Scènes de vaudeville dans les couloirs du Palais Bourbon

Le blog de Valérie Fourneyron appartient au blog collectif des députés primo-élus. Rue89 a rassemblé ici six élus, de toutes tendances (trois PS, deux UMP, un Vert), afin de découvrir de l’intérieur la vie et le travail de l’Assemblée nationale. Dans ses aspects les plus sérieux ou les plus anecdotiques.


Pour un premier post sur Rue89, rien de tel qu’une petite visite guidée du microcosme qu’est l’Assemblée Nationale, ai-je pensé… Le Palais Bourbon sous toutes ses coutures ou presque.

Commençons par l’endroit du décor. Moi qui n’ai pas pour habitude de travailler dans un monument de cette stature, c’est impressionnant: architecture imposante et solennelle, statues peu enclines à la conversation, salle des quatre colonnes qui accueillent la presse, allées parfaitement entretenues: rien ne peut vous faire oublier la lourde tâche qui incombe aux représentants de la nation.

Il suffit de pousser les portes du Palais pour que cette impression se renforce… Des salons aux plafonds peints par Delacroix à la salle des conférences -dont les fauteuils sont assez larges pour deux personnes lisant le journal-, en passant par la bibliothèque historique, on en arrive non pas à l’hémicycle, mais à la buvette! Là encore, dans un décor Belle Époque, difficile de se croire au café du coin.

Dans cette ville, car c’en est une, tout est fait pour faciliter la vie des députés: huissiers en nombre, qui ont ingurgité le trombinoscope en vingt-quatre heures, compétents et attentifs pour vous guider dans les dédales de couloirs, un salon de coiffure, un cabinet médical, un bureau de poste, un kiosque à journaux, et la salle de sport que la sportive que je suis n’a pas encore fréquentée!

Mais derrière le mythe se cachent quelques détails moins connus ou reconnus, et l’envers du décor est tout aussi digne d’intérêt. Moins fastueuse mais non moins pittoresque, en tout cas un peu plus terre à terre, la vie quotidienne du député s’organise autour d’autres espaces du Palais.

Des bureaux de 10 m² dans des couloirs en boîte de sardines, canapés dépliables pour les provinciaux qui ne rentrent pas dans leur circonscription après les séances de nuit, sac de couchage personnel et couverture polaire offerte par la maison, douche unique pour tout un étage… une organisation de l’espace qui donne lieu à des scènes de vie un peu vaudevillesques!

Ainsi m’est-il arrivé -après avoir fait du saut en longueur au-dessus de mon lit pour atteindre la porte- de croiser à 7h du matin un de mes collègues en peignoir qui se rasait tandis qu’un autre prenait sa douche… Après les débats houleux de la nuit, la situation semblait un peu surréaliste!

Après tout, quand on sait que nos prédécesseurs dormaient sur des bancs dans le hall d’entrée, on se dit que c’est une forme de retour aux sources. Loin de s’opposer, les deux faces de la médaille se complètent: tout rappelle l’importance de la fonction, mais nous n’en restons pas moins des individus comme les autres…

Et c’est bien ainsi!


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Courageux anonyme
14H24 22/09/2007

La misère est pas que chez les riches !!!!

 
Courageux anonyme
15H29 22/09/2007

Je ne je vois rien de vaudevillesque

mais du grandiloquent très inconfortable

 
14H45 22/09/2007

On est désolé d’apprendre qu’en plus de leurs salaires de parias, leurs indemnités de chômage en cas de non-réelection, et leurs retaites misérables, nos parlementaires doivent subir des conditions d’hébergement pires que celles du camping des Flots-Bleus.
On compâtit vraiment.
J’arrête parce que mon mouchoir est trempé …

 
14H50 22/09/2007

Au risque de vous faire sangloter, cher Ehim, j’ai cru comprendre aussi que, pas mal d’entre eux n’ont même pas les moyens de déclarer les salaires miteux de leur secrétaire. C’est fou !
Tenez, je vous passe la boîte de mouchoirs !!

 
janis06 | from Nice
16H18 22/09/2007
 
David Servenay | Rue89
19H15 22/09/2007

Cher Janis 06,

D’abord, j’aimerai bien vous voir développer votre point de vue: pourquoi « creux, non pertinents »?

Ensuite, qu’attendez-vous de cette contribution de députés qui tentent une expérience de bloging sur Rue89 et ont sûrement besoin de votre aide, de vos conseils et de vos suggestions, plutôt que d’anathèmes qui ne font pas vraiment avancer le schmilblick?

