Le RSA est-il une mesure de gauche ?

Martin Hirsch explique le RSA à l'université d'été de l'UMP (Audrey Cerdan/Rue89)

Au programme du PS en 2007, le Revenu de solidarité active est porté par le haut commissaire de Nicolas Sarkozy, Martin Hirsch. Une mesure de gauche mise en musique par la droite, voilà qui aurait dû faire consensus.

Pourtant, le RSA divise de plus en plus. A l'intérieur de la majorité, comme dans l'opposition. Des divisions qui portent autant sur le mode de financement que sur la mesure elle-même. Elles ont été mises en exergue cette semaine avec le début de l'examen à l'Assemblée nationale des quelque 550 amendements déposés sur la vingtaine d'articles que compte le projet de loi. (Voir la vidéo)


Porte-parole du groupe UMP de l'Assemblée nationale sur le RSA, Bruno Le Maire ne se serait « jamais posé la question une seule fois de savoir si la mesure était de gauche ou de droite ». La seule chose qui l'intéresse, dit-il, est l'efficacité du dispositif qui permettra d'aider des personnes « à revenir au travail dans de bonnes conditions », c'est-à-dire sans perdre d'argent.

« La gestion de notre pays est mal barrée »

Sauf que cette opinion n'est pas partagée par tous au sein du groupe UMP. Les libéraux de la majorité, ajoutant leur voix à celle du Medef, s'alertent d'une pression fiscale qui augmenterait encore avec le mode de financement du RSA choisi par le gouvernement : une taxe de 1,1% sur les revenus de l'épargne. Hervé Mariton dénonce :

« Je ne dis pas que c'est une mesure de gauche, je dis simplement que c'est une mesure immature. (…) Si chaque fois qu'on a une idée nouvelle, on va chercher un impôt supplémentaire parce qu'on est incapable de choisir les dépenses à ne plus poursuivre, je crois que la gestion de notre pays est mal barrée. »

Le député UMP l'affirme, même « si ce n'est pas forcément politiquement correct » : il est favorable à un financement du RSA par « un recentrage de la prime pour l'emploi », piste d'abord évoquée par Nicolas Sarkozy avant d'être abandonnée.

Il est toutefois une dimension du financement du RSA que les libéraux de l'UMP devraient parvenir à faire adopter : la taxe ne dérogera pas au bouclier fiscal. Ainsi, les bénéficiaires de ce bouclier ne devront pas payer. D'où le courroux de toute l'opposition, et notamment de la députée socialiste Sandrine Mazetier :

« Certes, on tape sur le patrimoine, mais pas sur le patrimoine des plus fortunés. (…) Ce sont encore les grandes fortunes qui participent le moins à la solidarité nationale. »

« Une mesure qui peut se révéler dangereuse »

Sur le fond de la mesure, en revanche, la position officielle du groupe PS de l'Assemblée nationale n'est pas partagée par tous. Une position rappelée par Sandrine Mazetier : « Nous avions l'équivalent dans nos propositions, donc en un an et demi on n'a pas changé d'avis. »

Mais nombre de députés, représentants généralement l'aile gauche du PS, doutent de la pertinence du RSA. Pour Gaëtan Gorce, qui craint un encouragement au développement du travail précaire, c'est même loin d'être la « panacée » :

« Le RSA n'est pas en soi une mauvaise mesure s'il améliore le revenu de ceux qui travaillent à temps partiel, mais c'est une mesure qui peut se révéler dangereuse si elle ne s'accompagne pas d'un soutien très actif à une insertion professionnelle durable. “

L'occasion était cependant trop belle pour que le Parti socialiste ne s'embarrasse des réserves d'une partie de ses troupes. A La Rochelle fin août, lors de l'université d'été du PS, François Hollande s'est évertué à revendiquer la paternité de la mesure :

‘Soyons en plutôt fiers. Nous sommes une opposition qui fait des propositions, c'est bien pour qu'elles soient reprises. Certains disent : C'est affreux, il a repris une proposition de la gauche.’ Mais, nous en avons d'autres, nous pouvons leur donner l'ensemble du programme ! ”

