Et comme Rue89 a fait des enfants, vous pouvez aussi accéder à la boutique officielle d’Eco89, et enfiler les habits de la crise avec ce t-shirt spécial : « Krach 40 ».
Mais même la crise financière n’est pas derrière nous! Qui dit que les énormes fonds débloqués pour empêcher les faillites de banques suffiront? D’autant plus que, la crise économique aidant, certaines banques vont avoir de plus en plus de difficulté à se maintenir à flot, et que les défaillances de remboursement de crédits existants vont s’accumuler. Ce ne sont pas les 40 milliards d’euros que le gouvernement envisage d’utiliser pour entrer dans le capital des banques qui vont pouvoir faire la différence.
Les mesures anti-crise? Il faut voir ce que Sarko a dans son sac, c’est à dire pas grand chose. A mon sens, la réponse ne pourra une nouvelle fois qu’être européenne, voire mondiale. Un bon moratoire des dettes du grand public serait utile, mais à condition que le crédit soit vraiment nationalisé (et les banques avec…) afin que la machine puisse être relancée durablement pour de vrai (investissements productifs dans les infrastructures, amorce de programmes de réindustrialisation écologiquement compatibles, etc.). Je n’entends encore personne, en France ou à l’étranger, aller dans cette direction — tous ont d’abord été obnubilés par la nécessité d’un sauvetage des banques!
Je concède un point à Fillon: c’est le seul membre du gouvernement qui, dans les limites de son idéologie, ait été intellectuellement honnête. C’est bien lui qui, il y a près d’un an, a parlé de la faillite du pays. Il a été vertement repris et corrigé par Sarkozy à l’époque.
(Il n’y a pas vraiment faillite du pays, mais une charge d’endettement beaucoup trop élevée. La dette étouffe les forces productives. Cela est vrai dans tous les pays industrialisés. Il ne fait pas de doute que les crédits accumulés pour l’acquisiton de biens durables ou biens de consommation ont fait vivre les gens « au dessus de leurs moyens » au sens comptable du terme.)
Les termes de l’alternative sont posés: ce sera nous ou les banques. Je ne vois aucune force politique, en France ou ailleurs, qui ait choisi le « nous ». On attend de vrais hommes d’Etat…
Pour leconcombrevert: merci d’avoir rappelé que Koz a écrit une tribune sur Pie XII.
Pour Weatherboy: je ne suis pas économiste, mais je suis impressionné par les arguments de Maurice Allais sur une base, disons, « empirique », en ce sens que le bon sens, dont je me méfie toujours d’ordinaire, souscrit aux thèses développées avec force détails par Maurice Allais. Merci d’avoir indiqué ce lien.
Les recherches que j’ai menées hier sur les liens entre Paul Grignon et des forces politiques existantes n’ont pas donné grand chose, SAUF que Grignon personnellement se replie sur une position « communautaire » dans l’île où il réside depuis pas mal de temps. Il fait l’apologie du troc comme moyen de subsistance de communautés de faible ampleur. Ce qui n’est pas une solution, à mon sens.
En revanche, il faut noter que le Parti Action Canadienne (Canadian Action Party) ou PAC/CAP (je ne donne pas de lien, mais l’accès à son site par Google est facile), qui n’est en fait qu’un groupuscule (jamais plus de 0,50% des voix aux scrutins fédéraux canadiens), a repris à son compte la thèse de Grignon sur la création monétaire. Ce parti est (1) nationaliste, (2) protectionniste, (3) libertaire, et par conséquent très hostile à toute intégration économique et politique nord-américaine par le biais de l”ALENA (NAPHTA en anglais). Il souscrit plus ou moins à la théorie du complot concernant le 11/9 (du moins il appelle à une investigation des faits par une commission fédérale canadienne). Le CAP s’inscrit dans la mouvance anti-états-unienne toujours vivace dans certains milieux politiques canadiens. Il a « absorbé » divers éléments issus du mouvement social-créditiste québécois.
Je crois avec Pascal Riché qu’il faut beaucoup se méfier des convergences sur la crise économique et financière entre les éléments populistes toujours sensibles à une forme d’antisémistisme latent et aux thèses complotistes, et la gauche européenne en général. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que l’anticapitalisme réunit sur le papier des éléments populistes évoluant vers la non croissance, et des forces progressistes, allant des sociaux-démocrates à l‘« extrême-gauche », soucieuses de dégager des programmes favorables à une croissance économique nouvelle. Interviewée sur France Inter ce matin, Marie-Georges Buffet a été claire sur ce dernier point.
Non, Weatherboy, il n’y a pas de preuve que Douglas ait été antisémite. L’Eglise romaine elle-même n’a jamais cédé sur ce point (le débat concernant les positions de Pie XII sur les juifs avant et durant les années de guerre est tout autre chose, d’ailleurs traitée récemment dans une tribune publiée par Rue89 — il faudra que tu retrouves cette tribune dans les archives de Rue89, car je ne me rappelle plus le nom de l’auteur [si ça t’intéresse]).
Par contre, le mouvement social-créditiste canadien n’a pas été exempt d’antisémitisme, puisque plusieurs de ses membres ont été exclus pour ce motif. Et l’on sent dans divers textes que la tentation de l’antisémitisme reste forte.
Je n’arrive pas à actionner le lien vers le site que tu indiques. Je vais donc copier/coller l’adresse après avoir affiché le présent post. Si j’ai un commentaire, je l’ajouterai après.
A noter: les monarchistes orléanistes français ont également adopté le « modèle » du Crédit Social. On en trouve des traces sur Google (je n’ai pas le lien sous la main). Si je le retrouve, je te fais signe.
C’est une sombre histoire, en effet. Le seul élément à charge est l’archive policière citée. Hradilek lui-même dit qu’on ne peut que spéculer à propos d’une éventuelle dénonciation de la part de Kundera. Mais cette histoire reste troublante pour ceux qui, commme moi, admirent l’oeuvre de Kundera.
J’espère que c’est de l’ironie, aubelin… Le nombre des plaintes en diffamation différentes (10, si j’ai bien compris) suffit à démontrer qu’on veut effectivement faire taire Mediapart, qui par ailleurs admet sa vulnérabilité financière. Je ne suis pas nécessairement fana du format de Mediapart, mais il y a des journalistes de talent qui s’y expriment. D’où ma suggestion d’une pétition, qui vaudrait bien celle qu’on a fait circuler en faveur de Siné…
Site très intéressant de par la variété des sujets traités. J’ai posé une question au sujet de Fortis (en plein cassage gueule aujourd’hui à la bourse de Bruxelles — la baisse serait de -62%!), mon post semble avoir été accepté, mais je n’en ai pas retrouvé trace ensuite!
Je me demande si cette question d‘« authenticité » n’est pas du même tonneau que celle de la « sincérité » des écrivains. Cette dernière ne me paraît pas féconde, en tout cas (Rousseau voulait se faire passer pour un modèle de sincérité dans ses Confessions, mais la critique a bien montré tout ce qu’il y avait de consciemment dissimulé ou « oublié » dans cette oeuvre, ce qui ne retire RIEN à sa valeur…).
L’essentiel est que l’art triomphe! C’est fort heureusement le cas dans les interprétations d’Angelich et des frères Capuçon, pour notre plus grand plaisir.
Je voudrais simplement ajouter ceci à l’article de Pascal Riché, qui est entièrement juste… « as far as it goes » (pour aussi loin qu’il aille):
L’argent-dette est l’argument de base qui sous-tend la doctrine sociale de l’Eglise catholique depuis Pie XI. Cette doctrine a été réaffirmée à maintes reprises par les successeurs de Pie XI depuis lors (y compris par Jean-Paul II). Même si c’est… un militaire écossais, un certain Douglas, qui en fut l’initiateur.
C’est elle qu’on retrouve dans le mouvement du Crédit Social canadien (québécois, à l’origine; il a même eu quelques députés au parlement provincial il y a deux ou trois décennies; il en subsiste quelques vestiges au Québec et en Alberta aujourd’hui). L’un des partisans de cette doctrine à l’ère contemporaine est Louis Even (Pélerins de Saint-Michel) dont on peut facilement retrouver des textes sur Google.
