Et comme Rue89 a fait des enfants, vous pouvez aussi accéder à la boutique officielle d’Eco89, et enfiler les habits de la crise avec ce t-shirt spécial : « Krach 40 ».
Les Chats, je vous trouve particulièrement cruels. Et l’économie des Seychelles? des Bahamas?
Vous pensez un peu à tous les boulots qu’on créé dans ces paradis fiscaux?
N’oubliez jamais quelque chose: les milliardaires nous rendent à tous un grand service, ils créent des emplois:
des boys,
des épiciers,
des sans-papiers qui bossent dans la haute-couture,
et tous ces « services à la personne » que la droite a gentiment défiscalisé, afin que les entreprises puissent être un peu plus « dynamiques » et employer toujours plus d’ « agents d’entretien » et de « profs à domicile » (des étudiants sans le sou)…
C’est ça la « cohésion sociale », Raffarin-Villepin-Borloo. Soyons, comme eux, Unis pour avoir des (femmes de) Ménage Pas chères!
Mouais, enfin Guantanamo, espace totalement illégal (« extrajudiciaire » dit-on), existe depuis quand même 7 ans.
Alors le coup de l’indépendance des juges, d’autant plus que la majorité des juges de la Cour suprême a été nommée par Bush & consorts, faut relativiser…
Saluons surtout, dans cette affaire, les avocats qui ont défendu ces Ouïghours.
Enfin, la faible exposition de cet article pourtant très intéressant sur Rue 89, et le faible nombre de visites (à peu près 500), explique pourquoi on a pas parlé de l’arrêt Boumediene v. Bush de juin 2008, qui accorde le droit aux détenus de Guantanamo de contester leur détention dans le cadre du système judiciaire américain ordinaire (on n’ose dire: légal).
Intéressant votre compte-rendu, d’autant plus que l’un de ces militants néonazis auraient participé aux attentats de l’Oktoberfest de 1980.
Or, les explosifs utilisés pour ces attentats semblaient provenir des caches d’armes des réseaux stay-behind Gladio de l’OTAN.
J’en conclus que si cette piste était vérifiée, non seulement ce serait des militants néonazis qui auraient été à l’origine de la tuerie de la rue des Rosiers, mais en plus des néonazis liés à Gladio.
« Il y a eu après 1968, c’est un fait bien connu (selon un reportage sur la question sur France 3 il y a quelques années, une partie des militants français de mai 68 y seraient allés), une alliance entre tous les groupes terroristes du monde, d’extrême gauche comme d’extrême droite qui tous allaient s’entraîner dans les camps palestiniens. »
Ouah ! Un Terror Team rassemblant les terroristes néofascistes italiens, portugais, turcs (la bande à Stefano Delle Chiaie, Yves Guérin Sérac, Abdullah Catli et ses Loups Gris, etc.), liés aux réseaux stay-behind de l’OTAN, allié avec les Brigades Rouges et autres Action Directe, s’entraînant en Palestine !
Une alliance, donc, entre des gars qui s’assassinaient entre eux et qui posaient des bombes lors d’attentats false flags !
Tout ça, bien sûr, avec le soutien de l’équipe de l’Opération Condor, travaillant non seulement avec les services de renseignement argentins, mais aussi avec la CIA dans le soutien aux Contras.
Soutien qui passait par les ventes d’armes à l’Iran.
Et, ainsi, l’Iran était allié avec les Loups Gris, Gladio, l’ « Internationale noire » néofasciste, la CIA, le MI5, les Brigades Rouges, et les Tueurs du Brabant !
Vachement drôle votre message!
PS: ce n’est pas par simple humour que je mentionne Gladio, mais parce qu’un des deux militants néonazis qui serait éventuellement responsable de la tuerie de la rue des Rosiers, avait préalablement participé à l’attentat de 1980 lors de l’Oktoberfest, attentat dont les explosifs semblaient provenir des caches d’armes du réseau de l’OTAN.
Concernant les blogs, j’apprécie bien sûr la visibilité que vous leur donner (bien que je dois dire que je ne suis pas un lecteur fou de blogs, plus par manque de temps qu’autre chose car certains sont très bien renseignés) mais je demeure sceptique lorsque je vois,
sur la page http://www.rue89.com/politique , et mis en page de la même façon:
*un article sur Pie XII, écrit par un bloggeur très partial et qui s’apparente à une tribune de réhabilitation de Pie XII, passant sous silence des faits tels que le procès contre le Vatican
Et le Canard qui rappelle (1er octobre 2008, « Angolagate: une affaire dans un piteux Etat ») que cette affaire a opportunément permis à Chirac d’écarter son concurrent Pasqua pour la présidentielle de 2002.
Et que Sarkozy a rendu visite à Dos Santos le 23 mai 2008, précédé par Claude Guéant le 27 novembre 2007, afin de signer des contrats pour Total et Areva (ah! encore du nucléaire, comme avec Khadafi?)
Et que Hervé Morin, ministre à la Défense, a adressé, le 11 juillet 2008, une lettre aux avocats de Falcone, qui reprend leur analyse (les armes n’ont pas transité en France, donc relaxe), contredisant ainsi la plainte déposée, le 25 janvier 2001, par Alain Richard, ministre (PS) à la Défense.
Bref, que l’affaire a débuté pour couler Pasqua (on pleure!) et qu’elle va se terminer en relaxe afin de pouvoir faire du business en Angola.
« J’irai chercher la croissance avec les dents », c’est ça? Et en Angola, en Libye et en Chine.
Il faut souligner, en effet, l’aide apportée par le Vatican à l’exfiltration des criminels de guerre nazis.
Des lectures précises?
Un blogueur n’aurait jamais manqué
http://en.wikipedia.org/wiki/Ratlines_(history)
qui renvoie à une bibliographie (Uki Goni sur l’exfiltration des nazis dans l’Argentine de Peron, etc.).
Ou cet article de Haaretz ( http://www.haaretz.com/hasen/objects/pages/PrintArticleEn.jhtml?itemNo=6… ), qui montre que Montini, le vice-secrétaire d’Etat du Vatican sous la guerre (pas un simple curé, donc), et futur pape Paul VI, a participé au vol de propriétés juives et à la protection, donnée par le Vatican, à l’oustachi Ante Pavelic.
Les Oustachis étaient, rappelons-le, des Croates catholiques, qui ont mis en place un certain nombre de camps d’exterminations.
L’article continue à citer les réseaux d’exfiltration bien connus « ratlines », organisé par le Vatican et qui ont notamment servi à protéger Klaus Barbie, Eichmann, Mengele et Franz Stengel.
Londres a aidé les Oustachis (et leur trésor pillé) à fuir vers l’Italie, où ils ont été cachés dans des monastères, et rencardés par Draganovic, l’ambassadeur croate au Vatican.
Londres, tout comme Washington, s’est justifié concernant l’aide apportée aux nazis et assimilés en invoquant la guerre froide. Cette aide a notamment transitée par le Vatican, qui n’était pas plus ami des juifs que des cocos « mécréants ».
Et c’est comme cela que Klaus Barbie devient agent de la CIA, que la hiérarchie catholique argentine devient l’un des soutiens de la « guerre sale », etc.
Toujours selon Haaretz , Montini a aussi été le premier pape à visiter Israël, en 1964.
Comme quoi l’histoire est complexe, et les quelques documents que vous citez en faveur du pape Pie XII et du Vatican ne permettent pas d’effacer d’autres versants de la politique du même Pie XII et du Vatican, en particulier en ce qui concerne l’aide apportée aux criminels nazis, qui seront ensuite pourchassés par l’organisation de Simon Wiesenthal.
Le ton méprisant que vous adoptez dans les commentaires, entre autres la question désobligeante adressée à Déluge (du genre: je suppose que vous savez de quoi vous parlez - alors que pour cela, il suffit de lire la presse, certes, en sortant du strict cadre franco-français), n’apporte rien à votre tribune de réhabilitation, qui se veut pédagogique au niveau historique.
Quand la presse « respectable » évoque le PCF, c’est en général pour rappeler l’influence de la CGT dans le Syndicat du Livre.
Pourtant, L’Humanité , voix importante, bien que méprisée de-ci de-là, du paysage des quotidiens français, et officiellement affranchie de ses liens avec la Place du Colonel Fabien, fait depuis des années des propositions de lutte concernant la liberté de la presse.
Nous n’avons jamais attendu de la part de R. Ménard et de RSF de donner un quelconque écho à ces propositions.
Mais nous aimerions connaître l’avis de la rédaction de Rue 89 dessus, même si, en tant que média numérique, les intérêts de Rue 89 ne sont pas les mêmes que ceux de petits quotidiens tels L’Humanité ou La Croix .
L’Humanité propose notamment* :
- la création d’une Fondation , liée à la Fondation de France, qui pourrait recueillir des dons d’entreprise et de particuliers, défiscalisés, afin de soutenir la presse; avec éventuellement un léger prélèvement sur les recettes publicitaires des gros conglomérats médiatiques;
- une modernisation, et non la suppression, du système mutualisé de distribution des titres de presse;
- l’amélioration du Fonds de modernisation (qui a servi notamment a financé les nouvelles imprimantes du Monde , et que les petits journaux se démerdent)
- enfin, l’installation de bouquets de presse dans les lieux publics , l’encouragement et l’initiation à la lecture de la presse au lycée , et un crédit d’impôt aux foyers modestes qui s’abonnent à un journal.
