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Chacun ses goûts, je n’ai personnellement jamais trouvé d’écriture plus belle que celle développée dans « les géants ».
BHL ou autre ne sont pas des écrivains, et, sans entrer dans un débat sur le contenu, n’en ont surtout pas le style.
Dexia, ce n’est pas la banque spécialisée dans le prêt aux collectivités publiques ? A laquelle l’état prêterait de l’argent pour qu’elle puisse mieux le lui reprêter à taux supérieur ?
En quoi le niveau de vie des habitants ou la puissance d’une armée fait la puissance d’un pays ?
Le japon, démilitarisé, n’est-il pas la seconde puissance mondiale depuis des dizaines d’années ?
Selon wikipedia (je n’ai pas trouvé meilleures sources, honte à moi), la puissance d’un pays se définit selon :
- Son rayonnement culturel. On ne peut pas dire que la culture chinoise soit inexistante, du moins dans l’imaginaire collectif.
- Sa défense. Selon la même source, la Chine est le second pays consacrant le plus gros budget à son armement. Là encore après une brève recherche, je n’ai pas trouvé d’information plus fiables. Mais je suis preneur.
- Sa couverture géographique. Sans commentaires.
- Son économie/finance, sans doute le plus important actuellement. La Chine monte plutôt vite.
- Démographie/éducation. Disons que l’un compense l’autre ?
- Politique : Elle est en train de très largement faire ses preuves. Les EU et l’Europe se couchent de plus en plus souvent, de plus en plus bas.
Pas une superpuissance ? Qu’est-ce que ce sera quand elle en sera devenue une … A moins que seuls les EU puissent-être qualifiés de « superpuissance » ?
En quoi les financiers ont-ils à s’inquiéter du réveil de la Chine ?
- Main d’œuvre en quantité immense, moins chère qu’à l’ouest (et plus chère qu’en asie du sud-est).
- Marché monumental, 20% de la population planétaire
- Le tout dans une ambiance de libre-échange et de capitalisme sauvage
Au contraire, les financiers occidentaux ont tout intérêt à voir cette nouvelle puissance se développer. Cela fait plus d fonds, plus de marchés, de nouveaux produits … Sur lesquels ils pourront aller s’enrichir bien plus qu’ils ne l’auraient fait si la Chine était resté un pays sous-développé sans consommation ou presque. Il ne faut surtout pas croire que les grands groupe et grands financiers perdent à l’essor économique de la Chine. D’ailleurs, si c’était le cas, on en ferait pas tant de cas, et les divers gouvernement ne seraient pas à genoux pour essayer de vendre des infrastructures, des supermarchés ou des avions …
Et même si un jour la Chine se met à produire ce qu’au paravent elle achetait, supplantant ainsi les industries occidentales … Les investisseurs se contenteront de reporter leurs fonds vers les groupes chinois. Certains y laisseront des plumes, d’autres les gagnerons, c’est la dure loi de la bourse (dans laquelle la Chine n’est pour rien, au contraire)
Ceux qui vont en souffrir sont :
1) 1es employés occidentaux, qui ne pourront plus faire face au nombre et à la rentabilité des ouvriers asiatiques (qualifications de plus en plus haute, salaires encore loin derrière les standards européens/américains)
2) Le peuple chinois, dans une moindre mesure. Son niveau de vie moyen à toute les chances de s’accroître (principe de la société de consommation) jusqu’à un certain degré. Il n’en reste pas moins que les paysans et employés « basiques » ne profiteront jamais pleinement de l’essor de leur pays.
Il ne faut surtout pas confondre « Chine », « chinois » et « gouvernement chinois ».
La Chine se réveille.
Les chinois le font de gré ou de force, sachant que la majorité est et sera exploité par ce système.
Le gouvernement chinois, au sens large (gouvernement, industriels, et de manière générale la bourgeoisie haut de gamme) va elle en profiter allègrement, récoltant 99% du pactole pendant que ceux qui bossent resteront dans la misère. Bref, le schéma occidental, répété et accentué.
Point.
Il est déficitaire, les faits sont là. Il est bien sûr évident que quand ça l’arrange, le gouvernement n’hésite pas à creuser encore ce déficit au profit de … Certains.