Ce qui me chiffonne dans cette affaire est que pas mal de riverains de Rue89 s’y sont laissés prendre en toute innocence.
Voilà ce qui arrive quand il n’y a pas de secrétariat de rédaction ou de relecture systématique! Comme dit la Rue, il y en a qui vont se faire engueuler. Du temps de Beuve-Méry ou de Fauvet, ils se seraient fait virer… Cela dit, il ne faut pas être pour la mort du pêcheur (surtout dans le journalisme).
Quand j’étais stagiaire dans un canard de province il y a bien longtemps, un article avait surpris tout le monde un matin: « Mlle X…, convierge de l’immeuble, etc. » On n’a jamais su si l’erreur était intentionnelle, et, dans l’affirmative, si l’initiative était celle d’un journaliste ou d’un linotypiste…
La source (leparisien.fr) ne donne PAS certaines des informations reprises dans le résumé fourni par Rue89 et en donne par ailleurs D’AUTRES concernant un éventuel racket, etc.
C’est vrai qu’il y a une odeur de pourriture qui plane sur ces pubs électorales. Depuis le coup tordu de Bush père contre Dukakis il y a 22 ans (pendant un débat), les pubs faisandées n’ont fait que s’amonceler en politique aux USA.
Mais une pub insinuatrice sur l’âge ou l’état de santé de McCain n’est rien, vraiment rien, comparé à ce que l’on a pu voir ou entendre dans le registre du racisme REVENDIQUE (et pas simplement « symbolique ») à l’occasion des meetings ou des pubs indignes du camp McCain, à tel point que ce dernier a dû intervenir pour faire taire les « Tuez-le! » vociférés par un bon nombre de ses partisans à l’adresse d’Obama.
La presse américaine indique que le Secret Service consacre en ce moment le plus grand nombre d’agents de l’histoire des campagnes électorales américaines à la protection d’Obama. Ce n’est pas vrai dans l’autre sens…
Je complète mon post précédent. A la lumière de ses tribunes antérieures sur contre-feux.com, M. Hubert ne s’avère pas avoir été aussi clairvoyant que cela, hélas!
Publié par lui au 2ème trimestre 2008 sur contre-feux.com:
[Titre]
Politique économique : le mauvais jugement des français
[Texte]
Les deux tiers des français, selon un sondage récent, jugent « mauvaise » la politique économique qu’ils étaient plus de 60% à juger bonne il y a un an.
Un désaveu aussi brutal est troublant : qu’est ce qui a changé en un an dans une politique économique par ailleurs assez peu lisible ? Rien de fondamental, à l’évidence, mais les français ne jugent pas la politique économique sur ses actes mais à ses résultats, ce qui n’est d’ailleurs guère surprenant. Et sur quels résultats alors ? Car ceux du chômage sont réellement inespérés et quant à la croissance, certes médiocre, elle semble s’effriter plutôt moins que prévue et moins vite que celle de beaucoup de nos voisins.
Ce ne sont pas des résultats objectifs que sanctionnent les français mais l’écart par rapport aux objectifs affichés et en particulier celui du pouvoir d’achat, retenu à tort ou à raison comme le thème économique principal de la campagne présidentielle. Rien d’étonnant là non plus.
Mais, s’il est légitime, ce jugement négatif est aussi un mauvais jugement. Non pas tant parce qu’espérer en un an le retournement d’une tendance lourde était illusoire (illusion entretenue par l’ensemble de la classe politique en campagne qui y retrouva une source de légitimité inattendue et presque miraculeuse) mais parce qu’il se désintéresse des causes et des moyens. Causes d’une situation économique frustrante un an après une période qui fit régner l’espoir. Moyens à mettre en œuvre pour bâtir une politique économique digne de ce nom.
Ce que révèle ce sondage, s’il en était besoin, n’est pas une mauvaise politique économique mais une mauvaise connaissance en France de ce qui fait une bonne politique économique. [Fin]
Bravo! On aurait aimé que les Etats fassent preuve de la même capacité d’anticipation que M. Hubert. Reste à savoir ce qu’il préconise pour tenter de relancer l’économie « réelle » aussi rapidement que possible — à moins qu’elle ne soit devenue toxique, elle aussi?
Je ne comprends pas Renaud Capuçon quand il souligne « l’authenticité » de Brahms. D’accord sur la perfection formelle, mais l’authenticité? Liszt, Wagner ou même Bruch seraient moins « authentiques » que Brahms?
Cela dit, je suis un fan des frères Capuçon depuis un bout de temps. Idem pour Angelich. Et aussi pour l’autre pianiste Frank Braley, qui, lui, n’est pas spécialement brahmsien.
Petit rectificatif: le MIT n’est pas un « institut de recherche privé(e) », c’est une université avec des milliers d’étudiants, tout comme CalTech (Californie), Georgia Tech (Géorgie), etc.
Pour l’instant, il n’y a rien de concret, des voeux pieux et une ou deux rumeurs, c’est tout… En tout cas, les engagements d’actions communes sont nuls. Demain, Sarkozy va s’exprimer « en même temps » que Berlusconi et Merkel, « et d’autres » (!!! — notez l’absence de référence aux Pays-Bas, à la Belgique et à l’Espagne), comme il dit, à 13h GMT (14h à Paris). Les bourses asiatiques seront fermées à cette heure là, et Dieu sait ce qu’elles nous apporteront comme nouvelles… Sans parler de Washington, qui n’a rien dit aujourd’hui.
Marina Bellot est une petite nouvelle sur Rue89, alors on est gentil, on lui fait la bise pour lui souhaiter la bientenue (même si elle sent un peu mauvais, mais c’était pour la bonne cause).
Pas de « commanditaire » derrière ces dépublications de commentaires hors-sujet, juste la volonté de garder des échanges constructifs et compréhensibles pour ceux qui ne sont pas des habitués.
Plusieurs commentaires hors sujet ont été retirés, conformément à la charte des commentaires. Pour les signalements, on essaie d’être le plus vigilants possible, mais il y a toujours un délai (et tous les commentaires signalés ne sont pas forcément retirés). Je viens de regarder dans le système, et à cette heure, tous les signalements ont été traités.
Le mieux est de s’abstenir de relancer un fil quand il part clairement hors sujet. Il y a plein de forums pour s’amuser à côté de la Rue. :-)
Je suis revenu voir l’exposition galerie W 44 rue Lepic tout comme votre journaliste et je n’ai pas vu de femmes en bustiers, ni de « gens avec des accents »(quel mépris! ).Il y avait du monde.
Le mépris est dans votre lecture, pas dans le texte de Guillemette, qui voulait simplement montrer que le travail de Denis Robert attirait aussi la faune habituelle du petit monde de l’art, et pas seulement la faune habituelle du petit monde des médias (les journalistes mettent raremebt des robes bustier).
J’ajoute qu’elle raconte le vernissage, on sait bien qu’à un vernissage l’ambiance n’est pas la même que par la suite.
C’est incroyable de voir tous nos gouvernants et ministres nous rabacher à la télévision aujourd’hui ce que Denis avait écrit il y a bien longtemps dans ses livres. J’aurais aimé lire ça dans Rue 89 !
Votre article décrit Denis Robert comme « Journaliste d’investigation ou artiste mégalo victimaire ? ». Je me demande pourquoi soudainement tant de haine ? C ‘est un peu suspect non ? Rue89 souhaite qu’on fasse taire Denis Robert définitivement ???
Ce n’est pas une prise de position de la part de Guillemette ou de Rue89, juste la façon dont Denis Robert est perçu par les uns et par les autres. Un petit tour par ici… http://www.rue89.com/tag/robert
… vous persuadera que non, nous ne souhaitons pas faire taire Denis Robert.
(1) Un fonds de « garantie » ne serait rien d’autre qu’un plan Paulson à la française applicable uniquement aux banques françaises en difficulté.
(2) Si on voulait lancer un « grand emprunt » à cette fin, ce serait un échec. Qui y souscrirait, sachant que d’autres pays procéderons sans doute à des emprunts du même type, et qu’il n’y a sans doute pas de liquidités suffisantes pour y réussir?