Nombre de ces propositions pourraient être soutenues par Rue 89, en particulier si ce dernier met en place un réseau d’abonnements « facultatifs ».
Enfin, le soutien à la presse, en particulier dans les lycées, est une initiative qui devrait être appuyée par l’ensemble de la société, toutes opinions confondues.
Aujourd’hui, seul Le Figaro et quelques canards économiques sont distribués gratuitement dans les facs.
Etant donné les conditions économiques d’un jeune ou d’un étudiant moyen aujourd’hui, n’est-il pas tant de les encourager à lire une presse de qualité plutôt que de laisser les titres gratuits et le survol de la presse sur Internet (diverses études ont montré que sur le web, on scanne plutôt que de lire véritablement) prendre le relai?
Il en va de la vitalité de notre démocratie.
Aussi, je réitère ma question: qu’en pense Rue 89?
Du Coltan à Péan, en passant par Survie et Nkunda.
Ou comment pratiquer l’amalgame pour faire sa propagande.
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Un sujet un peu trop complexe pour asséner ces quatre vérités en six lignes péremptoires qui taxent ceux qui soulignent la responsabilité de la France dans le soutien au Hutu Power d’ « associations antiracistes naïves » et de « journalistes franco-centrés ».
Mais, ça discute dur ailleurs qu’en France, il faut cesser de se regarder le nombril, même lorsqu’on est bon patriote et contre la « repentance nationale ».
Une auditrice de RFI, vivant à Goma je crois, affirmait que derrière la rébellion de Nkunda il y avait aussi la colère vis-à-vis des liens de l’armée de RDC avec les milices Interhamwe.
C’est juste un témoignage, je n’ai aucune compétence pour pouvoir l’évaluer à sa juste valeur.
le néolibéralisme détruit tous les acquis sociaux des 200 dernières années, avec la planète en prime (quelques milliers d’années d’héritage anéanti avec la brevetisation du vivant, l’extinction des espèces, etc.), et regardez-le retour du refoulé:
On peut toujours faire court, et je me suis un peu trop laissé aller…
Mais bon.
Les activités non rémunérées ne sont pas nécessairement des « manières de retour à l’emploi », ce que vous acceptez puisque vous dites « en général ».
Certains refusent tout simplement l’emploi tel que proposé aujourd’hui (se tuer à des tâches débiles et rentrer dans le jeu d’une compétition avec les autres employés au lieu de créer véritablement des choses).
Les gens qui « glandouillent », comme vous dites, sont une extrême minorité (ça relève la plupart du temps de la toxicomanie ou autres problèmes pathologiques), qui ont d’autant plus besoin d’accompagnement psychologique, voire psychiatrique, plutôt que de matraques, fût-elles brandies par des assistant-e-s social-e-s.
Mais M. Hirsch n’est pas concerné par ces gens-là: pour lui, ce sont des « mauvais pauvres », qui n’auront pas le droit au RSA, et non des gens qui ont besoin d’être aidé.
Cela inclut les chômeurs à longue durée, mais pas seulement: il faut aussi compter ceux qui ont dépassé la durée prescrite par le PARE; le rapport de la DARES de 2006 précisait que 50% des chômeurs sont privés du statut officiel de chômeur , qui donne droit à l’assurance chômage ; cela devient un privilège que d’être reconnu « chômeur »!
Ensuite, le RSA ne corrige rien aux « jeunes pauvres » , ou encore à la situation scandaleuse faite aux moins de 25 ans dans ce pays. Ceux-ci n’ont le droit ni au RMI, ni au RSA, et, quand ils ont la chance de trouver un boulot, sont bien souvent des « stagiaires non rémunérés » (la réforme récente du Code du travail a aligné le statut des apprentis sur celui des stagiaires).
Bref, le RSA est dans une logique de workfare ou « d’insertion professionnelle », qui nie la réalité de la misère et méprise les pauvres, en les divisant en « bons pauvres qui travaillent ou cherchent à travailler » et en « mauvais pauvres exclus, non-réinsérables ».
C’est la même logique que celle à l’oeuvre, dans le discours du Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale (sic), qui prétend qu’il y a de « bons immigrés » qui « s’intègrent » (Rachida Dati, dont on lui interdit de faire référence à ses origines sociales) et de « mauvais immigrés » qui « refuseraient les lois de la République » (blanche - et tant pis pour les DOM-TOM!)
(vous avez bien lu: 6 000 euros d’Assedic pour un jour de travail !!!)
Ou comment les financiers français de la City, qui crachent sur le système « étatiste » français, reçoivent des allocs exorbitantes des Assedic dès que la crise les met sur la paille…
Il faudrait se féliciter de l’idée, si novatrice, de « Remettre les gens au travail »?
D’abord, a-t-on besoin que les services sociaux fliquent les chômeurs pour les forcer à accepter des jobs ingrats? Par exemple en installant des détecteurs de mensonge à l’ANPE, comme on le fait déjà en Angleterre?
Ensuite, l’idée du workfare , qui rappelle par moment les workhouses de l’Angleterre du XIXe siècle, n’a rien d’amusante.
RSAETALLOCATIONUNIVERSELLE
Interrogé sur Rue 89 à propos du RSA et du revenu universel garanti, Martin Hirsch prétendait que l’allocation universelle était « une mesure de droite ».
Or celle-ci prétend justement - à l’inverse du RSA - ne pas porter de jugement de valeur sur les actifs et soi-disant inactifs (étant entendu qu’on confond emploi et activité, l’activité non rémunérée - associative, politique, artistique, scientifique, etc. - étant considérée comme « glandouillage »).
LERSA: « BONS » ET « MAUVAIS » PAUVRES
Aujourd’hui, un député porte-parole de l’UMP prétend qu’il se fiche de savoir si le RSA « est de droite ou de gauche ». Ou il se croit au-delà des divisions partisanes, ou il nous ment.
Le RSA postule que le chômage est volontaire et s’explique largement par un calcul financier, selon lequel « si je bosse, je perds mes allocs, donc au final je gagne moins en travaillant plus. »
Mais nous savons tous que, vu les circonstances économiques et politiques merveilleuses qui sont les nôtres, il suffit de « travailler plus pour gagner plus ».
Par exemple en augmentant dramatiquement le contingent légal d’heures sup (souvent non rémunérées par les patrons, mais le faible nombre d’inspecteurs du travail ne permet pas de relever ces infractions au Code du travail).
Or « Le service public de l’emploi manque sensiblement de moyens en France : le budget consacré par chômeur est 3,6 fois moins important qu’aux Pays-Bas et 2,8 qu’en Grande Bretagne » (Périvier).
Sans oublier qu’au plan philosophique, opposer aussi binairement le « volontaire » et l’ « involontaire » relève de l’imposture: pour prendre l’exemple du punk fier de ne pas travailler, faut-il croire qu’il s’agit forcément d’une décision volontaire? Ou, plus simplement, d’un processus mental visant à assumer, de manière responsable, l’ensemble des causes (familiales, sociales, etc.) ayant mené telle personne à choisir la rue plutôt que le bureau?
_________________ INCOHERENCESECONOMIQUESETPHILOSOPHIQUESDURSA
Résumons, rapidement:
- au niveau économique, le RSA part du principe que le chômage serait volontaire et que les chômeurs feraient des calculs cyniques sur leur rémunération.
- au niveau philosophique et moral, le RSA divise les pauvres en « bons » et « mauvais » pauvres, ceux qui veulent travailler et ceux qui préfèrent poursuivre d’autres activités non rémunératrices.
Comme tous les dispositifs de workfare , que P. Rosanvallon appelait de ses voeux dans son livre de 1995, tout en soulignant les risques de flicage généralisé introduit par ces dispositifs, le RSA prétend en outre que « l’insertion par le travail » est fondamentale pour la reconnaissance sociale.
- Ces deux thèses, économiques et philosophiques, se contredisent entre elles.
Si l’insertion par le travail est une condition sine qua non pour être reconnu socialement, et ne pas être méprisé par les autres et surtout par soi-même comme « exclu », alors comment peut-on prétendre que les chômeurs le sont volontairement?
Si, au contraire, les chômeurs « glandouillent » volontairement pour de simples raisons de fric, alors comment peut-on affirmer que le travail, c’est-à-dire l’emploi rémunéré, est la seule condition pour être reconnu socialement et vivre dignement?
Le RSA n’est donc pas seulement de droite, réminiscence des workhouses britanniques ; il est incohérent, économiquement, puisqu’il s’accompagne de la promotion d’heures supplémentaires, nuisibles à la répartition de l’emploi, et de la baisse des emplois aidés, objectif constant de la droite au gouvernement, ainsi que d’un contexte de crise menaçante, mais aussi contradictoire, sur le plan intellectuel, en prétendant que le « travail », c’est-à-dire l’emploi rémunéré doit être notre seule valeur morale.
