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Effectivement, les gens ont des ordinateurs pour les utiliser, pas pour les configurer. Or il serait temps de se rendre compte que l’ajout d’un programme, même si c’est facile à faire, c’est de la configuration, étant donné qu’on ajoute une fonctionnalité à la machine.
Dans l’idéal, le end-user n’a pas à installer des programmes. Les programmes installés doivent correspondre à ses besoins et il n’a donc pas besoin d’en installer de nouveau.
Je sais bien que c’est un point de vue irréalisable. C’est pourquoi je trouve que le principe du menu « Ajouter/Supprimer un programme » d’Ubuntu est une bonne idée : il ne permet a priori que l’installation de programmes sécurisés (car récupérés sur les dépots officiels) et dont l’installation ne causera pas de dommages au système. Et quant à l’utilisateur qui voudra dépasser ce stade et installer d’autres programmes, il lui faudra faire l’effort de comprendre ce qu’il faut faire et on peut alors espérer qu’il ne fera pas n’importe quoi.
Je remarque que vous n’avez pas réagi lorsqu’on vous montre à quoi ressemble réellement l’interface graphique d’Ubuntu (notamment avec les effets de Compiz Fusion activés).
D’autre part, que vous ayez eu une expérience malheureuse avec Ubuntu, je le conçois sans problème, ce sont effectivement des choses qui arrivent. Mais généraliser cela en prétendant qu’Ubuntu n’est pas stable et a 15 ans de retard, c’est de la mauvaise fois flagrante. Et à ce genre de petit jeu, je pourrais vous dire que l’installation d’Ubuntu sur le portable de ma copine il y a quelques semaines s’est passée à merveille : matériel reconnu, aucun bug, activation de Compiz sans problème. Pour autant, je ne prétends pas que cela se passe aussi bien à chaque fois.
Ensuite, dire que Ubuntu=Linux=Unix montre votre inculture sur la nature de Linux.
Et enfin, j’ajouterai que lorsque vous accusez les développeurs de Linux de ne pas savoir ce qu’est un end-user, c’est que vous n’avez pas compris que selon la philosophie Linux, un end-user ne doit théoriquement pas avoir à faire des travaux d’administration et le simple fait d’installer un programme est déjà un acte d’administration et ne devrait pas se faire sans réflexion préalable.
Or c’est un des effets pervers du système Windows d’avoir laissé croire que l’installation d’un programme était quelque chose d’anodin et de banal. Résultat, on voit bien souvent des utilisateurs qui pourrissent leur machine à coups de programme installés n’importe comment.
Donc je vous rejoins sur le fait que Linux est gratuit et ne coute que du temps, mais ce temps correspond au temps minimum que chaque utilisateur devrait prendre pour comprendre vraiment comment fonctionne sa machine et comment l’utiliser sans risque. Tant que les gens ne seront pas prêts à cela, le dépannage informatique aura de beaux jours devant lui et peut-être les blagues sur les dépanneurs informatiques seront-elles les blagues sur les garagistes du XXIe siècle.
Bien sûr, on peut penser que la phrase que vous évoquez « décrit bien le personnage ». Mais personnellement, j’évite de résumer les personnes, quelles qu’elles soient, à des petites phrases sorties de leur contexte.
Car à ce compte-là, n’oubliez pas « le bruit et l’odeur ». Nous aurions eu pendant 12 ans un président qui pensait : « Il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d’or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur, eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. »
Honnêtement, que Siné soit antisémite ou non, je m’en fous pas mal. Par contre, si vous voulez le prouver, trouvez de meilleurs arguments.
« En quoi fight club est anar ? »
Bah, c’est de l’anarchisme made in MTV. On projette un discours pseudo-anarchiste avec suffisamment d’images chic et toc pour le spectateur n’aille pas plus loin que le trivial « cool, foutons-nous sur la gueule et faisons tout péter ».
Dans le genre film clipesque, Fight Club est loin d’être le pire et se regarde plutôt bien. Mais faut pas le prendre pour ce qu’il n’est pas.
L’auteur de l’article n’est pas journaliste, mais enseignant. Je pense donc qu’il pouvait à bon droit écrire cet article, il n’a pas de quotas d’audience à respecter, ni même de patron qui lui dit quoi écrire.
Aussi votre colère envers les journalistes, même si elle peut se justifier, se trompe ici de cible…
« Le systême tibétain n’est pas non plus une théocratie à proprement parler car ne se revendique d’aucun dieu en particulier. Il semble échapper également à l’auteur de l’article que le Dalaï Lama n’a pas demandé a être ce qu’il représente,n’est pas arrivé au pouvoir par un coup d’état ni par une magouille politique quelconque et de ce fait,n’a pas besoin de se justifier (chose qui reste par ailleurs une curiosité typiquement occidentale,voire judéo-chrétienne). »
C’est ce que j’appelle jouer sur les mots. Certes, étymologiquement, le système tibétain n’est pas une théocratie, mais on peut lui trouver d’autres noms peut-être plus corrects mais guère moins reluisants (aristocratie religieuse, oligarchie religieuse, autocratie religieuse, choisissez celui qui vous convient le plus).
Quand au fait que le Dalaï Lama n’ait pas demandé à être ce qu’il représente, je ne vois pas en quoi cela l’empêcherait de se justifier. La plupart des monarques qui se sont succédés en France n’avaient pas choisi d’être ce qu’ils étaient, ils l’étaient de par leur naissance. Cela justifiait-il la monarchie absolue ? Si l’on croit en la démocratie, tout dirigeant non désigné par le peuple n’a aucune légitimité, et ce, quelque soit le mode de désignation.