Je pense que si vous discutiez avec des médecins des urgences, vous seriez étonnée. Je ne suis pas favorable à la médiatisation d’un « déficit de la sécu » qui n’a pas lieu d’être. Mais si, il existe bel et bien des gens qui vont aux urgences parce que le fils s’est coupé ou à un rhume. Et à en croire certaines personnes de terrain, c’est relativement courant. Reste à mettre des chiffres sur le « relativement ». Et il faudra pour ça faire appel à des médecins urbains, des médecins de village, des urgentistes, des …
Bonjour.
Le budget de l’état est déficitaire. Il faut donc trouver de nouvelles recettes pour l’état (ou diminuer les dépenses, ce qui l’un dans l’autre revient au même).
Certes, la sécu est « déficitaire », tout comme l’éducation, l’intérieur, la défense, … Il faut donc trouver de nouvelles recettes pour combler ce déficit. Mais rien n’empêche de trouver ces recettes ailleurs. Vous dites vous-même que les deux poches appartiennent au même pantalon.
Or les niches fiscales, les aides aux entreprises, les salaires des politiques, et autre mesures libérales sont des endroits où il serait peut-être possible de faire également des économies. Sans que ce soit fait, ou sans qu’on en entende parler.
Enfin, cela a déjà été dit dans d’autre commentaires, mais il existe d’autre moyens pour trouver ces recettes dans le secteur de la santé. Typiquement, baissé les prix des médecins (pour aligner leurs revenus nets sur ceux d’autres formation bac+5, comme les ingénieurs ou les universitaires). On pourrait aussi envisager la nationalisation du corps des médecins, ce qui permettrait une meilleure répartition de ces derniers sur le territoire, et, via une uniformisation des tarifs cliniques, permettrait des économies. Certes, cela créerait un nouveau corps de fonctionnaires, rémunérés en partie par l’état, mais qui est en l’état actuel des choses largement bénéficiaire. Il y a, comme pour tout, des avantages et des inconvénients. Mais comme ce n’est pas le sujets, j’arrête la digression ;)
Ceci dit, cet article prend le parti de n’aborder que les mesures envisagées par l’état, ce qui est très compréhensible.
Pour citer une nouvelle fois le réquisitoire un humoriste malheureusement disparu : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ».
Et malheureusement, il semble que l’humour se perde.
J’ai encore en mémoire certains animateurs télévisés qui, après un vanne (évidente), se croyaient systématiquement obligés d’ajouter : « Non, je plaisante ». Et quelque chose qui aurait presque pu être fin retombait sauvagement à plat… Eh oui, quand une blague est lourde, elle tombe. Il fallait, depuis quelques années, s’adapter à la beauferie ambiante et au niveau sans cesse décroissant de la ménagère moyenne (un exemple : Pierre Dac -> Bigard). Maintenant, il faut aussi faire attention aux publics censés réfléchir : Sont-ils devenus trop sérieux ou trop stupides, pour encore connaître le concept d’ironie ou de 2°, 3° ou 75° degré.
Au pire, quand on a un doute, on demande… « Tu plaisantais ? » Ou quand on s’insurge et que l’intéressé nous répond que c’est une blague … Un « c’était très mauvais » suffit.
Qui n’a jamais mal pris une vanne le concernant ? Qui colle des procès pour ça ?
J’en profite pour réagir à la fois à vos propos précédents et aux suivants, touchant au concept d’anarchiste (que je précise ne pas être).
J’avoue ne pas avoir tout lu de l’interminable échange. Mais certains points me semble appeler une réponse urgente qui n’a pas été donnée.
1) Votre idée de l’anarchisme, donnée plus bas, est fausse. Du moins plus que stéréotypée. Un peu comme dire : « Les juifs sont tous banquier avec des doigts et un nez crochus, et leur seul but est d’extorquer des sous à leur clients en se faisant plaindre ». Il paraîtra évident à tout le monde que cette image ne touche qu’une large minorité. Idem pour l’anarchiste. Celui qui rejette intégralement, entièrement le système, n’est qu’un stéréotype de plus. Le souci étant qu’il y a plus de cas. On naît juif, on choisi d’être anar. Et quand on choisi, on peut aussi le faire par manque d’information, parce qu’on a aucune personnalité et qu’on préfère se calquer sur un modèle qui nous attire. Dût-il être faux.
Il y a aussi des anars qui vivent au sein de la société/ Il paraîtrait même, selon certains obscures légendes urbaines presque lovecraftienne, que certains aient un boulot !
2) Le sujet proprement dit en fait.
Vous dites qu’il est normal que, lorsqu’on caricature, qu’on plaisante, de façon plus ou moins lourde, on récolte les fruits de ses bêtises ?