RECREERDU « LIENSOCIAL » PAR L’EMPLOI, UNEIMPOSTURE?
Ce n’est pas avec l’emploi que nous allons ressouder le « lien social », alors que les conditions de l’emploi se détériorent, que le Code du travail a fait l’objet d’attaques en règle, que les entreprises sous-traitent à d’autres entreprises capables de faire baisser les coûts en violant ouvertement le peu qui reste du Code du travail (en commençant par l’emploi de sans-papiers exploités et en continuant par l’emploi des stagiaires non rémunérés), etc.
Le lien social se construit dans l’espace public, par la promotion d’activités sociales, culturelles et politiques communes.
Ce qui requiert d’abord de mettre fin à une présence policière omnipotente, qui rend impossible le simple fait de se rassembler, fût-ce pour avoir du bon temps et écouter de la musique, au nom du respect de la « tranquillité du voisinage ».
La tranquillité est devenue l’avatar de l’ordre et de la sécurité, tout comme les opérations de maintien de la paix sont devenues le nouveau nom de la guerre.
Le capitalisme n’est pas réductible au néolibéralisme, ton allusion au nazisme et au fascisme, véritables capitalismes d’Etat, suffirait à le rappeler.
N’empêche que le Chiapas était un Etat délaissé du Mexique, où les seules infrastructures publiques étaient celles qui pouvaient profiter à des firmes privées (classique dans l’aménagement du territoire colonial).
Bref, nous ne vivons pas dans une société comparable à celle des Zapatistes, bien que nous partageons sans doute des enjeux mondiaux.
Ne pouvant lire dans tes pensées, mais seulement dans tes écrits, j’ai bien pris la précaution de dire que cela pouvait faire penser tout aussi bien « au poujadisme qu’au Que se vayan todos! ».
Pour ma part, si j’ai davantage confiance aux mouvements sociaux qu’à la seule prise du pouvoir pour changer la société, je ne vois pas comment on peut faire l’économie d’une réflexion sur les processus institutionnels et ses acteurs.
Or je ne crois pas que mettre tous les « politiciens et bureaucrates » dans le même sac soit très pertinent, et j’y vois un risque pouvant faire vite basculer dans l’antiparlementarisme, celui des ligues des années 1930.
Peut-être que cet article de B. Cassen et Ch. Ventura t’intéresseras, à défaut d’y souscrire à toutes les thèses soutenues:
Quel altermondialisme après la « fin du néolibéralisme » ? , 15 septembre 2008.
Il y cite les mots de Joseph Stiglitz, ex-président de la Banque mondiale, qui résonnent avec ceux de Michel Wievorka:
« le fondamentalisme néolibéral de marché a toujours été une doctrine politique qui a servi certains intérêts. Il n’a jamais été soutenu par une théorie économique. Nous pouvons dire aujourd’hui qu’il ne le sera pas non plus par l’expérience historique »
Faire le simple constat que le discours néo-libéral est en berne, que le consensus de Washington a pris l’eau, et que même l’Etat fédéral américain accepte cet état de fait, n’a strictement rien avoir avec un « vieux schéma marxiste-léniniste ».
Votre appel à « faire confiance à ceux qui travaillent et connaissent leur métier », plutôt qu’aux « bureaucrates ou aux politiciens », semble sympathique, mais peut tout aussi faire bien penser - pardonnez-moi l’offense - au poujadisme qu’au Que se vayan todos ! de l’Argentine de 2002.
Aujourd’hui la crise financière n’est plus restreinte à l’Amérique latine.
Pour autant, si le néo-libéralisme est en berne, les offensives ne cessent pas pour autant. Preuve en est: la négociation de l’ACAC (Accord commercial anti-contrefaçons) qui va nuire au développement technologique et à l’innovation intellectuelle, en restreignant les droits de création intellectuelle, sous le fallacieux prétexte de protection des « droits de propriété intellectuelle » (prétexte qui permet, par exemple, la brevetabilité du vivant et la non-utilisation de rétroviraux dans des pays durement touchés par la pandémie du SIDA).
Je suis curieux de voir ce que Rocard conte dire à ce Congrès du PS à ce sujet.
En mettant côté à côte les déclarations d’Olivier Pastré, professeur d’économie, et de Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, on peut en conclure que ce dernier serait un « irresponsable », puisqu’il affirme:
“ « Nous sommes face à la pire crise financière depuis la Grande dépression (de 1929) et ses conséquences sont déjà en train de se diffuser bien au-delà de la sphère financière, dans le monde entier »
« Pas de clopes »: bon, chacun est libre de dépenser le peu de sous qu’il a où il veut non? D’autres s’achètent des cd de Carla Bruni.
45 euros d’électricité & de gaz pour 45 mètres carré, je vous rassure, ça n’a absolument rien de faramineux en France. Je paie la même chose voire plus pour une surface plus petite (y compris quand mon chauffage est en panne tout l’hiver).
Lentilles ou lunettes: la différence de prix n’est pas énorme, et c’est la même chose que pour le « pas de clopes »: c’est quand même pas un privilège d’aristocrate que de porter des lentilles.
Pourquoi Pauline n’est-elle pas restée chez ses parents? Peut-être parce qu’elle avait envie de vivre avec son copain, en participant aux frais de son nouveau foyer?
Moins cher qu’Asnières? Oui, il y a toujours moins cher, mais il y a aussi plus cher, et Asnières n’est pas très loin de l’université où elle étudie.
Le commentaire de Noftal fait penser à celui du dissident chinois, énervé par les critiques venues de l’Hegaxone contre Robert Ménard : nous ne partageons d’évidence pas les mêmes perspectives.
Ce dissident chinois vivait dans l’image d’une France s’étant arrêtée à mai 68 ; Noftal, probablement aigri des posts des riverains (une bonne cure de temps en temps, rien de mieux!), prétend que R89 serait « gauchiste » (après s’être prétendu « ni de droite, ni de gauche » - en passant, pourquoi ne pas lire Le Figaro, c’est très instructif!).
Outre la publication d’articles résolument droitiers de la part de R89, comme le rappelle Pascal Riché, il semble que, comme le rappelle l’exergue du Figaro, « il n’y a pas d’éloge sans liberté de blâmer ».
Or, un journal se voulant critique est nécessairement conduit, vu les circonstances actuelles, à se situer à gauche… ou à l’extrême-droite.
Réjouissons-nous que R89 ait choisi la première solution. Bien des riverains se plaignent de son orientation trop centriste!
Enfin, adopter une position de gauche n’empêche pas l’honnêteté, l’objectivité, ni la publication de propos outrancièrement de droite.
PS: à quand la publication d’un article sur l’ACAC (Accord commercial anti-contrefaçon)?
Faut-il attendre le 3e round de négociations pour en entendre parler dans la presse généraliste?
Que pensent nos politiques de ces négociations opaques?
(le MoDem s’est prononcé pour, se situant sans ambiguïtés du côté des lobbyistes de la clôture de la propriété intellectuelle)
Qu’en dit M. Rocard, qui avait préparé le volet NTIC de la candidate du PS à la présidentielle?
Qu’en disent la FFIL (Fondation pour une infrastructure informationelle libre) et autres associations ?
» Je pense qu’ « irresponsable » va faire partie du top 100 du vocabulaire du Figaro et de la presse économique.
Mais ce ne sont, bien sûr, pas les investisseurs qui sont « irresponsables », puisque, comme le dit O. Pastré:
“Les investisseurs ont toujours raison. On ne peut pas avoir raison contre le marché. »
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allez, quelques-unes de plus:
« Fabius a accusé le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet d’avoir une attitude « irresponsable » en refusant d’abaisser les taux directeurs de la Banque »
“ Il serait doublement irresponsable … de baisser le budget de la Défense. D’abord, sur le plan de [la] protection …
Ensuite, ce serait irresponsable sur le plan économique. La Défense participe au dynamisme …
nul ne peut prétendre avoir une carrure d’homme ou de femme d’Etat s’il se permet de considérer le budget de la Défense comme une variable d’ajustement.”
(on n’a jamais entendu un ministre de l’Education nationale et de la Recherche dire de tels propos.)
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Le commissaire européen aux Affaires économiques, l’Espagnol Joaquin Almunia, a indiqué que les salaires touchés par certains dirigeants d’entreprises étaient « totalement irresponsables ».
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Plan Paulson: « À moins de six semaines des législatives, ils jugent que le texte nationalise à un prix exorbitant les pertes de banques irresponsables. »
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Pour ceux que les propos « responsables » agacent,
il y a toujours le Manifeste des Sans-Voie « irresponsables »: http://www.velorution.org/signer/?petition=2
Et puis, n’oublions-pas nos traders « responsables » qui s’en vont à la City et reviennent à Paris toucher de confortables Assedics:
Tiens, un « tiers-mondiste révolutionnaire » qui soutient le « nouveau management public » et la loi LRU, au faux-prétexte que les « partenariats universités/entreprises privées » ne seraient pas assez développé, et que l’Etat n’aurait « plus assez de moyens ».
