Portrait de Olif _archipolak

Olif _archipolak

varsolidaire a la bonne cause
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    19H55 10/10/2008

    SAUVE QUI PEUT !

    C’est dingue, en cette période de crise (j’ai failli dire « bordel généralisé »), tout le monde prend la poudre d’escampette ou saute dans les abris. Alors la Dati avec ses regards fuyants et ses escarpins impossibles de poupée Barbie immature, vous pensez !

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    16H26 10/10/2008

    C’EST PAS UN PEU FINI, CESTISES !

    BHL et Houellebecq en une de Rue89, et Minc à celle d’ Eco89. Qu’est-ce qui t’arrives ma petite Rue ? Tu veux vraiment nous noyer sous la connerie épaisse de ces insignifiants. Tu gonfles un peu, là, pour tout te dire. Eyt je te signale que dehors, il se passe des choses autrement plus importantes.

    Tiens, j’en tiens une pour toi, de nouvelle économique sérieuse : « Données venant des Assedic sur une remontée brutale du chômage. Ça vient de l’Afp, c’est daté du 10 octobre 2008 à 15h38.

    Extrait :
    Le vice-président de la CGPME, Jean-François Veysset, a fait état vendredi de données « préoccupantes » venant des Assedic sur une remontée « brutale » du chômage, sans donner de précisions chiffrées.

    « Les chiffrages qui remontent des Assedic nous préoccupent, c’est brutal. Nombre de gens viennent indiquer qu’ils ont perdu ou vont perdre leur emploi. Tout confirme que nous allons faire face à un retournement de l’emploi avec une fin d’année 2008 problématique et une année 2009 où nous allons devoir maîtriser les destructions d’emploi », a-t-il déclaré à la presse.

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    16H04 10/10/2008

    LES LÈCHE-CUL

    Ce matin, vendredi 10, tandis que les places financières et tout le système économique continuaient de s’effondrer, France Inter invitait, à l’heure cruciale de 8h20 et pour la discussion traditionnelle avec les auditeurs entre 8h38 et 9h00, nos deux tocards insignifiants.

    Si ça ne s’appelle pas servir la soupe, ça !

    (Oui, oui, je sais à quoi tu penses, chère Rue, toi aussi tu viens de les mettre en une, nos duettistes. Pour en dire du mal, d’accord, mais quand même, tu crois pas que c’est un peu donner une importance à du creux ? « Parlez de moi, en bien où en mal mais parlez de moi. » Voilà comment on crée des évènements factices, des univers « people » insignifiants.)

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    13H10 10/10/2008

    LAÏUS DE DIAFOIRUS

    Ce laïus bancaire n’a pas le moindre sens. Tous ces discours sur les variantes d’ajustements, les produits dérivés… un blabla pesant pour embrouiller les gogos et tenter de sauver une face déconfite.

    La vérité est que dans le jeu économique, toutes ces dernières années, le système bancaire a réussi à s’imposer comme une plaque tournante incontournable (pas un salaire, pas un revenu qui ne passent OBLIGATOIREMENT par une banque ; aucune entreprise, aucune initiative sans passer par une officine de crédit).

    Arriva dès lors ce qui devait arriver : profitant de cette position hégémonique confortable, les banquiers prirent le pouvoir. Montèrent des échafaudages opaques d’une complexité de tordus derrière lesquels ils mirent à l’abri leurs sales besognes. Transformèrent le système économique en producteur de fric tout à fait stérile et nuisible, en lieu et place de ce qui devait être sa fonction première : produire des biens et des services pour satisfaire les besoins des populations.

    Or voilà qu’à trop vouloir voulu faire les boeufs, les grenouilles financières sont en train d’exploser lamentablement. Bon débarras !

    Je ne sais ce qui va maintenant émerger du chaos que ces imbéciles ont créé, mais ce n’est certainement pas ces inutiles que l’on va regretter.

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    09H20 10/10/2008

    Tout à fait d’accord, à une petite nuance près très importante : ce n’est pas « l’économie américaine » qui est morte, c’est le système économique qui la régissait. Et qui prétendait régir toute la planète.

    Mais les moyens de production restent, les humains restent. Pour peu que ces derniers aient l’idée de s’emparer des premiers et de les réorganiser en les décrassant de tous leurs abus arrogants et destructeurs, on peut, je dis bien, on peut éventuellement voir apparaître le bout du tunnel.

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    08H26 10/10/2008

    FUITE EN AVANT SUICIDAIRE

    La crise actuelle provient précisément du sur-endettement abusif et de l’effondrement du système financier qui le permettait.

    La fuite en avant actuelle (ces injections massives de liquidités purement virtuelles car elles N’EXISTENT PAS !) consacre un peu plus cet effondrement, plus qu’elles ne risquent de relancer un système décidément moribond.

    (PS : très bonne analyse de Gilles Caye.)

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    17H09 09/10/2008

    Drôle de question pour un responsable politique !

    La crise financière, en coupant les robinets du crédit, se répercute forcément sur l’économie réelle qui anticipe le ralentissement de son activité par la multiplication des plans de restructuration (un seul exemple : Renault a annoncé son intention de supprimer environ 4000 postes, plus 2000 dans ses filiales, sans compter les ravages causés par ces mesures chez tous les sous-traitants.)

    Ces restructurations massives ont d’ores et déjà commencé, d’autant que la faiblesse de l’économie réelle (risque de récession annoncée) précédait l’effondrement financier. Conséquence : augmentation spectaculaire du chômage dès le mois d’août 2008.

    Faut-il enfin rappeler que le premier ministre lui-même a annoncé ces sombres perspectives devant VOTRE Assemblée ?

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    15H08 09/10/2008

    DE LA CRISE FINANCIÈRE À LA CRISE DE CIVILISATION

    M. Apparu, vu le nombre de fois où vos « convictions » et vos prédictions se sont révélées fausses, vous devriez peut-être être plus prudent avant d’en formuler de nouvelles. Sutout aussi peu argumentées que celles de votre article ci-dessus.

    Je répugne à laisser des liens vers des billets de mon blog, mais puisque deux de ces billets ont été publiés en tribune par Rue 89, j’ai un peu moins de scrupules.

