
Le RSA est-il une mesure de gauche ?

Au programme du PS en 2007, le Revenu de solidarité active est porté par le haut commissaire de Nicolas Sarkozy, Martin Hirsch. Une mesure de gauche mise en musique par la droite, voilà qui aurait dû faire consensus.
Pourtant, le RSA divise de plus en plus. A l'intérieur de la majorité, comme dans l'opposition. Des divisions qui portent autant sur le mode de financement que sur la mesure elle-même. Elles ont été mises en exergue cette semaine avec le début de l'examen à l'Assemblée nationale des quelque 550 amendements déposés sur la vingtaine d'articles que compte le projet de loi. (Voir la vidéo)
Porte-parole du groupe UMP de l'Assemblée nationale sur le RSA, Bruno Le Maire ne se serait « jamais posé la question une seule fois de savoir si la mesure était de gauche ou de droite ». La seule chose qui l'intéresse, dit-il, est l'efficacité du dispositif qui permettra d'aider des personnes « à revenir au travail dans de bonnes conditions », c'est-à-dire sans perdre d'argent.
« La gestion de notre pays est mal barrée »
Sauf que cette opinion n'est pas partagée par tous au sein du groupe UMP. Les libéraux de la majorité, ajoutant leur voix à celle du Medef, s'alertent d'une pression fiscale qui augmenterait encore avec le mode de financement du RSA choisi par le gouvernement : une taxe de 1,1% sur les revenus de l'épargne. Hervé Mariton dénonce :
« Je ne dis pas que c'est une mesure de gauche, je dis simplement que c'est une mesure immature. (…) Si chaque fois qu'on a une idée nouvelle, on va chercher un impôt supplémentaire parce qu'on est incapable de choisir les dépenses à ne plus poursuivre, je crois que la gestion de notre pays est mal barrée. »
Le député UMP l'affirme, même « si ce n'est pas forcément politiquement correct » : il est favorable à un financement du RSA par « un recentrage de la prime pour l'emploi », piste d'abord évoquée par Nicolas Sarkozy avant d'être abandonnée.
Il est toutefois une dimension du financement du RSA que les libéraux de l'UMP devraient parvenir à faire adopter : la taxe ne dérogera pas au bouclier fiscal. Ainsi, les bénéficiaires de ce bouclier ne devront pas payer. D'où le courroux de toute l'opposition, et notamment de la députée socialiste Sandrine Mazetier :
« Certes, on tape sur le patrimoine, mais pas sur le patrimoine des plus fortunés. (…) Ce sont encore les grandes fortunes qui participent le moins à la solidarité nationale. »
« Une mesure qui peut se révéler dangereuse »
Sur le fond de la mesure, en revanche, la position officielle du groupe PS de l'Assemblée nationale n'est pas partagée par tous. Une position rappelée par Sandrine Mazetier : « Nous avions l'équivalent dans nos propositions, donc en un an et demi on n'a pas changé d'avis. »
Mais nombre de députés, représentants généralement l'aile gauche du PS, doutent de la pertinence du RSA. Pour Gaëtan Gorce, qui craint un encouragement au développement du travail précaire, c'est même loin d'être la « panacée » :
« Le RSA n'est pas en soi une mauvaise mesure s'il améliore le revenu de ceux qui travaillent à temps partiel, mais c'est une mesure qui peut se révéler dangereuse si elle ne s'accompagne pas d'un soutien très actif à une insertion professionnelle durable. “
L'occasion était cependant trop belle pour que le Parti socialiste ne s'embarrasse des réserves d'une partie de ses troupes. A La Rochelle fin août, lors de l'université d'été du PS, François Hollande s'est évertué à revendiquer la paternité de la mesure :
‘Soyons en plutôt fiers. Nous sommes une opposition qui fait des propositions, c'est bien pour qu'elles soient reprises. Certains disent : C'est affreux, il a repris une proposition de la gauche.’ Mais, nous en avons d'autres, nous pouvons leur donner l'ensemble du programme ! ”
► A lire aussi : le blog de Martin Hirsch “Tout sur le RSA”
Photo : Martin Hirsch explique le RSA à l'université d'été de l'UMP (Audrey Cerdan/Rue89)
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De wotan
syndicaliste | 21H44 | 02/10/2008 |
beaucoup de gens iront voter « avec leurs pieds » , comme on dit,en retirant leus assurances vie pour les mettre sur les livrets A défiscalisés, hélas plafonnés
Mais voilà pas que le Sarko il veut pomper aussi les livrets A censés financer les HLM
une solution, enterrer les ronds dans le jardin !