Oui, et d’arrêter de manger, parce qu’à 60 euros par mois de budget alimentaire, ça fait 1 euro le repas à condition de ne manger que deux fois par jour.
les prix de l’immobilier sont hors-de-portée pour le péquenot moyen, grâce à la spéculation internationale des fonds de pension ( bon, il semble que le désordre financier ait atteint des sommets, récemment, question immobilier… )
les transports communs, qui permettent pourtant de réduire la consommation énergétique du pays et la pollution (deux en un), ne sont toujours pas gratuits ;
et, chassés des lieux de socialisation en commun, qui sont trop chers, les pauvres étudiants n’ont plus qu’à squatter chez leurs potes, ce qui avouons-le n’est pas le meilleur moyen d’agrandir son horizon en faisant de nouvelles rencontres!
Mais où est-il écrit dans la Bible qu’il faille prendre au pied de la lettre toutes les « recommandations » qui y sont et toutes les paraboles?
Où est-il écrit dans la Bible que, pour « vivre en accord avec la Bible », il faille obéir à mille et un rituels, en espérant imiter Hercule et ses travaux?
Drôle d’interprétation, qui prétend que celle des fondamentalistes est la seule exacte.
Quant à se moquer des pratiques en général, des « oeuvres » dans le lexique théologique, on retrouve-là une vieille tradition interprétative, qui n’a pourtant jamais réussi à convaincre nous, pauvres païens, de vivre avec la « foi » sans pratiquer.
En attendant, Ratzinger (oups! Benoît XVI) a réhabilité la messe tridentine pour le plus grand plaisir des « catholiques traditionnalistes » (il paraît qu’on ne parle d’intégristes que pour les exclus de l’Eglise - en voilà une belle pratique de langage), comme cela on oubliera pas qu’il est fondamental, au XXe siècle, de savoir chanter en latin pour être un bon catholique.
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Quant à la circoncision, il faudrait sûrement demander à l’INSERM d’arrêter de publier des « études grotesques » - sûr qu’ils se sont fait infiltrés par l’Opus Dei ;-)!
Chaque entreprise fixe son prix AVEC les autres, pas en fonction.
Les cartels, c’est pas nouveau, et les récentes amendes données aux cartels internet en France ne sont qu’une partie immergée de l’iceberg.
Ne parlons même pas des cartels de disques, qui font vendre des CDs à plus de 20 euros, pour un coût de fabrication de moins de 5 euros et tout ça pour reverser quelques pièces jaunes aux artistes.
Mais ça doit être le prix « juste » (drôle de notion de la justice), puisqu’il y a des consommateurs pour les acheter à ce prix.
Perso je préfère acheter les CDs de groupes vus en concert, à 10 euros max voire prix libre.
Dommage de terminer ainsi un post intéressant (en particulier le passage sur la Pologne; vous auriez des sources?) par l’expression « état sioniste », qui ne veut à peu près rien dire (sinon signifier une certaine position politique de votre part).
Le sionisme étant un mouvement nationaliste (à l’origine proche de la gauche), c’est un peu comme si vous parliez de la France en disant « Etat nationaliste ».
Or, je veux bien qu’il y ait un paquet de nationalistes au pouvoir en France, cela ne fait pas pour autant de tous les fonctionnaires français des nationalistes.
Au fait, entre Dupont-Aignan qui se plaint d’être censuré, et la maison d’édition basque Gatuzain qui se fait geler les fonds (imprimer des livres est un crime maintenant), on sait plus où on en est…
La Rumeur parle bien du massacre du 17 octobre 1961 (de même que le groupe de punk Brigada Flores Magon*), n’empêche que dans cet extrait il s’agit bien des centaines de bavures policières, dûment recensées par Maurice Rajsfus et autres dans
On peut critiquer à la fois le régime castriste et le régime ménardien, vous pensez pas?
Cuba continue à focaliser l’attention, près de 20 ans après la chute du Mur, ce qui interdit toute position nuancée. C’est comme avec Bush: « you are with me or against me! .
Très peu pour moi (concernant Cuba, bien sûr, à propos de Bush la réponse est plus facile!)
RSF a été fondé en 1985 par Ménard et… Rony Brauman (MDM) et Jean-Claude Guillebaud (les deux sont aujourd’hui à Reporters d’Espoir ).
A l’origine, elle voulait promouvoir le « journalisme alternatif ».
Belle réussite! En tout cas, Brauman & Guillebaud ont mis les voiles, laissant Ménard s’amuser avec les Américains, devenant une sorte de « néo-conservateur » à la française, qui n’hésite pas à légitimer la torture en cas « extrême », tout cela pour propager la démocratie dans le monde.
Quant à J.-F. Julliard, accordons-lui le bénéfice du doute pour faire de RSF une ONG crédible, donc impartiale. En attendant, ne le confondons pas avec le Julliard du Canard enchaîné !
Bonne nouvelle, le Parlement européen à voté une résolution qui force la France à modifier la mise en oeuvre de l’infâme « riposte graduée » prévue par Hadopi:
Et Paris qui s’active dans les coulisses internationales pour passer l’Accord commercial de contrefaçon (ACTA) qui va permettre aux douaniers français de fouiller nos lecteurs MP3 et ordinateurs portables…
Non, mais on croit rêver!! de lire un article pareil, mais pomme à l’ eau, ça va coûter 2000 trillions US$ de reglementation trop laxiste, RIENQUEPOURLESSTATES!!!LOL!!!
Reveillez-vous, ce n’ est plus de la reglementation c’ est du HOLDUP. On cherche à siphonner votre épargne par tous les moyens. Démo:
Les Chats, je vous trouve particulièrement cruels. Et l’économie des Seychelles? des Bahamas?
Vous pensez un peu à tous les boulots qu’on créé dans ces paradis fiscaux?
N’oubliez jamais quelque chose: les milliardaires nous rendent à tous un grand service, ils créent des emplois:
des boys,
des épiciers,
des sans-papiers qui bossent dans la haute-couture,
et tous ces « services à la personne » que la droite a gentiment défiscalisé, afin que les entreprises puissent être un peu plus « dynamiques » et employer toujours plus d’ « agents d’entretien » et de « profs à domicile » (des étudiants sans le sou)…
C’est ça la « cohésion sociale », Raffarin-Villepin-Borloo. Soyons, comme eux, Unis pour avoir des (femmes de) Ménage Pas chères!
J’en connais qui arrivent en même temps à faire de l’évasion fiscale et à frauder - en toute légalité, bien sûr - les ASSEDIC.
Ca s’appelle:
Traders à Londres, et chômeurs à Paris :
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/la-city-saisie-de-vertige/916/…
Ouais, enfin on est en 2008, alors je sais bien que la transition démocratique espagnole est lente et douloureuse, m’enfin quand même…
Mouais, enfin Guantanamo, espace totalement illégal (« extrajudiciaire » dit-on), existe depuis quand même 7 ans.
Alors le coup de l’indépendance des juges, d’autant plus que la majorité des juges de la Cour suprême a été nommée par Bush & consorts, faut relativiser…
Saluons surtout, dans cette affaire, les avocats qui ont défendu ces Ouïghours.
Enfin, la faible exposition de cet article pourtant très intéressant sur Rue 89, et le faible nombre de visites (à peu près 500), explique pourquoi on a pas parlé de l’arrêt Boumediene v. Bush de juin 2008, qui accorde le droit aux détenus de Guantanamo de contester leur détention dans le cadre du système judiciaire américain ordinaire (on n’ose dire: légal).
Intéressant votre compte-rendu, d’autant plus que l’un de ces militants néonazis auraient participé aux attentats de l’Oktoberfest de 1980.
Or, les explosifs utilisés pour ces attentats semblaient provenir des caches d’armes des réseaux stay-behind Gladio de l’OTAN.
J’en conclus que si cette piste était vérifiée, non seulement ce serait des militants néonazis qui auraient été à l’origine de la tuerie de la rue des Rosiers, mais en plus des néonazis liés à Gladio.
Affaire classée XXX donc.
« Il y a eu après 1968, c’est un fait bien connu (selon un reportage sur la question sur France 3 il y a quelques années, une partie des militants français de mai 68 y seraient allés), une alliance entre tous les groupes terroristes du monde, d’extrême gauche comme d’extrême droite qui tous allaient s’entraîner dans les camps palestiniens. »
Ouah ! Un Terror Team rassemblant les terroristes néofascistes italiens, portugais, turcs (la bande à Stefano Delle Chiaie, Yves Guérin Sérac, Abdullah Catli et ses Loups Gris, etc.), liés aux réseaux stay-behind de l’OTAN, allié avec les Brigades Rouges et autres Action Directe, s’entraînant en Palestine !
Une alliance, donc, entre des gars qui s’assassinaient entre eux et qui posaient des bombes lors d’attentats false flags !
Tout ça, bien sûr, avec le soutien de l’équipe de l’Opération Condor, travaillant non seulement avec les services de renseignement argentins, mais aussi avec la CIA dans le soutien aux Contras.
Soutien qui passait par les ventes d’armes à l’Iran.