Reprenons votre exemple, en l’occurrence inapplicable au cas actuel. Quelqu’un fait une blague raciste à Barbès. D’une part, la plupart des blagues racistes que j’entends viennent des individus qu’elles touchent (noirs, juifs, …). Sans doute vis-je dans un monde déconnecté du commun des mortels. D’autre part, en admettant que les habitants de Barbès soit à ce point stupides qu’ils soient incapables de saisir le concept de « second degré », en quoi est-il condamnable d’aller se plaindre à la police de s’être fait démolir pour une parole en l’air ?
Au pire, on considère la blague comme une agression. En cas d’agression, la légitime défense est autorisée tant que son ampleur est équivalente à l’agression (interdiction d’utiliser un pistolet lorsqu’on se fait à peine bousculer par exemple). La seule chose que nos sympathique blacks nord-parisiens auraient donc pu faire aurait été d’insulter Siné. Auquel cas, jamais il n’aurait été se plaindre à la police.
Bien. Maintenant, revenons au cas qui nous occupe. Siné fait une caricature de plus. Une simple phrase, pas plus méchante qu’une autre.
(Au passage, si elle avait été sur les noirs, personne n’aurait moufté, malgré le passé esclavagiste de la France, les diverses guerre auquelles elle pu participer, … Moins expéditif et instantané que la Shoah, mais au combien plus dommageable sur le long terme. Alors que la France à, dans le cas des nègres, vraiment participer. Si l’exemple bloque, remplacez le par une comparaison avec des arméniens, des rwandais, des indiens, des aborigènes, …)
Bien que cette pique concernait la communauté juive, et que cette dernière à allègrement prouvée, par ses éléments les plus extrêmes, être sensible (assimilation anti-sioniste - anti-israël - antisémitisme, …), il y a déjà eu des caricatures sur les juifs dans la presse française.
On peut légitimement se demander si la problème vient du fait que cette attaque concerne les juifs (ce à quoi personne de censé ne peut croire) ou du fait qu’elle concerne la famille Sarkozy. On peut tout autant se révolter : Quelle que soit la réponse, la liberté de la presse et la liberté d’expression est en jeu.
Mais à la limite, ce n’est pas le plus grave. Le pire est que la réponse est tout à fait disproportionnée. Que Siné se moque du fils Sarkozy, voire des juifs, ok. Que d’autres journalistes se moque de Siné ou le taxent d’antisémitisme en retour, ok. Qu’on vire quelqu’un dont le boulot est de se moquer, non.
Au moyen-âge, les plus grands tyrans avaient besoins de bouffons, pour souligner leur travers et faire rire courtisan et plèbe. Supprimer les bouffons, c’est quitter la tyrannie pour passer à la dictature.
Je suis assez d’accord.
On peu allègrement critiquer notre président sur sa notion de la culture, et de manière générale, de savoir. Idem pour l’éducation et une énième diminution des programmes.
Pour autant, je ne vois nulle part dans les citations de cet article une quelconque allusion à l’inutilité de l’enseignement de la Princesse de Clèves (à moins bien sûr de considérer le bénévolat comme inutile). Moins encore que « lire ne sert à rien ».
Vous m’excuserez de ne trouver dans cet article, et surtout dans les commentaires qui le suivent, qu’un prétexte à critique. Et il est bien malheureux de critiquer nos politiques sur de tels sujets, là où il y a tant de combats à mener.
A moins que le but soit, plus simplement, de nous dérider en nous moquant de notre président. Auquel cas je vous rappelle que le mépris de l’intellectualisation de sa part est tout sauf neuf.
Lorsqu’on ajoute en plus des pique d’un paragraphe sur « souffert sur elle : non, pas sur elle parce que c’était pas une fille comme ça », on tombe franchement dans … L’humour gratuit, à seul but de trouver une critique supplémentaire. Pourquoi ne pas prendre les « critiques » de M. Sarkozy comme des plaisanteries ? Il ne vous est donc jamais arrivé d’en faire au sujet de la culture ?
Je confirme, les plus conservateurs ne sont pas forcément ceux qu’on croit. Et je vouerai une aversion éternelle à ceux qui m’ont forcé à défendre ce cher président.
PS : Selon le dictionnaire de l’académie française :
En herbe : « se dit d’une personne jeune qui se prépare ou se destine à exercer un art, un métier, etc., pour lequel elle montre des dispositions. »
C’est surtout la seconde partie qui me gène … Trop prompte est la critique.