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Mais qu’est-ce que la démocratie ? Voici une piste de réponse :
1936 = 2008 ???
Un Vert Franco-allemand ne se s’embarrasse pas de faire un parallèle entre les JO de Pékin et ceux de Berlin 1936. Son cas est loin d’être unique. Il est à l’unisson de ces gens qui ne répugnent pas à la démagogie en faisant un lien raccourci avec le mal absolu du 20ème siècle pour mieux vilipender la Chine, sans avoir compris la vraie nature du 3ème Reich. Soit dit en passant, l’Allemagne de 1936 fut une démocratie dans tous les sens du terme ! Hitler accéda au pouvoir par la grande porte en 1933, en engrangeant 44% des suffrages exprimés pour un mandat de 4 ans, dans des élections parlementaires qui affichèrent une participation de 88,8% de votants. Suite à une dissolution anticipée du Reichstag, la liste hitlérienne obtint 98,9% des voix le 29 mars 1936, soit quelques mois avant l’ouverture des JO. Certes, le chiffre risque d’alimenter la polémique. Néanmoins, on ne peut douter que le résultat est bien une écrasante manifestation d’approbation enthousiaste pour Hitler.
Depuis des lustres, le régime nazi, qui a mis en scène un des drames le plus effroyable que le monde ait connu au cours de son histoire, est frappé d’anathème du camp démocratique par la propagande dominante. Les défenseurs de la démocratie ont éprouvé le besoin de montrer les pattes blanches et de se démarquer de cet allié encombrant qui fait de l’ombre à la démocratie, en lui collant à la peau une étiquette simpliste du totalitarisme. Mais ils ne s’en sortent pas à si bon compte. Il est temps de lever le voile sur le vrai visage du 3ème Reich.
Hitler n’a pas aboli la Constitution de Weimar
Une fois installé au pouvoir, Hitler s’accommode bien de la Constitution de Weimar. Longuement débattue, celle-ci a d’incontestables mérites : suffrage universelle pour les hommes et les femmes de plus de 20 ans ( Il aura fallu attendre 1946 pour que le Général De Gaulle ait étendu ce droit aux femmes ), représentation rigoureusement proportionnelle, référendum à l’initiative d’un dixième de l’électorat ( Une disposition similaire vient d’être introduite par le Parlement dans la Constitution française avant les vacances de l’été dernier ), Président du Reich élu au suffrage universel ( Ce suffrage sera entré dans les mœurs politiques françaises à compter de 1958 ).
Il est d’usage aujourd’hui de faire la distinction entre la République de Weimar et le 3ème Reich. Ce tour de passe-passe a le don de nous attirer dans un piège. Car, il nous laisse à penser qu’il y a un abîme entre eux, d’autant que la propagande dominante martèle que la première est démocratique, tandis que le dernier, totalitaire. Déjà, les mot « République » et « Reich » ne sont pas indolores. Ils recoupent l’idée reçue que nous suggère la propagande dominante. Personne ne peut dire que la ficelle est grosse.
Le compromis sur le plan du régime a ouvert une brèche où s’enfoncent les manipulateurs. Dans la Constitution de Weimar, l’article 1er stipule que « le Reich est une République ». Conservant le nom de Reich, la nouvelle Allemagne s’inscrit dans le fil républicain et démocratique. Le Parlement s’appelle le Reichstag, l’armée, la Reichswehr et la Banque centrale, la Reichsbank. « Le Reich » et « la République » sont interchangeables pour désigner le même régime. On dit couramment « le président de la République » ou « le président du Reich ». Hitler n’ayant pas aboli la Constitution de Weimar, le 3ème Reich se situe dans la droite lignée de Weimar. Rien ne permet de conclure à une rupture quelconque.
Hitler a agit dans le cadre de la légalité
Hitler qui n’abolit pas la Constitution de Weimar, tient à conserver une forme légale à ses actions. Les reproches le plus souvent adressées contre lui portent sur le décret du 28 février 1933 qui limite les droits fondamentaux et la loi de pleins pouvoirs. Et l’on vient à une conclusion hâtive : la démocratie a vécu et le régime est transformé en dictature.
Il faut savoir que Hitler n’est jamais sorti de la légalité, ni n’a pris de libertés avec la règle du jeu démocratique. L’ordonnance « pour la protection du peuple allemand », avait été préparé par le gouvernement précédent et signé le 4 février 1933 conformément à l’article 48 de la Constitution de Weimar par le président du Reich. Elle est reprise pour l’essentiel par le décret du 28 février signé de la main de Hindenburg au lendemain de l’incendie du Reichstag attribuée aux communistes. C’est sur cette base légale que Hitler a agi contre la gauche.