à wotan
De pablico
22H34 | 02/10/2008 |
ce qui est surprenant avec les programmes, c'est qu'ils sont mis au point à un instant donné, et quand on les met en place, ils ne sont plus d'actualité, ou complètement déplacés, voire contre productifs, car tous les paramètres pris en compte pendant la mise au point ont changés.
eh oui, sur le papier, c'est une chose, mais le facteur temps avec ses aléas en est une autre.
les gens un peu sains et responsables, arrêteraient dessuite , et adapteraient autre chose.
J'ai entendu un ministre dire, que malgré la tempête, le cap sera tenu toutes voiles dehors, et le programme de réformes serait tenu… Quand on fait cela, dans la tempête, il y a toujours de la casse, et quelques fois on coule.
les bon marins, baissent les voiles, et ne hissent que la minuscule voile tempête pour être vent arrière…
mais bon…il y a un pilote à la barre. inch allah
à wotan
De patdu49
chomiste du maine et loire | 10H07 | 03/10/2008 |
RSA mensonges
envoyé par patrickdu49
avant le travail :
Pierre, à la maison, RMI 400€ + APL 150€ = 550€
Pierre au RSA et au boulot :
872€ moins 110€ apl = 762€
moins impots locaux 30€ = 732€
moins 30€ assurance complémentaire = 702€
moins perte tarif social energie et telephone env 20€ = 682€
682€ + apl 40€ moins 550€ = 172€ par mois de difference TOTALE si Pierre retravaille
172€ ça represente à 0,40€ du kilometre, 430 kms par exemple en frais de deplacement avec une voiture, soit sur 21 jours 20 kms aller retour par jour.
donc si Pierre travaille à 10 kms de son domicile, il travaille pour etre donc aussi fauché qu'en etant au RMI sous le seuil de pauvreté.
une fois oté : le loyer, l'edf, l'eau, l'assurance habitation, le tel, il lui reste ZERO EURO pour manger, pour s'habiller, pour se meubler, s'equiper, avoir une vie sociale etc ..
voilà la réalité.
PATRICK
à patdu49
De The Coolcat
catastrophé depuis l'election de Sa... | 13H25 | 03/10/2008 |
LE RSA existe déja mais sous une autre dénomination :
Le CAE, contrat d'accompagnement dans l'emploi. Durée 26h maxi, salaire : 842.95 euros et autorisation de cumul avec les assedic.
Le RSA, c'est donc de la grosse poudre aux yeux pour faire croire qu'on cherche des solutions ou qu'on fait du social mais, dans le fond, c'est toujours, vive la précarité et l'entubage.
à patdu49
De Nébuleuse
Ras les Antennes | 13H49 | 03/10/2008 |
Je suis de tout avis Pat, et très scandalisée que l'on puisse « prôner » sérieusement une mesure « sociale » pour un revenu de 800 euros au lieu de 600 euros…
Il faudrait refaire des interviews des députés et sénateurs à la sortie de leurs séances pour leur demander s'ils connaissent le prix d'un baguette de pain et celui d'un ticket de métro…
Au passage, Rue89/Eco89, le magazine Capital de ce mois a sorti une enquête très sérieuse sur le comparatif des frais bancaires… Cela faisait plusieurs fois que je vous le réclamais aux conférences de rédaction depuis le mois d'août, et le résultat est édifiant : c'est du n'importe quoi ! Les disparités existent même entre banques de même enseigne selon les régions… La plus chère de façon général : la Barclays… Cela, les consommateurs ont besoin de le savoir, car beaucoup vont se prendre la pâtée ceux qui sont en « borderline » ! ! !