Pour une fois, soyez constructif avec vos élus. Etablissez un dialogue intelligent, c’est l’occasion.

Sinon, je doute qu’en leur réservant un tel accueil, ils aient envie de poursuivre…

 
Courageux anonyme
22H15 22/09/2007

Je m’explique, nous avons eu le détail de la petite histoire. Je m’attendais à apprendre beaucoup du travail à l’assemblée avant et pendant le vote des lois. La taille des bureaux c’est bien comment on y travaille c’est mieux. Comment les groupes travaillent au sein de l’assemblée,la part de l’individuel face au groupe parlementaire auraient gagné à être développés. Et quelle est leur sens de la représentativité par rapport aux lois votées.
Si être député implique de voter pour ou contre une loi comment se prépare l’intervention en séance: seul(e) ou au sein du groupe parlementaire ?
Le ressenti c’est bien mais développer le pourquoi du fond de l’intervention aurait été interessant surtout sur ce vaste sujet de l’immigration.
Les députés travaillent à la fois sur le terrain dans leurs circonscriptions et à Paris à la Chambre des Députés comment concilient-ils ces 2 missions ?
« je doute qu’en leur réservant un tel accueil, ils aient envie de poursuivre… » Faut-il parce qu’ils sont députés(ées) leur réserver un accueil particulier ?
La qualité des articles de rue89 est,à mon avis, de bonne à excellente mais vous essuyez pourtant des critiques …. et vous continuez à écrire pourtant en tenant compte, éventuellement, de celles ci je suppose.
Nos élus peuvent surement faire un effort !
Ils rédigent les lois (par les amendements) qui nous gouvernent. Est ce trop leur demander que susciter l’interêt du lecteur ? Et par là même capter son attention ?
J’ai sans doute oublié que nos élus sont susceptibles et m’enexcuse auprès de vous car effectivement l’expérience peut s’arrêter plus tôt que prévu si des commentaires par trop critiques les froissent.
Ma réaction sera la dernière sur cet épineux sujet, soyez rassuré.

 
16H47 23/09/2007

Désolé de ne pas m’attendrir sur le sort de nos députés, mais je ne crois pas être le seul à penser qu’ils ne représentent plus qu’eux-mêmes, c’est-à-dire l’émanation d’une catégorie privilégiée de la population, et qu’ils se préoccupent plus de leurs problèmes personnels d’intendance que de ceux du peuple.

Par rapport aux soucis des sans-abris ou des mal-logés, les problèmes de logement des députés me paraissent un peu dérisoires. Tout comme leurs régimes de retraite indécents par rapport aux régines dits « spéciaux » des cheminots ou des mineurs, comme leur régime d’indemnisation « chômage » par rapport à ceux des autres licenciés.

Leurs tracas quotidiens paraissent bien éloignés de ceux des électeurs qu’ils sont censés représenter, surtout pour ceux qui se disent de Gauche.

http://rue89.com/2007/06/07/lassemblee-ne-represente-plus-le-peuple

http://ehim.over-blog.com

 
Courageux anonyme
19H13 24/09/2007

Oui c’est vrai, ce billet est tel qu’il est, cette députée ne se plaint pas, elle décrit ce qu’elle vit, il n’y a pas de fioriture, c’est déjà un belle preuve de modestie de la part de ces députés de plusieurs bords de participer à cette entreprise. Ce genre de critique est fastidieuse.

 
Courageux anonyme
15H08 22/09/2007

rêvait-il de se voir président ?

Non je plaisante, c’est un fait connu que les députés ont parfois des conditions un peu particulières de travail, quand la séance finit à 4h00 du mat’ mieux vaut dormir sur place.

Sinon, sérieux, des noms quoi ?! qui se rase, qui prend sa douche ? allez allez … ;)

 
20H22 22/09/2007

C’est sans doute la raison pour laquelle plus de 95% d’entre eux s’épargnent la peine de participer aux séances de nuit, même quand s’y débattent et s’y adoptent des textes qui risquent d’engager notre avenir pour le pire, comme il y a deux jours !

Bon, j’ai déjà poussé une gueulante ce matin sur ce même sujet, à la même adresse, mais sur le blog d’Aurélie Filipetti.
Je vous y renvoie donc :
http://www.rue89.com/2007/09/21/ma-premiere-intervention-dans-lhemicycle…
et ne reprends pas ici ma diatribe…

Les conditions matérielles que vous décrivez sont assez loufoques, regrettables certainement et, à vrai dire, surprenantes pour moi.