Malgré le décret, le pluralisme subsiste dans la presse. Les grand « journaux » bourgeois continuent à paraître : la Frankfurter Zeidung, la Deutsche Allemeine ou le Berliner Tageblatt. A l’été 1939, environ 2 200 journaux sont tenus dans des mains privées, à côté de 200 publications de la presse nazie.
Tombés sous le coup du décret du 28 février, les communistes sont passés dans la clandestinité. Mais, leur parti n’a jamais fait l’objet d’une interdiction formelle. On ne peut pas dire la même chose du PSD (les socialistes) qui est proclamé dissout , malgré un vote de confiance émis par ses députés envers la politique de Hitler. Les autres partis du Centre catholique, de la droite conservatrice ou de l’extrême droite se sabordent et disparaissent de la scène en quelques semaines. De nombreux opportunistes viennent grossir les rangs du parti nazi qui devient de facto le parti unique.
Pour autant, est-ce qu’on peut prétendre que la démocratie a fait son temps et que le fil républicain se brise? En 1923, l’article 48 de la constitution avait été déjà utilisé aux fins d’interdire à la fois le parti nazi ( après l’échec du putsch de Hitler ) et le KPD (le parti communiste). La République de Weimar n’en est pas moins démocratique. Dès le 22 novembre 1951, le gouvernement fédéral de l’Allemagne Ouest présente à la Cour constitutionnelle fédérale une requête en appréciation de l’anticonstitutionnalité du KPD, enclenchant par là un processus visant à placer définitivement ce parti hors-la-loi. Deux ans plus tard, la Cour constitutionnelle de la RFA, saisie par le gouvernement Adenauer décrète la mise hors-la-loi du KPD. Néanmoins, personne ne se met dans la tête de prononcer l’ostracisme du camp démocratique contre la RFA.
Il n’en est pas autrement des pleins pouvoirs. Le 23 mars 1933, 444 députés approuvent ces pouvoirs, dépassant les 2/3 des voix requises par la constitution. Hitler obtient pour quatre ans, le pouvoir législatif, la promulgation des lois sans contrôle du Reichstag et du président du Reich. Sans rupture avec la constitution, il a les mains libres pour réformer l’Etat. On risque de céder à la démagogie en le traitant de dictateur pour cette raison. Le 20 mai 1958, le Parlement français vote, avec les voix des communistes, les pleins pouvoirs à Pflimlin, par 473 voix contre 93 dans un contexte tendu issu de la prise du pouvoir par les militaires en Algérie. Le 1er juin, c’est au tour du général De Gaulle qui se présente à l’Assemblée nationale et demande les pleins pouvoirs… obtient l’approbation de la Chambre par 329 voix contre 224. La France n’est pas pour autant assimilée à une dictature.
Hitler fut populaire
Peu de dirigeants politiques du 20ème siècle – aucun, peut-être – ont été plus populaire aux yeux de leur propre peuple que Hitler pendant les dix ans qui ont suivi son accession au pouvoir le 30 janvier 1933. On a pu écrire qu’à l’apogée de sa popularité, neuf Allemands sur dix furent « des adeptes de Hitler, ils crurent au Führer ». Les quatre plébiscites nationaux du 3ème Reich, qui s’étalent sur cinq ans ( respectivement en 1933, 1934, 1936 et 1938 ), ont obtenu plus de 90% des voix.
Le référendum qui a suivi le retrait de l’Allemagne de la SDN et les premières élections plébiscitaires du Reichstag ont donné 90% au plébiscite et 87,8% aux élections législatives, le 12 novembre 1933. Les résultats sont un succès indéniable pour Hitler. Les arrestations de communistes et autres ennemis de l’Etat qui ont eu lieu en mars ont suscité la même approbation populaire que les mesures draconiennes qui avait suivi l’incendie du Reichstag.
Le 3ème Reich se pose en héritier de la Constitution de Weimar qui compte parmi les plus démocratiques. Hitler ne se place pas au-dessus de la Loi et se plie par contre à la règle du jeu démocratique. Il n’a pas son équivalent en terme de popularité qui lui vaut une légitimité tout à fait justifiée. Si le 3ème Reich est une démocratie, ce constat monte en épingle l’absurdité de la mise de Berlin 36 en corrélation avec Pékin 08.
