Portrait de Thomas Huchon

Thomas Huchon

Journaliste
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    Thomas Huchon | Journaliste
    17H45 09/10/2007

    C’est un thème qui j’en suis sûr provoquera de nombreux débats, chacun des papiers sur la question amène son lot de commentaires, et de réponses vives. Je vous invite, chers lecteurs de Rue89, à lire lors de sa sortie prochaine (mars-avril 2008) le livre que je prépare (avec une autre journaliste française, Julie Montes) sur la personnalité du Président Allende. Recueil de témoignages de ses proches et de ses opposants, le livre cherche à montrer les aspects humain de ce personnage si fort, si controversé, au fond si passionnant, parce que tellement humain. Ce sera l’occasion d’un autre débat, que nous ne manquerons pas de tenir sur Chili Papers.

    Bon vent à tous du Chili

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    Thomas Huchon | Journaliste
    00H11 05/10/2007

    Les efforts récents ne masquent pas les erreurs du passé, c’est vrai. La première qualité de Michelle Bachelet, c’est d’essayer, avec la marge de manoeuvre dont elle dispose. Son plus grand défaut, c’est que les dés sont pipés, et que pour changer ce modèle économique dévastateur, cela prendra très longtemps, où ce sera très violent.
    Les chiliens méritent au moins que quelqu’un tente sa chance. Comme ils disent souvent : « ahora, a ti te toca ! ». C’est à dire, « à toi de jouer ».

    Merci pour vos commentaires, et à bientôt pour débattre sur Rue89.com

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    Thomas Huchon | Journaliste
    00H02 13/09/2007

    Au Courageux anonyme de 18H48

    « Vous me faites rire gauchistes attardés qui croyez revivre votre jeunesse ds votre apologie d’Allende. Votre parti pris est tel que vous feriez passer pour du révisionnisme ce qui fait l’objet d’un consensus chez la plus grande partie des historiens: le bordel monstre qu’a foutu Allende dans son pays »
    Il est vrai que les deux dernières années du gouvernement d’Allende ont été marquées par de nombreuses grêves (de patrons, et pas de travailleurs), ainsi que de grosses difficultés d’approvisionnement. Ces deux phénomènes ont très largement été organisés par la CIA (voir rapport du Sénat US sur la question chilienne), la meilleure preuve étant que le 12 septembre 1973, on trouvait de tout dans tous les magasins de Santiago.

    « le fait qu’il se soit mis 70% du pays à dos »
    Lors des municipales de 71, l’unité populaire a récolté 51% des suffrages, et lors de législatives de 73, l’UP a fait 47%. Je ne suis pas prof de math, mais je crains que l’on ne soit loin des 70% que vous annoncez.

    « son acoquinement avec les services secrets cubains (demandez donc à sa fille mariée au chef des services secrets ceubains) & russes »,
    Sa fille était mariée à un cubain, qui travaillait en effet avec les services secrets de Fidel. Mais les éléments dont on dispose aujourd’hui montrent que son rôle était de surveiller Allende et d’informer les cubains.

    « son respect peu scrupuleux des règles démocratiques (instrumentalisation des syndicats, passages en force de lois non prévues dans son programme) »
    Même les pinochétistes reconnaissent que Allende était un démocrate farouche, et qu’il n’a pas transigé avec la loi. S’il l’avait fait, il aurait été facile à l’opposition de voter sa destitution, puisque elle disposait de la majorité au Parlement.

    « D’ailleurs cet article laisse transparaitre que les chiliens s’en foutent assez massivement de cette icone que vous voulez leur faire adorer»
    Je ne sais pas si vous connaissez le Chili et les chiliens, mais s’il y a bien une chose dont ils ne se foutent pas, c’est d’Allende, qu’ils lui soient favorable ou non, d’ailleurs. Dans toutes les manifestations on retrouve son portrait.
    J’ajouterai à tout ces arguments que l’on peut être idéaliste et ne pas être pathétique. Et que si l’on ne rêve pas à un monde meilleur, il est très compliqué de le mettre en route. Je note aussi que l’anonymat qui vous protège ne nous met pas sur un pied d’égalité. Mais si vous êtes si intéressé par Allende, lisez donc des livres sur lui, et apprenez l’histoire du Chili. Je regrette de voir la haine avec laquelle vous parlez d’un homme mort pour les autres, conséquent dans sa politique, loyal envers son peuple. En feriez vous autant ? Je l’espère.

    Bien à vous

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    Thomas Huchon | Journaliste
    03H11 01/09/2007

    Cher lecteur,

    Je vous invite à lire les premiers papiers de Chili Papers pour vous rendre compte que si cette fois-ci l’article est critique envers le gouvernement Bachelet, d’autres ont été bien plus favorables. Les avancées de Bachelet sont réelles, surtout vu sa marge de manoeuvre (très étroite). Merci de les citer. Je rajouterais à cette liste les droits de l’Homme, domaine dans lequel la Présidente a vraiment fait bouger les choses. La réouverture prochaine des commissions de Vérité Rettig et Valech feront d’ailleurs l’objet d’un article prochainement.