Ainsi contrairement à la plupart des commentateurs précédents, je trouve que ce billet apporte quelque chose, et qu’il est révélateur de la place du parlement dans nos institutions, ne serait que par comparaison avec les moyens - matériels et financiers, notamment - dont disposent d’autres assemblées , tout particulièrement le Congrès américain que l’ai vu à l’oeuvre de près…

Mais je tiens aussi à dire que les institutions n’ont, à la longue, que le rôle qu’elles méritent, et que le parlement français est, trop souvent, responsable de son propre abaissement, en abdiquant l’exercice sérieux des pouvoirs qu’il tient de la constitution (oui, oui, même sous la Vème République) : faire des lois (de préférence en petit nombre mais de bonne qualité), voter le budget (le vrai « nerf de la guerre »), et contrôler l’administration. Et que dans ce domaine, le rôle de l’opposition parlementaire est essentiel, pour peu, naturellement, qu’elle veuille bien se donner la peine de travailler un peu…

Enfin je tiens aussi à préciser, même si cela va sans dire, que l’existence d’une seule douche par étage et l’exiguïté des bureaux ne constituent pas, loin de là, à mes yeux, une excuse suffisante pour expliquer l’absentéisme au travail parlementaire et aux séances de nuit !

 
Ferdinand.Bardamu | Rien.
12H12 23/09/2007

Moi je viens de réaliser (pourtant je connaissais évdemment son nom mais je ne m’y étais jamais arrêté) que le lieu de résidence du parlement de la démocratie parlementaire que nous sommes censés être s’appelle….le palais Bourbon….tout un symbole :-)

 
Courageux anonyme
14H03 23/09/2007

Je suis d’accord avec vous concernant la place réelle de l’Assemblée Nationale, notamment en comparaison avec d’autres institutions à l’étranger (votre mention du Congrès américain est révélatrice).
Pour ma part, lors de ma 3ème année de Sciences-Po Toulouse en 1995 j’ai été amenée à faire un stage à l’Assemblée Nationale, essentiellement pour faire des recherches à la bibliothèque de l’Assemblée sur la loi de 1992 instaurant les Communautés de Communes et les débats parlementaires qui eurent lieu.
J’étais logée à la Questure de l’Assemblée (mes parents habitaient Millau et le député était Jacques Godfrain, RPR, questeur - et plus tard ministre de la Coopération). Là je peux vous dire que les couloirs ne sont pas des mouchoirs de poche, et les suites « présidentielles » encore moins. Par ailleurs, à partir de 18 h, les suites se remplissent de gens discrets qui occupent les lieux jusqu’à 19h30 et puis disparaissent. En jetant une oreille on peut même entendre quelques râles… Moi je vous dis ça en toute honnêteté j’avais 21 ans à l’époque et j’avais l’impression d’être au milieu d’un film hollywoodien, avec les intrigues, les mystères etc…
La conclusion c’est que les députés « lambda » ont droit aux strapontins et que certains autres profitent des ors de la République (au fait vous n’imaginez pas le standing des salles de bains à la Questure, on se croirait au Georges V). Reste à savoir ce qu’un député débutant doit faire pour être admis dans le sérail doré…
Pour finir sur une note positive, les plafonds de la bibliothèque peints par Delacroix sont une pure merveille. A voir !!!
Audrey- Pau 64

 
Courageux anonyme
20H19 22/09/2007

L’article de Valérie Fourneyron, moi je le trouve sympa et plutôt drôle (bravo, youpi, félicitations, trop top, merci, etc…!).
La manière qu’elle a de nous présenter son entrée à l’Assemblée est originale, anecdotique et non-nombriliste…donc …j’aime bien!

Je ne pense pas que l’objectif de son post soit de nous faire prendre conscience des difficultés-trop-dures-de-la-vie-d’un-Député…

Si nous voulons vraiment lire des choses un peu Hard sur le sujet, il faut alors lire les articles de Mr Le Maire et de Mme Filippetti (attention hein! Faut lire avec empathie et compréhension leurs articles…sinon ils voudront plus écrire!…déjà qu’ils répondent pas aux questions que certains internautes posent!)

Je trouve que cet article met assez bien l’accent sur la curieuse dichotomie qui existe entre l‘« accessoire » (tout plein de decorum et d’apparat)mis à la disposition des députés et l‘« indispensable » (c’est à dire un endroit pour bosser -parce que leur boulot ne se résume pas à poser leurs fesses dans un fauteuil rouge- un p’tit peu convenable voire -soyons exigeant-pratique!).

