Portrait de Chandrakhala

Chandrakhala

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    Chandrakhala
    00H05 18/04/2008

    Je me permets de reprendre les propos de Pysche pour répondre à votre post hors de propos:
    « Une disparition qui va tourner une page de la Martinique, car oui Aimé Césaire était un PERSONNAGE de l’ile, écouté, respecté et quelque part "craint" par les hommes et femmes politiques de la métropole. »
    J’ajouterai que ce vénérable monsieur était aussi aimé et admiré par les martiniquais. Si vous êtes déjà venu en Martinique, vous avez pu constater que l’île est petite, et que, dans la population (400 000 hb), tout le monde se connait, les relations sociales sont ici un tissage de liens de parenté et d’amitiés. Et c’est donc pour tous les Martiniquais, aujourd’hui comme s’ils
    perdaient un membre de la famille, qui un oncle, qui un père ou un grand-père. D’où ce qualificatif de « papa » qui revient à la bouche de nombreuses personnes que vous croiserez dans les rues ici ou que vous entendrez réagir à la radio.
    Mais bien sûr, dans notre métropole de plus en plus urbanisée et individualiste, où les liens familiaux se limitent parfois au lien parents-enfants, difficile de comprendre ce contexte!

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    Chandrakhala
    16H46 17/04/2008

    Césaire, indépendantiste? Ne croyez pas tout ce que vous lisez, même sur Rue 89, il peut y avoir des erreurs! Césaire n’a jamais été indépendantiste, c’est même lui qui a obtenu la départementalisation de l’île en 1946! Au contraire des mouvements indépendantistes des autres colonies française, d’Afrique, d’Asie… il reste attaché à la France.
    Quand à Senghor, il me semble qu’il est mort à 2001.

    Ici, en Martinique, cela est considéré comme un deuil national, Césaire était la personnalité la plus importante de l’île depuis plus de 50 ans, même après son retrait de la vie politique.
    Néanmoins, il faut bien avouer que les Martiniquais, pas plus que les métropolitains, ne l’ont lu. Ses ouvrages poétiques et théâtraux, à la langue, très (trop?) riche et complexe, où fleurissaient à outrance les métaphores, n’a jamais vraiment réussi à devenir populaire, contrairement à ce que dit l’article, et si moi-même, enseignante, je fais lireà mes 3èmes des extraits du Cahier d’un retour au pays natal, c’est toujours par petites doses. Cela n’empêche pas les élèves d’être intéressés (c’est lié à leur histoire), mais le texte, s’il n’est pas décortiqué mot à mot les rebute. Et en définitive, Césaire était plus connu pour son combat politique que sa poésie.
    Aujourd’hui s’est éteint un homme de valeur de plus, qui a laissé sa trace dans l’histoire et la littérature. Mais c’est surtout le symbole d’une époque qui disparaît: un homme qui avait une vision engagée du monde, et qui a lutté pour ses idées. C’est sans doute ce qui manque le plus dans la société actuelle: des hommes unis autour d’une utopie et qui se battent pour elle. Quels qu’aient été les horreurs causées par le communisme en URSS et ailleurs dans le monde, il ne faut pas oublier l’enthousiasme et l’espoir qu’il a suscitész dans la population française et surtout ici, en Martinique, où malgré la départementalisation, même dans les années 50, un système quasi colonialiste subsistait, pour le plus grand confort des békés.
    Si vous êtes intéressés par cela, en Martinique passe actuellement un bon documentaire qui retrace le procès des 16 de Basse-Pointe, accusés du meurtre d’un béké, Guy de Fabrique. Il retrace bien le climat politique et social de ses années là. Césaire y fait d’ailleurs une courte apparition.

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    Chandrakhala
    18H58 02/04/2008

    Si je comprends bien, seuls les spectateurs de 5 salles parisiennes auront pour l’instant la chance de voir ce film à sa sortie? Où est le cinéma Art et Essai en province?
    Je me souviens d’un temps pas si ancien où je pouvais aller voir Ponette à Quimper, où je passais mon temps à l’Arvor ou au TNB pour voir de bons films rares, français ou non. Les petites salles Art et Essai se battent pour survivre face aux multiplexes qui jouent sur la carte d’une pseudodiversité, beaucoup de films grand public pas toujours de bonne qualité et quelques indépendants prétextes.
    En Martinique, c’est encore pire: un multiplexe qui absorbe presque toute la population de l’île pour l’abreuver de blockbusters US (les Flic à la Maternelle 2, Rambo 5 et j’en passe) et de grosses productions françaises peu intéressantes. A côté, trois salles minuscules encore en activité, mais qui passent les rebuts du multiplexe 3 à 4 mois après et essaient de passer un indé par mois, grâce à la passion de quelques uns. Reste la salle du Théâtre National qui passe quelques bons films, encore faut-il pouvoir aller à Fort-de-France.
    Je ne pourrai donc sans doute pas voir ce film avant qu’il sorte en DVD, s’il sort, et si je peux l’acheter en métropole ou sur le Net.
    Quoi qu’il en soit, heureusement qu’il reste quelques Doillon qui s’obstinent.

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    Chandrakhala
    05H18 24/10/2007

    Bien que la perspective de l’article soit surtout « branchée et parisienne », il faut préciser que ce site fonctionne pour des nombreuses régions et villes. Certes, il y a plus de monde à Paris qu’à rennes dans les rencontres CS, et c’est plus difficile de surfer sur canapé à la campagne, mais il n’en reste pas moins que ce site, tout comme hospitality club, est vraiment intéressant pour rencontrer voyageurs étrangers et voisins inconnus.
    Une initiative qui permet de découvrir énromément de choses, d’échanger avec des gens de partout, c’est toujours important d’en parler.
    Et je confirme que ce site est entièrement gratuit, à qui le souhaite d’apporter un don financier.