    1/ Le premier, La sanction d’une dérive, essayait d’expliquer dès le 21 janvier 2008, l’inéluctabilité de l’effondrement du système néo-libéral. Effondrement que je situais dans un autre commentaire (publié sur Rue 89 le 21 mars 2008) « avant la fin 2008, mi 2009 au plus tard ».

    2/ Le second, De la crise financière à la crise de civilisation, plus récent (7 octobre 2008) prévoit exactement l’inverse que le titre de votre tribune, à savoir la fin de l’ère capitaliste, financière (mais c’est déjà fait) comme économique (à très brève échéance).

    Je pense qu’il ne faudra guère de temps à l’histoire pour départager nos points de vue diamétralement opposés.

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    12H08 09/10/2008

    MONNAIE DE SINGE

    Dans le péplum-catastrophe hyperréaliste qui se déroule sous nos yeux écarquillés sur fond de magistral gadin international économico-financier, il y a un détail piquant du scénario qui retient l’attention et fait pouffer aux larmes : tous ces milliards de milliards qu’ils promettent d’injecter dans leurs machins, ILS N’EXISTENT PAS !

    Ce n’est pas vrai qu’ils ont des fonds de réserve, pas d’aussi astronomiques. C’est du vent, des charres, de la monnaie de singe, comme autrefois ces billets en papier de Monopoly que nous brandissions en nous donnant l’espace d’un temps l’illusion de pouvoir posséder le monde entier (ou au moins la rue de la Paix).

    C’est bête ce qui leur arrive. Ils n’y croient même pas à la réalité de leurs milliards de milliards. Sont juste acculés dans leurs derniers retranchements et gagent vaguement qu’ils les récupèreront plus tard, à la prochaine aube de leur humanité capitaliste, quand la dive « reprise » illuminera à nouveau leurs chimères. C’est du moins ce qu’ils vont essayer de faire gober en parlant d’ « investissements », de « pari sur l’avenir » ou de je ne sais quelle autre de leur habituelle bouillie langagière.

    Des craques, je vous dis ! La reprise, ils vont pouvoir se la mettre quelque part ! Et ne me dites pas que c’est le menu peuple qui paiera. PERSONNE ne pourra jamais rembourser des sommes aussi phénoménales et qui ne servent en désespoir de cause qu’à repousser (à peine) l’échéance du désastre fracassant qui les attend.

    Il y a quelque chose de nouveau dans l’invention puérile de ces miraculeux fonds de secours. Quelque chose de presque rassurant, de presque incroyablement réjouissant : nos valeureux dirigeants de la planète sont en train de démontrer que l’argent n’a strictement aucune importance, aucune réalité. Que contrairement au charbon, à l’or ou au pétrole, il n’est pas rare du tout. Qu’il suffit de claquer dans ses doigts.

    L’argent est pure invention des hommes et de leur imagination enflammée. Comme les billets de papier du Monopoly. Comme les sommes colossales, totalement fantasmées, totalement virtuelles, qu’ils sont en train d’injecter dans leurs tuyaux percés. Longtemps ils ont tenté de nous faire croire que l’argent était rare, mais c’était juste pour mener les populations par le bout du nez avec cette foutue idée de « dette publique » !

    Et voilà que nos insectes affolés sont contraints de dévoiler leur pot-aux-roses. Après les nationalisations forcées à faire retourner dans sa tombe le bon vieux Karl (Marx), les voilà qui, tout au fait de leur panique, dévaluent totalement au yeux du monde et pour longtemps la notion de fric.

    Je me demande ce que doivent penser aujourd’hui tous ces pays du monde qu’ils appelaient tiers, et que le Fonds Monétaire International a tenu si longtemps sous ses moralisantes et chiches perfusions. Pour l’instant, pour l’instant seulement, ils en rigolent : « C’est une crise de riches ! Nous compatissons un peu. On en souffrira un peu, mais pas comme les riches. J’allais dire, c’est une crise de la tête ! Ha ha ha ! » (Abdoulaye Wade, président du Sénégal).

    Décidément, ce film en cinémascope ne tient pas seulement du divertissement grand-public comique, il tourne au film à thèse hautement pédagogique.

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    Le Yéti | yetiblog.org
    10H07 09/10/2008

    En 1945, soit quinze ans après 1929, nous n’étions pas au stade ultime et possiblement supportable du développement technologique. Ce n’est qu’après qu’on créa l’appareil ménager, la voiture pour chacun, le confort sanitaire… Et le climat coulait des jour encore assez doux au soleil.

    Aujourd’hui, que nous réfutions ou non notre société actuelle, que nous ayons créé ou non « un autre système pour des jours meilleurs », que nous participions ou non au changement du système actuel (basé sur la croissance exponentielle), nous allons être contraints à cette mutation par des éléments extérieurs bien supérieurs en forces à celles des sociétés humaines : conditions climatiques, épuisement des ressources énergétiques sur lesquels reposent entièrement notre organisation actuelle…

    Pour conclure, à tous ceux qui se satisfont un peu rapidement de l’effondrement complet du système capitaliste, et à ceux qui à l’opposé trouvent bien naïf et excessivement optimiste d’imaginer que cela puisse déboucher sur un monde meilleur, je dirai que,
    un/ j’ai parfaitement conscience que l’écroulement du premier ne se fera pas sans troubles ni douleurs ;
    deux/ que je n’ai pas la moindre idée de l’organisation sur laquelle nous allons déboucher. Bon au mauvais ? Cela dépend du comportement des sociétés humaines en général, mais aussi de chacun d’entre nous en particulier.

    En attendant, la première chose qui me paraît nécessaire, c’est de garder un certain recul pour essayer de bien comprendre la situation actuelle, sans fantasmer la réalité.

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    Gringo | 
    17H58 08/10/2008

    Bonjour Les Chats,

    Pour ce que j’en comprends et avec mes mots…

    Pour emprunter de l’argent à une banque centrale, une banque doit apporter (en garantie) 2% du montant de l’emprunt. Quand elle n’en dispose pas, elle emprunte à court terme à une autre banque.

    Une crise de liquidités, c’est quand les banques entre elles ne se font plus confiance et ne se prêtent plus d’argent (ou à des taux impossibles), c’est pour ça qu’on parle de ‘crise de confiance’.