A lire aussi : le blog de Martin Hirsch “Tout sur le RSA”

Photo : Martin Hirsch explique le RSA à l'université d'été de l'UMP (Audrey Cerdan/Rue89)

116 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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à comptesuprimé30 Portrait de comptesuprimé30 De phil40

insertion professionnelle | 09H13 | 06/10/2008 | Permalien

Donner du sens à mon boulot qui n'en a pas ? ? ? Tu ne serais pas capable de tenir une journée dans ce que je fais au quotidien, guignol que tu es…..

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De phil40

insertion professionnelle | 08H14 | 03/10/2008 | Permalien

Le RSA est une mesure de gauche inscrite dans le programme de la campagne présidentielle en 2007.
Pourquoi ? ? ? ?

Tout d'abord parce que c'est une mesure d'urgence, beaucoup des actifs c'est à dire en emploi ou en recherche d'emplois sont en situation de pauvreté, ont des revenus inférieur à 882 € pour une personne seule et 1147 pour une famille mono parentale et 1323 pour un couple sans enfants.Un tiers de ces travailleurs pauvres travaillent à temps complet et sont rémunérés au Smic ou un peu au dessus alors qu'ils ont des personnes à charge.
Le plus souvent ce sont des personnes qui alternent des périodes de temps complet, de temps partiels, de chômage.
30 % des salariés au Smic sont à temps partiel.
Donc URGENCE.

Le principe du RSA est de compléter tout revenu d'activité insuffisant au sein d'un ménage par un revenu social complémentaire (qui bien souvent est déjà présent), son montant devant diminuer au fur et à mesure que le revenu d'activité augmente.

Son objectif est aussi de favoriser le fait que les gens puissent et c'est ce qu'ils demandent, gagner leur vie eux-mêmes que rester dans un système d'aide sociale. Le travail ouvre des droits sociaux, retraite, assurance chômage…, augmente l'expérience professionnelle, permet de renouer des liens sociaux ce qui est très important.

Le RSA va remplacer le RMI et l'API et certainement l'ASS, ce qui sera budgétairement neutre.

L'aide sera de 390 €, ce qui est le montant du RMI actuellement pour une personne seule, la personne qui reprendra une activité par exemple à 100 €/mois (temps partiel ménage) verra son allocation diminuer de 40 % soit de 40 € et le RSA prendra fin à 1 100 € de revenu, toujours pour une personne seule.

5 millions de ménages seraient concernées.

Mais il faut impérativement mettre en place un accompagnement renforcé vers l'emploi, mettre le paquet sur la formation, la validation des acquis, la qualification, travailler sur la reprise de confiance, les problèmes de garde d'enfants, de déplacements…tous ces problèmes que nous connaissons parfaitement dans le cadre de l'insertion professionnelle.

Parce que le risque majeur de ce dispositif est que sous le prétexte de retour à l'emploi on « pousse » ces personnes vers des petits boulots qui restent des impasses et qu'il faut combattre en même temps.

Il faut que cette mesure soit accompagnée d'une volonté politique forte pour conditionner les réductions de charges patronales qui sont actuellement accordées de façon automatique en fonction du seul niveau de salaire, à des engagements concrets de réduction des emplois à temps partiel et des emplois temporaires.

Si cela n'est pas fait, ce sera un échec à mon avis.

De plus, les grands perdants de ce dispositif sont les jeunes de 18/25 ans qui sont écartés des minimas sociaux et les chômeurs qui sont mal indemnisés.

J'ai peur aussi que ce dispositif s'inscrivant dans une politique libérale et dans un manque flagrant de moyens, pour les raisons que l'on connaît tous, limitent fortement la portée de ce dispositif qui va dans la bonne direction.

Portrait de laplote

De laplote

hello | 08H22 | 03/10/2008 | Permalien

RSA, Les Rmistes changent de statut :

Image and video hosting by TinyPic
http://laplote.over-blog.fr/

Portrait de compte supprimé 22 janvier

De compte supprimé 22 janvier

08H28 | 03/10/2008 | Permalien

L'idée est de gauche et la taxation de droite.

