Portrait de raspou

raspou

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    raspou
    11H36 14/03/2008

    En quoi Sansal crache-t-il sur le monde musulman (dont il fait partie)? Est-ce que dénoncer ce qui n’y est pas acceptable (corruption, autoritarisme, islamisme, antisémitisme) est une insulte aux Musulmans? Au contraire, cela montre qu’on peut être musulman et faire preuve d’esprit critique et de liberté de penser.

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    raspou
    22H50 13/03/2008

    Depuis des décennies, toujours les mêmes accusations à l’encontre de tout Algérien faisant preuve d’un tant soit peu d’esprit critique. Comme si c’était ces intellectuels qui « déstabilisaient » la société algérienne, celle là-même qui se fait gangsteriser, écartelé entre un pouvoir corrompu et le monstre islamiste qu’il a contribué à créer.

    Courage Boualem, rahna maak.

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    raspou
    15H51 13/03/2008

    Eh beh voilà, avec ces précisions-là, votre article est complet… Ne nous remerciez pas, on aime bien rendre service ;-)

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    raspou
    18H25 12/03/2008

    Concrètement, quelles conséquences cela a-t-il pour sa carrière? Pub retirée, OK, mais pourra-t-elle jouer? et jouer quoi? Y a-t-il eu des cas similaires et qu’ont-ils donné?

    L’article est un peu léger…

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    raspou
    16H12 03/03/2008

    D’accord. Mais on ne peut pas généraliser à toute la coopération bilatérale française les pratiques constatées au Tchad.

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    raspou
    04H35 03/03/2008

    Si s’étendre est hors de propos, l’incise fielleuse sur les relents néo-colonialistes l’était peut-être aussi… N’était-ce pas en dire trop ou pas assez?

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    raspou
    04H29 03/03/2008

    Tout est effectivement affaire de définitions. Pour moi, la formation de médecins s’apparente plus à une démarche « développement » qu’à une démarche « humanitaire », que j’assimile plutôt à de l’aide d’urgence. Mais on peut très bien soutenir une position différente, l’important étant de se mettre d’accord sur les termes.

    Quelle aide au développement faudrait-il réformer? Ce vocable peut concerner les ONG (dans toute leur diversité), les collectivités territoriales, les Etats, les Universités, les organisations internationales… Dans chacune des catégories, il y a des choses qui marchent bien et d’autres qui marchent mal, il faut sortir des généralités…

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    raspou
    18H32 01/03/2008

    Certes, mais détailler un peu son propos permet de l’étayer et de sortir des formules toutes faites dont on se dispense d’interroger la pertinence. Pour moi, accoler « aux relents néo-colonialistes » derrière « les mécanismes de la coopération culturelle », comme si ceux-ci ne recouvraient pas des finalités et des modalités d’une grande diversité, cela relève de la formule toute faite plus que du travail d’analyse.

    Et ces formules toutes faites sont ce que j’appelle le prêt-à-penser.

    Mais quelqu’un d’autre peut estimer que c’est une fulgurance de l’esprit résumée en un percutant aphorisme… Chacun sa sensibilité.

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    raspou
    17H25 01/03/2008

    Je ne vois pas très bien comment vous déduisez cela de ce que j’ai écrit… Je dis juste que si l’on veut critiquer la coopération bilatérale française, il vaut mieux le faire de façon argumentée, en prenant en compte la diversité des actions qu’elle promeut ou soutient, plutôt que par une formule lapidaire caricaturale la renvoyant en bloc à du néo-colonialisme.

    Pas de quoi s’énerver ou craindre que je veuille vous empêcher de penser par vous-même (comment le pourrais-je, d’ailleurs?).

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    raspou
    16H41 01/03/2008

    Il est en soi salutaire de rappeler, si besoin en était, qu’il y a beaucoup de pratiques de l’humanitaire fort différentes de cette caricature absurde qu’a été l’Arche de Zoé.

    Cela étant, il aurait peut-être été intéressant de dire que le modèle décrit ici ne semble pas particulièrement original. Le parrainage d’enfants tel que vous le décrivez est pratiqué par des dizaines d’associations de par le monde, certaines sur une base individuelle (on paie les études de « son » filleul), d’autres sur une base collective (on contribue à sponsoriser une classe - ce qui est en soi plus sain mais plus difficile à « vendre » aux parrains).

    Intéressant également aurait été de réfléchir à ce que ce type de modèle peut apporter au développement du système éducatif du Niger. Faire une école privée qui va offrir un avenir à 250 enfants, c’est très bien. Mais l’objectif de la coopération pour le développement devrait être plus largement d’oeuvrer pour améliorer le système éducatif nigérien dans son ensemble. C’est l’aboutissement d’une démarche où l’on passe de l’humanitaire (= aider des individus) à l’aide au développement (= améliorer un système).

    C’est évidemment beaucoup plus compliqué que de construire et faire tourner une école, mais il y a des cas de belles réussites obtenues par des ONG françaises. Pour avoir travaillé dans ce secteur il y a quelques années au Vietnam, j’avais été marqué par la réussite exemplaire de deux projets: Handicap International avait monté un centre de formation professionnelle pour adolescentes défavorisés; dans le domaine de la nutrition infantile, le GRET avait développé une farine que l’on pouvait produire localement. Dans les deux cas, la grande réussite avait été que les autorités vietnamiennes s’étaient emparés de ces projets pour les répliquer à grande échelle sur l’ensemble du pays.

    A l’examen d’un projet de développement, il est important de se poser cette question de sa duplicabilité à grande échelle par les autorités nationales, au risque de se cantonner à des initiatives privées qui décrédibilisent par contraste le système public plutôt qu’elles ne lui donnent des pistes pour s’améliorer… (Il est en ce sens amusant de constater comment de grands défenseurs de l’éducation publique en France peuvent se faire les laudateurs d’initiatives privées dès qu’elles ont lieu sous d’autres cieux.)

    Souhaitons donc à cette belle initiative nigérienne qu’elle ne demeure pas une oasis vivant de financements extérieurs et faisant quelques heureux (ce qui est déjà très bien) et beaucoup de déçus… Souhaitons qu’elle contribue à tirer vers le haut le système de tout un pays…

    Je trouve que ces dimensions manquent à l’article, ainsi que d’autres plus techniques mais importantes (ex: provenance et montant des fonds récoltés, perspectives d’automisation financière, politique de recrutement et de rémunération des enseignants, approche pédagogique, etc.). Et vous auriez très clairement pu vous passer du cliché si facile sur le caractère « néocolonialiste » de la coopération « culturelle » (je suppose que vous voulez dire la coopération bilatérale française)… Il y a suffisamment d’analyses critiques pertinentes à faire sur la coopération française pour ne pas se contenter de cette pique banale et caricaturale qui témoigne mal de la diversité des situations et fleure bon le prêt-à-penser…