Mais rassurez-vous… Je sais bien que ma culture n’est pas illimitée. D’ailleurs, c’est pour cela que je continue à lire régulièrement. Un peu de logique élémentaire vous aurait empêcher de me prêter des pensées qui ne sont pas les miennes.
Ensuite, je n’ai pas dit que « être inculte veut dire être mal élevé ». Relisez mon commentaire, il disait « incultes et mal éduqués ». J’aurais pu remplacer « mal éduqués » par « incapables de réfléchir » car j’estime que le but de l’éducation (au sens le plus large du terme), c’est avant tout d’apprendre à réfléchir.
Je passe ensuite sur la phrase « Mon point de vue est que lire des romans ne sert à rien et parfois dessert si l’auteur est un gauchiste décadent, un toxicomane genre Baudelaire » au moins pour deux raisons. La première (qui, je l’avoue, est bassement mesquine) est que lire un roman de Baudelaire ne sert effectivement à rien puisqu’il n’en a jamais écrit… essayez donc de garder une certaine cohérence dans ce que vous écrivez. La deuxième est que la vie et les idées des auteurs que je lis n’intervient pas dans ma façon de les lire et de les apprécier (raison pour laquelle le Voyage au Bout de la Nuit est sans doute mon roman préféré).
Par la suite, vous dites que la culture est une perte de temps, qu’il faudrait apprendre aux enfants des choses qui leur seront vraiment utiles et vous précisez ce que vous entendez par « utile », c’est-à-dire une chose qui permet de gagner de l’argent (de préférence plus que leurs parents). Je me pose alors tout un tas de questions. sachant que certains enfants deviendront écrivains et gagneront de l’argent grâce à cela, la littérature devient-elle alors une chose « utile » ? A l’inverse, doit-on supprimer la majeure partie du programme de mathématiques du collège sous prétexte que, pour la plupart des élèves, ça ne leur servira à rien dans leur vie de tous les jours ?
Ensuite, pourriez-vous m’expliquer la pertinence de la phrase « La culture c’est important , mais le sport bien plus , car un esprit sain dans un corps sain » ? Que vient faire le sport dans cette galère ? Que je sache à moins de devenir footballeur professionnel renommé, il ne permet que rarement de bien gagner sa vie, donc je ne comprends pas comment vous pouvez le trouver « utile ».
Enfin, pour ce qui est des intellos qui caressent l’opition publique « dans ses instincts les moins nobles , parfois les plus bas,et surtout , ne pas la heurter pour ne pas l’avoir contre soi », j’ignorais que défendre la culture et l’enseignement de la littérature, c’était de la démagogie. J’en déduis donc que pour vous, l’envie d’apprendre et de se cultiver est un des instincts les moins nobles, les plus bas… contrairement bien sûr à l’envie de s’enrichir qui est donc un des instincts les plus nobles.
NB : Et ne m’accusez pas de condamner l’envie de s’enrichir. C’est un désir qui vaut bien celui d’apprendre.
Par où commencer pour vous répondre ??
Je pense que vous résumez bien votre pensée lorsque vous dites « Le président Sarkozy est un président populaire qui agit pour le peuple , le peuple qui pense simplement et non pas subtilement. »
Là, je lis « les pauvres sont incultes et mal éduqués, et c’est parfait comme cela. » Je ne m’attarderai donc pas plus sur ce que je considère au mieux comme de la condescendance (« ils sont comme ça, on ne peut rien y faire »), au pire comme du mépris.
Par contre, je me demande comment répondre à une phrase telle que « Lire des romans ne sert à rien en définitive sauf à gaspiller son temps car ça n’a jamais préparé l’avenir professionnel ni rempli un compte courant. »
Je suis absolument découragé par la bêtise d’une pensée qui prétend que le seul objectif de l’enseignement doit être de gagner de l’argent. En tout cas, j’ose espérer que vous ne lisez pas de romans, que vous n’écoutez pas de musique (autre perte de temps), que vous n’allez pas au cinéma et que vous menez la vie que vous prônez, entièrement dédiée à l’argent, à surveiller votre « très chère cassette ». (N’essayez pas de chercher la signification de ces guillemets, c’est une référence culturelle et donc totalement inutile).
D’ailleurs, laissez-moi vous poser une question… Comment se fait-il que vous parliez « d’intellos bobos friqués […] dans leurs tours d’ivoire romanesques » ?? Si les romans ne servent à rien, comment se fait-il qu’eux qui ont perdu tant de temps à en lire soit « friqués » ?
Enfin, pour répondre à votre étonnement sur la présence d’oeuvres littéraires à un concours administratif, elle se justifie simplement par la volonté de recruter des candidats qui ont un minimum de capacité de réflexion et non des singes savants ne sachant qu’exécuter machinalement ce que prévoient les procédures.
Cet argument éculé n’a aucun poids. Le mariage implique le consentement mutuel de deux êtres humains. Dois-je comprendre que vous confondez votre poupée gonflable avec un être humain ou qu’à l’inverse vous ne considérez pas des homosexuels comme des êtres humains ?
Votre argument ne tient pas pour la bonne et simple raison qu’il est très difficile de vérifier des renseignements récupérés par la torture.
Qu’est-ce qui empêche un terroriste torturé de balancer son voisin plutôt que ses complices et d’envoyer les services de renseignements sur des fausses pistes le temps que ses petits copains fassent sauter la bombe dont vous parlez ?
La torture ne se justifie ni sur le plan moral ni même sur le plan de l’efficacité.