(3) S’il s’agit seulement de fluidifier l’écoulement du crédit, c’est autre chose, mais alors là on se leurre quant à la vraie dimension du problème. Le problème du crédit n’est pas ponctuel! Il va demeurer pendant plusieurs années (au mieux).
Les solutions « à la française », de toute manière, ne suffiront pas. La crise est mondiale. Elle persistera si on n’y répond pas globalement.
Donc, les diverses « solutions » envisagées sont à prendre avec des pincettes, à mon avis. Pour l’heure, ce ne sont que des rumeurs. Seul le projet de Fillon me semble aller dans la bonne direction, mais il ne va pas assez loin.
Pour que Strauss-Kahn puisse mettre en place « un Etat de droit international », il faudrait qu’il en ait les moyens humains, matériels et financiers. Or, aujourd’hui on est loin du compte! Les observateurs s’accordent pour reconnaître que le FMI n’est pas doté d’armes suffisantes (sur tous les plans).
Par ailleurs, DSK est à la tête d’un conseil qui ne partage pas nécessairement tous ses avis. Il serait en situation d’affirmer son autorité si au moins la majorité du conseil partageait ses propres choix de nature néo-keynésienne, mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. La plupart des personnes siégeant au FMI partagent sans doute sa volonté de re-réguler le système, mais installer une sorte de régime de gouvernance mondiale est une autre paire de manches, car cela implique toute une série d’accords sur les choix d’investissements, ainsi que sur les choix monétaires, y compris avec la direction de la Banque mondiale tout acquise aux Etats-Unis (il s’agirait d’assurer le développement des pays sous-développés, certes, mais aussi la réorientation des investissements des pays occidentaux vers l’organisation d’une industrie et d’une agriculture compatibles avec un respect strict de l’environnement).
Jacques Attali, qui ne siège nulle part, a beau jeu de préconiser un « Etat de droit international », mais qui en veut? Je suppose que Strauss-Kahn souscrirait à cette option s’il disposait d’un soutien fort de la part d’une majorité des états-nations les plus puissants, mais est-ce le cas? J’en doute pour ma part beaucoup. Il suffit d’entendre la cacophonie européenne pour renforcer encore ce doute.
C’est donc faire peser sur DSK une responsabilité écrasante à un moment où il ne peut même pas être sûr de l’appui de Sarkozy! Il peut à la rigueur amorcer le processus d’une nouvelle régulation des marchés, mais pour le reste (voir ci-dessus), les cartes maîtresses ne sont pas entre ses mains. Naturellement, s’il pense qu’il faut aller au-delà de la régulation et qu’il n’est pas entendu, il aura toujours l‘« arme » de la démission, ce qui est un peu contraire à son tempérament. Une telle démission ne serait comprise en France que s’il voulait manifester une opposition frontale à Sarkozy et/où à l’impuissance de l’Union européenne.
Régulation des marchés et gouvernance mondiale (Etat de droit « à la Attali ») sont deux choses distinctes…
Oui, mais c’est justement ce que je trouve intéressant : je suis aussi abonné Free, et la procédure indiquée par le technicien semble tout à fait pertinente. Elle obéit à une logique informatique implacable. Mais prise dans son ensemble, elle paraît ahurissante de complexité.
C’est un bon exemple de la complexification croissante des objets de notre « vie numérique ». Et on comprend mieux qu’une partie importante de la population se sente larguée (d’ailleurs, Free propose désormais à ses abonnés de faire intervenir un technicien à domicile, pour démêler ce genre de problèmes).
La question reste posée, Pierre: avec quels talibans négocier?
Ceux d’Afghanistan ne pourraient vaincre sans l’appui militairement considérable des talibans des zones tribales du Pakistan, et ce sont donc ces derniers qui font toute la différence. Leur influence politique et militaire explique d’ailleurs le renforcement des actions militaires talibans en Afghanistan. Ils ont en plus le vent en poupe au Pakistan puisqu’ils y bénéficient du soutien d’autres groupes fondamentalistes non-talibans (une liste exhaustive de ces derniers a été donnée par Frédéric Bobin dans le Monde il y a trois semaines).
Etant donné la grande faiblesse du gouvernement Zardari et les coups portés par ces fondamentalistes aux forces armées pakistanaises ces dernières semaines dans les zones tribales (sans parler de l’attentat désastreux du Marriott), on est en droit de se demander si le revirement apparent des dirigeants de la coalition n’est pas dû en grande partie à leurs craintes concernant un effondrement de ses alliés pakistanais.
Vue sous cet angle, la nouvelle position de la coalition s’apparente à un revirement tactique désespéré — elle « laisserait filer » l’Afghanistan en échange d’un recentrage des Américains sur le problème pakistanais, un enjeu stratégique beaucoup plus important à leurs yeux (on ne peut guère les blâmer sur ce point, car le Pakistan dispose de l’arme nucléaire, et un basculement pakistanais dans le fondamentalisme susciterait probablement une réaction violente de l’Inde, elle-même menacée de l’intérieur par la radicalisation de sa population musulmane).
A mon sens, c’est à cette aune qu’il faut interpréter le surprenant appel de Karzaï au « patriotisme » afghan du mollah Omar, lequel a pourtant été un allié majeur de ben Laden et d’Al Qaïda et est actuellement en position de force dans les zones tribales.
On appâterait ainsi des talibans hypothétiquement prêts à négocier une entrée dans un nouveau gouvernement afghan en échange de la paix! Mais qui sont-ils, ces talibans iréniques? Dans l’éventualité d’une négociation « réussie » avec des talibans « patriotes » au prix d’un reniement intégral des principes et des positions de la coalition, ce ne serait plus le Pakistan qui servirait de base arrière aux talibans afghans, mais l’inverse. On n’est pas sorti de l’auberge!
Quant à Sarkozy, il a d’évidence été réduit au rôle d’observateur et n’a pas été informé du revirement que laissait pressentir la nomination de Petraeus au poste de chef d’état major américain pour toute la zone proche- et moyen-orientale. D’où l’acquiescement forcé de Kouchner à l’option négociée. On comprend pourquoi Sarkozy lui-même n’a pas pipé mot… quelques semaines après avoir souscrit entièrement à la « solution » militaire.
Je ne pense pas que vous ayiez compris mes arguments. Sarkozy anticipe de gros problèmes sur le front économique et financier, non une levée de boucliers sur la question de l’extradition de Petrella, au sujet de laquelle le PS a effectivement été tiède (non sans soutenir la LDH pour la forme; c’est une « tradition » à gauche).
Très bon papier de David Servenay, qui appréhende tous les aspects du problème posé par Marina Petrella à un président aux abois.
Il est possible que l’intervention de V. Bruni Tedeschi ait été décisive. Il est également possible que Sarkozy ait voulu préempter une décision défavorable du Conseil d’Etat.
Je crois cependant (sans preuve aucune!) que la conjoncture économique et financière a été le facteur principal. Du fait de la crise, Sarkozy a besoin de tous les soutiens possibles, et il compte sans doute sur l’effet de la décision Petrella pour faire taire au moins une partie du camp droit-de-l’hommiste, que soutient traditionnellement la gauche.
Cette décision humanitaire (la seule qu’on puisse mettre au crédit du président depuis le début de son mandat, mais d’un poids politique certain) intervient à un moment où Sarkozy est obligé de remiser ses convictions « ultra-libérales » au placard du fait de la crise. Qu’il le veuille ou non, son « programme » (?) doit s’infléchir dans le sens de l’interventionnisme d’Etat, comme dans tous les pays occidentaux, sans exception. On reparle même de la nécessité d’un néo-keynesianisme, ce qui va précisément dans le sens des positions défendues par Strauss-Kahn et beaucoup d’autres socialistes.
Enfin, on ne peut oublier l’appel à l’unité nationale lancé la semaine dernière par Fillon. Dans ce contexte, il est permis de considérer la décision Petrella comme une concession à la gauche, comme une mesure d’apaisement, en quelque sorte, à la veille de bouleversements économiques et politiques qui ne pourront que la servir.