    L’état semble pouvoir intervenir de deux façons : soit il apporte des liquidités aux banques, leur permettant d’emprunter sur la base de leurs ‘nouvelles’ liquidités (le cas anglais), soit en permettant de réduire auprès de la banque centrale le montant dde liquidités nécessaires (le plan Paulson).

    D’après M. Greed sur le sujet en live,
    « Lee problème avec la liquidité bancaire, ce n’est pas tant son prix que sa disponibilité nulle. « 
    Donc, pour lui, le cas anglais est plus approprié.

    Et si le gouvernement américain ne garantit pas les dépôts de liquidités, c’est qu’il n’interdit pas aux banques de piocher dedans (« là où c’est disponible, justement ») pour leur permettre d’emprunter (à des taux plus intéressants, grâce au plan Paulson) à la banque centrale.

    Je suis pas tout à fait sur, mais, c’est ce que je comprends.

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    Gringo | 
    16H05 08/10/2008

    […]Elle alla crier famine
    Chez la Fourmi sa voisine,
    La priant de lui prêter
    Quelque grain pour subsister
    Jusqu’à la saison nouvelle.
    Je vous paierai, lui dit-elle,
    Avant l’août, foi d’animal,
    Intérêt et principal.
    La Fourmi n’est pas prêteuse ;
    C’est là son moindre défaut.
    Que faisiez-vous au temps chaud ?
    Dit-elle à cette emprunteuse.
    Nuit et jour à tout venant
    Je chantais, ne vous déplaise.
    Vous chantiez ? j’en suis fort aise :
    Et bien ! dansez maintenant

    Et… « les banques valsent »…

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    Gringo | 
    15H40 08/10/2008

    « cette nouvelle politique met en application l’idée que le pouvoir politique intervient, mais subsidiairement, en attendant que le système économique libéral, c’est-à-dire la loi du marché retrouve son équilibre »

    En bref, l’interventionnisme libéral, c’est « Il est urgent d’attendre »

    Y’a rien qui va mal, on s’occupe de tout…

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    Gringo | 
    15H30 08/10/2008

    C’est vrai qu’affirmer que « ce n’est pas la faute du capitalisme » c’est laisser ses « considérations partisanes » de côté. Merci M. Fillon.

    Au fait, si c’est la faute « à une mauvaise régulation du capitalisme », on est en droit de se demander qui le régule depuis 2002 ?

    Et si c’était « une capitulation due au mauvais réalisme » ?

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    Gringo | 
    14H38 08/10/2008

    Pourriez-vous s’il vous plaît développer la fin de votre commentaire (à partir de « l’Euro ne pourra pas… ») ?

    Désolé, mais ça m’échappe un peu…

    En quoi un état fédéral européen pourrait pallier l’éffondrement du dollar ? Et qu’ont compris les marchés et les banques centrales asiatiques ? Vous pensez qu’elles gèrent mieux la crise que nous, européens ?

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    Gringo | 
    13H06 08/10/2008

    Merci pour les explications M. Riché

    Ca confirme quelques pensées que j’avais, à commencer par l’irrationalité de la chose et le fait que « Et ça va marcher ? Qui sait ? »

    Par contre, je me demande quand même… Je me doute que les caisses (de l’état) ne sont pas moins vides ailleurs que chez nous et que toute action gouvernementale passera forcément par une augmentation de la dette publique. Partant de là, on lit dans la rubrique « à chaud » que le nikkei a perdu 10 points cette nuit et la dette publique du Japon est déjà incroyablement élevée (http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_publique).

    je me demande donc ce que peut bien faire le gouvernement japonais (et d’autres d’ailleurs) pour essayer d’enrayer cette crise?

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    Gringo | 
    12H21 08/10/2008

    Bah, je préfère ça que Capdevielle ;-)

    Sinon, oui, c’est très simple, la machine à gagner tourne à l’envers et fonctionne en machine à perdre.

    « Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste »

    Kenneth Ewart Boulding (économiste)

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    Gringo | 
    11H21 08/10/2008

    Il semblerait que la « main invisible » qui tient le marché ait la tremblote en ce moment.
    Maladie incurable…?

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    Gringo | 
    10H54 08/10/2008

    Euh, Woody Allen (perso, j’aime beaucoup) ou Mesrine ne semblent pas satisafaire grand monde…

    Il n’y a pas le ‘Khamsa’ de Karim Dridi qui sort aussi cette semaine? Sinon, il y a le nouveau Garrel. Enfin, je dis ça, c’est juste pour proposer…

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    Le Yéti | yetiblog.org
    00H11 08/10/2008

    BONUS/MALUS

    N’est-ce pas notre Foutriquet qui a dit récemment que tout responsable devait assumer ses responsabilités, que les chefs devaient payer pour leurs erreurs, leurs manquements ou leurs fautes, que les « parachutes dorés » étaient une hérésie du passé ?

    Voilà que maintenant, ce libéral convaincu veut nationaliser les banques, dénonce les « malfaiteurs » qui, récemment encore, l’accueillaient en vacances ; le voilà, dérégulateur patenté au nom de la modernité, qui hurle à la régulation contre les forces diaboliques de la sournoise finance ; le voilà, adorateur onctueux proclamé de l’Amérique bushienne, qui vitupère contre les voyous de Wall Street …

    Mais dites-donc, au fait, ce freluquet pérorant n’a-t-il pas lui-même carrément raté TOUT CE QUIL AVAIT PROMIS DE FAIRE ! « Président du pouvoir d’achat » ? Ouille-ouille-ouille ! La croissance qu’il irait chercher « avec les dents » ? Aïe-aïe-aïe ! .

    Ohé, ohé, brave gens, quand allons-nous enfin nous décider à virer ce suffisant insignifiant, ce pompeux imbécile et sa bande de sinistres scélérats à grands coups de pompes quelque part ?

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    18H57 07/10/2008

    Pour le titre, merci à Rue 89 qui en est l’auteure.

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    Gringo | 
    12H40 07/10/2008

    Perso, je vois come vous Dust.
    Et puis le contraire m’etonnerait de Matt Groening.

    De toute façon, Homer avait proposé Ralph Wiggum comme candidat, doncdans tous les cas, il vote par dépit.