Portrait de CN46400

De CN46400

08H31 | 03/10/2008 | Permalien

Le RSA pour les pauvres = 1 milliards

Le RSA pour les banquiers = 1000 milliards

Et bien sûr le bouclier fiscal…. pour tous

Portrait de Michel G

De Michel G

Carcassonne | 08H39 | 03/10/2008 | Permalien

Le RSA est une mesure « technique » qui doit inciter les titulaires d'un RMI a prendre un emploie mal remuneré. En effet le niveau des bas salaires, est tel qu'il est proche du montant des « minimas sociaux » auquel il faut rajouter les conditions d'emploi, comme le temps partiel, qui tirent les revenus du travail vers le bas. Cette mesure va transmormer un « RMiste » en « travailleur pauvre », et Je ne pense pas que les conditions de vie en soit ameliorées. Il sagit là d'une mesure plus inspirée par la charité que par la justice sociale. Ce n'est donc pas une mesure de « gauche » et encore moins une mesure socialiste.
Une politique de gauche, consiste a prendre en compte la valeur du travail, et de sa juste remuneration par rapport a la remuneration du capital, et est inspirée par le souci de la juste repartition des revenus dans la société. Ce probleme de la repartition mis en evidence par les philosophes de la Grece antique, est toujours d'actualité malgré 2500 ans de civilisation, et ce ne sont pas les « mesurettes » de Mr Hirsch qui vont y changer quelque chose.
Je suis désolé, mais Mr Hirsch est membre d'un gouvernement tres autoritaire, tres a droite ; il nous montre là qu'il est tres en phase avec cette gouvernance.

Portrait de YoshiL7

De YoshiL7

10H31 | 03/10/2008 | Permalien

Le RSA, une mesure qui a pris naissance par la Gauche mais qui aboutit par la Droite… avec un contenu forcément plus à Droite qu'à Gauche… le mec qui est au milieu de tout cela a pu mettre des idées de Gauche dedans mais vu le gouvernement actuel, il y a forcément la marque de la Droite dans le RSA plus forte que la marque de la Gauche… donc on peut s'attendre à ce que ce ne soit pas joli comme résultat… de plus, c'est remplacer un RMI qui avait peut-etre des limites mais surtout on oublie souvent de rappeler que le RMI avait été mis en place dans un but temporaire et non sur le long terme… d'ou des limites qu'on peut lui reprocher aujourd'hui pour avancer l'idée que le RSA sera mieux… Les gouvernement en ont donc fait un outil de gestion et non pas une mesure temporaire pour faire face à une crise et le RSA officialise encore plus le système… nous voila donc avec son remplacant, le RSA qui va faire certainement plus de mal que de bien… il permettra de conserver les gens dans la précarité, dans le travail non payé à sa juste valeur, d'etre une solution/variable d'ajustement pour l'économie… meme si le gouvernement dit que l'employeur ne pourra pas savoir si son employé est bénéficiaire du RSA afin que cet employeur ne puisse pas encore baissé le salaire avec le prétexte que l'employé touchera un complément qui amortira cette baisse…ca, vous me direz c'est encore a voir !

Portrait de marie 75

De marie 75

10H48 | 03/10/2008 | Permalien

rsa : payé par assurance vie and so on ….
Pas une mesure de gauche !
Contre la classe moyenne et les petits épargnants

Portrait de Alexander Larsson

De Alexander Larsson

Un Suédois lecteur de Rue89 | 11H06 | 03/10/2008 | Permalien

Bientôt les traders au RSA ?

Que le RSA soit une mesure de gauche ou de droite importe peu.
… sauf si l'on tient compte de l'aspect politique de la mesure ; Sarkozy coupe l'herbe sous le pied d'un PS atone qui n'avait pas besoin de ça.
Cet aspect-là n'intéresse que les observateurs politiques, pas les français en quête de ressources.