Comme il va falloir gratter les fonds de tiroir, nous avons besoin nous, consommateurs, d'avoir ces informations essentielles pour notre pouvoir d'achat.
Je regrette vraiment que Monsieur Hirsch puisse penser qu'avec quelques 100 euros par mois, une vie d'un travailleur pauvre puisse se mettre à scintiller… J'espère que l'Abbé Pierre ne se retourne pas trop dans sa tombe !
De skalpa
actif et militant ? | 21H46 | 02/10/2008 |
Légitimer la paupérisation, elle est belle la gauche !

http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De Teberli
Enseignant | 23H21 | 02/10/2008 |
De quelle gauche parlez-vous ?
Le P « S » n'est pas de gauche. quant à taxer la pauvreté, c'est déjà fait et depuis longtemps.
Il n'est même plus possible de taxer les couverts en plastique des pauvres.
Il ne reste plus que l'argenterie qui soit taxable, ou la connerie.
De vol19
awash | 21H46 | 02/10/2008 |
Ce projet a été pensé dans un contexte de croissance faible.
Que deviendra le RSA en cas de récession majeure et donc de destruction d'emploi ?
COmment celà sera t-il vécu par les allocataires ?
De kawouede
22H03 | 02/10/2008 |
la réponse de Martine Billard, députée Verte de Paris : le RSA est bien de droite
http://lesverts.fr/article.php3 ? id_article=4195
De caro
délinquante avérée | 22H07 | 02/10/2008 |
Dans le contexte économique actuel, le RSA est une belle connerie - excusez le terme, mais il traduit bien ma pensée : )
Alors qu'on annonce officiellement + de 40 000 chômeurs (catégorie 1 uniquement) en plus, qu'on annonce des licenciements massifs un peu partout, quel genre d'activité vont pouvoir trouver les ex-érèmistes, les mères isolées etc pour répondre au A (activité) de RSA ? Quelques petits boulots, quelques heures pour survivre encore un peu de temps ?
Ce n'est même pas le mode de financement du RSA qui est à étudier, c'est toute la politique économique qui est à revoir.
Et dire que ce pauvre Hollande se bat pour la paternité d'une telle mesure ! beurk
à caro
De Fuel_Injected
22H13 | 02/10/2008 |
Dans le contexte économique actuel, le RSA est une belle connerie :
Oh non, pas pour tout le monde, les patrons vont se frotter les mains et l'esclavage, de retour en France !
De Le Yéti
yetiblog.org | 22H35 | 02/10/2008 |
PATIENCE
Vu la sale tournure que prend la conjoncture nationale et internationale ces toutes dernières heures, ça ne serait peut-être pas mal d'attendre un petit peu avant de conjecturer sur l'avenir et le bien-fondé de ce fastidieux RSA, non ?
De padiran
Chroniqueur mondain | 22H24 | 02/10/2008 |
Le RSA est un placebo pour calmer la douleur immensément intolérable des bonnes consciences du centre gauche, des chrétiens démocrates et des bayrouristes. La droite n'en a que faire de cette usine à gaz de taxes, quant aux citoyens de « gauche » ils savent qu'il ne remplacera jamais le plein emploi avec un travail digne et des rémunérations decentes. A quoi sert un système complexe qui ne répond pas au critère essentiel, c'est à dire vivre dignement de son travail.
Les rmistes ne demandent de remplacer leurs indemmités par des stocks options mais par du boulots rémunérés
De Larouille
jeune (encore) retraité | 22H30 | 02/10/2008 |
Plutôt que le RSA, ne vaudrait-il pas mieux augmenter les salaires ? Mais ce serait trop simple pour les élites qui nous gouvernent ? ? ?