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    Gringo | 
    12H25 07/10/2008

    Je n’ai pas l’impression que l’affaire Keating soit à l’échelle du problème…

    Par contre, l’aveu républicain : « si on continue à parler de la crise économique, on va perdre ».
    me paraît être un terrible constat d’échec, d’autant plus fort qu’il est exprimé par les républicains. Ca doit pouvoir faire basculer quelques indécis…

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    07H55 07/10/2008

    « Les fous ont pris le contrôle de l’asile »

    Contre-sens total ! Les fous ne viennent certainement pas de prendre le contrôle des « asiles » boursiers et financiers. Ils y étaient depuis longtemps et leur pire folie a été ces hallucinantes spéculations financières auxquelles ils se sont livrés depuis des années, ces montages tordus et déments n’ayant pas la moindre once de justification sensée.

    Ce qui se passe aujourd’hui, c’est l’inverse d’un coup de folie. Un éclair terrible de lucidité qui ramène brutalement le fou à son lamentable état de folie. Et le terrifie.

    Car enfin, la crise n’est plus seulement financière et le fou s’en est rendu compte. C’est l’économie capitaliste réelle qui est frappée. Hier, lundi noir, ce ne sont pas seulement les valeurs financières qui se sont effondrées, mais les valeurs industrielles (Arcelor Mittal, l’automobile…).

    Autre signe de lucidité meurtrière, les fous, comme vous les appelez, se sont rendus compte qu’ils ne pouvaient même pas, même plus, compter sur le secours des États. La valeur financière qui a le plus chuté ce lundi de triste souvenir, fut celle de Dexia, cette banque en déroute que deux gouvernements, belges et français, prétendaient avoir sauvée.

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    07H14 06/10/2008

    ÉTONNEMENT

    Je ne suis pas une lumière en matière de production d’électricité. Mais tout de même, je ne laisse pas d’être étonné par l’ire indignée, contre ces moulins à vent modernes que sont les éoliennes, de ceux qui ne pipent mots devant les périls engendrés par le retraitement des déchets nucléaires, qui se laissent encrasser sans broncher par les fumées des pots d’échappement dans les villes, qui subissent sans réagir la pollution chimique grandissante des cours d’eau, des fleuves, qui ne trouvent rien à redire contre les nuisances sonores des aéroports aux abords des complexes urbains, contre ces hideuses lignes à haute tension qui souillent nos paysages…

    Don Quichotte, en se ruant à l’assaut des moulins à vent, avait au moins, lui, l’excuse de la lubie et de l’hallucination. Mais eux ? …

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    10H42 05/10/2008

    DU VENT !

    Les « promesses » de soutien aux banques par les gouvernements européens, ce week-end, valent leur pesant de courant d’air. Des mots, des mots, des mots. Aucun détail chiffré, aucune stratégie proposée.

    Et pour cause ! Un « soutien » aux banques avec quoi ? Les caisses des États sont vides. Et je vous parie que les banques centrales elles-mêmes, qui ont déjà injecté des milliards et des milliards pour tenter, en vain, de maintenir à flot un système moribond, font désormais fonctionner la planche à billets. Chacun sait comment ça se termine, n’est-ce pas ?

    Attendons maintenant les « craquements » (ils vont venir !) des premières banques dites « populaires » (genre Caisse d’Epargne ou Crédit Agricole chez nous). Et voyons les réactions de « l’Europe ».

    Le gouvernement belge, qui dans un premier temps avait volé au secours de la banque Fortis pour pallier à l’urgence, cherche déjà à se débarrasser dare-dare du baton merdeux.

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    09H17 05/10/2008

    Le système va avoir des sursauts. Il en a déjà. Mais de plus en plus erratiques et désordonnées.

    Cf. les « promesses » de soutien au banques par les gouvernements européens, ce week-end. Que des mots, aucun détail chiffré, aucune stratégie proposée. Et pour cause ! Le gouvernement belge, qui dans un premier temps avait volé au secours de la banque Fortis pour pallier à la catastrophe, cherche déjà à se débarrasser du baton merdeux.

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    01H08 05/10/2008

    @ jpp64

    Je n’aime pas trop le concept de « décroissance ». Trop dépendant (même en négatif) de celui de « croissance ».

    Le problème n’est ni l’un, ni l’autre. Mais la quête d’un point d’équilibre situé au-delà de toutes ces — comment les appeler aujourd’hui ? — oui, de toutes ces vieilleries d’un passé désormais révolu.

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    20H58 04/10/2008

    UNEVOLUTION HISTORIQUE

    Les analyses de Jean Matouk, pour intéressantes soient-elles, me paraissent totalement décalées par rapport à la réalité. Car elles s’inscrivent dans la pérennité d’un système qui parvient aux termes de son histoire.

    Le système capitaliste est basé sur une anomalie contre-nature : la croissance exponentielle à tout prix. Sans croissance, le système s’écroule.

    Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est justement rien moins que la mort de ce système. Notre système économique capitaliste tel qu’il régie le monde depuis le début de l’ère industriel, a atteint désormais un point de non-retour historique.

    La croissance a depuis longtemps dépassé la mesure en dégueulant ses superflus inutiles. C’est pourquoi depuis bientôt dix ans, elle ne reposait plus sur la production de biens et de services, mais sur une tare congénitale : la production d’argent. Avec l’effondrement de ses organes de régulations financières, c’est un pilier fondamental du capitalisme qui disparaît.

    La course insensée à la croissance a également contribué à épuiser les ressources énergétiques sur lesquelles elles s’appuyaient. Deuxième pilier à mordre la poussière.

    Elle a enfin carrément mis en péril nos conditions climatiques de survie. Troisième pilier à l’agonie.

    Dans les mois, que dis-je, dans les jours qui viennent, le moteur économique du capitalisme va se gripper et caler.

    La seule chose qui pourrait aujourd’hui repousser l’échéance de cette disparition souhaitable, c’est une guerre. Comme en 1914 et 1939 quand, une fois la sauvagerie terminée, les destructions massives donnèrent un coup d’oxygène à la croissance en obligeant à reconstruire (les Trentes Glorieuses).

    Si la communauté humaine parvient à éviter cette sinistre extrémité (pas sûr, hélas), nous allons assister dans les mois à venir à une refondation totale de l’organisation économique de la planète. De gré, si nous en sommes capables. Ou de force, si nous continuons à nous amuser aveuglément avec nos vieux jouets à la ramasse, ceux que préconise Jean Matouk dans son analyse : relance de l’offre, des investissements… Offre de quoi, investissements pour quoi ?