Et, ainsi, l’Iran était allié avec les Loups Gris, Gladio, l’ « Internationale noire » néofasciste, la CIA, le MI5, les Brigades Rouges, et les Tueurs du Brabant !
Vachement drôle votre message!
PS: ce n’est pas par simple humour que je mentionne Gladio, mais parce qu’un des deux militants néonazis qui serait éventuellement responsable de la tuerie de la rue des Rosiers, avait préalablement participé à l’attentat de 1980 lors de l’Oktoberfest, attentat dont les explosifs semblaient provenir des caches d’armes du réseau de l’OTAN.
Concernant les blogs, j’apprécie bien sûr la visibilité que vous leur donner (bien que je dois dire que je ne suis pas un lecteur fou de blogs, plus par manque de temps qu’autre chose car certains sont très bien renseignés) mais je demeure sceptique lorsque je vois,
sur la page http://www.rue89.com/politique , et mis en page de la même façon:
*un article sur Pie XII, écrit par un bloggeur très partial et qui s’apparente à une tribune de réhabilitation de Pie XII, passant sous silence des faits tels que le procès contre le Vatican
http://en.wikipedia.org/wiki/Class_action_suit_against_the_Vatican_Bank_…
*une tribune de Michel Wievorka, sociologue réputé et dont les vues sont toujours très intéressantes
*et enfin les articles de vos journalistes.
N’y a-t-il pas un risque à utiliser la même présentation pour les tribunes et les articles de votre rédaction ?
Et peut-on mettre sur le même plan un bloggeur anonyme et un universitaire réputé?
Salut N°6 !
http://www.liberation.fr/societe/0101121048-sarkozy-montre-a-l-electorat…
Voir aussi les bonnes feuilles du bouquin d’Alexis Spire, Enquête sur les guichets de l’immigration :
http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/10/02/accueillir-ou-reconduire…
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/02/enquete-sur-les-guichet…
Et le Canard qui rappelle (1er octobre 2008, « Angolagate: une affaire dans un piteux Etat ») que cette affaire a opportunément permis à Chirac d’écarter son concurrent Pasqua pour la présidentielle de 2002.
Et que Sarkozy a rendu visite à Dos Santos le 23 mai 2008, précédé par Claude Guéant le 27 novembre 2007, afin de signer des contrats pour Total et Areva (ah! encore du nucléaire, comme avec Khadafi?)
Et que Hervé Morin, ministre à la Défense, a adressé, le 11 juillet 2008, une lettre aux avocats de Falcone, qui reprend leur analyse (les armes n’ont pas transité en France, donc relaxe), contredisant ainsi la plainte déposée, le 25 janvier 2001, par Alain Richard, ministre (PS) à la Défense.
Bref, que l’affaire a débuté pour couler Pasqua (on pleure!) et qu’elle va se terminer en relaxe afin de pouvoir faire du business en Angola.
« J’irai chercher la croissance avec les dents », c’est ça? Et en Angola, en Libye et en Chine.
Il faut souligner, en effet, l’aide apportée par le Vatican à l’exfiltration des criminels de guerre nazis.
Des lectures précises?
Un blogueur n’aurait jamais manqué
http://en.wikipedia.org/wiki/Ratlines_(history)
qui renvoie à une bibliographie (Uki Goni sur l’exfiltration des nazis dans l’Argentine de Peron, etc.).
Ou cet article de Haaretz ( http://www.haaretz.com/hasen/objects/pages/PrintArticleEn.jhtml?itemNo=6… ), qui montre que Montini, le vice-secrétaire d’Etat du Vatican sous la guerre (pas un simple curé, donc), et futur pape Paul VI, a participé au vol de propriétés juives et à la protection, donnée par le Vatican, à l’oustachi Ante Pavelic.
Les Oustachis étaient, rappelons-le, des Croates catholiques, qui ont mis en place un certain nombre de camps d’exterminations.
L’article continue à citer les réseaux d’exfiltration bien connus « ratlines », organisé par le Vatican et qui ont notamment servi à protéger Klaus Barbie, Eichmann, Mengele et Franz Stengel.
Londres a aidé les Oustachis (et leur trésor pillé) à fuir vers l’Italie, où ils ont été cachés dans des monastères, et rencardés par Draganovic, l’ambassadeur croate au Vatican.
Londres, tout comme Washington, s’est justifié concernant l’aide apportée aux nazis et assimilés en invoquant la guerre froide. Cette aide a notamment transitée par le Vatican, qui n’était pas plus ami des juifs que des cocos « mécréants ».
Et c’est comme cela que Klaus Barbie devient agent de la CIA, que la hiérarchie catholique argentine devient l’un des soutiens de la « guerre sale », etc.
Toujours selon Haaretz , Montini a aussi été le premier pape à visiter Israël, en 1964.
Comme quoi l’histoire est complexe, et les quelques documents que vous citez en faveur du pape Pie XII et du Vatican ne permettent pas d’effacer d’autres versants de la politique du même Pie XII et du Vatican, en particulier en ce qui concerne l’aide apportée aux criminels nazis, qui seront ensuite pourchassés par l’organisation de Simon Wiesenthal.
Le ton méprisant que vous adoptez dans les commentaires, entre autres la question désobligeante adressée à Déluge (du genre: je suppose que vous savez de quoi vous parlez - alors que pour cela, il suffit de lire la presse, certes, en sortant du strict cadre franco-français), n’apporte rien à votre tribune de réhabilitation, qui se veut pédagogique au niveau historique.
Quand la presse « respectable » évoque le PCF, c’est en général pour rappeler l’influence de la CGT dans le Syndicat du Livre.
Pourtant, L’Humanité , voix importante, bien que méprisée de-ci de-là, du paysage des quotidiens français, et officiellement affranchie de ses liens avec la Place du Colonel Fabien, fait depuis des années des propositions de lutte concernant la liberté de la presse.
Nous n’avons jamais attendu de la part de R. Ménard et de RSF de donner un quelconque écho à ces propositions.
Mais nous aimerions connaître l’avis de la rédaction de Rue 89 dessus, même si, en tant que média numérique, les intérêts de Rue 89 ne sont pas les mêmes que ceux de petits quotidiens tels L’Humanité ou La Croix .
L’Humanité propose notamment* :
- la création d’une Fondation , liée à la Fondation de France, qui pourrait recueillir des dons d’entreprise et de particuliers, défiscalisés, afin de soutenir la presse; avec éventuellement un léger prélèvement sur les recettes publicitaires des gros conglomérats médiatiques;
- une modernisation, et non la suppression, du système mutualisé de distribution des titres de presse;
- l’amélioration du Fonds de modernisation (qui a servi notamment a financé les nouvelles imprimantes du Monde , et que les petits journaux se démerdent)
- enfin, l’installation de bouquets de presse dans les lieux publics , l’encouragement et l’initiation à la lecture de la presse au lycée , et un crédit d’impôt aux foyers modestes qui s’abonnent à un journal.
Nombre de ces propositions pourraient être soutenues par Rue 89, en particulier si ce dernier met en place un réseau d’abonnements « facultatifs ».
Enfin, le soutien à la presse, en particulier dans les lycées, est une initiative qui devrait être appuyée par l’ensemble de la société, toutes opinions confondues.
Aujourd’hui, seul Le Figaro et quelques canards économiques sont distribués gratuitement dans les facs.
Etant donné les conditions économiques d’un jeune ou d’un étudiant moyen aujourd’hui, n’est-il pas tant de les encourager à lire une presse de qualité plutôt que de laisser les titres gratuits et le survol de la presse sur Internet (diverses études ont montré que sur le web, on scanne plutôt que de lire véritablement) prendre le relai?
Il en va de la vitalité de notre démocratie.
Aussi, je réitère ma question: qu’en pense Rue 89?
* http://www.humanite.fr/Pour-des-etats-generaux-de-la-presse-qui-n-oublie…
Du Coltan à Péan, en passant par Survie et Nkunda.
Ou comment pratiquer l’amalgame pour faire sa propagande.
___________________
Un sujet un peu trop complexe pour asséner ces quatre vérités en six lignes péremptoires qui taxent ceux qui soulignent la responsabilité de la France dans le soutien au Hutu Power d’ « associations antiracistes naïves » et de « journalistes franco-centrés ».
Mais, ça discute dur ailleurs qu’en France, il faut cesser de se regarder le nombril, même lorsqu’on est bon patriote et contre la « repentance nationale ».
Quant à défendre un impérialisme contre un autre…
Une auditrice de RFI, vivant à Goma je crois, affirmait que derrière la rébellion de Nkunda il y avait aussi la colère vis-à-vis des liens de l’armée de RDC avec les milices Interhamwe.
C’est juste un témoignage, je n’ai aucune compétence pour pouvoir l’évaluer à sa juste valeur.
C’est vrai ce que tu dis là, la preuve:
le néolibéralisme détruit tous les acquis sociaux des 200 dernières années, avec la planète en prime (quelques milliers d’années d’héritage anéanti avec la brevetisation du vivant, l’extinction des espèces, etc.), et regardez-le retour du refoulé:
la plus grosse crise depuis 1929 !
On peut toujours faire court, et je me suis un peu trop laissé aller…
Mais bon.