à Larouille
De solstice
pigiste | 10H15 | 03/10/2008 |
Pas simple, simpliste ! Cela n'a rien à voir, cela concerne des gens qui n'ont pas de travail, donc pas de salaire.
Le problème est double : une volonté de remettre les gens au travail, après des années hors circuit : on peut se féliciter de l'idée, moins du financement de celle-ci. L'idée de ne pas laisser les gens glandouiller est bonne car, passé les premiers temps, l'éloignement du monde du travail est pénalisant, financièrement et socialement.
Le deuxième axe est bien plus troublant, à mon avis : le RSA est l'arbre qui cache la forêt. Le salarié, smicard j'entends, devient un « nanti » pour la société. La pression vient moins des bénéficiaires de minimas sociaux que des patrons de ces emplois à faible qualification.
Parler d'augmentation des salaires face au RSA, c'est mettre dos à dos deux types de pauvres… Pas le top à mon avis ! Et je ne parle même pas des sans papiers, condamnés au travail illégal…
à solstice
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 12H24 | 03/10/2008 |
FLIQUER LES CHOMEURS OU « REMETTRE LES GENS AU TRAVAIL » ?
Il faudrait se féliciter de l'idée, si novatrice, de « Remettre les gens au travail » ?
D'abord, a-t-on besoin que les services sociaux fliquent les chômeurs pour les forcer à accepter des jobs ingrats ? Par exemple en installant des détecteurs de mensonge à l'ANPE, comme on le fait déjà en Angleterre ?
Ensuite, l'idée du workfare , qui rappelle par moment les workhouses de l'Angleterre du XIXe siècle, n'a rien d'amusante.
RSA ET ALLOCATION UNIVERSELLE
Interrogé sur Rue 89 à propos du RSA et du revenu universel garanti, Martin Hirsch prétendait que l'allocation universelle était « une mesure de droite ».
Or celle-ci prétend justement - à l'inverse du RSA - ne pas porter de jugement de valeur sur les actifs et soi-disant inactifs (étant entendu qu'on confond emploi et activité, l'activité non rémunérée - associative, politique, artistique, scientifique, etc. - étant considérée comme « glandouillage »).
LE RSA : « BONS » ET « MAUVAIS » PAUVRES
Aujourd'hui, un député porte-parole de l'UMP prétend qu'il se fiche de savoir si le RSA « est de droite ou de gauche ». Ou il se croit au-delà des divisions partisanes, ou il nous ment.
Le RSA est en effet fondé sur la discrimination entre bons et mauvais pauvres : Hirsch se félicite qu » « avec le RSA, nous ne mettons pas un centime vers l'inactivité » (cité par H. Périvier, http://www.laviedesidees.fr/Les-victimes-collaterales-du-RSA.html).
UN CHOMAGE « VOLONTAIRE » ?
Le RSA postule que le chômage est volontaire et s'explique largement par un calcul financier, selon lequel « si je bosse, je perds mes allocs, donc au final je gagne moins en travaillant plus. »
Mais nous savons tous que, vu les circonstances économiques et politiques merveilleuses qui sont les nôtres, il suffit de « travailler plus pour gagner plus ».
Par exemple en augmentant dramatiquement le contingent légal d'heures sup (souvent non rémunérées par les patrons, mais le faible nombre d'inspecteurs du travail ne permet pas de relever ces infractions au Code du travail).
Belle manière d'éradiquer le chômage !
Sauf que…
Dominique Méda signale une étude montrant que les causes du chômage relèvent bien plus du faible accompagnement vers l'emploi que d'une simple question de « trappes à inactivité » (cf. http://www.laviedesidees.fr/Le-Revenu-de-Solidarite-Active-en.html)
Or « Le service public de l'emploi manque sensiblement de moyens en France : le budget consacré par chômeur est 3,6 fois moins important qu'aux Pays-Bas et 2,8 qu'en Grande Bretagne » (Périvier).