    Le problème n’est même plus de réorganiser la répartition des richesses, surtout sous la seule forme financière. Mais de redéfinir la notion même de richesses. Richesses vitales. Richesses de confort. Et surtout « richesses » destructrices, tous ces produits et services superflus, inutiles et carrément nuisibles que la machine a stupidement lancé pour alimenter sa course imbécile à une « croissance » dépourvue de sens.

    En somme, toute une réorganisation à repenser, toute une logique de fonctionnement à . Ce qu’elle sera, positive ou négative, je ne sais pas.

    Cette véritable révolution, qui restera dans l’histoire de l’humanité, va se produire dans les années à venir. De notre gré (mais en sommes-nous capables ?). Ou de force (avec la cohorte des tragédies qui ne manqueront pas de l’accompagner).

    « Le monde est au bord du gouffre », a enfin reconnu le premier ministre Fillon. Fasse qu’il ait parlé du monde capitaliste et non de NOTRE monde à nous.

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    Le Yéti | yetiblog.org
    06H49 04/10/2008

    Une petite dernière pour la rigolade :

    - hier soir, une dépêche AFP : « le plan de sauvetage enfin adopté aux États-Unis, les marchés respirent » ;

    - hier soir toujours, Wall Street (qui était en hausse juste avant le vote du Congrès US) est en recul de -1,50% (et la bourse de Sao Paulo de -3,53%).

    La confiance respire à mort sur les « marchés » !

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    20H36 03/10/2008

    MESSAGE AU BON PEUPLE

    Alors, mon p’tit peuple, ça va ? On ne t’entend plus beaucoup, ces derniers temps. Bon d’accord, la tempête qui sévit dehors fait un sacré raffut dans les mâtures et les haubans. Mais enfin tu ne t’imagines pas que tu vas rester comme ça, à l’abri indéfiniment sous ce pauvre auvent de boutiquier, engoncé dans ton misérable blouson même pas imperméable, le parapluie en quenouille, avec ton air de chien battu, ton air contrit et ton nez qui coule ? Parce qu’avec le méchant zef’ qui souffle en rafales et les torrents de boue qui débordent des caniveaux et déboulent sur les trottoirs, tu vas être saucé en un moins de temps, mon vieux, c’est moi qui te le dis. La tornade, elle est pas prête de s’arrêter !

    Me dis pas que tu avales encore les prévisions tordues de ces météorologues de mes deux. Qui nous rabâchent de plus en plus fort, de plus en plus hystériquement, de ne pas paniquer ! La Christine L’hagarde, ministre des intempéries économiques, c’est un bêtisier congénitale à elle toute seule, cette bonne femme ! Pas une de ses innombrables interventions qui ne soient une grosse connerie. Sa dernière en date : la France n’est pas en récession, elle est « en croissance négative » ! Ho ho ho !

    Et le Foutriquet à ressort, avec son chapeau à lapin râpé, tu le sais bien que c’est un ringard question prestidigitation (même si tu as un peu voté pour lui, au dernières élections, hein mon nigaud ?). Quoi, comment, le numéro du branleur dure jusqu’en 2012 ??? À ce moment-là, mon vieux, sous ton pauvre auvent avec ton pauvre blouson et ton parapluie déglingué, tu seras complètement torché, lessivé, rincé à l’os… Tu le sais bien que ça ne va pas tenir jusque là, n’est-ce pas ? Même les rats du navire sont contraints de l’admettre : « Le monde est au bord du gouffre » (François Fillon, premier ministre français, 2 octobre 2008). Quelques mois et je te fiche mon billet que leur rafiot aura rendu l’âme.

    Tu sais aussi que ce n’est plus les urnes qui vont faire tourner le vent. Rappelle-toi, en 36, ce n’est pas aux élus du Front Populaire que tu dois les bouleversements sociaux sur lesquels toi et tes mômes vous avez pu vous reposer. Mais parce que toi et tes potes, vous avez carrément occupé les usines et la rue. Et pourtant, en ce temps-là aussi, c’était la crise.

    Eh oui, mon petit peuple, je crains fort que cette fois tu sois rapidement obligé de bouger à nouveau ton cul si tu ne veux pas finir emporté par les typhons mauvais. Avec ou sans mots d’ordre des responsables syndicales ou politiques, va falloir à nouveau te retrousser les manches. Parce que ça va devenir drôlement physique, notre histoire. Si tu n’occupes pas presto tes usines, tes sièges sociaux, eux vont s’occuper de toi. Si tu ne t’empares pas rapido de la rue, tu vas de toute façon t’y retrouver. Et puis dis-moi le moyen de virer le ramassis de scélérats et de faux-culs qui nous ont déclenché cet ouragan ? Attendre 2012 ? Ho ho ho !

    Bon, enfin tu fais comme tu veux. On est au pied du mur, toi et moi. Seulement si on tarde trop à ruer dans les brancards, les brancards nous auront emportés. Et je ne donne pas cher de notre peau.

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    07H00 03/10/2008

    FUTILITÉ

    « La plus haute autorité de l’État se moque du monde. Il occupe le terrain médiatique sans discontinuité. Il intervient à la moindre occasion, sur des affaires parfois futiles. D’ailleurs, ces états généraux, en ces temps de crise majeure, ne sont-ils pas d’une grande futilité? Je trouve tout cela consternant. »

    J’allais ajouter mon grain de sel sur cet édito de ma chère Rue. Et voilà que je tombe sur le commentaire ci-dessus, d’un certain Orsu, paru dans un organe concurrent (LeMonde.fr). Pourquoi se casser la tête pour dire moins bien.

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    23H35 02/10/2008

    PATIENCE

    Vu la sale tournure que prend la conjoncture nationale et internationale ces toutes dernières heures, ça ne serait peut-être pas mal d’attendre un petit peu avant de conjecturer sur l’avenir et le bien-fondé de ce fastidieux RSA, non ?

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    16H26 02/10/2008

    NON-AVIS

    Si pour donner un avis sur un livre, il faut le lire en entier, eh bien ceci est un non-avis.