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    Chandrakhala
    18H36 19/10/2007

    J’avais également constaté cet étonnant timing dès que j’ai appris la nouvelle.
    Mais je constate avec dépit que même dans vos colonnes, l’actu de l’ex-couple Sarko prend davantage de place que la grève d’hier. Hormis l’édito de M. Haski, un seul article sur la polémique sur le net.
    Par pitié, donnez nous des faits concrets (suivi de la grève, conséquences) et donnez nous votre analyse, au lieu de suivre bêtement l’actualité que créent artificiellement ceux dont vous avez dénoncé les manipulations.

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    Chandrakhala
    18H13 19/10/2007

    Au vu de vos commentaires, le titre de l’article est on ne peut plus pertinent. Mais ne pourriez vous pas, je m’adresse à certains des intervenants précédents, respecter vos interlocuteurs dans une discussion? Je comprends que le débat soit passionné mais il y a des limites à tout! Une insulte n’a jamais été un argument, mais sans doute certains en sont déjà à court.
    Quoi qu’il en soit, revenons au sujet: les régimes spéciaux. Je constate tout de même qu’on focalise sur les salariés du public, honteusement privilégiés. Que dire, en ce cas, de nos hommes politiques, dont les réformes ne modifient pas les régimes spéciaux.
    Pour les curieux:
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/r%C3%A9gimes+sp%C3%A9ciaux+%…
    Certes, les cheminots, gaziers… ont des avantages, mais que dire de ceux de nos hommes politiques? Gardons le sens de la mesure! Je comprends que tout le monde soit obligé de faire des efforts, mais charité bien ordonnée…
    Sinon, effectivement, nos retraites ne sont pas prêtes d’être payées.
    Faire des sacrifices, je veux bien (je ferai sûrement partie des générations à retraite sacrifiée, de toute manière) mais je refuse le nivellement par le bas. Idéalisme? Sans doute, quoique je ne demande pas encore l’alignement de tous les régimes de retraite sur celui de nos députés ;)
    Je ne veux pas faire du poujadisme primaire en criant au « tous pourris », il n’empêche qu’il appartient à nos dirigeants de montrer l’exemple, s’ils veulent que leurs réformes soient crédibles.

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    Chandrakhala
    04H26 21/09/2007

    A défaut d’avoir trouvé la méthode idéale, je transforme les dictées en « chasse à l’horreur », pour dédramatiser le problèmes des fautes et motiver les élèves. Une fois la dictée terminée, je donne à ceux qui le souhaitent le nombre de leurs erreurs, pour qu’ils soient plus attentifs en se relisant. Cela leur semble plus concret. Bien sûr, certains me diront que c’est leur mâcher le travail, mais ça les réencourage à se relire.
    Pour le reste, c’est de la cuisine perso entre heures de lecture et de langue, mais j’aime cuisiner!
    Merci pour ces articles intéressants et les commentaires tout aussi instructifs. Il faut débattre des problèmes de l’école, car nos élèves sont les citoyens de demain, et ils ont tous besoin des armes qui les aideront à affronter la société qui se dessine. Ils sont notre avenir.

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    Chandrakhala
    15H40 02/09/2007

    Je te souhaite une bonne rentrée, Igor.
    Tu vas voir, l’année de stage est passionnante, pas forcément pour le contenu des cours d’iufm, mais pour les rencontres des élèves, des collègues, anciens et nouveaux.
    Bonne chance pour ton année et ton blog.

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    Chandrakhala
    04H29 06/06/2007

    Je rappelle qu’il s’agit tout de même d’un polar, genre qui a l’habitude de placer ses fictions dans un cadre le plus réaliste possible, procédé qui permet ainsi aux romanciers de décrire à travers leurs FICTIONS des faits de société REELS. L’article précise bien qu’il s’agit d’un roman, que le personnage principal est fictif. Les lecteurs sont a priori capables de lire la couverture et de comprendre s’ils sont faces à une fiction ou à un témoignage réel.
    Maintenant, n’ayant pas lu l’ouvrage incriminé, je ne sais pas si l’Opus Dei y est diffamée. Cette publicité faite par la plainte me donne néanmoins une forte envie d’aller acheter le livre en question pour, d’une part, me faire une idée, d’autre part, pour soutenir si besoin cette maison d’édition. Si cela peut les aider à payer les frais d’avocats…

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    Chandrakhala
    22H11 03/06/2007

    Santiano,
    Permettez que je reprenne certains de vos propos:
    « dictature de la bien-pensance de gauche »: Pour dicter quoi que ce soit à qui que ce soit, la gauche est plutôt mal placée actuellement, non? Au contraire, il me semble que depuis les élections, la simple expression d’une idée de gauche (bienpensante, comme vous dites ou non) entraine l’accusation de sectarisme, en opposition avec l’ouverture de façade d’une droite « décomplexée ». Les historiens du CNHI soulève un problème d’éthique, sous-entendu dans le choix des mots. Ils ont comme vous une haute idée de la France, de ses valeurs (liberté, égalité, fraternité) et craignent que ce ministère aille à l’encontre de ces valeurs.
    Par ailleurs, vous dites à Caro qu’elle ne pense pas par elle-même, à cause d’un « probleme identitaire [qui] occulte [sa] faculte de juger ». Qu’est-ce qui justifie vos propos? Certes, son expérience personnelle n’est pas un argument, mais c’est un exemple précis des difficultés rencontrées par une française, fille d’étrangers naturalisés et intégrés, face à une administration suspicieuse.
    S’il y a un « problème d’identité », il concerne surtout les français qui ont voté pour un président qui associe identité nationale et peur de l’immigration, comme s’ils avaient peur de perdre leur identité en changeant de voisins.