Sans oublier qu'au plan philosophique, opposer aussi binairement le « volontaire » et l » « involontaire » relève de l'imposture : pour prendre l'exemple du punk fier de ne pas travailler, faut-il croire qu'il s'agit forcément d'une décision volontaire ? Ou, plus simplement, d'un processus mental visant à assumer, de manière responsable, l'ensemble des causes (familiales, sociales, etc.) ayant mené telle personne à choisir la rue plutôt que le bureau ?
_________________
INCOHERENCES ECONOMIQUES ET PHILOSOPHIQUES DU RSA
Résumons, rapidement :
- au niveau économique, le RSA part du principe que le chômage serait volontaire et que les chômeurs feraient des calculs cyniques sur leur rémunération.
- au niveau philosophique et moral, le RSA divise les pauvres en « bons » et « mauvais » pauvres, ceux qui veulent travailler et ceux qui préfèrent poursuivre d'autres activités non rémunératrices.
Comme tous les dispositifs de workfare , que P. Rosanvallon appelait de ses voeux dans son livre de 1995, tout en soulignant les risques de flicage généralisé introduit par ces dispositifs, le RSA prétend en outre que « l'insertion par le travail » est fondamentale pour la reconnaissance sociale.
- Ces deux thèses, économiques et philosophiques, se contredisent entre elles.
Si l'insertion par le travail est une condition sine qua non pour être reconnu socialement, et ne pas être méprisé par les autres et surtout par soi-même comme « exclu », alors comment peut-on prétendre que les chômeurs le sont volontairement ?
Si, au contraire, les chômeurs « glandouillent » volontairement pour de simples raisons de fric, alors comment peut-on affirmer que le travail, c'est-à-dire l'emploi rémunéré, est la seule condition pour être reconnu socialement et vivre dignement ?
Le RSA n'est donc pas seulement de droite, réminiscence des workhouses britanniques ; il est incohérent, économiquement, puisqu'il s'accompagne de la promotion d'heures supplémentaires, nuisibles à la répartition de l'emploi, et de la baisse des emplois aidés, objectif constant de la droite au gouvernement, ainsi que d'un contexte de crise menaçante, mais aussi contradictoire, sur le plan intellectuel, en prétendant que le « travail », c'est-à-dire l'emploi rémunéré doit être notre seule valeur morale.
RECREER DU « LIEN SOCIAL » PAR L'EMPLOI, UNE IMPOSTURE ?
Ce n'est pas avec l'emploi que nous allons ressouder le « lien social », alors que les conditions de l'emploi se détériorent, que le Code du travail a fait l'objet d'attaques en règle, que les entreprises sous-traitent à d'autres entreprises capables de faire baisser les coûts en violant ouvertement le peu qui reste du Code du travail (en commençant par l'emploi de sans-papiers exploités et en continuant par l'emploi des stagiaires non rémunérés), etc.
Le lien social se construit dans l'espace public, par la promotion d'activités sociales, culturelles et politiques communes.
Ce qui requiert d'abord de mettre fin à une présence policière omnipotente, qui rend impossible le simple fait de se rassembler, fût-ce pour avoir du bon temps et écouter de la musique, au nom du respect de la « tranquillité du voisinage ».
La tranquillité est devenue l'avatar de l'ordre et de la sécurité, tout comme les opérations de maintien de la paix sont devenues le nouveau nom de la guerre.
à Network 23
De solstice
pigiste | 13H05 | 03/10/2008 |
Trop long, Network, allez à l'essentiel, par pitié !
Comme vous m'avez répondu, je fais un effort et reprends quelques termes :
« l'activité non rémunérée - associative, politique, artistique, scientifique, etc. - étant considérée comme “ glandouillage ” » Non, ces activités là ne sont pas du « glandouillage » et sont, en général, une manière de retour à l'emploi. Elles sont gratifiantes socialement, c'est déjà ça… Ce que j'appelle « glandouiller », c'est rester enfermé, avec ou sans lucarne.