    Parce que pour lire un livre en entier, et donner un avis, il faut d’abord avoir une envie. Et là encore, il y a de ma part une non-envie carabinée !

    Non franchement, lire les échanges de ces deux tocards médiatiques insignifiants, ça va un moment ! S’intéresser à ce genre de baudruches requiert, soit du temps à perdre, soit un sacré manque de sens existentiel ! Allez hop, du balai, passons à autre chose…

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    Le Yéti | yetiblog.org
    00H27 02/10/2008

    « ce qui est dangereux dans les propos de Rouillan, c’est qu’ils ont d’une certaine manière une actualité plus brûlante [aujourd’hui] que dans les années 1980 »

    Eh oui, Blanqui2, vous avez tout compris, vous !

    (NB : je parle de votre commentaire ci-dessus, mais aussi du tout premier, celui de 23h22.)

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    Le Yéti | yetiblog.org
    23H40 01/10/2008

    LARVE

    Ah oui, mais le plus sinistre dans l’affaire, c’est la façon dont ce suintant Hollande a cru bon d’en remettre dans le coup de pied à l’âne par derrière, rajoutant ses cris d’orfraie aux anathèmes du Parquet, enjoignant Besancenot de se débarrasser de ce bâton merdeux qui a rejoint son mouvement. Sinistre coup de couteau dans le dos par le lâche ou le faible. Berk !

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    Gringo | 
    18H01 01/10/2008

    Je comprends votre point de vue (et ça fait plaisir de lire quelqu’un qui n’est pas d’accord et qui l’explique, poliment qui plus est).

    Je suis d’accord avec vous, les experts et décideurs (de tout bord et de tout temps) font plein d’erreurs, qui font entre autres qu’on se retrouve dans des situations comme celle-ci.

    Ceci dit, si j’ai des opinions sur l’économie et l’interventionnisme de l’état, je les ai sur des politiques « à long terme ». Là, pour le coup, il s’agit d’une situation de crise et d’action rapide et massive (pas d’une réformette, comme à l’habitude).

    Et perso, même si je m’y intéresse, je ne comprends pas vraiment quels leviers l’état est en mesure d’actionner, ni leur éventuelle conséquence et encore moins à quelle échelle. Donc, si j’avais été sondé, j’aurais fait partie des 3% qui se taisent et j’eus cru que nous serions plus nombreux dans ce cas.

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    Gringo | 
    17H10 01/10/2008

    Soit, j’en prends bonne note.

    Pour préciser un peu mon point de vue (c’est vrai que j’ai divagué).

    Je sais bien que l’opinion n’est pas décideuse (« à la rigueur, on peut demander, mais de là à en tenir compte »). En fait, je suis surtout surpris que seuls 3% ne se prononcent pas.

    Et j’ai l’impression que ce genre de sondage ne vise qu’à convaincre les non-sondés de ce qu’il est bon de penser (vous vous rendez compte, tous les bords politiques sont inquiets et souhaitent une intervention de l’état), mais je ne vois pas l’intérêt d’un tel sondage pour les décideurs, justement. Une côte de popularité, oui, certains sujets moins pointus ou plus personnels (prévisions avant élection etc.) etc. je comprends l’intérêt pour les politiques.
    Mais dans le cas présent, là, je sèche.

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    Gringo | 
    16H47 01/10/2008

    Pour moi, c’est un peu comme si l’architecte, l’entrepreneur et le bureau d’études se tenaient devant le chantier et demandaient aux passants dans la rue :
    Vue la taille du bâtiment,
    1. Pensez-vous que les poteaux sont suffisamment gros ?
    2. Avez-vous peur que les poutres soient trop longues ?
    3. Estimez vous que le système de fondations est adéquat ?

    A la rigueur, on peut demander, mais de là à en tenir compte… (Même en répartissant les réponses par locataires de HLM, d’appartement, de maisons individuelles et les propriétaires).
    On peut prendre leur avis sur « est ce que vous trouvez que le bâtiment a de la gueule ? », je crois que c’est intéressant, mais à la rigueur ça ne regarde que l’archi…

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    Gringo | 
    16H34 01/10/2008

    Perso, ce qui m’inquiète dans cette dernière question, c’est effectivement le « Vous savez… »

    1. Je pense que pas mal de personnes soit ne savent pas, soit savent de loin ce qu’est le plan Paulson. On communique très bien sur le chiffre de 700 milliards, mais je crois que peu de gens s’intéressent à savoir à quoi sont utilisés ces 700 milliards (aide à l’entreprise, aux ménages endettés, rachat, nationalisation…? )

    2. On touche là à des questions assez précises d’économie (macro et micro économie) qui réclamnet un minimum de connaissances sur le sujet je crois. Ca me fait penser à l’article de Rue89 qui a donné l’idée d’éco89 (c’est d’actualité) à savoir que font les banques centrales quand elles « injectent » du pognon… Perso, j’ai toujours pas bien compris.

    En bref, je suis surpris de lire que seuls 3% des sondés « ne se prononcent pas ».

    Et je me demande, par suite, si l’opinion publique n’est pas dangereuse quand elle se prononce sur des sujets spécialisés et pointus comme celui-là, sans le matriser.

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    Le Yéti | yetiblog.org
    21H18 29/09/2008

    CONTINUEZ !

    À défaut d’enrayer le chômage et le délabrement des droits sociaux élémentaires, à défaut de colmater les brèches béantes qui entraînent TOUT le système financier et économique mondial par le fonds (cf. encore le cataclysme boursier de ce lundi 29 septembre), à défaut d’avoir même la clairvoyance de s’apercevoir de l’étendue des dégâts irréversibles qu’ils ont eux-mêmes causés, ces sinistres ganaches essaient stupidement d’escamoter leurs lamentables déconfitures en nous masquant les yeux et en nous bouchant le nez et les oreilles (vous savez, le fameux « caché-coucou » qu’on réserve d’habitude aux bébés).

    Vraiment, s’il y a une époque où l’on a besoin des lumières de Rue 89 et de tous ces nouveaux médias, tous ces blogs pas encore pieds et mains liés à ces salauds, c’est bien maintenant.

    Alors, s’il vous plaît, petite Rue & les autres, tenez bon, CONTINUEZ !