Il n’empêche que cette décision vient bien tard et contredit la « doctrine » Sarkozy jusqu’ici appliquée sans AUCUNE pitié par Rachida Dati. L’état de santé très dégradé de Marina Petrella (qui ne s’améliore apparemment pas) ne permettra sûrement pas de dissiper l’amertume de ses supporters, dont je suis.
Même si elle imite un « réalité » fantasmée, cette vidéo est tout simplement un faux, point barre. Et présentée par un tartuffe, re-point barre. Je me fous pas mal de savoir si les auteurs (?) se réclament d’une esthétique (?) particulière, l’absence de point de vue (une nécessité pour toute oeuvre qui se respecte) à elle seule justifie qu’on considère cette vidéo comme un espace vide de sens (mais pas vide d’a priori délibérément provocateur).
Encore un fétu de paille auquel le gouvernement se cramponne comme s’il s’agissait d’une planche de salut! Comme réponse à la crise, on fait mieux…
Saint Nicolas a raison de pointer que les désargentés n’ont rien à espérer d’une telle décision. Pour ce qui est des autres (professionnels « indépendants » trop occupés pour faire leurs courses six jours sur sept), on verra. Dans l’avenir immédiat, on imagine mal une relance de la consommation par ce type de mesure (cautère sur une jambe de bois…).
On ne peut pas exclure la possibilité que l’administration Bush ait tenu compte de l’évolution de l’état de santé de King Jong Il avant de prendre sa décision. La CIA disposerait-elle d’informations secrètes sur la « relève » au sein du PC de Corée du Nord?
Il faut également noter que la Corée du Sud a apporté son soutien à la décision de Washington, contrairement au Japon. Quelle va être la réaction de la Chine et de la Russie, tous deux « alliées » (très réticentes) de la Corée du Nord?
Même si la décision de Sarkozy est celle de l’opportunisme (on est en pleine crise, il est politiquement vulnérable — autant ne pas se mettre encore plus de gens à dos), c’est une victoire pour nous, les « droits-de-l’hommistes ». La question de la santé de Marina Petrella reste entière, cependant. Il n’y a donc pas lieu de se réjouir…
Ah bon ? Et que devraient faire les journalistes guyanais, selon vous, pour pouvoir informer sur ces opérations en pleine jungle ? Qui sont les « hommes de métier » dont vous parlez, et qui refuseraient d’aller ainsi sur le terrain ?
Si j’ai bien compris, les membres du G7 se sont engagés implicitement, si la « confiance » ne revient pas sur les marchés après la publication de leur communiqué super-simplifié, à nationaliser l’intégralité des banques, mais chacun de son côté, et de façon plus ou moins déguisée (à la « britannique »).
Si la « confiance » n’est pas restaurée dès lundi, il faudra bien passer à l’étape suivante, à savoir:
Nationalisation par le biais de prises de participations dans le capital des banques (via une recapitalisation payée par des fonds publics), accompagnées d’un DROITDEBLOCAGE (ceci n’est pas encore envisagé explicitement, mais deviendra nécessaire si la chute des bourses continue), lequel droit ne pourra être exercé que si la participation se fait au niveau des actions ordinaires, et non pas des actions préférentielles, qui ne donnent droit qu’au dividende, pas au droit de vote. Ce n’est qu’à ce stade que la nationalisation deviendra effective. Une telle évolution constitue l’unique marge de manoeuvre dont disposent encore les Etats du G7 (et d’autres)!
Reste la question de la valorisation des actifs des banques. Celles-ci, après avoir systématiquement usé de la « juste valeur » marchande pour déterminer le prix de leurs avoirs dans leurs comptes depuis des années, la refusent désormais. Du fait de la crise, cette « juste valeur », affirment-elles, ne représente pas la VRAIE valeur de leurs actifs. Elles parlent de l’adoption du principe d’une « valeur économique » de leurs actifs, contraire au principe de la juste valeur, qui permettrait de sauvegarder (plus ou moins) une valeur nominale correcte de leurs titres!
Mais je ne vois pas comment cette valeur nominale (remontant grosso modo au statu quo ante, moins quelques dépréciations inévitables) pourra être préservée, car des amputations majeures d’actifs devront être appliquées quoi qu’il arrive, puisque toutes les banques ou presque ont trempé dans les grenouillages financiers délétères qui ont précipité la chute brutale des cours. En d’autres termes, toutes les banques sont surévaluées et devront être purgées de leurs créances douteuses.
Dans ces conditions, il y aura nécessairement déflation, et l’on se retrouvera de facto dans une situation de dépression: contraction du crédit (ce qui constitue quand même une amélioration par rapport à la situation actuelle, où l’argent du crédit est quasiment bloqué), réduction générale conséquente de l’activité économique, licenciements en masse, etc.
Dans leurs efforts désespérés de retarder une telle issue, les Etats seront contraints d’apporter de l’argent frais, ce qui ne pourra se faire qu’en crevant tous les plafonds d’endettement qu’avaient consciencieusement aménagés les autorités monétaires jusqu’ici. (Ceci suppose que les créditeurs chinois, moyen-orientaux, fonds souverains, etc., continuent d’acquérir les titres de créance, bons du Trésor et autres obligations, des Etats du G7 et des autres pays le plus directement affectés par la crise.)
De toute manière, il y aura dépression générale des économies du marché « libre ». Il faudra bien que les Etats admettent publiquement cet état de choses un jour ou l’autre, le plus tôt étant le mieux. Mais qui est prêt à le faire?
Le raisonnement qui précède tient-il la route, ou ai-je tout faux?
A mon avis, il n’y aura pas de point bas. Enfin, oui, il y en aura un, mais artificiel. Car, la capitulation ayant déjà eu lieu, c’est le monde politique qui coupera court à la chute ahurissante des bourses, s’il le veut et s’il le peut. En cas d’incapacité, les bourses continueront de fléchir indéfiniment.
Aujourd’hui à la bourse de NY, tout le monde (vu sur CNBC et CNN) ne parlait que d’une chose: la réunion des grands argentiers du G7 à Washington. Et tout le monde y allait de ses petites demandes, de ses grosses supputations, mais sans rien savoir ni surtout rien comprendre.
En tout cas, on aura atteint le point bas de l’honnêteté et de la candeur: « Le marché est devenu totalement irrationnel », dit le chef d’une grosse entreprise américaine. « C’est le moins que l’on puisse dire », lui répond un dirigeant d’une agence de notation.
Quand on est désespéré, on peut être irrationnel, mais alors on a une excuse. Quand un grand patron gros et gras, naguère juché sur une énorme pile d’actions, d’options et de warrants de sa société, et un écornifleur d’agence, grassement payé par cette société pour décerner la note AAA à ses titres, traitent aujourd’hui quiconque d’irrationnel, on n’est pas au point bas, mais au degré zéro de l’intelligence et de la morale. En dessous de zéro, il existe même le zéro absolu (-278°C? je ne me souviens plus très bien). Eh bien, ces messieurs y vont de ce pas, si je puis dire…
Qu’est-ce qu’on croyait? Que la maniaco-dépression des boursiers allait pouvoir supplanter la dépression de l’économie?
Mais même la crise financière n’est pas derrière nous! Qui dit que les énormes fonds débloqués pour empêcher les faillites de banques suffiront? D’autant plus que, la crise économique aidant, certaines banques vont avoir de plus en plus de difficulté à se maintenir à flot, et que les défaillances de remboursement de crédits existants vont s’accumuler. Ce ne sont pas les 40 milliards d’euros que le gouvernement envisage d’utiliser pour entrer dans le capital des banques qui vont pouvoir faire la différence.
Les mesures anti-crise? Il faut voir ce que Sarko a dans son sac, c’est à dire pas grand chose. A mon sens, la réponse ne pourra une nouvelle fois qu’être européenne, voire mondiale. Un bon moratoire des dettes du grand public serait utile, mais à condition que le crédit soit vraiment nationalisé (et les banques avec…) afin que la machine puisse être relancée durablement pour de vrai (investissements productifs dans les infrastructures, amorce de programmes de réindustrialisation écologiquement compatibles, etc.). Je n’entends encore personne, en France ou à l’étranger, aller dans cette direction — tous ont d’abord été obnubilés par la nécessité d’un sauvetage des banques!