« bons et mauvais pauvres » : oui, c'est là que je trouve cette mesure particulièrement destructrice. Le chômage n'est pas un « choix », la menace du chômage pas un modèle de management.
Voilà, on pouvait faire court, quitte à faire le lien vers des références citées…
à solstice
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 18H39 | 03/10/2008 |
On peut toujours faire court, et je me suis un peu trop laissé aller…
Mais bon.
Les activités non rémunérées ne sont pas nécessairement des « manières de retour à l'emploi », ce que vous acceptez puisque vous dites « en général ».
Certains refusent tout simplement l'emploi tel que proposé aujourd'hui (se tuer à des tâches débiles et rentrer dans le jeu d'une compétition avec les autres employés au lieu de créer véritablement des choses).
Les gens qui « glandouillent », comme vous dites, sont une extrême minorité (ça relève la plupart du temps de la toxicomanie ou autres problèmes pathologiques), qui ont d'autant plus besoin d'accompagnement psychologique, voire psychiatrique, plutôt que de matraques, fût-elles brandies par des assistant-e-s social-e-s.
Mais M. Hirsch n'est pas concerné par ces gens-là : pour lui, ce sont des « mauvais pauvres », qui n'auront pas le droit au RSA, et non des gens qui ont besoin d'être aidé.
De libow
assis devant mon ordinateur et pas ... | 22H48 | 02/10/2008 |
Il y a un truc que j'ai pas compriset peut etre qu'un riverain pourra m'expliquer : le rsa remplace le rmi ? J'ai cru lire qu'ils financeront le rsa avec le rmi mais il me semble qu'un certain nombre de personnes au rmi vont pas trouver du boulot comme ça, en claquant des doigts.
A part ça n'oublions pas qu'on travaille pour vivre et pas l'inverse et que c'est déjà chi…
à libow
De Arnaud Aubron
Rue89 | 22H58 | 02/10/2008 |
Moi, c'est pas pour faire de la pub, mais à votre place je poserais la question sur Eco89, il y a une rubrique question/réponse qu'on a préparé exprès pour ça. L'équipe d'Eco89 et les internautes vous fourniront une réponse hyper complète j'en suis sur. (Fin de la page de publicité)
à Arnaud Aubron
De libow
assis devant mon ordinateur et pas ... | 23H22 | 02/10/2008 |
merci j'y vais de ce pas…
(fin de la promotion deguisée pour eco 89)
à libow
De libow
assis devant mon ordinateur et pas ... | 23H30 | 02/10/2008 |
euh je viens d'essayer : c'est où qu'on poste les questions (désolé je casse un peu la pub) ?
à libow
De Arnaud Aubron
Rue89 | 00H43 | 03/10/2008 |
Oh vous êtes cruel : il y a un beau bloc tout bleu en haut à droite de l'écran, au-dessus de la pub, avec écrit dessus : Posez votre question sur l'économie. Pour partciper vous devez être connecté (avec votre login de Rue89).
à libow
De LE BOUFFON
Media Caen | 07H51 | 03/10/2008 |
Et oui le RSA remplace le RMI mais bien des questions restent sans réponses sur le sujet et notamment si on rentre dans le détails du calcul, seul moyen de connaître les retombées réelles du dispositif (malheureusement le sujet intéresse bien peu des médias qui préférent mener des débats creux sur pour ou contre ou sur « c'est de gauche ou de droite »… excusez-moi, je m'emporte) :
logement (calcul des APL), santé (CMU), taux de calcul du RSA etc… Même les administrations concernées attendent des éclaircissements sur ces sujets pratiques, bassement quotidien mais qui demain concerneront des centaines de milliers de gens ! M'enfin
Plus d'infos ici : RSA : LES QUESTIONS SANS REPONSES : http://www.lebouffon.org/spip.php ? article1790
à LE BOUFFON
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 12H11 | 03/10/2008 |
Sans oublier la réponse ambiguë de Hirsch aux accusations du GISTI, selon lesquelles le RSA allait empirer la situation pour les immigrés
http://www.gisti.org/spip.php ? article1213
http://www.rue89.com/2008/09/20/les-etrangers-leses-par-le-rsa-hirsch-a-…
à libow
De comptesuprimé30
hestia | 08H00 | 03/10/2008 |
non le RSA (j'explique en gros) est une mesure « incitative » pour reprendre l'emploi.
