Portrait de Philippe Madelin

Philippe Madelin

Journaliste
  • Voir le commentaire dans son contexte
     
    Philippe Madelin | Journaliste
    13H26 30/09/2008

    Désolé, j’ai laissé passer quelques petites fautes…
    En bon riverain de rue89, j’ajoute une pierre à l’édifice, déjà publiée dans mon blog personnel.
    Eh bien je vois que le monde de l’éducation est toujours aussi fou. Comme hier trop de profs’ craquent pour retourner dans l’univers ordinaire ou rejoindre une quelconque « maison de repos ». Aujourd’hui comme hier, les collégiens sont d’affreux chenapans, prêts à toutes les provocations pour pousser à bout leurs profs. Mais justement : il me semble me souvenir « dans mon temps » de ce que nous appelions des chahuts et des monômes au cours desquels étaient commis des excès incroyables. En classe et hors classe. Nous avons défoncé une cloison avec les pupitres, mis les profs’ au panier à papier, saboté des années entières quand l’enseignant nous déplaisait. L’insolence était de règle et pratiquée avec ardeur. On se battait dans les murs et hors les murs, on poursuivait les enseignants dans la rue pour les terroriser. Dans la ville de province dont je fréquentais le lycée en Première, à quelques dizaines nous avons saccagé un hôtel pendant un monôme. D’ailleurs, ces « monômes » ont été interdits dès le début des années 1960. Et pas vraiment de différence entre le public et le privé.
    Je vois dans ce film quelques « nouveautés ». Il paraît que les collégiens d’aujourd’hui sont encore plus violents que naguère. Peut-être à l’image de la société. Il paraît qu’ils ne savent rien à l’issue de leurs études secondaires. Peut-être à l’image de notre société. Il paraît qu’ils détestent tant les études qu’ils préfèrent se réfugier dans le silence, dans le fond de la classe. Peut-être parce que le système d’enseignement n’est plus adapté.
    La plus grande différence entre le temps obscur que j’ai vécu et celui d’aujourd’hui tient en ceci : à l’époque les « classes pauvres » n’avaient pas le temps de troubler le bon ordre des classes, on dépassait rarement le niveau du Brevet de premier cycle, les gens d’en bas étaient systématiquement orientés vers ce que l’on appelait l’apprentissage, c’est-à-dire des emplois de bas étage, avec une vague obligation scolaire. Ceux d’en haut allaient chez les Jésuites, au lycée, au pire à l’Ecole des Roches. On n’aurait jamais suggéré qu’ils puissent devenir des hommes et des femmes de peu, et même des voyous.
    Je ne suis pas convaincu que les collégiens d’aujourd’hui soient vraiment pires. Dans leur grande majorité ils finissent leur cycle secondaire. Vouloir démontrer que le fait d’être black ou beur te condamne à l’expulsion du système relève du racisme pur et simple.
    Cantet et Bégaudeau ne sont pas racistes, ils sont au contraire pétris de bonnes intentions, ils veulent croire en l’école, malgré les dérapages. Mais après avoir bien regardé ce film subsiste un profond malaise. Ces collégiens sont-ils condamnés d’avance ?

  • Voir le commentaire dans son contexte
     
    Philippe Madelin | Journaliste
    22H00 21/09/2008

    Ami. 300 000 OPJ ? Non, c’est très au-delà des chiffres possibles, puisque la totalité des forces de police et de gendarmerie regroupe environ 220 000 fonctionnaires. Mais en effet, plusieurs milliers seront habilités à consulter les dossiers.

  • Voir le commentaire dans son contexte
     
    Philippe Madelin | Journaliste
    12H49 19/09/2008

    Cristina continue… Cristina n’est pas un fichier « politique », son objectif est policier au sens strict, la lutte contre toutes les formes de déstabilisation, espionnage, terrorisme, hackingLa note avait pour but de souligner l’efficacité possible d’un mouvement d’opinion, face au désintérêt de la représentation nationale. Mais « faut pas rêver », on ne peut pas obtenir tout, d’un coup. Mais si vous avez regardé les images de Mme Alliot-Marie hier, on voit combien elle apprécie peu d’avoir avalé son chapeau.