Ainsi le véritable enjeu n'est pas politique, mais économique.
Bien avisé celui-ci qui saura prédire les conséquences du RSA sur le marché de l'emploi hexagonal.

Ne jouons pas les Cassandre, et même si celui-ci prend de plus en plus les tours d'un CNE bis, saluons cette mesure qui facilite l'accès au travail pour les plus exclus.

Les propositions d'emploi doivent ensuite être là. Ce ne sera pas le RSA qui créera des emplois, mais bien des entreprises (confiante en l'avenir) qui le feront.

Portrait de monisme

De monisme

clm | 11H51 | 03/10/2008 | Permalien

FRANCOIS HOLLANDE EST-IL UNE MESURE DE DROITE ?

Portrait de Teberli

De Teberli

Enseignant | 12H04 | 03/10/2008 | Permalien

Fillon déplore l'irresponsabilité des milieux financiers (Journaliste le 03/10/2008 France Info 13H). Encore un effort Fifi et tu vas être de gauche, dis nous simplement que le libéralisme nuit gravement à la santé et tu y seras presque.

Portrait de fanch.r

De fanch.r

rebel without a pause | 14H21 | 03/10/2008 | Permalien

Ayant travaillé quelques temps dans un centre social habilité à gérer les dossiers des allocataires RMI, j'ai pu en cotoyer un certain nombre. Je l'ai moi-meme perçu pendant 2 ans.
Le RMI n'a jamais été un revenu d'« insertion », mais plutot un revenu d'« existence », voire de « survie ».
Beaucoup, beaucoup d'allocataires ne sont pas en mesure d'occuper le moindre emploi, pour de multiples raisons (santé, situation familiale, …).
D'autres le percoivent comme complément indispensable à des activités peu ou pas rémunératrices, mais qui les occupent à temps plein - certains artistes par exemple.
D'autres encore le touchent seulement le temps de faire le joint entre 2 activités ou 2 phases dans leur vie, par exemple des jeunes diplomes de + de 25 ans. Ceux la savent qu'ils trouveront tot ou tard un « vrai » boulot, correctement payé, et utilisent leur temps a faire les démarches pour le trouver.
Mais pour tous, etre RMiste c'est quasiment un boulot a plein temps ! On imagine pas toutes les astuces qu'il faut deployer pour survivre, toutes les demarches a accomplir pour la moindre chose quand on a pas un rond !
Et tous subissent une énorme pression de l'institution, car le mot d'ordre est avant tout de « les faire sortir du dispositif », par tous les moyens possibles : C'est mauvais pour les statistiques de la pauvreté en France.
Ce RSA n'aura pour effet que d'officialiser la politique qui est deja menée officieusement depuis des années : Pousser les gens dans des petits boulots précaires et avilissants, augmenter la pression pour leur faire faire des CV et des lettres de « motivation » alors qu'ils ont bien souvent des problemes beaucoup plus graves a régler, augmenter le controle et la coercition sur une population extremement fragile… pour les faire disparaitre des statistiques. C'est absolument indigne de la part de M. Hirsch, qui connait parfaitement la sociologie de la population a laquelle il s'attaque.

Portrait de azebine

De azebine

fonctionnaire | 14H28 | 03/10/2008 | Permalien

Chronos toujours sur le big front des travailleurs sociaux rebelles ! ! ! Mr Hirsch méprisant NON catho bien pensant qui cautionne le fait de dépouiller les moins pauvres pour remplumer les plus pauvres tant pis pour eux zavaient qu'à faire partie des moins riches des plus riches…..

Portrait de Guyd77

De Guyd77

le passant qui passe | 14H38 | 03/10/2008 | Permalien

Lorsque mon père allait travailler, il disait « je vais gagner ma croute ». Lorsque j'ai commencé à travailler, on me diasit « alors tu gagnes ta vie maintenant ».

la grande victoire du libéralisme et de son porte parole Sarkosy avec sa « valeur travail » a été de déconnecter emploi et salaire.