Je concède un point à Fillon: c’est le seul membre du gouvernement qui, dans les limites de son idéologie, ait été intellectuellement honnête. C’est bien lui qui, il y a près d’un an, a parlé de la faillite du pays. Il a été vertement repris et corrigé par Sarkozy à l’époque.
(Il n’y a pas vraiment faillite du pays, mais une charge d’endettement beaucoup trop élevée. La dette étouffe les forces productives. Cela est vrai dans tous les pays industrialisés. Il ne fait pas de doute que les crédits accumulés pour l’acquisiton de biens durables ou biens de consommation ont fait vivre les gens « au dessus de leurs moyens » au sens comptable du terme.)
Les termes de l’alternative sont posés: ce sera nous ou les banques. Je ne vois aucune force politique, en France ou ailleurs, qui ait choisi le « nous ». On attend de vrais hommes d’Etat…
Rhooo, tout de suite, on essaie d’adopter une orthographe un peu créative, t vous râlez… :-)
Plus sérieusement, c’est corrigé, merci pour votre vigilance.
Pour leconcombrevert: merci d’avoir rappelé que Koz a écrit une tribune sur Pie XII.
Pour Weatherboy: je ne suis pas économiste, mais je suis impressionné par les arguments de Maurice Allais sur une base, disons, « empirique », en ce sens que le bon sens, dont je me méfie toujours d’ordinaire, souscrit aux thèses développées avec force détails par Maurice Allais. Merci d’avoir indiqué ce lien.
Les recherches que j’ai menées hier sur les liens entre Paul Grignon et des forces politiques existantes n’ont pas donné grand chose, SAUF que Grignon personnellement se replie sur une position « communautaire » dans l’île où il réside depuis pas mal de temps. Il fait l’apologie du troc comme moyen de subsistance de communautés de faible ampleur. Ce qui n’est pas une solution, à mon sens.
En revanche, il faut noter que le Parti Action Canadienne (Canadian Action Party) ou PAC/CAP (je ne donne pas de lien, mais l’accès à son site par Google est facile), qui n’est en fait qu’un groupuscule (jamais plus de 0,50% des voix aux scrutins fédéraux canadiens), a repris à son compte la thèse de Grignon sur la création monétaire. Ce parti est (1) nationaliste, (2) protectionniste, (3) libertaire, et par conséquent très hostile à toute intégration économique et politique nord-américaine par le biais de l”ALENA (NAPHTA en anglais). Il souscrit plus ou moins à la théorie du complot concernant le 11/9 (du moins il appelle à une investigation des faits par une commission fédérale canadienne). Le CAP s’inscrit dans la mouvance anti-états-unienne toujours vivace dans certains milieux politiques canadiens. Il a « absorbé » divers éléments issus du mouvement social-créditiste québécois.
Je crois avec Pascal Riché qu’il faut beaucoup se méfier des convergences sur la crise économique et financière entre les éléments populistes toujours sensibles à une forme d’antisémistisme latent et aux thèses complotistes, et la gauche européenne en général. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que l’anticapitalisme réunit sur le papier des éléments populistes évoluant vers la non croissance, et des forces progressistes, allant des sociaux-démocrates à l‘« extrême-gauche », soucieuses de dégager des programmes favorables à une croissance économique nouvelle. Interviewée sur France Inter ce matin, Marie-Georges Buffet a été claire sur ce dernier point.
Non, Weatherboy, il n’y a pas de preuve que Douglas ait été antisémite. L’Eglise romaine elle-même n’a jamais cédé sur ce point (le débat concernant les positions de Pie XII sur les juifs avant et durant les années de guerre est tout autre chose, d’ailleurs traitée récemment dans une tribune publiée par Rue89 — il faudra que tu retrouves cette tribune dans les archives de Rue89, car je ne me rappelle plus le nom de l’auteur [si ça t’intéresse]).
Par contre, le mouvement social-créditiste canadien n’a pas été exempt d’antisémitisme, puisque plusieurs de ses membres ont été exclus pour ce motif. Et l’on sent dans divers textes que la tentation de l’antisémitisme reste forte.
Je n’arrive pas à actionner le lien vers le site que tu indiques. Je vais donc copier/coller l’adresse après avoir affiché le présent post. Si j’ai un commentaire, je l’ajouterai après.
A noter: les monarchistes orléanistes français ont également adopté le « modèle » du Crédit Social. On en trouve des traces sur Google (je n’ai pas le lien sous la main). Si je le retrouve, je te fais signe.
Merci pour le lien, Concombre.
C’est une sombre histoire, en effet. Le seul élément à charge est l’archive policière citée. Hradilek lui-même dit qu’on ne peut que spéculer à propos d’une éventuelle dénonciation de la part de Kundera. Mais cette histoire reste troublante pour ceux qui, commme moi, admirent l’oeuvre de Kundera.
J’espère que c’est de l’ironie, aubelin… Le nombre des plaintes en diffamation différentes (10, si j’ai bien compris) suffit à démontrer qu’on veut effectivement faire taire Mediapart, qui par ailleurs admet sa vulnérabilité financière. Je ne suis pas nécessairement fana du format de Mediapart, mais il y a des journalistes de talent qui s’y expriment. D’où ma suggestion d’une pétition, qui vaudrait bien celle qu’on a fait circuler en faveur de Siné…
Site très intéressant de par la variété des sujets traités. J’ai posé une question au sujet de Fortis (en plein cassage gueule aujourd’hui à la bourse de Bruxelles — la baisse serait de -62%!), mon post semble avoir été accepté, mais je n’en ai pas retrouvé trace ensuite!
Qu’est-ce qu’on fait? Y a-t-il une pétition de soutien à signer? La Rue devrait-elle en prendre l’initiative?
Bonjour 13nrv
Je me demande si cette question d‘« authenticité » n’est pas du même tonneau que celle de la « sincérité » des écrivains. Cette dernière ne me paraît pas féconde, en tout cas (Rousseau voulait se faire passer pour un modèle de sincérité dans ses Confessions, mais la critique a bien montré tout ce qu’il y avait de consciemment dissimulé ou « oublié » dans cette oeuvre, ce qui ne retire RIEN à sa valeur…).
L’essentiel est que l’art triomphe! C’est fort heureusement le cas dans les interprétations d’Angelich et des frères Capuçon, pour notre plus grand plaisir.
Et la jeune femme citée comme étant l’unique lien entre Kundera et Dvoràcek, elle est encore vivante pour confirmer ou infirmer cette info?
Je voudrais simplement ajouter ceci à l’article de Pascal Riché, qui est entièrement juste… « as far as it goes » (pour aussi loin qu’il aille):
L’argent-dette est l’argument de base qui sous-tend la doctrine sociale de l’Eglise catholique depuis Pie XI. Cette doctrine a été réaffirmée à maintes reprises par les successeurs de Pie XI depuis lors (y compris par Jean-Paul II). Même si c’est… un militaire écossais, un certain Douglas, qui en fut l’initiateur.
C’est elle qu’on retrouve dans le mouvement du Crédit Social canadien (québécois, à l’origine; il a même eu quelques députés au parlement provincial il y a deux ou trois décennies; il en subsiste quelques vestiges au Québec et en Alberta aujourd’hui). L’un des partisans de cette doctrine à l’ère contemporaine est Louis Even (Pélerins de Saint-Michel) dont on peut facilement retrouver des textes sur Google.
Ce qui me chiffonne dans cette affaire est que pas mal de riverains de Rue89 s’y sont laissés prendre en toute innocence.
Voir:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophie_cr%C3%A9ditiste
http://michaeljournal.org/quisommes.htm
Voilà ce qui arrive quand il n’y a pas de secrétariat de rédaction ou de relecture systématique! Comme dit la Rue, il y en a qui vont se faire engueuler. Du temps de Beuve-Méry ou de Fauvet, ils se seraient fait virer… Cela dit, il ne faut pas être pour la mort du pêcheur (surtout dans le journalisme).
