sont assez liés, on y ajoute le législatif et le compte est bon ! Circulez y'a rien à dire.

  • KIKI21000
    KIKI21000
    retraité
    • Posté à 06h24 le 09/10/2008
    • Internaute
      retraité

    Ce ne peut pas être les mêmes qui ont encensé le partage des taches entre la politique et la finance qui peuvent résoudre cette crise. Des pompiers pyromanes ?
    Ils existent des solutions :

    -Nationalisation sans indemnisation des entreprises en (ou au bord) de la faillite.

    -Nationalisation dans les mêmes conditions des banques, établissements de crédit et autres assurances.

    -Contrôle de ces mêmes entreprises, banque... par les employés de ceux-ci.

    -Contrôle régulier des élus politiques par un vote en cour de mandature.

    -Droit des employés de révocation de leur dirigeant.

    Et si c'était quelque chose comme ça la moralisation du marché ?

  • ganima
    • Posté à 00h57 le 10/10/2008

    bonsoir

    les amèricains font ceci les américains font cela, et les américains y sont tous dans la M...

    Alors pourquoi on continurai à faire comme eux !

    en tous les cas je comprends mieux pourquoi nous aussi on y est dedans !

    et ils sont députés créativité zéro.

    salut

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 23h12 le 10/10/2008
    • Internaute
      Enterré vivant

    Quelle question ! Les députés (et les sénateurs) ne peuvent rien, ne servent à rien, viennent siéger quand il y a la télé, et encore ... Votent des lois à tour de bras mais pas les décrets d'application (trop de boulot), et causent, causent, causent. C'est le président et sa fine équipe élyséenne qui est aux commandes, point à la ligne. Il recommenceront à donner signe de vie en 2012. Et on retournera voter ...