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    Le Yéti | yetiblog.org
    17H37 29/09/2008

    @ Homer555 & Skreler

    Il se trouve que je connais mes éboueurs. Et ceux qui ramassent les merdes de chien dans les rues. Il se trouve que je parle avec eux À CHAQUE FOIS QUE JE LES CROISE, comme à chaque fois que je croise des figures familières. Rapidement, parce que leur boulot est strictement chronométré (raison pour laquelle ils courent comme des malades derrière leur machine). Je ne leur parle pas pour enquêter sur leur vie, mais pour parler, pour le bonjour. Qu’il y en même au moins un que je retrouve à la pêche. Alors vos petites accusations de mépris, vous vous les mâchez sept fois dans la bouche avant de les sortir, d’accord ?

    Ce que je sais de ce qu’il pense de leur boulot ? Facile, ils vous le disent sans façon : « Faut bien becqueter. » J’aimerais être sûr que leur « respectable » travail le leur permet !

    « Respectable », vraiment, leur boulot ? Indispensable sans doute, mais « respectable » ??? Et eux qui les respecte ? Si on mesure le respect au salaire qu’ils touchent pour faire ce sale boulot, c’est pas bezef ! Au final, je ne suis pas sûr de bien savoir où est le mépris.

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    05H37 29/09/2008

    JE DE CONSTRUCTION

    5h30, je prends rapide un petit-déj’ en lisant cet article. Dehors le bruit du camion-poubelle qui passe. M’en vais aller demander aux types qui ramassent les ordures si leur travail « les construit »…

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    07H33 26/09/2008

    IL EST QUESTION DE PAIN SEC, DE MAUVAISE SOUPE, ET DE QUELQUES RECETTES DE SURVIE

    « Plus de miel, plus de confiture, dans quel sens on va faire tomber nos tartines maintenant ? » Voilà ce que dit mon pétaradant ami Yelrah à propos de la crise actuelle. Je crois qu’il aurait pu aller jusqu’à oser parler de régime pain sec et de soupe à la grimace.

    Après avoir longuement (trop ?) essayé de décrire le lent mais inéluctable processus de chute du système capitaliste néo-libéral, il est temps, maintenant que cette chute est avérée, reconnue de tous même du Foutriquet ce soir à Toulon, d’essayer d’en anticiper les conséquences prochaines et d’en analyser les raisons. D’essayer de voir ce qu’il reste à croûter, maintenant que les pots de confiottes sont vides. Et puis de mitonner quelques recettes de survie.

    Prévenir ? Bof, ne laissons pas notre prétention péter plus haut que nous avons le cul. De toute façon, les fous n’écoutent pas, ne voient rien, ne sentent rien. Dimanche dernier, un de leurs porte-parole médiatiques, le JDD du pâle héritier Lagardère, titrait encore en une : « La crise financière est terminée » ! Foutriquet, erratique, cherchait des responsables pour les punir, oubliant que c’est chez ceux-là et sur leurs yachts qu’il se faisait il y a encore peu payer ses vacances, que c’était hier qu’il refilait lui-même une partie du magot du défaillant Crédit lyonnais à son pote Tapie. Et ce jeudi matin, pendant que les responsables américains, républicains et démocrates (presque) main dans la main, tremblants, en appelaient à une union nationale avec cette pompeuse solennité qui n’appartient qu’à eux, Mme Parisot, présidente des valeureux capitaines d’industrie gaulois, admettait enfin elle aussi la gravité de la crise (« le 11-septembre de la finance ») et proclamait sur France Inter que la solution viendrait… des entreprises privées et de la compétitivité économique restaurée ! Ben pardi !

    Bon, laissons-là cette indécrottable bande de dingues psalmodier leurs ineffables stupidités sur leur tas de ruine, oublions les veaux qui les suivent envers et contre tout à l’abattoir, et essayons d’allumer quelques lumignons avec les volatiles de notre meute.

    À propos de pain sec, les premiers à avoir du souci à se faire, c’est bien les Africains et toutes ces régions du monde qui, sinistrées à force d’avoir été pressurisées et ponctionnées sans vergogne par l’ogre impérial, ne doivent leur survie qu’à l’aide publique internationale. Car enfin, tous ces milliards de milliards engloutis par les banques centrales pour maintenir sous inutiles perfusions leur système en état de mort clinique, il faudra bien les reprendre quelque part ! Je crains hélas très fort le retour proche dans ces coins du monde, de ces tragédies humanitaires que furent les famines. Plus de confiture pour nous, plus de pain du tout pour eux. Mais autant de terreaux sur lesquels prospèreront les venins d’Al-Quaïda et autres fous de Dieu. Que reste-t-il d’autre que Dieu et sa fureur aveugle quand tout est mort autour de vous.

    Les pays dits « émergents » devraient eux aussi être les premiers frappés. Encore fragiles, dépendant étroitement de leurs exportations vers les pays dits « riches », ils risquent fort de se retrouver étranglés. Bien sûr, comme la Chine en premier chef, ils disposent de fonds considérables planqués dans leurs banques. Toute honte bue, Mme Parisot les appelait sans vergogne au secours ce matin même dans le poste. Mais, comme l’or des Harpagon planqué dans des chaussettes pendant les jours de tourmente, ces fonds « souverains » ne leur seront d’aucuns secours pour relancer la machine économico-financière moribonde, et sauver leur toute frêle émergence. Par contre, dans ces pays aux abois, pour ce qui est de recourir à une défense militaire agressive, les fonds souverains trouveront sans problème à s’employer….

    Eh oui, on commence à l’entendre mijoter, n’est-ce-pas, la soupe à la grimace ? Et même jusque dans dans les enceintes vermoulues de l’Empire, là où la marche du système, notre vie quotidienne donc, est entièrement soumise aux robinets financiers et au crédit. Or voilà ces sources taries, voilà le crédit à la ramasse, et tout le système implorant à leur tour l’intervention divine pour les tirer du merdier. Car c’est bien cela qu’il se passe, n’est-ce pas, aujourd’hui à New York, dans le bureau de Georges Bush, avec McCain au bord de la panique et Obama dans le rôle de l’ange noir.