  • Voir le commentaire dans son contexte
     
    Philippe Madelin | Journaliste
    09H34 22/08/2008

    De Philippe Madelin.Merci pour ce complément intelligent à mon article. Dans ce genre de texte, il est de règle de ne pas tout traiter, ne serait-ce que pour laisser de l’espace aux réactions des lecteurs. Pour votre gouverne, je travaille sur la question depuis le début des années 1990, j’ai publié en 1992 chez albin Michel un livre intitulé « La Guerre des Polices » dévoilant (dans le détail, les choses n’ont guère changé depuis) l’ineptie des rivalités entre la police et la gendarmerie

  • Voir le commentaire dans son contexte
     
    Philippe Madelin | Journaliste
    11H10 03/08/2008

    Je suis un pur francophone de naissance et d’éducation (jésuites et lycée) et pourtant le problème linguistique est omniprésent chez moi. Dans ma famille proche on utilise de façon courante pas moins de sept langues : outre le français, l’anglais (majoritaire, langue de ma troisième belle-fille), l’allemand, langue maternelle de ma femme, l’espagnol(ma seconde belle fille), l’hébreu, le hongrois(langue de mon beau-père). Sans parler le wolof, langue de ma première belle-fille.C’est de la mondialisation au sens strict.
    Jamais ce polylinguisme n’a géné les rapports familiaux, bien au contraire, il nous ouvre sur le monde.
    Quant à ce qu’on appelle les « langues régionales », j’y ai été directement confronté dès les années 1960, et ceci de façon incessante puisque j’ai été amené à travailler très longtemps sur la question des identités régionales et de leurs revendications.
    Une observation fondamentale : la plupart ne sont pas des « langues régionales » mais des langues au sens plein, c’est-à-dire reflétant une civilisation spécifique et tirant leurs sources de langues sans rapport avec le français : l’alsacien est du souabe, dialecte germanophone (essayez donc de dire à un Alsacien qu’il n’est pas français !);les ensembles de dialectes non unifiés tels que le groupe breton et surtout, étroitement apparenté au catalan,l’occitan,lequel du limougeaud au provençal subit d’infinies variations de vocabulaires, d’accents, de grammaire ; voici encore le corse, et le dialecte sarde pratiqué dans la région de Sartène, sans compter le Nissard (Nice) tous connectés au grand ensemble italien qui est lui-même loin d’être unifié. N’oublions surtout pas le basque tant décrié. Ses origines plongent dans la nuit des temps, le basque est en fait antérieur de plusieurs siècles, sinon plus, au français.
    Toutes ces langues ont été férocement (au sens strict comme au figuré)combattues par la République, par ses hussards les instituteurs… et, ce qui est moins connu, par l’église catholique, qui y voyait une concurrence au latin ; rejetées dans l’enfer de l’arriération mentale. Il est exact qu’elles ont en effet servi de vecteur à de revendications identitaires toujours considérées comme séparatistes, Frédéric Mistral pris en exemple était en son temps une figure de la droite dure dans la mesure où il considérait que la gauche républicaine était l’ennemi de la langue à la renaissance de laquelle il a au demeurant en partie contribué.Il est tout aussi exact que de vrais mais peu nombreux séparatistes alsaciens et bretons ont pris le parti de l’Allemagne nazie dans l’espoir de se voir reconnus. En revanche, apparus dans les années 1930 et manipulés par le régime mussolinien, les séparatistes corses du groupe I Muvrini (ne pas confondre avec les chanteurs) ne sont jamais parvenus à convaincre. Ces cas limites et isolés ont permis aux hypercentralistes de jeter l’opprobre sur les langues pratiquées dans les région. La violence politique pratiquée par les Bretons, les Corses et les Basques n’a sûrement pas arrangé les choses.
    Il n’en reste pas moins qu’après quatre siècles et demi d’une répression démesurée sans merci, les parlers « indigènes » sont parvenus à subsister. Tout comme les identités régionales. En Bretagne, Piriac redevient dans les esprits du coin « Pen Hiriac » (pointe dangereuse); au Pays basque, St-Etienne de Baigorry redevient Baïgorry, le pays rouge (à cause de la terre rouge), en Provence, on se souvient maintenant que le péage sur l’autoroute A7 en direction de Salon n’est pas « Le pas des Lanciers » (comme la danse) mais bien « Le pas de Lansou » (le col de Lansou, Lansou étant un lieu-dit). En Corse Corte redevient Corti, Ajaccio Ajaccjhe (prononcer en français : aïacse, en accentuant le e final). Etc.
    Quant à Marseille, le cas est différent : totalement cosmopolite, adossée face à la mer sur son cirque de montagnes, Marseille n’a jamais appartenu pas au pays d’Oc, par conséquent on y a pratiqué toutes les langues. Mais pas l’occitan.