Les activités non rémunérées ne sont pas nécessairement des « manières de retour à l’emploi », ce que vous acceptez puisque vous dites « en général ».
Certains refusent tout simplement l’emploi tel que proposé aujourd’hui (se tuer à des tâches débiles et rentrer dans le jeu d’une compétition avec les autres employés au lieu de créer véritablement des choses).
Les gens qui « glandouillent », comme vous dites, sont une extrême minorité (ça relève la plupart du temps de la toxicomanie ou autres problèmes pathologiques), qui ont d’autant plus besoin d’accompagnement psychologique, voire psychiatrique, plutôt que de matraques, fût-elles brandies par des assistant-e-s social-e-s.
Mais M. Hirsch n’est pas concerné par ces gens-là: pour lui, ce sont des « mauvais pauvres », qui n’auront pas le droit au RSA, et non des gens qui ont besoin d’être aidé.
Oui, mais pas seulement.
En soi, personne ne peut être contre une telle mesure, mais le RSA ne se limite pas à ça.
D’abord, il n’aide que les « travailleurs pauvres » ou « actifs pauvres ».
Donc une personne au chômage qui n’a pas droit à l’assurance chômage n’aura pas le droit au RSA, et continuera à être au RMI ou à l’Allocation de solidarité spécifique ( http://www.laviedesidees.fr/Les-victimes-collaterales-du-RSA.html ).
Cela inclut les chômeurs à longue durée, mais pas seulement: il faut aussi compter ceux qui ont dépassé la durée prescrite par le PARE; le rapport de la DARES de 2006 précisait que 50% des chômeurs sont privés du statut officiel de chômeur , qui donne droit à l’assurance chômage ; cela devient un privilège que d’être reconnu « chômeur »!
Ensuite, le RSA ne corrige rien aux « jeunes pauvres » , ou encore à la situation scandaleuse faite aux moins de 25 ans dans ce pays. Ceux-ci n’ont le droit ni au RMI, ni au RSA, et, quand ils ont la chance de trouver un boulot, sont bien souvent des « stagiaires non rémunérés » (la réforme récente du Code du travail a aligné le statut des apprentis sur celui des stagiaires).
Bref, le RSA est dans une logique de workfare ou « d’insertion professionnelle », qui nie la réalité de la misère et méprise les pauvres, en les divisant en « bons pauvres qui travaillent ou cherchent à travailler » et en « mauvais pauvres exclus, non-réinsérables ».
C’est la même logique que celle à l’oeuvre, dans le discours du Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale (sic), qui prétend qu’il y a de « bons immigrés » qui « s’intègrent » (Rachida Dati, dont on lui interdit de faire référence à ses origines sociales) et de « mauvais immigrés » qui « refuseraient les lois de la République » (blanche - et tant pis pour les DOM-TOM!)
Une sorte de racialisation des pauvres?
Il y avait plus de 400 000 emplois aidés en avril 1995;
et plus que 200 000 en novembre 2004.
Un peu plus de 250 000 en août 2007,
et les prévisions faisaient état de plus que 125 000 emplois aidés en 2008.
Les contrats aidés sont supprimés depuis belle lurette, les CES (emplois-jeunes) ont été supprimés par la droite, etc.
Je t’invite à regarder le graphique n°1 ici:
http://www.laviedesidees.fr/Les-victimes-collaterales-du-RSA.html
Précision: la droite au gouvernement démantèle progressivement tous les contrats aidés, qu’elle veut remplacer par le RSA.
Voir http://www.laviedesidees.fr/Les-victimes-collaterales-du-RSA.html
Avez-vous lu cet article, Traders à Londres, chômeurs à Paris ?
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/la-city-saisie-de-vertige/916/…
http://www.rmc.fr/edito/info/61003/6000-euros-dassedic-pour-un-jour-de-t…
(vous avez bien lu: 6 000 euros d’Assedic pour un jour de travail !!!)
Ou comment les financiers français de la City, qui crachent sur le système « étatiste » français, reçoivent des allocs exorbitantes des Assedic dès que la crise les met sur la paille…
Je m’arrête à votre première phrase: vous croyez franchement que la motivation pour faire de longues études, c’est le niveau du salaire?
Il faudrait alors s’interroger sur la santé mentale des thésards dans les disciplines diverses…
FLIQUER LES CHOMEURS OU « REMETTRE LES GENS AU TRAVAIL »?
Il faudrait se féliciter de l’idée, si novatrice, de « Remettre les gens au travail »?
D’abord, a-t-on besoin que les services sociaux fliquent les chômeurs pour les forcer à accepter des jobs ingrats? Par exemple en installant des détecteurs de mensonge à l’ANPE, comme on le fait déjà en Angleterre?
Ensuite, l’idée du workfare , qui rappelle par moment les workhouses de l’Angleterre du XIXe siècle, n’a rien d’amusante.
RSA ET ALLOCATION UNIVERSELLE
Interrogé sur Rue 89 à propos du RSA et du revenu universel garanti, Martin Hirsch prétendait que l’allocation universelle était « une mesure de droite ».
Or celle-ci prétend justement - à l’inverse du RSA - ne pas porter de jugement de valeur sur les actifs et soi-disant inactifs (étant entendu qu’on confond emploi et activité, l’activité non rémunérée - associative, politique, artistique, scientifique, etc. - étant considérée comme « glandouillage »).
LE RSA: « BONS » ET « MAUVAIS » PAUVRES
Aujourd’hui, un député porte-parole de l’UMP prétend qu’il se fiche de savoir si le RSA « est de droite ou de gauche ». Ou il se croit au-delà des divisions partisanes, ou il nous ment.
Le RSA est en effet fondé sur la discrimination entre bons et mauvais pauvres: Hirsch se félicite qu’ « avec le RSA, nous ne mettons pas un centime vers l’inactivité » (cité par H. Périvier, http://www.laviedesidees.fr/Les-victimes-collaterales-du-RSA.html).
UN CHOMAGE « VOLONTAIRE »?
Le RSA postule que le chômage est volontaire et s’explique largement par un calcul financier, selon lequel « si je bosse, je perds mes allocs, donc au final je gagne moins en travaillant plus. »
Mais nous savons tous que, vu les circonstances économiques et politiques merveilleuses qui sont les nôtres, il suffit de « travailler plus pour gagner plus ».
Par exemple en augmentant dramatiquement le contingent légal d’heures sup (souvent non rémunérées par les patrons, mais le faible nombre d’inspecteurs du travail ne permet pas de relever ces infractions au Code du travail).
Belle manière d’éradiquer le chômage!
Sauf que…
Dominique Méda signale une étude montrant que les causes du chômage relèvent bien plus du faible accompagnement vers l’emploi que d’une simple question de « trappes à inactivité » (cf. http://www.laviedesidees.fr/Le-Revenu-de-Solidarite-Active-en.html)
Or « Le service public de l’emploi manque sensiblement de moyens en France : le budget consacré par chômeur est 3,6 fois moins important qu’aux Pays-Bas et 2,8 qu’en Grande Bretagne » (Périvier).
Sans oublier qu’au plan philosophique, opposer aussi binairement le « volontaire » et l’ « involontaire » relève de l’imposture: pour prendre l’exemple du punk fier de ne pas travailler, faut-il croire qu’il s’agit forcément d’une décision volontaire? Ou, plus simplement, d’un processus mental visant à assumer, de manière responsable, l’ensemble des causes (familiales, sociales, etc.) ayant mené telle personne à choisir la rue plutôt que le bureau?
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INCOHERENCES ECONOMIQUES ET PHILOSOPHIQUES DU RSA
Résumons, rapidement:
- au niveau économique, le RSA part du principe que le chômage serait volontaire et que les chômeurs feraient des calculs cyniques sur leur rémunération.
- au niveau philosophique et moral, le RSA divise les pauvres en « bons » et « mauvais » pauvres, ceux qui veulent travailler et ceux qui préfèrent poursuivre d’autres activités non rémunératrices.
Comme tous les dispositifs de workfare , que P. Rosanvallon appelait de ses voeux dans son livre de 1995, tout en soulignant les risques de flicage généralisé introduit par ces dispositifs, le RSA prétend en outre que « l’insertion par le travail » est fondamentale pour la reconnaissance sociale.
- Ces deux thèses, économiques et philosophiques, se contredisent entre elles.
Si l’insertion par le travail est une condition sine qua non pour être reconnu socialement, et ne pas être méprisé par les autres et surtout par soi-même comme « exclu », alors comment peut-on prétendre que les chômeurs le sont volontairement?
Si, au contraire, les chômeurs « glandouillent » volontairement pour de simples raisons de fric, alors comment peut-on affirmer que le travail, c’est-à-dire l’emploi rémunéré, est la seule condition pour être reconnu socialement et vivre dignement?
Le RSA n’est donc pas seulement de droite, réminiscence des workhouses britanniques ; il est incohérent, économiquement, puisqu’il s’accompagne de la promotion d’heures supplémentaires, nuisibles à la répartition de l’emploi, et de la baisse des emplois aidés, objectif constant de la droite au gouvernement, ainsi que d’un contexte de crise menaçante, mais aussi contradictoire, sur le plan intellectuel, en prétendant que le « travail », c’est-à-dire l’emploi rémunéré doit être notre seule valeur morale.