Parler salaire ou pouvoir d'achat en même temps qu'emploi est devenu indécent.

le RSA, comme la « flexi-sécurité » et autres mesures d'inspiration anglo-saxones, atteignent le summum de l'idéal du libéralisme : avoir des « collaborateurs » (le terme « salarié » étant devenu obsolète) qui seront payés par l'état à travers des « aides sociales ».

Le principal objectif de l'état sera de minimiser le côut de ces aides pour ne pas gêner LE marché : soupe populaire, ALGECO comme logement dans une friche industrielle de banlieue, suppression des retraite, aide médicale uniquement en urgence.

votre avenir est déjà prêt : les restos du coeur, SAMU social et les villages de l'espoir de Boutin.

Portrait de ge rard

De ge rard

libre | 14H48 | 03/10/2008 | Permalien

le RSA est ni de gauche, ni de droite.
je ne suis ni pour, ni contre.
c'est une idée évoquée de longue date.
il faut essayer…ensuite tirer le bilan. « 2 à 3 ans ».
si ça marche, on garde ; si ça fait plus de mal que de bien, on arrête..

c'est pourtant simple… ! ! non ! ! !

Portrait de Anarchosaurus

De Anarchosaurus

16H15 | 03/10/2008 | Permalien

Les efforts désespérés de Martin Hirsch pour faire croire aux Français qu'il est de gauche sont pathétiques. Il est membre du gouvernement le plus réactionnaire qui soit depuis Vichy. L'abbé Pierre doit s'être retourné plusieurs fois dans sa tombe…
Quant au RSA, ce n'est qu'un os à ronger pour faire passer la pilule du boulier fiscal. La recette est connue : une alouette de social et un cheval de capitalisme.

Portrait de Teberli

à Anarchosaurus Portrait de Anarchosaurus De Teberli

Enseignant | 08H00 | 04/10/2008 | Permalien

Quand la charité-humanitaire-alibi remplace la justice sociale absolue, c'est moche.

Quand Hirsch prétend améliorer le sort des plus pauvres, c'est … une grossière tromperie mais elle est logique pour ce farouche partisan du libéralisme déguisé sous le costume et le masque mielleux de l'humanitaire-alibi-« charitable » encouragé par toutes les « socio“-‘démocraties’.

Ce masque-alibi-humanitaire leur permet de mieux cacher les conséquences les plus visibles de leur politique inhumaine.

Hirsch est très favorable au libéralisme-capitalisme et le soutient de son mieux, c'est sa façon à lui de manifester une solidarité active.

