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J’espère que vous n’avez jamais pris de coup de soleil. Ce sans quoi, vous ne devez plus sortir souvent. Ce serait dommage.
ouf, cela me rassure.
C’est quoi « singer » ?
Réclamer de pouvoir disposer de son corps en étant une personne libre et considérée comme égale à tout un chacun ???
A ce jeu, les esclaves furent affranchis bien avant les femmes qu’on a enfermé dans leur rôle de procréatrices.
Est-ce réclamer de pouvoir aller voter, de pouvoir étudier et de pouvoir s’exprimer ?
Est-ce réclamer que le sexisme soit jugé de la même manière que le racisme ?
Si c’est ça « singer » , alors oui, les féministes « singent » les hommes. Mais à ce compte, il y a de la fierté à faire le singe.
Une victime d’agression, quelle qu’elle soit, mérite notre compassion et son agresseur mérite notre condamnation.
Ceci étant dit, le fait d’être agressé(e) ne transforme pas nécessairement la victime en « exemple de courage » car le courage apparait quand il y a une notion de choix (choix d’assumer un chemin difficile ou lâcheté de fuir).
Ainsi, il y a eu plus de 6 millions de victimes dans les camps nazis. Avaient-ils le choix ? Non ! Ils n’étaient pas plus courageux que les autres ! Ils n’avaient simplement pas le choix. Ils étaient simplement des « victimes ».
De fait, votre palabre n’argumente pas du tout votre postulat faisant de Madame Marine Lepen un exemple à suivre.
Moi !
1) l’égalité reste une belle illusion. Elle n’est pas complète dans les droits et, dans les faits, il suffit d’aller voir les chiffres de l’INSEE pour se convaincre qu’on est très très très loin de l’égalité.
2) Le sexisme de nos jours encore est regardé comme une discrimination presque normale, comme étant en tout cas bien moins grave que le racisme. Pourtant, elle touche la moitié de l’humanité.
3) Ceux et celles qui luttent contre le sexisme et pour l’égalité, ce sont les féministes (par définition). Bien qu’elles/ils luttent contre une discrimination (le sexisme) et pour une valeur démocratique (l’égalité) les gens (même les femmes qui profitent aujourd’hui des droits acquis par les actions féministes) n’aiment pas plus les féministes d’hier que les féministes d’aujourd’hui.
Donc c’est un sujet d’actualité qui mérite qu’on s’y arrête.
Les femmes ?
C’est la moitié de l’humanité qui, sous prétexte de « porter » un enfant durant 2% ou 4% de leur vie, a été réduite par l’autre moitié de l’humanité à ce seul rôle pour les 96 ou 98% restant.
Il me semble que c’est mérité pour ce finlandais.
Bravo à lui.
Regardez les pub à la TV.
Qu’y voyez-vous ?
On y voit une très grosse majorité d’annonces qui utilise l’argument écologique ; et le plus drole, c’est que ce sont les secteurs les plus polluants qui se présentent sous le jour le plus « bisounours » de l’écologie. Pourquoi ?
Parce que l’écologie est devenue la nouvelle valeur à la mode. Il faut s’afficher comme étant écolo si on veut avoir une « bonne image ». Cela pose évidemment un gros problème lorsqu’on produit de l’uranium, de l’électricité (nucléaire), des voitures, ou d’autres produits polluants ou nécessitant une production polluante. En effet, l’image qu’on pourrait avoir serait catastrophique et on pourrait même envisager un boycott des produits proposés.
De fait, il est impératif pour ces entreprises de se présenter comme écolo. Les annonceurs savent bien qu’ils ne convaincront pas les personnes qui sont réellement écologiques et qui se renseignent, mais le quidam ne va pas souvent plus loin que le discours tenu. Il accepte alors l’image écologique proposée sans se poser tellement de questions. Le tour est alors joué.
La réalité est une chose. L’image en est une autre (parfois sans rapport avec la réalité).
Le salon de l’automobile, quant à lui, sert bien aux constructeurs à brosser leur image dans le sens qu’ils le souhaitent.