    Bien à vous

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    Thomas Huchon | Journaliste
    16H32 31/08/2007

    Cher courageux anonyme de 15h43,

    Les troubles sociaux qui se produisent au Chili sont surtout lié a l’extrème précarité dans laquelle se trouve une immense majorité du peuple chilien aujourd’hui. Et la proposition de quasiment doubler le salaire minimum, qui vient non pas d’un bastion du communisme mais de l’Eglise chilienne, se situe plus sur un plan moral que économique. Comment tolérer que les gens travaillent pour un salaire qui ne leur permet pas de nourir leur famille ? Il n’y a rien d’absurde dans cette proposition, au contraire, l’augmentation des salaires pourrait relancer l’économie interne et faire en sorte que le Chili n’aille pas bien que macro économiquement, mais aussi micro économiquement.
    Pour le droit de grève, je vous laisse à vos lubies (le pic-nic ?), en espérant que vous n’aurez jamais besoin de faire grève dans un pays comme le Chili. Alors seulement peut-être comprendrez vous l’importance d’une loi du travail qui empèche le remplacement des grévistes. A-t-on tout oublié depuis Germinal ? Le droit de grève est un acquis du peuple, et ce ne sont pas des patrons voyous, que seul la richesse motive, qui auront le droit de le supprimer.
    Arrêter de tout mettre sur le dos du libéralisme ? Mais comment, alors que c’est ce système qui broie l’homme ? Venez au Chili vous en rendre compte…

    Bien à vous

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    Thomas Huchon | Journaliste
    18H50 18/08/2007

    Je n’appelle rien de mes voeux, à part la disparition de valeurs que je considère comme d’un autre temps. Je ne fais que poser une question, et j’ai plus peur du résultat d’un tel sondage dans mon pays (La France)…
    Je comprends que vous ayez été choqué, et peut-être même déçu, par la teneur de l’article. Il ne faut en effet pas être grand clerc pour lire entre les lignes et comprendre de quel bord je me trouve.
    Je n’assimile pas Pinochet à Sarkozy, mais je fais le parallèle entre les valeurs de droite, qu’elles soient françaises ou chiliennes, d’ailleurs. Le but de ma réaction était aussi de montrer que avant de critiquer les autres (le Chili), il faut savoir nettoyer son propre paillasson.
    J’ose espérer que vous aller continuer à lire rue89 et Chili Papers, et que si le journaliste que je suis sort des « clous », vous serez là pour me le faire savoir. Et que le débat se poursuivera avec vous. Pour le bien de l’information, la discution contradictoire est essentielle.
    Bien à vous.

    PS : j’aurai apprecié que vous vous présentiez. L’anonymat dont vous bénéficier ne nous place pas sur une ligne d’égalité. Enfin, je dis ça…

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    Thomas Huchon | Journaliste
    16H58 18/08/2007

    Je partage l’opinion d’une majorité des lecteurs qui souhaitent un même sondage en France, et qui imaginent des résultats similaires, au moins sur les « électeurs de droite ». Et finalement, c’est là qu’est la vraie inquiétude. Nous ne sortons pas d’une dictature, au contraire des chiliens, qui ont au moins cette excuse d’avoir vécu un régime totalitaire et la répression politique (voir le terrorisme d’Etat) il y a moins de 20 ans. Nous, pays des droits de l’Homme, sommes en démocratie depuis bien longtemps. Quelles excuses avons nous ? Aucune, j’en ai bien peur. Mais je vous en laisse les seuls juges… « La démocratie n’est pas un but, mais un moyen, qu’il faut toujours et sans cesse défendre », Anibal Palma, ancien ministre de Salvador Allende.

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    Thomas Huchon | Journaliste
    00H05 31/07/2007

    La passion emporte bien les coeurs des hommes, et leur fait tourner la tête. Si la question posée par Victor Farias mérite d’être posée, je vous invite à lire cet ouvrage pour vous rendre compte par vous même qu’il s’agit d’un tissu de mensonges, qui d’ailleurs n’a eu aucun succès, même pas chez les plus ardents critiques d’Allende. Je vous invite à lire plus haut dans ce forum la tribune de Elizabeth Roudinesco sur les méthodes de travail de M. Farias.
    Il est facile de chercher à détruire ce qui est beau. Bonne lecture à vous, donc.

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    Thomas Huchon | Journaliste
    23H58 30/07/2007

    Je ne comprend pas votre réaction. Si Allende est un « ivrogne » comme vous le dites, avez vous des preuves de ce que vous affirmez ? Après deux ans de recherche sur Allende, aucune preuve de ce trait de caractère, très populaire chez les partisants de Pinochet.
    Ensuite, et bien ce que ce ne soit pas le cas de Salvador Allende, un ivrogne ne serait pas un homme ? J’ai du mal à vous suivre…

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    Thomas Huchon | Journaliste
    02H48 30/07/2007

    Elisabeth ROUDINESCO n’est pas journaliste, mais une historienne. http://fr.wikipedia.org/wiki/Elisabeth_Roudinesco. Ce qui n’empèche pas qu’elle puisse être militante, ce que je ne crois pas fondamentalement. Elle est plus anti Farias que pro Allende.
    Mais ne vous inquiétez pas, nous n’oublirons rien, et sûrement pas cela.