Si le communisme a fait naître un Joseph Staline, il doit être admis que la démocratie a accouché d’un Hitler nazi. Quand on porte les camps du Goulag au crédit communiste, il faut en convenir : la démocratie détient le triste brevet des camps de concentration ( le 8 mars 1933, soit trois jours après l’avènement de Hitler au pouvoir, Frick annonce la création de camps de concentration. Le 20 mars, Himmler ordonne l’installation d’un camp de concentration à Dachau ). La démocratie n’est pas non plus une amulette pour les minorités ( La loi du 7 avril 1933 pour le « redressement » de la fonction publique a éliminé les juifs du corps des fonctionnaires avant de les chasser des professions libérales). S’il reste un livre à écrire, ce sera bien le livre noir de la démocratie !
Le fauteur de guerre qui a ouvert les hostilités pendant les JO de Pékin, doit comparaître devant le Tribunal International pour la génocide et le crime de guerre. Pourquoi ce tribunal se mure-t-il dans un silence abasourdissant et laisse-t-il passer l’occasion de prouver au monde qu’il est à la hauteur de ses missions et qu’il n’est pas instrumentalisé par les Américains?
Je n’en reviens pas de ce virage à 180°! Tout progrès en termes de l’honnêteté intellectue mérite d’être encouragé. Qu’en dites-vous de la qualité de l’air à Pékin et de la nourriture pour les sportifs?
@ PH
Il faut savoir que la rééducation par le travail est taillée aux mesures de ceux qui ont commis des infractions qui ne tombent pas sous le coup de la code pénale. Elle concerne surtout les mineurs. C’est dans ce sens qu’elle ressemble aux travaux d’intérêt public. Une réforme est envisagée pour que les concernés puissent faire appel à la décision admistrative devant un tribunal et la rééducation par le travail sera rebaptisée le redressement des actes délictueux.
J’apprécie au plus haut point ce genre de témoignages sincères et équilibrés. Il arrive seulement un peu tard.
@ PH
L’équivalent s’appelle en France » les travaux d’intérêt public ».
@ Pierrejcallard
J’ai lu avec intérêt ce que vous avez écrit sur la démocratie. Vous pouvez avoir mon avis en lisant ce qui suit:
La démocratie n’est pas une valeur universelle
Les Irlandais ont dit non à la traité de Lisbonne par un référendum. Le peuple souverain n’a pas plus tôt crié victoire que le maître, en occurrence le président actuel du Conseil européen, demande à son élève de revoir sa copie jusqu’à ce qu’il produise un bulletin de oui. Ce n’est pas la première fois que les Irlandais se font taper sur les doigts. Ils avaient déjà fait l’amère expérience avec leur refus du traité de Nice, décision sur laquelle ils avaient été obligés de revenir à la demande expresse de l’UE. Depuis la chute du mur de Berlin, la démocratie est élevée au rang de valeurs universelles par ses promoteurs. La voix du peuple a vocation à s’imposer partout dans le monde. Comment se fait-il que ce peuple tout puissant ait plutôt l’allure d’un cordonnier le plus mal chaussé là où il doive être traité avec toutes les honneurs qu’on doit à un monarque ?
Utopie, la souveraineté populaire ? !
La démocratie, qui veut dire le pouvoir du peuple en grec, a trouvé en Lyncon le meilleur interprète de son esprit, qu’il ramenait à une belle formule : Gouvernement du peuple pour le peuple et par le peuple. Or le désenchantement risque de s’avérer douloureux pour ceux qui se laissent bercer par l’illusion d’une souveraineté populaire. Quand nous faisons un tour d’horizon de la planète, y a-t-il une démocratie où le peuple exerce le pouvoir ? Strictement entendue, la démocratie n’existe nulle part au monde. L’exemple des Irlandais n’en est qu’une illustration récente du genre.
Si la démocratie directe qu’incarne le référendum, ne réussit pas au peuple souverain, avec la démocratie représentative, la chance lui sourit - elle ? Théoriquement, la démocratie est possible quand le détenteur du pouvoir est conçu comme le représentant du peuple, chargé d’appliquer les décisions de celui-ci, qui est le seul détenteur de la souveraineté. Mauvais coup de pioche : la théorie ne colle pas à la réalité. Le peuple français a voté non à la Constitution européenne en 2005 et il se voit désavouer par ses représentants du Parlement censés être dépositaires de sa volonté.