Portrait de pomme53

De pomme53

Médiation | 16H16 | 03/10/2008 | Permalien

Faisant partie des propositions socialistes lors de la campagne présidentielle de 2007, le RSA est bien une mesure de gauche récupérée par la droite par la fameuse ouverture à gauche, et la participation de Martin HIRSCH au gouvernement.
Pour autant, pour être efficace, cette mesure d'aide au retour à l'emploi en particulier pour les RMistes, doit s'accompagner d'un soutien durable pour une bonne insertion professionnelle. Or,dans l'état actuel des accompagnements vers l'emploi, les soutiens font déjà gravement défaut et l'on précipite sur commande, des milliers de demandeurs d'emploi vers du travail précaire, à temps partiel, à la grande joie du patronat !
Les 40 000 nouveaux chômeurs d'Août 2008, dont le 1er Ministre a parlé à voix basse, confirment s'il en était besoin, que nous sommes entrés en récession. Même « planqués » en partie par l'INSEE, les chiffres du chomage de ces prochains mois vont donner des sueurs froides au gouvernement FILLON et son cabinet noir des restrictions sociales !
Pour son démarrage prévu en Juin où Septembre 2009, le RSA qui s'adresse à un nombre déterminé de personnes en situation de précarité,(environ 100 000 par an selon les prévisions de Martin HIRSCH), pourrait connaitre une expansion qui dépasse de loin tout ce qui a été envisagé lors de sa création. Car des vagues entières de licenciements sont à prévoir…Et cela a déjà commencé dans le secteur automobile ainsi que celui du bâtiment, sans oublier le secteur de la restauration qui fait les frais de la dégringolade du pouvoir d'achat ! C'est dire si la taxe de 1,1% sur les revenus de l'épargne, destinée à financer le RSA, fera très vite figure de pourboire quand il en faudra 10 fois plus pour soutenir le retour au travail de ces milliers de chômeurs supplémentaires !
En matière de prélèvement, l'épargne des Français sera mise également à rude épreuve quand FILLON se servira dans les Caisses d'épargne pour renflouer des entreprises au bord de la faillite ! Si la crise économique internationale que nous traversons est déjà exploitée par la droite comme argument prétexte aux difficultés économiques Franco-françaises, il est incontestable que cette même crise va freiner pour un temps et peut-être même modifier durablement les projets présidentiels ! Nicolas SARKOZY qui s'est engagé à « sauver » toute entreprise au bord de la faillite, grâce à l'argent public, c'est à dire celui des Français devra en même temps mettre une sourdine à ses vélléités politiques de réformes !
N'en déplaise à Eric WOERTH,et à l'UMP toute entière, la France connait une récession anormalement précoce par rapport à ses proches voisins Allemand Italiens et même Espagnols ; récession dont la responsabilité incombe à l'ensemble du gouvernement FILLON, empêtré dans un programme idéologique dévastateur pour le pays, et qui nous rend plus vulnérables encore dans la lutte pour traverser cette crise qui sans nul doute, laissera de douloureuses séquelles politiques et économiques.

Portrait de Teberli

à pomme53 Portrait de pomme53 De Teberli

Enseignant | 00H52 | 05/10/2008 | Permalien

« Retour au travail », quel travail ? Celui découlant des suppressions d'emploi ? Et que gagne-t-on en retour ? Les miettes du frofit maxi augmenté par la main d'oeuvre obtenue pour pas cher ?

Portrait de Rihen

De Rihen

| 16H24 | 03/10/2008 | Permalien

Voilà une analyse (CGT) qui permet de ne pas dire « je ne suis ni pour ni contre ».
« Le Rsa consiste à verser aux bénéficiaires des minimas sociaux qui reprennent une activité rémunérée ou à un salarié “ pauvre ” qui travaille, une allocation complémentaire à leur salaire. Le financement est assuré, en partie, par les budgets de l'Etat et des conseils généraux ; l'autre partie serait financée par une taxation sur le capital de certains revenus. En clair, la collectivité accepte de payer un complément de salaire à celles et ceux qui retrouvent un emploi et dont les revenus (individuels ou du ménage) se situent en dessous d'un barème prédéterminé. Elle se substitue de fait, aux employeurs, en subventionnant de façon pérenne, un complément de revenus sans limitation de durée. Plutôt que de s'attaquer aux racines de la pauvreté : absence d'emplois de qualité, explosion des emplois précaires, faiblesse des salaires, le gouvernement fait un nouveau cadeau aux entreprises, en les encourageant à développer le temps partiel et les bas salaires. De plus, ce sont nos impôts - directs et indirects -, la suppression des exonérations de taxes dont bénéficient les plus pauvres (habitation, télévision, etc.) ainsi que le fruit de l'épargne de salariés qui vont payer les revenus des salariés pauvres ! En l'état, le projet de loi gouvernemental relatif à la généralisation du Rsa comporte des effets induits dangereux pour tous les salariés, avec ou sans emploi. De plus, il repose sur un financement injuste et ce, sans apporter de réponses satisfaisantes et pérennes à la lutte contre la précarité, la pauvreté et l'exclusion. Bien que le gouvernement affiche l'objectif d'une diminution d'1/3 du nombre de ménages vivant au-dessous du seuil de pauvreté (13,2 % en 2006), on estime que la création du Rsa ne devrait conduire qu'à une baisse de ce dernier de 0,8 % ! »
D'un côté la collectivité vole au secours des banques, de l'autre la collectivité se substitue aux employeurs… c'est quoi ce système ? !