  • Voir le commentaire dans son contexte
     
    Philippe Madelin | Journaliste
    10H26 12/07/2008

    Crédité d’une audience particulière au GODF, qu’il est loin d’avoir, et d’un poste de « Conseiller du Pdt Sarkozy » qu’il récuse, Alain Bauer n’engage que son opinion strictement personnelle. Sur le fond, il y a débat, et débat démocratique, sans oublier que des loges mixtes fonctionnent depuis longtemps dans le cadre de l’obédience Droit humain.

  • Voir le commentaire dans son contexte
     
    Philippe Madelin | Journaliste
    17H01 01/07/2008

    Je suis moi-même surpris de voir encensés les RG, si longtemps décriés. Un papier étant ce qu’il est il était difficile de tout traiter. Il est exact que les RG hier, la SDIG demain sont des outils d’information précieux. Il est tout aussi exact qu’ils se sont lancés dans une recherche approfondie sur les problèmes liés à l’Islamisme radical. Ce domaine sera désormais l’apanage de la DST, sauf à Paris où cette recherche continuera à être traitée par le service RG de la Préfecture de Police.
    Mais, de grâce, évitons d’imputer aux RG de sombres machinations en permanence.

  • Voir le commentaire dans son contexte
     
    Philippe Madelin | Journaliste
    10H45 26/05/2008

    Dans les éléments à ma disposition (source Ministère de la Défense, http://www.defense.gouv.fr/livre_blanc
    en aucun cas le Livre Blanc de 1994), il y a bien quatre fonctions stratégiques répertoriées.
    Pour le reste je maintiens 1/que l’évolution technoologique rapide rend obsolètes les armes à peine mises en service (voir le cas des missiles nucléaires des SNLE qu’il a fallu remplacer avant même leur mise en service, nécessitant la transformation des submersibles.
    2/ à propos de la phrase :
    « Le complexe militaro industriel sera une des grandes victimes de la RGPP. Les généraux ne s’y sont pas trompés: depuis des mois, ils sonnent le tocsin. »
    Je n’assène rien : la diminution radicale des programmes d’armement (chars Leclerc et avions Rafale, entre autres, plus quelques autres moins spectaculaires) est bel et bien la conséquence de la politique RGPP.

  • Voir le commentaire dans son contexte
     
    Philippe Madelin | Journaliste
    10H33 26/05/2008

    J’ai vérifié : en allemand, on ne redouble pas le s. C’est donc bien ou Kriegspiel(orthographe ordinairement admise en version françisée dans les états-Majors) ou Kriegs-Spiel.Un « e » de Krieg a sauté dans la précédente version.

  • Voir le commentaire dans son contexte
     
    Philippe Madelin | Journaliste
    10H31 26/05/2008

    J’ai vérifié : en allemand, on ne redouble pas le s. C’est donc bien ou Krigspiel(orthographe ordinairement admise en version françisée dans les états-Majors) ou Kriegs-Spiel.