    Les effets de ce marasme se font déjà sentir dans les chairs, avec ces plans sociaux qui se chiffrent en milliers d’emplois supprimés. Et je vous fiche mon billet que la spirale s’amplifiera dans un tout proche avenir. Un an ? Deux ans ? Phénomène bien connu du château de cartes ou de la boule de neige. Des pans entiers de notre économie vont s’effondrer. Quid des aides sociales avec ces caisses publiques saignées à blanc ? Quid des lambeaux de services publiques et sociaux ? Foutriquet, ce soir à Toulon, a déclaré que l’État garantirait les citoyens des défaillances bancaires. Avec quel fric de quelle caisse vide ? Foutaises !

    Et puis il y a ces maudites hordes d’étrangers affamés qui se pressent à nos portes et multiplient les Sangatte, qui importent leurs venins obscurantistes, projettent d’égorger nos fils, nos compagnes et abreuver nos sillons de leur sang impur, mais que nous poursuivrons jusque dans leurs confins au nom de nos « valeurs », et au risque de nous y fracasser, comme en Afghanistan, au Liban ou au Moyen-Orient… Je caricature ? À peine, demandez à Hortefeux. Oui, c’est ainsi que les échauffements internationaux dégénèrent en tragédie.

    *****

    Je m’en voudrais de vous laisser sur ce scénario-catastrophe. Pourtant il faudrait être irresponsable pour le négliger. Le pire n’est jamais sûr, je sais, mais il s’est si souvent produit au fil de notre histoire ! Et ce n’est pas le salmigondis besogneux péniblement sorti ce soir par le mari de Carla à Toulon qui risque de rassurer la ménagère de moins de cinquante ans. Non, je vous jure, condamner la dérégulation des marchés internationaux tout en annonçant la poursuite des réformes visant à tout déréguler dans l’enceinte nationale, y a que lui !

    Raison de plus pour essayer d’éclairer les quelques ultimes recettes qui peuvent nous conduire vers de bien ténues portes de sortie.

    Dans les noires années quarante, seuls surnagèrent ceux qui surent raison et lucidité garder, « et un mental de résistant » (Grand Corps malade). Ceux qui surent se bâtir une bulle d’autarcie (paysans sur leurs lopins de terre, as du système D…) Ceux aussi qui surent se contenter de peu, sauf en ce qui concerne leur soif de dignité pour laquelle il se montrèrent boulimiques. Ceux qui ne reculèrent jamais devant le danger ou le découragement. Ceux qui enfin et surtout savaient que rien n’était possible sans solidarité active et étendue. Car pour espérer mener une action efficace au-delà du cadre restreint du cercle de ses connaissances, la solution ne peut-être que politique et syndicale.

    J’en vois qui font les yeux ronds. Nous avons si souvent railler l’inaptitude congénitale des partis politiques d’opposition et des centrales syndicales en place à enrayer la chute. Et de fait la réalité donna raison à ces prédictions : non seulement ils n’enrayèrent pas la chute, puisque nous y sommes, mais ils contribuèrent à la précipiter par leurs continuels louvoiements et leurs aveuglements.

    Or voilà, nous ne sommes plus dans la spirale du déclin, nous sommes bel en bien désormais dans l’œil du cyclone. Et il va bien falloir penser à en sortir. Ce qui était impossible et inutile hier encore, quand nous rongions notre frein de rage et d’impuissance, devient aujourd’hui incontournable et impérieux. Il nous faut désormais penser à rechausser nos vieilles godasses militantes, faire fi de nos répulsions et de nos haut-le-cœur encore tout chauds, réoccuper le domaine du politique et du syndical. Peu importe que ce soit en investissant les vieilles structures ou par des nouvelles. Désormais, plus possible de faire la fine bouche. Suffit de ne pas y aller pour suivre bêtement les consignes poussiéreuses des momies, mais pour se faire entendre, et vigoureusement. Suffit que nous ne nous laissions pas hypnotiser par les cracheurs de rêves impossibles et les adorateurs de grands soirs illusoires. Mais avec la modestie chevillée au bon sens, comme celle de ces compagnons du Conseil National de la Résistance qui en leur temps surent conjurer la fatalité. Le but n’est plus de bâtir un monde meilleur, mais de sauver ce qui reste du nôtre en y imprimant autant que faire se peut, durablement, notre petite empreinte.

    Les troubles et les tensions qui vont forcément naître de l’écroulement actuel nous aideront dans notre tâche. Profitons de la confusion et de l’état de faiblesse dans laquelle les dingues vont forcément être plongés. Profitons de l’hébétude des vieux machins politiques et syndicaux. Vont pas avoir l’air con, ceux-là ! À nous de réoccuper le terrain et de lutter pour empêcher l’inadmissible. Chacun doit se pénétrer de la nécessité d’agir. Le reste ne serait qu’atermoiements et résignations coupables.

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    Le Yéti | yetiblog.org
    07H34 25/09/2008

    « la récession qui va durer environ 18 mois. »

    La dernière grande récession de ce type a duré 15 ans, de 1929 à 1945, avec à la clé la sauvagerie d’une guerre mondiale.

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    23H03 24/09/2008

    LE CHEVALIER BLANC PAS NET

    Foutriquet comme chevalier blanc de la lutte contre les excès de la dérégulation des marchés, FALLAIT OSER !

    Par qui, sur les yachts de qui il se les fait payer, ses vacances, Foutriquet ? Et le coup foireux des indemnités de Tapie, c’est qui ? Et le paquet fiscal offert à ses potes, à peine arrivé au pouvoir, c’était qui ?

    Foutriquet tout-en-gueule ne recule décidément devant rien !

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    Gringo | 
    11H52 24/09/2008

    En fait, le problème, c’est que la justice ne doit théoriquement reposer que sur des faits avérés, prouvés.

    Là, il y a un concerto de témoignages discordants et je trouve déraisonnable d’appliquer une telle peine sur cette base.

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    Gringo | 
    11H45 24/09/2008

    Il se peut que dans la précipitation, on vous ait mal lu.
    Mais bon, perso, j’avais bien compris le sens de votre propos (et merci pour l’article en dessous d’ailleurs) ce qui abonde dans le sens de mon dégoût des conditions carcérales françaises.

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    Gringo | 
    10H34 24/09/2008

    Elkabbach aurait pu se virer lui-même pour la bourde sur Sevran alors.