Quand j’étais stagiaire dans un canard de province il y a bien longtemps, un article avait surpris tout le monde un matin: « Mlle X…, convierge de l’immeuble, etc. » On n’a jamais su si l’erreur était intentionnelle, et, dans l’affirmative, si l’initiative était celle d’un journaliste ou d’un linotypiste…
La source (leparisien.fr) ne donne PAS certaines des informations reprises dans le résumé fourni par Rue89 et en donne par ailleurs D’AUTRES concernant un éventuel racket, etc.
?????
C’est vrai qu’il y a une odeur de pourriture qui plane sur ces pubs électorales. Depuis le coup tordu de Bush père contre Dukakis il y a 22 ans (pendant un débat), les pubs faisandées n’ont fait que s’amonceler en politique aux USA.
Mais une pub insinuatrice sur l’âge ou l’état de santé de McCain n’est rien, vraiment rien, comparé à ce que l’on a pu voir ou entendre dans le registre du racisme REVENDIQUE (et pas simplement « symbolique ») à l’occasion des meetings ou des pubs indignes du camp McCain, à tel point que ce dernier a dû intervenir pour faire taire les « Tuez-le! » vociférés par un bon nombre de ses partisans à l’adresse d’Obama.
La presse américaine indique que le Secret Service consacre en ce moment le plus grand nombre d’agents de l’histoire des campagnes électorales américaines à la protection d’Obama. Ce n’est pas vrai dans l’autre sens…
Post déjà publié sous un autre titre (d’Eco89). Auto-plagiat, Humain?
Je complète mon post précédent. A la lumière de ses tribunes antérieures sur contre-feux.com, M. Hubert ne s’avère pas avoir été aussi clairvoyant que cela, hélas!
Publié par lui au 2ème trimestre 2008 sur contre-feux.com:
[Titre]
Politique économique : le mauvais jugement des français
[Texte]
Les deux tiers des français, selon un sondage récent, jugent « mauvaise » la politique économique qu’ils étaient plus de 60% à juger bonne il y a un an.
Un désaveu aussi brutal est troublant : qu’est ce qui a changé en un an dans une politique économique par ailleurs assez peu lisible ? Rien de fondamental, à l’évidence, mais les français ne jugent pas la politique économique sur ses actes mais à ses résultats, ce qui n’est d’ailleurs guère surprenant. Et sur quels résultats alors ? Car ceux du chômage sont réellement inespérés et quant à la croissance, certes médiocre, elle semble s’effriter plutôt moins que prévue et moins vite que celle de beaucoup de nos voisins.
Ce ne sont pas des résultats objectifs que sanctionnent les français mais l’écart par rapport aux objectifs affichés et en particulier celui du pouvoir d’achat, retenu à tort ou à raison comme le thème économique principal de la campagne présidentielle. Rien d’étonnant là non plus.
Mais, s’il est légitime, ce jugement négatif est aussi un mauvais jugement. Non pas tant parce qu’espérer en un an le retournement d’une tendance lourde était illusoire (illusion entretenue par l’ensemble de la classe politique en campagne qui y retrouva une source de légitimité inattendue et presque miraculeuse) mais parce qu’il se désintéresse des causes et des moyens. Causes d’une situation économique frustrante un an après une période qui fit régner l’espoir. Moyens à mettre en œuvre pour bâtir une politique économique digne de ce nom.
Ce que révèle ce sondage, s’il en était besoin, n’est pas une mauvaise politique économique mais une mauvaise connaissance en France de ce qui fait une bonne politique économique.
[Fin]
Bravo! On aurait aimé que les Etats fassent preuve de la même capacité d’anticipation que M. Hubert. Reste à savoir ce qu’il préconise pour tenter de relancer l’économie « réelle » aussi rapidement que possible — à moins qu’elle ne soit devenue toxique, elle aussi?
Je ne comprends pas Renaud Capuçon quand il souligne « l’authenticité » de Brahms. D’accord sur la perfection formelle, mais l’authenticité? Liszt, Wagner ou même Bruch seraient moins « authentiques » que Brahms?
Cela dit, je suis un fan des frères Capuçon depuis un bout de temps. Idem pour Angelich. Et aussi pour l’autre pianiste Frank Braley, qui, lui, n’est pas spécialement brahmsien.
Petit rectificatif: le MIT n’est pas un « institut de recherche privé(e) », c’est une université avec des milliers d’étudiants, tout comme CalTech (Californie), Georgia Tech (Géorgie), etc.
Pour l’instant, il n’y a rien de concret, des voeux pieux et une ou deux rumeurs, c’est tout… En tout cas, les engagements d’actions communes sont nuls. Demain, Sarkozy va s’exprimer « en même temps » que Berlusconi et Merkel, « et d’autres » (!!! — notez l’absence de référence aux Pays-Bas, à la Belgique et à l’Espagne), comme il dit, à 13h GMT (14h à Paris). Les bourses asiatiques seront fermées à cette heure là, et Dieu sait ce qu’elles nous apporteront comme nouvelles… Sans parler de Washington, qui n’a rien dit aujourd’hui.
Tout va très bien, Madame la Marquise!
En quoi est-ce grave ? A qui la publication de ces photos porte-t-elle préjudice et en quoi ?
Dilemme… Dois-je laisser ce joli lapsus ou bien corriger le papier ?
Quentin est étudiant en journalisme, il a effectué un stage à Rue89 il y a quelque temps durant lequel il avait écrit cet article déjà culte :
http://www.rue89.com/2008/08/15/la-piteuse-histoire-du-trottoir-roulant-…
Sa page sur Rue89 :
http://www.rue89.com/riverain/quentin-girard
Marina Bellot est une petite nouvelle sur Rue89, alors on est gentil, on lui fait la bise pour lui souhaiter la bientenue (même si elle sent un peu mauvais, mais c’était pour la bonne cause).
Pas de « commanditaire » derrière ces dépublications de commentaires hors-sujet, juste la volonté de garder des échanges constructifs et compréhensibles pour ceux qui ne sont pas des habitués.
Cf. la charte des commentaires :
http://www.rue89.com/charte-des-commentaires
Plusieurs commentaires hors sujet ont été retirés, conformément à la charte des commentaires. Pour les signalements, on essaie d’être le plus vigilants possible, mais il y a toujours un délai (et tous les commentaires signalés ne sont pas forcément retirés). Je viens de regarder dans le système, et à cette heure, tous les signalements ont été traités.
Le mieux est de s’abstenir de relancer un fil quand il part clairement hors sujet. Il y a plein de forums pour s’amuser à côté de la Rue. :-)
C’est corrigé.
Je suis revenu voir l’exposition galerie W 44 rue Lepic tout comme votre journaliste et je n’ai pas vu de femmes en bustiers, ni de « gens avec des accents »(quel mépris! ).Il y avait du monde.
Le mépris est dans votre lecture, pas dans le texte de Guillemette, qui voulait simplement montrer que le travail de Denis Robert attirait aussi la faune habituelle du petit monde de l’art, et pas seulement la faune habituelle du petit monde des médias (les journalistes mettent raremebt des robes bustier).
J’ajoute qu’elle raconte le vernissage, on sait bien qu’à un vernissage l’ambiance n’est pas la même que par la suite.
C’est incroyable de voir tous nos gouvernants et ministres nous rabacher à la télévision aujourd’hui ce que Denis avait écrit il y a bien longtemps dans ses livres. J’aurais aimé lire ça dans Rue 89 !
Plutôt qu’une toile, on a préféré proposer une BD :
http://www.rue89.com/explicateur/2008/09/18/crise-la-petite-bd-qui-court…
Votre article décrit Denis Robert comme « Journaliste d’investigation ou artiste mégalo victimaire ? ». Je me demande pourquoi soudainement tant de haine ? C ‘est un peu suspect non ? Rue89 souhaite qu’on fasse taire Denis Robert définitivement ???
Ce n’est pas une prise de position de la part de Guillemette ou de Rue89, juste la façon dont Denis Robert est perçu par les uns et par les autres. Un petit tour par ici…
http://www.rue89.com/tag/robert
… vous persuadera que non, nous ne souhaitons pas faire taire Denis Robert.
Il y a vraiment confusion.
(1) Un fonds de « garantie » ne serait rien d’autre qu’un plan Paulson à la française applicable uniquement aux banques françaises en difficulté.