La forte médiatisation de la prise d’otage de madame Bétancourt en a fait un otage de grandes valeurs et a rendu sa libération probablement plus difficile. En rajouter avec le prix nobel ne me parait pas être la meilleure idée qui soit. Parce qu’en guise de « message fort » aux preneurs d’otages, ce pourrait bien être aussi une stimulation de leurs activités!
Qu’elle reçoive le prix nobel pour ses actions anti-corruptions, c’est une chose légitime ; mais si le fait d’avoir été victime (non pas pour ses convictions, mais simplement per-se) participe à ce choix, j’y trouverais un arrière gout amère avec le sentiment d’une valorisation du statut de « victime ».
Ou alors il faut donner le prix à tous les otages et tous les prisonniers politiques ! Certes, cela fait du monde, beaucoup de monde qui, eux, ont le malheur (ou le bonheur) de ne pas bénéficier d’une médiatisation. Mais la valeur de ces gens en est-elle moindre ?
Exagération dites-vous ?
Ce serait faire fi de la psychologie de la foule et de penser qu’un individu dans une foule réagit de la même manière qu’en dehors de cette foule, et je pense là surtout à la masse que vous appelez des « passifs ».
En 1967, 200 étudiants de l’université d’Oklahoma s’étaient assemblés pour regarder un compagnon perturbé menaçant de sauter en bas d’une tour. Ils ont alors commencé à scander « saute, saute… ». L’étudiant perturbé sauta et se tua. Si les « actifs » comme vous dites ont scandé une incitation au suicide, les « passifs » les ont suivit ou pour le moins laissé faire (non-assistance à personne en danger) et n’en sont donc pas tellement moins responsable.
Léon Mann (1981) en analysant 21 incidents où la foule était présente au moment où une personne menaçait de sauter d’un édifice s’aperçut que :
- Lorsque la foule était réduite et exposée à la lumière du jour, les gens n’essayaient pas de perturber le suicidaire.
- Lorsque la foule était importante, au couvert de la nuit (et donc de l’anonymat) les gens raillaient et tourmentaient le suicidaire.
Bryan Mullen (1986) montre que plus la foule est nombreuse, plus les gens perdent conscience d’eux-mêmes et deviennent disposés à se livrer à des atrocités telles que brûler, lacérer ou démembrer la victime.
Dans tous ces exemples, l’appréhension de l’évaluation tombe à zéro et puisque « tout le monde le fait », chacun peut attribuer son comportement à la situation plutôt qu’à ses choix propres.
Philip Zimbardo (1970) démontre que la seule immensité de la foule suffit pour contribuer à l’anonymat et donc au vandalisme.
Il fit une petite expérience. Il acheta deux vieilles voitures. Capot ouvert, il en déposa une sur un parking universitaire de New York (une grande ville)et l’autre sur un parking universitaire de Palo Alto (une ville beaucoup plus petite).
A new York, après 10 minutes seulement, les premiers vandales prirent la batterie. Après trois jours et 33 incidents de vol et de vandalisme auxquels s’étaient livrés des « blancs bien habillés », il n’y avait plus qu’une épave.
Par opposition, à Palo Alto, la seule personne qui avait touché la voiture pendant plus d’une semaine, était un passant qui baissa le capot lorsqu’il commença à pleuvoir.
Le même chercheur habilla des femmes de l’université de New York de manteaux et capuchons à la mode du Ku Klux klan (donc dans un parfait anonymat). Quand on leur a demandé d’administrer des chocs électriques, elles appuyèrent deux fois plus longtemps.
Le fait de devenir physiquement anonyme, déchaîne t’il toujours nos pires impulsions ?
Non, il y a aussi un effet de l’uniforme. Au lieu d’un uniforme du Ku Klux Klan, des femmes furent habillées d’uniformes d’infirmières (toujours en restant anonyme), elles ont alors donné des chocs électriques moins agressifs que si leur identité était préservée.
Donc, l’anonymat manifeste trouvé dans une foule rend moins conscient de soi et fait davantage réagir aux messages propres à la situation, qu’ils soient négatifs (« tué le ! ») ou qu’ils soient positifs.