RECREER DU « LIEN SOCIAL » PAR L’EMPLOI, UNE IMPOSTURE?
Ce n’est pas avec l’emploi que nous allons ressouder le « lien social », alors que les conditions de l’emploi se détériorent, que le Code du travail a fait l’objet d’attaques en règle, que les entreprises sous-traitent à d’autres entreprises capables de faire baisser les coûts en violant ouvertement le peu qui reste du Code du travail (en commençant par l’emploi de sans-papiers exploités et en continuant par l’emploi des stagiaires non rémunérés), etc.
Le lien social se construit dans l’espace public, par la promotion d’activités sociales, culturelles et politiques communes.
Ce qui requiert d’abord de mettre fin à une présence policière omnipotente, qui rend impossible le simple fait de se rassembler, fût-ce pour avoir du bon temps et écouter de la musique, au nom du respect de la « tranquillité du voisinage ».
La tranquillité est devenue l’avatar de l’ordre et de la sécurité, tout comme les opérations de maintien de la paix sont devenues le nouveau nom de la guerre.
Sans oublier la réponse ambiguë de Hirsch aux accusations du GISTI, selon lesquelles le RSA allait empirer la situation pour les immigrés
http://www.gisti.org/spip.php?article1213
http://www.rue89.com/2008/09/20/les-etrangers-leses-par-le-rsa-hirsch-a-…
Le capitalisme n’est pas réductible au néolibéralisme, ton allusion au nazisme et au fascisme, véritables capitalismes d’Etat, suffirait à le rappeler.
Oui.
N’empêche que le Chiapas était un Etat délaissé du Mexique, où les seules infrastructures publiques étaient celles qui pouvaient profiter à des firmes privées (classique dans l’aménagement du territoire colonial).
Bref, nous ne vivons pas dans une société comparable à celle des Zapatistes, bien que nous partageons sans doute des enjeux mondiaux.
Salut Nemo!
Ne pouvant lire dans tes pensées, mais seulement dans tes écrits, j’ai bien pris la précaution de dire que cela pouvait faire penser tout aussi bien « au poujadisme qu’au Que se vayan todos! ».
Pour ma part, si j’ai davantage confiance aux mouvements sociaux qu’à la seule prise du pouvoir pour changer la société, je ne vois pas comment on peut faire l’économie d’une réflexion sur les processus institutionnels et ses acteurs.
Or je ne crois pas que mettre tous les « politiciens et bureaucrates » dans le même sac soit très pertinent, et j’y vois un risque pouvant faire vite basculer dans l’antiparlementarisme, celui des ligues des années 1930.
Peut-être que cet article de B. Cassen et Ch. Ventura t’intéresseras, à défaut d’y souscrire à toutes les thèses soutenues:
Quel altermondialisme après la « fin du néolibéralisme » ? , 15 septembre 2008.
http://www.cetri.be/spip.php?article833&lang=en
Il y cite les mots de Joseph Stiglitz, ex-président de la Banque mondiale, qui résonnent avec ceux de Michel Wievorka:
« le fondamentalisme néolibéral de marché a toujours été une doctrine politique qui a servi certains intérêts. Il n’a jamais été soutenu par une théorie économique. Nous pouvons dire aujourd’hui qu’il ne le sera pas non plus par l’expérience historique »
Faire le simple constat que le discours néo-libéral est en berne, que le consensus de Washington a pris l’eau, et que même l’Etat fédéral américain accepte cet état de fait, n’a strictement rien avoir avec un « vieux schéma marxiste-léniniste ».
Votre appel à « faire confiance à ceux qui travaillent et connaissent leur métier », plutôt qu’aux « bureaucrates ou aux politiciens », semble sympathique, mais peut tout aussi faire bien penser - pardonnez-moi l’offense - au poujadisme qu’au Que se vayan todos ! de l’Argentine de 2002.
Aujourd’hui la crise financière n’est plus restreinte à l’Amérique latine.
Pour autant, si le néo-libéralisme est en berne, les offensives ne cessent pas pour autant. Preuve en est: la négociation de l’ACAC (Accord commercial anti-contrefaçons) qui va nuire au développement technologique et à l’innovation intellectuelle, en restreignant les droits de création intellectuelle, sous le fallacieux prétexte de protection des « droits de propriété intellectuelle » (prétexte qui permet, par exemple, la brevetabilité du vivant et la non-utilisation de rétroviraux dans des pays durement touchés par la pandémie du SIDA).
Je suis curieux de voir ce que Rocard conte dire à ce Congrès du PS à ce sujet.
En mettant côté à côte les déclarations d’Olivier Pastré, professeur d’économie, et de Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, on peut en conclure que ce dernier serait un « irresponsable », puisqu’il affirme:
“ « Nous sommes face à la pire crise financière depuis la Grande dépression (de 1929) et ses conséquences sont déjà en train de se diffuser bien au-delà de la sphère financière, dans le monde entier »
http://www.humanite.fr/Crise-l-OCDE-contredit-Paris
On peut se demander si emprisonner la misère, surtout quand elle est noire, ne relève pas du genre de l’emprisonnement « politique ».
Mis à part ça, Guantanamo et les centres de détention clandestins de la CIA, ça vous dit quelque chose?
Les prisonniers politiques afghans de 14 ans, ayant passé 7 ans à Guantanamo?
Mumia Abu Jamal, Leonard Peltier, etc. ?
Complètement d’accord. Mais au moins ça nous aura valu un message hilarant de Charles Mouloud!
C’est plutôt mesquin non?
« Pas de clopes »: bon, chacun est libre de dépenser le peu de sous qu’il a où il veut non? D’autres s’achètent des cd de Carla Bruni.
45 euros d’électricité & de gaz pour 45 mètres carré, je vous rassure, ça n’a absolument rien de faramineux en France. Je paie la même chose voire plus pour une surface plus petite (y compris quand mon chauffage est en panne tout l’hiver).
Lentilles ou lunettes: la différence de prix n’est pas énorme, et c’est la même chose que pour le « pas de clopes »: c’est quand même pas un privilège d’aristocrate que de porter des lentilles.
Pourquoi Pauline n’est-elle pas restée chez ses parents? Peut-être parce qu’elle avait envie de vivre avec son copain, en participant aux frais de son nouveau foyer?
Moins cher qu’Asnières? Oui, il y a toujours moins cher, mais il y a aussi plus cher, et Asnières n’est pas très loin de l’université où elle étudie.
Le commentaire de Noftal fait penser à celui du dissident chinois, énervé par les critiques venues de l’Hegaxone contre Robert Ménard : nous ne partageons d’évidence pas les mêmes perspectives.
Ce dissident chinois vivait dans l’image d’une France s’étant arrêtée à mai 68 ; Noftal, probablement aigri des posts des riverains (une bonne cure de temps en temps, rien de mieux!), prétend que R89 serait « gauchiste » (après s’être prétendu « ni de droite, ni de gauche » - en passant, pourquoi ne pas lire Le Figaro, c’est très instructif!).
Outre la publication d’articles résolument droitiers de la part de R89, comme le rappelle Pascal Riché, il semble que, comme le rappelle l’exergue du Figaro, « il n’y a pas d’éloge sans liberté de blâmer ».
Or, un journal se voulant critique est nécessairement conduit, vu les circonstances actuelles, à se situer à gauche… ou à l’extrême-droite.
Réjouissons-nous que R89 ait choisi la première solution. Bien des riverains se plaignent de son orientation trop centriste!
Enfin, adopter une position de gauche n’empêche pas l’honnêteté, l’objectivité, ni la publication de propos outrancièrement de droite.
PS: à quand la publication d’un article sur l’ACAC (Accord commercial anti-contrefaçon)?
Faut-il attendre le 3e round de négociations pour en entendre parler dans la presse généraliste?
Que pensent nos politiques de ces négociations opaques?
(le MoDem s’est prononcé pour, se situant sans ambiguïtés du côté des lobbyistes de la clôture de la propriété intellectuelle)
Qu’en dit M. Rocard, qui avait préparé le volet NTIC de la candidate du PS à la présidentielle?
Qu’en disent la FFIL (Fondation pour une infrastructure informationelle libre) et autres associations ?
Ecoutons nos « responsables » parler:
« Il est inexact et irresponsable de dire que c’est la fin du monde. »
David de Rotschild, Le Figaro , 17 septembre 2008.
«Ceux qui évoquent la crise de 1929 sont irresponsables »
Olivier Pastré, professeur d’économie, Le Figaro , 1er octobre 2008 ( http://www.lefigaro.fr/societes/2008/10/01/04015-20081001ARTFIG00449-ceu… )
» Je pense qu’ « irresponsable » va faire partie du top 100 du vocabulaire du Figaro et de la presse économique.