(2) Si on voulait lancer un « grand emprunt » à cette fin, ce serait un échec. Qui y souscrirait, sachant que d’autres pays procéderons sans doute à des emprunts du même type, et qu’il n’y a sans doute pas de liquidités suffisantes pour y réussir?
(3) S’il s’agit seulement de fluidifier l’écoulement du crédit, c’est autre chose, mais alors là on se leurre quant à la vraie dimension du problème. Le problème du crédit n’est pas ponctuel! Il va demeurer pendant plusieurs années (au mieux).
Les solutions « à la française », de toute manière, ne suffiront pas. La crise est mondiale. Elle persistera si on n’y répond pas globalement.
Donc, les diverses « solutions » envisagées sont à prendre avec des pincettes, à mon avis. Pour l’heure, ce ne sont que des rumeurs. Seul le projet de Fillon me semble aller dans la bonne direction, mais il ne va pas assez loin.
Pour que Strauss-Kahn puisse mettre en place « un Etat de droit international », il faudrait qu’il en ait les moyens humains, matériels et financiers. Or, aujourd’hui on est loin du compte! Les observateurs s’accordent pour reconnaître que le FMI n’est pas doté d’armes suffisantes (sur tous les plans).
Par ailleurs, DSK est à la tête d’un conseil qui ne partage pas nécessairement tous ses avis. Il serait en situation d’affirmer son autorité si au moins la majorité du conseil partageait ses propres choix de nature néo-keynésienne, mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. La plupart des personnes siégeant au FMI partagent sans doute sa volonté de re-réguler le système, mais installer une sorte de régime de gouvernance mondiale est une autre paire de manches, car cela implique toute une série d’accords sur les choix d’investissements, ainsi que sur les choix monétaires, y compris avec la direction de la Banque mondiale tout acquise aux Etats-Unis (il s’agirait d’assurer le développement des pays sous-développés, certes, mais aussi la réorientation des investissements des pays occidentaux vers l’organisation d’une industrie et d’une agriculture compatibles avec un respect strict de l’environnement).
Jacques Attali, qui ne siège nulle part, a beau jeu de préconiser un « Etat de droit international », mais qui en veut? Je suppose que Strauss-Kahn souscrirait à cette option s’il disposait d’un soutien fort de la part d’une majorité des états-nations les plus puissants, mais est-ce le cas? J’en doute pour ma part beaucoup. Il suffit d’entendre la cacophonie européenne pour renforcer encore ce doute.
C’est donc faire peser sur DSK une responsabilité écrasante à un moment où il ne peut même pas être sûr de l’appui de Sarkozy! Il peut à la rigueur amorcer le processus d’une nouvelle régulation des marchés, mais pour le reste (voir ci-dessus), les cartes maîtresses ne sont pas entre ses mains. Naturellement, s’il pense qu’il faut aller au-delà de la régulation et qu’il n’est pas entendu, il aura toujours l‘« arme » de la démission, ce qui est un peu contraire à son tempérament. Une telle démission ne serait comprise en France que s’il voulait manifester une opposition frontale à Sarkozy et/où à l’impuissance de l’Union européenne.
Régulation des marchés et gouvernance mondiale (Etat de droit « à la Attali ») sont deux choses distinctes…
Oui, mais c’est justement ce que je trouve intéressant : je suis aussi abonné Free, et la procédure indiquée par le technicien semble tout à fait pertinente. Elle obéit à une logique informatique implacable. Mais prise dans son ensemble, elle paraît ahurissante de complexité.
C’est un bon exemple de la complexification croissante des objets de notre « vie numérique ». Et on comprend mieux qu’une partie importante de la population se sente larguée (d’ailleurs, Free propose désormais à ses abonnés de faire intervenir un technicien à domicile, pour démêler ce genre de problèmes).
La question reste posée, Pierre: avec quels talibans négocier?
Ceux d’Afghanistan ne pourraient vaincre sans l’appui militairement considérable des talibans des zones tribales du Pakistan, et ce sont donc ces derniers qui font toute la différence. Leur influence politique et militaire explique d’ailleurs le renforcement des actions militaires talibans en Afghanistan. Ils ont en plus le vent en poupe au Pakistan puisqu’ils y bénéficient du soutien d’autres groupes fondamentalistes non-talibans (une liste exhaustive de ces derniers a été donnée par Frédéric Bobin dans le Monde il y a trois semaines).
Etant donné la grande faiblesse du gouvernement Zardari et les coups portés par ces fondamentalistes aux forces armées pakistanaises ces dernières semaines dans les zones tribales (sans parler de l’attentat désastreux du Marriott), on est en droit de se demander si le revirement apparent des dirigeants de la coalition n’est pas dû en grande partie à leurs craintes concernant un effondrement de ses alliés pakistanais.
Vue sous cet angle, la nouvelle position de la coalition s’apparente à un revirement tactique désespéré — elle « laisserait filer » l’Afghanistan en échange d’un recentrage des Américains sur le problème pakistanais, un enjeu stratégique beaucoup plus important à leurs yeux (on ne peut guère les blâmer sur ce point, car le Pakistan dispose de l’arme nucléaire, et un basculement pakistanais dans le fondamentalisme susciterait probablement une réaction violente de l’Inde, elle-même menacée de l’intérieur par la radicalisation de sa population musulmane).
A mon sens, c’est à cette aune qu’il faut interpréter le surprenant appel de Karzaï au « patriotisme » afghan du mollah Omar, lequel a pourtant été un allié majeur de ben Laden et d’Al Qaïda et est actuellement en position de force dans les zones tribales.
On appâterait ainsi des talibans hypothétiquement prêts à négocier une entrée dans un nouveau gouvernement afghan en échange de la paix! Mais qui sont-ils, ces talibans iréniques? Dans l’éventualité d’une négociation « réussie » avec des talibans « patriotes » au prix d’un reniement intégral des principes et des positions de la coalition, ce ne serait plus le Pakistan qui servirait de base arrière aux talibans afghans, mais l’inverse. On n’est pas sorti de l’auberge!
Quant à Sarkozy, il a d’évidence été réduit au rôle d’observateur et n’a pas été informé du revirement que laissait pressentir la nomination de Petraeus au poste de chef d’état major américain pour toute la zone proche- et moyen-orientale. D’où l’acquiescement forcé de Kouchner à l’option négociée. On comprend pourquoi Sarkozy lui-même n’a pas pipé mot… quelques semaines après avoir souscrit entièrement à la « solution » militaire.
Je ne pense pas que vous ayiez compris mes arguments. Sarkozy anticipe de gros problèmes sur le front économique et financier, non une levée de boucliers sur la question de l’extradition de Petrella, au sujet de laquelle le PS a effectivement été tiède (non sans soutenir la LDH pour la forme; c’est une « tradition » à gauche).
Soyons tous rassurés! Avec Orange, ce serait pire…
Très bon papier de David Servenay, qui appréhende tous les aspects du problème posé par Marina Petrella à un président aux abois.
Il est possible que l’intervention de V. Bruni Tedeschi ait été décisive. Il est également possible que Sarkozy ait voulu préempter une décision défavorable du Conseil d’Etat.
Je crois cependant (sans preuve aucune!) que la conjoncture économique et financière a été le facteur principal. Du fait de la crise, Sarkozy a besoin de tous les soutiens possibles, et il compte sans doute sur l’effet de la décision Petrella pour faire taire au moins une partie du camp droit-de-l’hommiste, que soutient traditionnellement la gauche.
Cette décision humanitaire (la seule qu’on puisse mettre au crédit du président depuis le début de son mandat, mais d’un poids politique certain) intervient à un moment où Sarkozy est obligé de remiser ses convictions « ultra-libérales » au placard du fait de la crise. Qu’il le veuille ou non, son « programme » (?) doit s’infléchir dans le sens de l’interventionnisme d’Etat, comme dans tous les pays occidentaux, sans exception. On reparle même de la nécessité d’un néo-keynesianisme, ce qui va précisément dans le sens des positions défendues par Strauss-Kahn et beaucoup d’autres socialistes.
Enfin, on ne peut oublier l’appel à l’unité nationale lancé la semaine dernière par Fillon. Dans ce contexte, il est permis de considérer la décision Petrella comme une concession à la gauche, comme une mesure d’apaisement, en quelque sorte, à la veille de bouleversements économiques et politiques qui ne pourront que la servir.