Bref, j’aime bien votre entrée en matière. Aborder les « choses » sous l’angle du paradoxe n’est pas une mauvaise idée…et j’espère vous lire la prochaine fois, sur la manière dont sont prises (en notre nom) les décisions qui nous concernent.

 
Courageux anonyme
20H44 22/09/2007

J’ai oublié de signer, donc, Ena.

 
Courageux anonyme
20H30 22/09/2007

Mais pourquoi, il y a des séances de nuit ?
Peuvent pas travailler de 8 à 12, 14 à 17, 5 jours par semaine, —vous avez remarqué, ça fait juste 35 heures—. Comme tout le monde.

 
Courageux anonyme
21H22 22/09/2007

c’est comme les partisans du roi qui logaient dans les recoins du palais

 
Courageux anonyme
22H08 22/09/2007

.

C’est comme la vraie vie

.

 
02H40 23/09/2007

Vous êtes quand même vachement sévères.

Le but de ce blog est de « découvrir de l’intérieur la vie et le travail de l’Assemblée nationale. Dans ses aspects les plus sérieux ou les plus anecdotiques ».

Madame Filippetti s’est attachée à en montrer l’aspect sérieux avec sa bataille dans l’hémicycle,
Madame Fourneyron nous propose l’aspect anecdotique avec un tour du propriétaire pittoresque. Qui l’air de rien a de quoi interpeller : apprendre que des adversaires politiques peuvent se croiser dans la douche, ça pose des questions sur le fonctionnement de notre démocratie (doivent-ils se glisser des savonnettes sous les pieds, mettre du curare dans le dentifrice ? kouchner prenait-il sa douche aux mêmes heures que sarko ?).

C’est plutôt élégant de sa part de prendre ce ton badin, après des discutions semble-t-il plus que houleuses à l’Assemblée jusque tard dans la nuit, et quelques heures de sommeil dans des conditions spartiates (c’est clair, il y a plus malheureux que
nos députés, mais remarquez qu’elle abonde dans ce sens).

Alors, je vous remercie Madame la Députée pour le travail que vous faites, et de nous rappeler par votre simplicité qu’à côté de la classe politique il y a une politique classe.

 
Courageux anonyme
11H02 25/09/2007

En ce qui concerne le « débat » sur les l’immigration si mes sources sont exactes il n’y avait que 23 députés : donc, la douche ne devait pas être trop encombrée. Et çà doit être pour ne pas avoir à faire la queue à la douche que les députés ne siègent pas en grand nombre.

 
03H55 23/09/2007

Du sexe, bordel.

 
04H52 23/09/2007

La Nation fait ce qu’elle peut pour ses députés mais si l’intendance ne suit pas faut voir avec le patron parceque lui il ne se plaint pas.Brégançon ne lui plait pas? il va chez son copain Bolloré!

 
Courageux anonyme
15H44 23/09/2007
 
Courageux anonyme
18H19 23/09/2007

c’est bien la 1e fois que l’on peut s’amuser un peu à propos de l’Assemblée nat; la seule question c’est comment peut-on accepter qu’une loi aussi grave pour des milliers d’êtres humains soit adoptée avec moins d’1/5 des députés élus? pourquoi 4/5 d’entre eux s’étaient-ils défilés? en particulier nos courageux socialistes? Pour ne pas se mettre à dos les suffrages lepenistes de leur circonscription?

 
Courageux anonyme
17H42 06/10/2007

On ne veut rien savoir des problèmes de confort de melle Fourmeron; surtout quand on a voté pour elle.
L’intérêt se porte sur le rôle qu’elle peut jouer pour être visible dans l’OPPOSITION, voilà tout.

 
Courageux anonyme
14H42 24/09/2007

Je suis choqué par les commentaires qui minimisent la précarité de la situation de certains députés.
Que voulez vous ? que seuls les députés habitant Paris aient les moyens de siéger ?
Mettre tous les députés au SMIC ou au RMI ?
Fort heureusement, tous les députés ne sont pas encore issus de grande familles pleines aux as, ou arrivent à l’hémicycle avec un patrimoine suffisant pour leur assurer une vie correcte jusqu’a leur retraite.
Ne croyez vous pas que plus les députés ont de soucis personels à régler (logement, hygiène, alimentation par exemple) plus ils passeront de temps à ne pas s’occuper de leur charge (l’avenir de la nation), mais surtout plus il seront succeptible de trouver de merveilleux amis qui pourront leur prêter un appartement, les inviter en vacances etc …

 
Courageux anonyme
00H40 15/10/2007

Concernant les pauvres (dont je suis) on a très bien su créer des allocations « différentielles » avec des « effets de seuil » particulièrement douloureux (en fonction des revenus existants), pourquoi pas pour les députés ?

concernant les cotisations sociales, on a très bien su « plafonner », alors pourquoi ne pas « plafonner » leurs « salaires » ?