Portrait de kiki21120

De kiki21120

sans emploi | 17H45 | 03/10/2008 | Permalien

Le SMIC est le fils du SMIG qui était calculé sur les besoins des gens en (je peut me tromper) 1948. A cette époque nos économistes ont les besoins du manoeuvre léger Zéphyr X (excusez-moi alzemeir est à l'affût). Ces décideurs sont tombés sur une valeur : le smig !
faut-il qu'il y est des minis smics 60 ans plus tard.

Portrait de Jaùsep

De Jaùsep

| 22H28 | 03/10/2008 | Permalien

Le Revenu de Solidarité Active :

Revenu parce qu'il s'agit d'un rapport, une rémunération…
Mais pour qui ? L'entreprise qui emploie un salarié sans en assumer la charge financière !
L'artisan qui va employer un sbire au besoin, corvéable à merci sur des deniers publics.
J'ai rencontré certains de ces travailleurs, employés le WE sur des chantiers « non déclarés »
On dit qu'il faut soutenir le marché de l'emploi, d'accord… mais quel emploi ? quel employeur ?

Solidarité parce que soutien, aide à la socialisation par le travail…
Mais qui est solidaire, quels sont les bailleurs de ces fonds :
Les grandes fortunes ?
Les grands pôles de la finance ?
Les collectes du Trésor ?
Non, ce gouvernement a choisi l'épargnant modeste, celui qui a cru économiser sa retraite tout au long de sa vie active !

Active, parce que la solidarité doit se concevoir qu'en échange d'action, de services rendus au profit des profiteurs. La solidarité ne doit pas s'inscrite forcément dans l'échange. Elle doit se prévaloir uniquement du souci d'équité, de respect de l'autre.
Certes, il faut essayer de déplacer des personnes sans travail vers des centres d'emploi. Mais de vrais emplois offerts par des employeurs respectueux du code du travail et reconnaissants du mérite de chacun.

Tant que ces schémas reposeront sur le profit à court terme d'opportunistes assoiffés de tunes, ces contrats seront déviants, ils n'ont pas de place dans nos systèmes sociaux-économiques.

Aider des emplois OUI, pas des magouilleurs irrespectueux du code du travail !

Portrait de isnogood

De isnogood

23H39 | 03/10/2008 | Permalien

Comment Martin Hirsch ex president d'Emaus, si pres du pouvoir, mais certainement loin des compagnons a t il pu sortir le RSA ? .

De droite, de gauche (un nom ? ) peu importe, c'est un pansement sur une jambe de bois…. parce qu'un financement par les « moins pauvres »,les riches c'est pas du boulot…

En bas, les Emaus, observent le gavage des consommateurs, et comment l'industrie les pauperises et tue les emaus en fermant les produits, un gachis « durable », pourtant il y avait des idées…

Les Emaus aurait pu etre un bras de levier pour une autre consommation, non Monsieur Hirsch on attendait plus qu'un gestionnaire d'esclave….

Vraiment isnogood !

Portrait de actimem

De actimem

09H14 | 04/10/2008 | Permalien

Et Hirsch est-il de gauche ? Le RSA de gauche serait appelée Hir-shé-A.

Portrait de Libelluless

De Libelluless

12H56 | 04/10/2008 | Permalien

Le RSA est un salaire qui affame les pauvres, subventionné par les moins riches, aux profits et au service des nantis qui se font rembourser la différence par les niches fiscales.
Ben oui, les services à la personnes sont des emplois déductibles des impôts…

Portrait de Teberli

De Teberli

Enseignant | 00H59 | 05/10/2008 | Permalien

« Le RSA est-il une mesure de gauche ? »

On peut pouffer de rire ? Allez, c'est une question ? Non, allez, on se lache …..PFFFFFFFFF, de Gauauauauauch, vous avez entendu cette question ? Allez, arrêtez de rire, oui je sais c'est ridicule comme question mais faites un effort …. Pfffffffffff de gauauauauauach, trop marrant.

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