Il n’empêche que cette décision vient bien tard et contredit la « doctrine » Sarkozy jusqu’ici appliquée sans AUCUNE pitié par Rachida Dati. L’état de santé très dégradé de Marina Petrella (qui ne s’améliore apparemment pas) ne permettra sûrement pas de dissiper l’amertume de ses supporters, dont je suis.
Même si elle imite un « réalité » fantasmée, cette vidéo est tout simplement un faux, point barre. Et présentée par un tartuffe, re-point barre. Je me fous pas mal de savoir si les auteurs (?) se réclament d’une esthétique (?) particulière, l’absence de point de vue (une nécessité pour toute oeuvre qui se respecte) à elle seule justifie qu’on considère cette vidéo comme un espace vide de sens (mais pas vide d’a priori délibérément provocateur).
Rassurez-vous, il y a assez de patés de subprimes en circulation pour « nourrir » les nouveaux arrivants!
Encore un fétu de paille auquel le gouvernement se cramponne comme s’il s’agissait d’une planche de salut! Comme réponse à la crise, on fait mieux…
Saint Nicolas a raison de pointer que les désargentés n’ont rien à espérer d’une telle décision. Pour ce qui est des autres (professionnels « indépendants » trop occupés pour faire leurs courses six jours sur sept), on verra. Dans l’avenir immédiat, on imagine mal une relance de la consommation par ce type de mesure (cautère sur une jambe de bois…).
Avec le laxisme de boîtes comme Deutsche Telekom et Vodafone, nul besoin de fichiers de type Edvige en Allemagne et au Royaume-Uni!
On ne peut pas exclure la possibilité que l’administration Bush ait tenu compte de l’évolution de l’état de santé de King Jong Il avant de prendre sa décision. La CIA disposerait-elle d’informations secrètes sur la « relève » au sein du PC de Corée du Nord?
Il faut également noter que la Corée du Sud a apporté son soutien à la décision de Washington, contrairement au Japon. Quelle va être la réaction de la Chine et de la Russie, tous deux « alliées » (très réticentes) de la Corée du Nord?
Oui j’ai eu exactement la même réaction que vous. J’ai commencé à chercher, je vous tiens au courant ! :-)
Même si la décision de Sarkozy est celle de l’opportunisme (on est en pleine crise, il est politiquement vulnérable — autant ne pas se mettre encore plus de gens à dos), c’est une victoire pour nous, les « droits-de-l’hommistes ». La question de la santé de Marina Petrella reste entière, cependant. Il n’y a donc pas lieu de se réjouir…
Vu le sujet, c’est si le titre était propre qu’il y aurait un problème :-)
C’est corrigé. Toutes nos excuses pour cette bourde et merci pour votre vigilance.
Tout à fait. Je me suis emmêlé les pinceaux. Mais c’est désormais corrigé. Un point de plus pour tous cex qui ont fait le quiz avant la rectif :-)
Je vous trouve bien sévère. Moi j’ai trouvé la démarche intéressante, et je ne regarderai plus la poubelle de mon immeuble du même oeil.
Les dirigeants d’Hyperion pourraient eux-mêmes avantageusement faire office de combustible: ils sont déjà illuminés.
Ah bon ? Et que devraient faire les journalistes guyanais, selon vous, pour pouvoir informer sur ces opérations en pleine jungle ? Qui sont les « hommes de métier » dont vous parlez, et qui refuseraient d’aller ainsi sur le terrain ?
Si j’ai bien compris, les membres du G7 se sont engagés implicitement, si la « confiance » ne revient pas sur les marchés après la publication de leur communiqué super-simplifié, à nationaliser l’intégralité des banques, mais chacun de son côté, et de façon plus ou moins déguisée (à la « britannique »).
Si la « confiance » n’est pas restaurée dès lundi, il faudra bien passer à l’étape suivante, à savoir:
Nationalisation par le biais de prises de participations dans le capital des banques (via une recapitalisation payée par des fonds publics), accompagnées d’un DROIT DE BLOCAGE (ceci n’est pas encore envisagé explicitement, mais deviendra nécessaire si la chute des bourses continue), lequel droit ne pourra être exercé que si la participation se fait au niveau des actions ordinaires, et non pas des actions préférentielles, qui ne donnent droit qu’au dividende, pas au droit de vote. Ce n’est qu’à ce stade que la nationalisation deviendra effective. Une telle évolution constitue l’unique marge de manoeuvre dont disposent encore les Etats du G7 (et d’autres)!
Reste la question de la valorisation des actifs des banques. Celles-ci, après avoir systématiquement usé de la « juste valeur » marchande pour déterminer le prix de leurs avoirs dans leurs comptes depuis des années, la refusent désormais. Du fait de la crise, cette « juste valeur », affirment-elles, ne représente pas la VRAIE valeur de leurs actifs. Elles parlent de l’adoption du principe d’une « valeur économique » de leurs actifs, contraire au principe de la juste valeur, qui permettrait de sauvegarder (plus ou moins) une valeur nominale correcte de leurs titres!
Mais je ne vois pas comment cette valeur nominale (remontant grosso modo au statu quo ante, moins quelques dépréciations inévitables) pourra être préservée, car des amputations majeures d’actifs devront être appliquées quoi qu’il arrive, puisque toutes les banques ou presque ont trempé dans les grenouillages financiers délétères qui ont précipité la chute brutale des cours. En d’autres termes, toutes les banques sont surévaluées et devront être purgées de leurs créances douteuses.
Dans ces conditions, il y aura nécessairement déflation, et l’on se retrouvera de facto dans une situation de dépression: contraction du crédit (ce qui constitue quand même une amélioration par rapport à la situation actuelle, où l’argent du crédit est quasiment bloqué), réduction générale conséquente de l’activité économique, licenciements en masse, etc.
Dans leurs efforts désespérés de retarder une telle issue, les Etats seront contraints d’apporter de l’argent frais, ce qui ne pourra se faire qu’en crevant tous les plafonds d’endettement qu’avaient consciencieusement aménagés les autorités monétaires jusqu’ici. (Ceci suppose que les créditeurs chinois, moyen-orientaux, fonds souverains, etc., continuent d’acquérir les titres de créance, bons du Trésor et autres obligations, des Etats du G7 et des autres pays le plus directement affectés par la crise.)
De toute manière, il y aura dépression générale des économies du marché « libre ». Il faudra bien que les Etats admettent publiquement cet état de choses un jour ou l’autre, le plus tôt étant le mieux. Mais qui est prêt à le faire?
Le raisonnement qui précède tient-il la route, ou ai-je tout faux?
A mon avis, il n’y aura pas de point bas. Enfin, oui, il y en aura un, mais artificiel. Car, la capitulation ayant déjà eu lieu, c’est le monde politique qui coupera court à la chute ahurissante des bourses, s’il le veut et s’il le peut. En cas d’incapacité, les bourses continueront de fléchir indéfiniment.
Aujourd’hui à la bourse de NY, tout le monde (vu sur CNBC et CNN) ne parlait que d’une chose: la réunion des grands argentiers du G7 à Washington. Et tout le monde y allait de ses petites demandes, de ses grosses supputations, mais sans rien savoir ni surtout rien comprendre.
En tout cas, on aura atteint le point bas de l’honnêteté et de la candeur: « Le marché est devenu totalement irrationnel », dit le chef d’une grosse entreprise américaine. « C’est le moins que l’on puisse dire », lui répond un dirigeant d’une agence de notation.
Quand on est désespéré, on peut être irrationnel, mais alors on a une excuse. Quand un grand patron gros et gras, naguère juché sur une énorme pile d’actions, d’options et de warrants de sa société, et un écornifleur d’agence, grassement payé par cette société pour décerner la note AAA à ses titres, traitent aujourd’hui quiconque d’irrationnel, on n’est pas au point bas, mais au degré zéro de l’intelligence et de la morale. En dessous de zéro, il existe même le zéro absolu (-278°C? je ne me souviens plus très bien). Eh bien, ces messieurs y vont de ce pas, si je puis dire…