Le problème de fond, c’est que la représentation se situe, dans son origine, aux antipodes de la démocratie. Nul ne l’ignore au temps des révolutions américaine et française. Les Pères fondateurs et leurs émules français n’ont jamais vu d’un bon oeil le gouvernement du peuple par lui-même. La démocratie est pour eux ,une chose trop sérieuse pour être confiée au peuple, qu’ils jugent instable et ignare. Quelques expériences éphémères dans l’histoire moderne semblent plaider pour leur intuition et les dérives populistes qui en découlent, font le reste pour mettre fin à toute velléité de tenter une aventure nouvelle. Il faut qu’une élite compétente sortie des urnes exerce en fait, au nom du peuple, le pouvoir que celui-ci ne saurait exercer sans ruiner le principe même du gouvernement.
Imposture, l’élection ? !
L’élection n’est pas davantage en soi une forme démocratique par la quelle le peuple fait entendre sa voix. Une élite arrivée aux commandes grâce aux suffrages populaires, agit désormais dans l’intérêt général de l’Etat, qui l’emporte sur celui de ses électeurs. Il est même préférable qu’une distance nécessaire soit maintenue entre les attentes des représentés et le traitement qu’en font les représentants. Rien ne serait pire qu’une représentation-miroir de l’opinion publique, qui menace de conduire à l’incertitude ou à une dérive populiste. Cet hiatus n’a pas trompé la vigilance des soixante-huitards qui ont bien compris l’imposture : Elections, piège à con.
Dans ce cas de figure, les représentants qui tirent leur légitimité des suffrages du peuple, voient celle-ci devenue problématique. Lorsqu’ils se laissent guider par l’intérêt général, qui est autre chose que l’intérêt du peuple, la démocratie est vidée de son contenu essentiel. Tout l’échafaudage sur la légitimité des représentants vacille. En plus, les élus sont seuls juges de l’intérêt général, l’opinion publique n’entrant pas en ligne de compte. Ainsi, ont-t-ils les coudes franches pour agir. C’est pourquoi que leurs gouvernements faisaient-ils la sourde oreille, lorsque 60% des Anglais, 70% Italiens et 80% Espagnoles réclamaient le retrait de leurs troupes de l’Irak.
La souveraineté populaire relevant de l’utopie, l’élection ( qui ne peut d’ailleurs s’étendre aux sphères économique et sociale) participant de l’imposture, la démocratie a tout d’une oligarchie (où une minorité a titre à s’occuper des affaires communes) et rien d’une valeur universelle. Ses partisans zélés ont créé autour d’elle des mythes, à grand renfort de propagande, et proclamé la fin de l’Histoire par la voix d’un historien nippon-américain.
La fin de l’Histoire ???
Dans une euphorie triomphaliste générale née de la chute du mur de Berlin, un Nippon-américain annonçait la fin de l’Histoire. Il considérait que la victoire de la démocratie s’inscrivait dans un mouvement logique et irrésistible en direction d’un anéantissement des logiques totalitaires. Depuis de nombreuses années, nous nous sommes fait conditionner par la propagande dominante et nous percevons le monde à travers un prisme démocratie-dictature. Nous sommes à mille lieues de concevoir que notre monde à multiples facettes ne peut pas se réduire à un simple binôme. A côté du despotisme, Montesquieu parlait de plusieurs régimes modérés parmi lesquels la démocratie(qui n’est pas d’ailleurs son dada, la monarchie constitutionnelle ayant sa préférence.) figure en bonne place et qui comptent désormais dans ses rangs la Chine, une république modérée (dont l’esprit, en donnant une importance centrale à l’intervention de l’Etat, s’oppose à l’esprit de la démocratie qui donne le rôle central aux acteurs sociaux.) en pleine évolution où les libertés( une loi de transparence est entrée en vigueur juste avant le séisme de Wenchuan ; les partis à vocation constructive –non protestataire, c’est tout à son honneur en termes d’efficacité – sont à pied d’œuvre.) gagnent du terrain, l’Etat de droit se construit, les pouvoirs sont séparés et les mandats renouvelables une seule fois sont imposés aux dirigeants de tous les échelons du pays. Tout ne se baigne pas dans l’huile. Mais, qui peut prétendre à la perfection ?