Mais ce ne sont, bien sûr, pas les investisseurs qui sont « irresponsables », puisque, comme le dit O. Pastré:
“Les investisseurs ont toujours raison. On ne peut pas avoir raison contre le marché. »
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allez, quelques-unes de plus:
« Fabius a accusé le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet d’avoir une attitude « irresponsable » en refusant d’abaisser les taux directeurs de la Banque »
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/01/23/01011-20080123FILWWW00603-f…
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MAM, 15 octobre 2007:
“ Il serait doublement irresponsable … de baisser le budget de la Défense. D’abord, sur le plan de [la] protection …
Ensuite, ce serait irresponsable sur le plan économique. La Défense participe au dynamisme …
nul ne peut prétendre avoir une carrure d’homme ou de femme d’Etat s’il se permet de considérer le budget de la Défense comme une variable d’ajustement.”
http://www.lefigaro.fr/actualite/2006/07/12/01001-20060712ARTFIG90087-ma…
(on n’a jamais entendu un ministre de l’Education nationale et de la Recherche dire de tels propos.)
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Le commissaire européen aux Affaires économiques, l’Espagnol Joaquin Almunia, a indiqué que les salaires touchés par certains dirigeants d’entreprises étaient « totalement irresponsables ».
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/05/23/01011-20080523FILWWW00322-s…
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Plan Paulson: « À moins de six semaines des législatives, ils jugent que le texte nationalise à un prix exorbitant les pertes de banques irresponsables. »
http://www.lefigaro.fr/marches/2008/09/30/04003-20080930ARTFIG00359-plon…
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« Haro sur les bonus irresponsables à la City », http://www.lesechos.fr/info/analyses/4775390.htm
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Bush : « pas possible » de laisser tomber les sociétés « irresponsables » de Wall Street, http://www.lesechos.fr/info/inter/300296515.htm
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Pour ceux que les propos « responsables » agacent,
il y a toujours le Manifeste des Sans-Voie « irresponsables »: http://www.velorution.org/signer/?petition=2
Et puis, n’oublions-pas nos traders « responsables » qui s’en vont à la City et reviennent à Paris toucher de confortables Assedics:
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/la-city-saisie-de-vertige/916/…
(« Traders à Londres, chômeurs à Paris! » —- voilà un slogan de manif de droite !)
Tiens, un « tiers-mondiste révolutionnaire » qui soutient le « nouveau management public » et la loi LRU, au faux-prétexte que les « partenariats universités/entreprises privées » ne seraient pas assez développé, et que l’Etat n’aurait « plus assez de moyens ».
Protégez-moi de mes amis, mes ennemis…
Oui, et d’arrêter de manger, parce qu’à 60 euros par mois de budget alimentaire, ça fait 1 euro le repas à condition de ne manger que deux fois par jour.
L’Education nationale sucre les bourses (http://www.rue89.com/2008/06/23/les-bourses-sur-criteres-universitaires-… ) ;
les prix de l’immobilier sont hors-de-portée pour le péquenot moyen, grâce à la spéculation internationale des fonds de pension ( bon, il semble que le désordre financier ait atteint des sommets, récemment, question immobilier… )
les transports communs, qui permettent pourtant de réduire la consommation énergétique du pays et la pollution (deux en un), ne sont toujours pas gratuits ;
et, chassés des lieux de socialisation en commun, qui sont trop chers, les pauvres étudiants n’ont plus qu’à squatter chez leurs potes, ce qui avouons-le n’est pas le meilleur moyen d’agrandir son horizon en faisant de nouvelles rencontres!
Mais où est-il écrit dans la Bible qu’il faille prendre au pied de la lettre toutes les « recommandations » qui y sont et toutes les paraboles?
Où est-il écrit dans la Bible que, pour « vivre en accord avec la Bible », il faille obéir à mille et un rituels, en espérant imiter Hercule et ses travaux?
Drôle d’interprétation, qui prétend que celle des fondamentalistes est la seule exacte.
Quant à se moquer des pratiques en général, des « oeuvres » dans le lexique théologique, on retrouve-là une vieille tradition interprétative, qui n’a pourtant jamais réussi à convaincre nous, pauvres païens, de vivre avec la « foi » sans pratiquer.
En attendant, Ratzinger (oups! Benoît XVI) a réhabilité la messe tridentine pour le plus grand plaisir des « catholiques traditionnalistes » (il paraît qu’on ne parle d’intégristes que pour les exclus de l’Eglise - en voilà une belle pratique de langage), comme cela on oubliera pas qu’il est fondamental, au XXe siècle, de savoir chanter en latin pour être un bon catholique.
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Quant à la circoncision, il faudrait sûrement demander à l’INSERM d’arrêter de publier des « études grotesques » - sûr qu’ils se sont fait infiltrés par l’Opus Dei ;-)!
http://www.inserm.fr/fr/presse/communiques/auvert_2_050809.html
… et vous n’avez pas fini de vous étonner des « petits paradoxes » du Code fiscal et du droit, dans quelque Etat que vous soyez…
Mais ce sont des contrats importants que la France, pays des droits de l’homme, signe avec la Chine.
Pour construire des centrales nucléaires, par exemple, sans doute pour dessaler l’eau de mer, comme en Libye, n’est-ce pas?
Le complexe militaro-industriel français va tout de même pas laisser tous les marchés aux gringos, si?
Chaque entreprise fixe son prix AVEC les autres, pas en fonction.
Les cartels, c’est pas nouveau, et les récentes amendes données aux cartels internet en France ne sont qu’une partie immergée de l’iceberg.
Ne parlons même pas des cartels de disques, qui font vendre des CDs à plus de 20 euros, pour un coût de fabrication de moins de 5 euros et tout ça pour reverser quelques pièces jaunes aux artistes.
Mais ça doit être le prix « juste » (drôle de notion de la justice), puisqu’il y a des consommateurs pour les acheter à ce prix.
Perso je préfère acheter les CDs de groupes vus en concert, à 10 euros max voire prix libre.
Dommage de terminer ainsi un post intéressant (en particulier le passage sur la Pologne; vous auriez des sources?) par l’expression « état sioniste », qui ne veut à peu près rien dire (sinon signifier une certaine position politique de votre part).
Le sionisme étant un mouvement nationaliste (à l’origine proche de la gauche), c’est un peu comme si vous parliez de la France en disant « Etat nationaliste ».
Or, je veux bien qu’il y ait un paquet de nationalistes au pouvoir en France, cela ne fait pas pour autant de tous les fonctionnaires français des nationalistes.
Au fait, entre Dupont-Aignan qui se plaint d’être censuré, et la maison d’édition basque Gatuzain qui se fait geler les fonds (imprimer des livres est un crime maintenant), on sait plus où on en est…
http://librairie-quilombo.org/Nouvel-article,3050
La Rumeur parle bien du massacre du 17 octobre 1961 (de même que le groupe de punk Brigada Flores Magon*), n’empêche que dans cet extrait il s’agit bien des centaines de bavures policières, dûment recensées par Maurice Rajsfus et autres dans
http://quefaitlapolice.samizdat.net/
Octobre 1961envoyé par trotsky-1917
BRAVO !!!
http://quefaitlapolice.samizdat.net/
On peut critiquer à la fois le régime castriste et le régime ménardien, vous pensez pas?
Cuba continue à focaliser l’attention, près de 20 ans après la chute du Mur, ce qui interdit toute position nuancée. C’est comme avec Bush: « you are with me or against me! .
Très peu pour moi (concernant Cuba, bien sûr, à propos de Bush la réponse est plus facile!)
RSF a été fondé en 1985 par Ménard et… Rony Brauman (MDM) et Jean-Claude Guillebaud (les deux sont aujourd’hui à Reporters d’Espoir ).
A l’origine, elle voulait promouvoir le « journalisme alternatif ».
Belle réussite! En tout cas, Brauman & Guillebaud ont mis les voiles, laissant Ménard s’amuser avec les Américains, devenant une sorte de « néo-conservateur » à la française, qui n’hésite pas à légitimer la torture en cas « extrême », tout cela pour propager la démocratie dans le monde.
Quant à J.-F. Julliard, accordons-lui le bénéfice du doute pour faire de RSF une ONG crédible, donc impartiale. En attendant, ne le confondons pas avec le Julliard du Canard enchaîné !
Bonne nouvelle, le Parlement européen à voté une résolution qui force la France à modifier la mise en oeuvre de l’infâme « riposte graduée » prévue par Hadopi:
http://blog.lefigaro.fr/hightech/2008/09/la-loi-hadopi-mise-a-mal-par-l….
Et Paris qui s’active dans les coulisses internationales pour passer l’Accord commercial de contrefaçon (ACTA) qui va permettre aux douaniers français de fouiller nos lecteurs MP3 et ordinateurs portables…
Voilà qui s’appelle « montrer l’exemple »!
Non, mais on croit rêver!! de lire un article pareil, mais pomme à l’ eau, ça va coûter 2000 trillions US$ de reglementation trop laxiste, RIEN QUE POUR LES STATES!!!LOL!!!
Reveillez-vous, ce n’ est plus de la reglementation c’ est du HOLD UP. On cherche à siphonner votre épargne par tous les moyens.
Démo:
POURQUOI N’A-TON RIEN FAIT DEPUIS