Donc vous gardez le RMI, les droits connexes et ( immense joie) en moyenne (calcul fait sur les départements experimentaux) une somme de 157 euros tombe dans votre porte monnaie plat.
explication trés rapide, pour un exposé plus long : frappez à la porte de rue 89, merci.
Bref le RSA s'appelle un effet d'annonce et vient s'ajouter à d'autres dispositifs (RMA) qui ne servent à rien !
à comptesuprimé30
De patdu49
chomiste du maine et loire | 10H32 | 03/10/2008 |
salut,
Tu as tout faux, car lors des expérimentations, les collectivités locales (9 sur 10) , avaient signé des conventions spécifiques, pour que justement au RSA les personnes ne perdent pas par rapport à avant, mais là dans la formule actuel, la prime de retour à l'emploi de 1000€ disparait, la PPE disparait etc …
ce n'etait pas le cas lors des expérimentations ! ! !
donc pour beaucoup de personnes dans la réalité, ils seront encore + fauchés qu'avant, ou ils travaillaient pourtant souvant déjà à perte, pour un peu qu'il y avait des frais de déplacement …
bref on nous entube … et en beauté.
à patdu49
De comptesuprimé30
hestia | 11H37 | 03/10/2008 |
tu as raison : je n'ai pas développé, j'ai juste présenter la vitrine !
et merci pour ton témoignage in supra
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 11H19 | 03/10/2008 |
Personnellement, je pense, qu'une mesure qui veut se dire de gauche, doit être une mesure qui tient compte de la solidarité ; apparemment, tous solidaires, sauf les plus nantis : c'est bien une mesure qui n'est pas une mesure de gauche, mais que certains socialistes auraient pu mettre en oeuvre ! Pareil pour le renflouement des banques, l'état trouve de l'argent, plus facilement que pour le RSA, mais au bout, c'est nous qui paieront ! par exemple, une mesure, qui me semblerait être plus juste, c'est de taxer les mouvements boursiers et de plus d'exiger le remboursement des prets que l'état vient de faire pour venir en aide aux banques. En fait ce sont toujours les mêmes qui payent, on fait vivre les banques avec notre argent, et lorsque elles coulent, c'est encore notre fric qui est la pour les aider !
De désenchantée
aucune | 23H32 | 02/10/2008 |
La seule chose qui l'intéresse, dit-il, est l'efficacité du dispositif qui permettra d'aider des personnes « à revenir au travail dans de bonnes conditions », c'est-à-dire sans perdre d'argent. :
<== Encore faudrait-il que les emplois exitants puissent être « sécurisés » car déshabiller Paul pour rhabiller Jacques, c'est comme le serpent qui veut se mordre la queue ! Simplifier les CDD, les prolonger pour les petites PME (par ex.) éviteraient aux patrons de débaucher Jacques pour embaucher Paul… Mon fils se retrouvera sans emploi à partir de demain car son employeur (tres petite pme) ne peut refaire un avenant à son contrat plus de 2 fois ! ! Enfin bref, il serait temps de revoir toute la politique afin que les wagons de licenciements s'arrêtent….. Le tavail est ni l'affaire de la droite ni de la gauche c'est juste la dignité des gens de subvenir à leurs besoins vitaux !
Donc la vraie politique de l'emploi serait de revoir les conditions afin que les postes vacants ne vacillent pas d'un salarié à un autre
ma conclusion : le RSA servira juste à supprimer petit à petit le RMi ! point final !
ps : on ne trouvera pas l'argent pour le rsa et la sécu mais redresser les déficits bancaires on sait où se servir ! pfttttttt