Est-ce trop compliqué pour les fonctionnaires de l’assemblée nationale, issus de concours si élitaires, (il y a-t-il encore des lingères-brodeuses ?).
Je suis étonnée d’ailleurs que seuls les huissiers (visibles au premier coup d’oeil) soient évoqués par la députée. Pourtant l’emploi à l’assemblée nationale mériterais d’être étudié…ainsi que l’ADN des employés, car la charge a parfois des petits airs héréditaires…malgré les concours si égalitaires…

Les employés sortant des séances de nuit ont droit à un taxi gratuit. M’étonnerais que les députés n’y aient pas droit. Et pourquoi n’ont-ils jamais décidé de transformer les apparts gigantesques en piaules de dimensions raisonnables pour travailler ? serait-ce que finalement, ils ne sont pas beaucoup à travailler beaucoup ?

 
Courageux anonyme
19H25 26/09/2007

J’ai beaucoup de difficulté à comprendre la sélection des député(é)s figurant dans ce blog ! 1 pour 3 1/2 élus Verts, 2 pour l’UMP et 3 pour le PS ? C’est fait exprès pour bien marquer que Rue69 (en raison du vaudeville figurant dans le titre) est complètement impartial ?

 
Courageux anonyme
10H33 01/10/2007

Pour chaque député non réélu, les Français devront payer **417 120 €** = 60 mois x 6952 €.

C’est la nouvelle indemnité chômage des députés!
Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la
gauche à la droite sont tous d’accord! La plupart des médias n’en
parlent pas! A l’issue des 5 ans d’indemnités, les députés non réélus
percevront  » **à vie**  » 20 % de ce traitement: soit **1390 € mois**.
Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impots qui
serviront à payer les « golden parachutes » de nos députés.

//_Mais pourquoi 5 ans?_// C’est précisément le temps d’une alternance
législative. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent
des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et
dénoncent le train de vie dispendieux de l’Etat! L’information sur la
nouvelle indemnité « chômage » des députés a été révélée par « Le Canard
Enchaîné » le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre,
le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir
parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux,
habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains
grands patrons (certes avec raison…).
//_Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire?_// Sans doute parce que
cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP,
PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s’entendre lorsqu’il s’agit de
s’octroyer des avantages sur le dos des Français. Avant de quiter son
perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l’unanimité et dans le silence
complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant
60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce
jour - selon info sur site Assemblée nationale - de 5178 €, soit 6 952 €
. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 € sur 5 ans!
Sans parler ce ce qu’il leur coûtera  » à vie  » ! Ces indemnités ont été
attribuées aux députés et définies par l’ordonnance n° 58-1210 du 13
décembre 1958. L’indemnité de base est calculée // »par référence au
traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l’État classés
dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la
moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de
cette catégorie »//, ce qui correspond au traitement d’un conseiller
d’État ayant moins d’une année d’ancienneté dans son grade. S’y ajoute
l’indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %.
Selon l’article 2 de l’ordonnance précitée : // »L’indemnité
parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction »//. Le
montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l’indemnité
parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de
l’indemnité de résidence) Depuis le 1er février 2007, les indemnités
mensuelles brutes sont les suivantes: - Indemnité de base: 5 400, 32 €.
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 €. - Indemnité de fonction (25
% du total) : 1 390, 58 €. Soit brut mensuel 6952, 91 €. Retenues
obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues: -
Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de
mandat : 1 153, 08 €. - Contribution exceptionnelle de solidarité : 55,
62 €. - Contribution sociale généralisée et contribution au
remboursement de la dette sociale : 539,55 €. - Cotisation au fonds de
garantie de ressources : 27,00 €. Soit net mensuel 5 177, 66 €. Avant de
quitter la présidence de l’Assemblée Nationale, Jean Louis Debré,
nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à
ses amis députés de tous les partis! Bien entendu cette généreuse
« indemnité chômage » est totalement inconditionnelle, et l’heureux
bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n’est tenu à aucun
engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d’un
nouvel emploi, d’une visite mensuelle auprès d’un conseiller ANPE, ou
d’une activité justifiant cette « aide sociale »… bref, tout ce qui est
demandé à des chômeurs ordinaires. Voilà de quoi crève la République, de
la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n’a protesté, vu
que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.