Le Nippon-américain a commis un autre impair d’appréciation, en voyant dans le chute du mur de Berlin la victoire de la démocratie. C’est plutôt une économie exsangue étouffée par la planification qui a fait faillite, précipitant l’URSS dans son implosion et entraînant dans sa chute le bloc communiste. La Chine a en revanche déjoué tous les pronostics catastrophiques qui l’avaient condamné à marcher sur les traces de l’ex-URSS. Tout simplement, la Chine a changé de cap et introduit le marché dans son économie. Le miracle chinois est mis en marche et continue son petit bonhomme de chemin. Plus de 80% des Chinois ont répondu satisfaits de leur gouvernement et confiants dans l’avenir de leur pays, à un sondeur d’opinions américain à l’occasion d’une enquête réalisée dans les 24 pays du monde. Les Chinois arborent un optimisme qui tranche sur la nostalgie de l’époque communiste vécue dans ces pays de l’Est où les gens n’ont pas vu la couleur de la corpulence qu’on avait tant fait miroiter avec la démocratie. Le réveil du lendemain qui chante leur ont été difficile.
Les promoteurs de la démocratie ont tressé à celle-ci plusieurs lauriers et lui a prêté des vertus qui ne lui sont pourtant pas propres. Les libertés d’expression et d’association ainsi que les droits de l’homme sont les refrains qu’ils nous font entendre le plus souvent dans leur petite musique. Ils essaient de nous convaincre que ces libertés ne peuvent s’inscrire dans les faits que dans une démocratie. Faux ! Les autres régimes modérés les respectent aussi. Ils prétendent aussi qu’ils sont exemplaires sur les droits de l’homme et ils n’ont rien à se reprocher là-dessus. Le fait que la France a nommé une secrétaire d’Etat des droits de l’homme et , le cas n’est pas banal, qu’elle la rattache au ministère des Affaires Etrangères, est démonstratif. Faux ! Les faits parlent d’eux-mêmes. La plus vieille démocratie de la planète est aussi le pays de la génocide des Indiens, de la traite des Noirs, de l’esclavage et de la discrimination raciale. L’Angleterre et la France, citées souvent comme modèles exemplaires de la démocratie dans les manuels scolaires, ont été des siècles durant les pays de la colonisation avec tout ce qu’elle comporte de violences , de tortures, de dominations et de pillages. Hitler, que la démocratie porta au pouvoir, représentait le mal absolu dont l’essence se révélait dans l’extermination des Juifs. Ces pages noires de la démocratie doivent inciter à plus de modestie.
Les démocraties n’ont de la démocratie que le nom. Il ne s’agit rien de moins que de banales oligarchies. On imagine mal qu’une forme oligarchique ait la chance d’emporter l’adhésion de la planète en tant que valeur universelle. La chute du mur Berlin marque davantage le triomphe de l’économie du marché qu’un succès de la démocratie. Aujourd’hui, la démocratie est devenue une idéologie au service des puissances néo-coloniales. Il lui a fallu avoir recours à la force des armes pour s’imposer en Irak : elle suscitera plus de désillusions que d’adhésions.
S’il y a la revanche de « l’homme afrique », il ne faut surtout pas chercher du côté des Chinois. Il n’est pourtant pas loin. Il suffit de ne pas pratiquer la polique de l’autriche pour le trouver.
Les armes livrées par la Chine au Soudan représente 8% de l’importation des armes de ce dernier. De là à la traiter d’un des complices des atrocités commises à Darfour, il y a un pas que vous avez allègrement franchi pour exonérer les vrais coupables.
Si « les librtés fondamentales sont les droits naturels de tous les êtres humains », expliquez-moi pourquoi les sans-papiers vivent en France comme des esclaves! Ne sont-ils pas des êtres humains???
Puisque le courant ne passe pas entre nous, je vous promets de vous répondre pour la 1ère et pour la dernière fois.
« La plupart des gens savent, sans avoir à le répéter comme vous le faites sans cesse, qu’il n’y a eu aucun massacre proprement dit sur la place qui a été évacuée à temps. » Si c’était le cas, j’enterrais volontier ma hache de guerre. En ce qui concerne ce qu’il est arrivé ailleurs à Pékin dans les jours qui suivent, j’aurai l’occasion d’y revenir. Chaque chose à son temps.
Quant au Grand bon en avant, personne ne peut m’expliquer qu’il est comptable de la famine!
« Sans doute, la Chine n’est-elle pas à l’abri de crises futures… »
L’avenir dira si vous avez raison. Une chose est sûre: la campagne « anti-droitière », le « Grand bond en avant », la « Révolution culturelle »… ne pourront plus se reproduire en Chine. De parler du stalinisme, cela relève de la pure propagande.