Portrait de Clarence

Clarence

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    Clarence
    22H28 28/08/2008

    Kemardo,

    D’accord avec vous sur les motivations de ceux qui tirent les ficelles.
    Mais dans mon post, je parlais précisément de la nature des ficelles au bout desquelles on fait se mouvoir les peuples.
    Tant il est vrai que ceux qu’on nettoie, ethniquement ou pas, sont ceux-ci, et pas les tireurs de ficelles.

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    Clarence
    19H21 28/08/2008

    Bonjour.

    Comment faire pour ne pas rentrer dans le débat, absolument binaire une fois encore, qui consiste à disserter à perte de vue sur c’est ki k’a commencé ?, c’est qui k’a tué le plus des autres ?, c’est ki ki commet le plus un génocide ? (mot qu’on utilise désormais dès qu’un incident de frontière fait quelques victimes, qu’évidemment je déplore comme tout un chacun , mais là n’est pas le problème).

    La chose la plus terrifiante, c’est que dans le Caucase désormais, les conflits et les règlements de compte en tous genres se font sur des bases ethniques, purement et simplement ethniques, et ce de tous les côtés.
    Comment s’en étonner, au vu du précédent yougoslave, où les nouvelles frontières ont été tracées certes par les guerres, mais aussi par les Occidentaux, selon des critères ethniques, alors que le discours officiel consistait précisément à nier que ce fut le cas. Ah ! les discours récurrents des belles âmes tels BHL, Kouchner ou Glucksmann sur le magnifique cosmopolitisme de la Bosnie en général et de Sarajevo en particulier ! Quid là-dedans du destin par exemple des Serbes de Bosnie (et merci de ne pas m’envoyer Karadzic dans les dents, les Serbes de Bosnie se se résumant pas à ce boucher…).
    Et quid de l’indépendance accordée au Kosovo sur, là aussi, des bases uniquement ethniques ?
    Je sais bien que l’expression « boîte de Pandore » est presque aussi galvaudée que le mot « génocide », mais quand même…
    Pourquoi donc un pays comme l’Espagne, confrontée également à des revendications régionalistes (ou plus) dont certaines (cf la dérive de l’ETA par exemple) se font aussi sur des critères ethniques de la pire espèce, a-t’il pris plus qu’avec des pincettes l’indépendance du Kosovo ?
    Nombreux d’ailleurs sont les observateurs, pas tous -loin de là- « pro-serbes » ou « pro-russes » qui prophétisaient qu’après les Balkans, ce serait le tour du Caucase. Nous y sommes.

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    Clarence
    00H54 24/08/2008

    @ Monsieur Daniel Riot :

    Là, franchement, ça commence à bien faire !
    Et vous devriez soit vous taire, soit répondre, si vous voulez vous faire l’avocat de BHL, aux questions qui lui sont posées.
    Au lieu de faire comme toujours diversion en répondant à des reproches que personne ne lui a fait ici, ni dans l’article initial de Rue89, ni dans les commentaires des internautes qui lui ont fait écho.
    Selon vous, BHL est beau, BHL est riche, BHL a une jolie femme, j’en oublie…, et c’est bien sûr, selon vous, pour tout cela qu’on le déteste.
    J’allais oublier l’essentiel : BHL est juif, et tous ceux qui le critiquent sont donc antisémites (CQFD. Air connu).
    Eh bien non ! Désolé, mais je n’envie pas la fortune de BHL, me contrefous d’Arielle Dombasle, et ne suis pas antisémite.
    Ce que je constate simplement, c’est que BHL est un menteur, ou, pour dire le moins, un manipulateur.

    Je reviens un instant sur le passage qui m’a le plus choqué dans son papier au Monde, et dont je maintiens, quand on connait la suite, qu’il s’agit d’une manipulation.
    BHL écrit : « Nous arrivons à Gori. Nous ne sommes pas au centre-ville. Mais, du point où [nous sommes], nous pouvons constater les incendies à perte de vue. (…) L’odeur, légère, de putréfaction et de mort. [Gori] est une ville géorgienne. Or [les Russes] l’ont brûlée. Pillée. Réduite à l’état de ville fantôme. Vidée. »
    On apprendra plus tard, par Marie-Anne Isler-Béguin d’abord, puis par BHL lui-même dans ses réponses à Rue89, que les incendies concernent des champs. Le texte est pourtant rédigé (« Nous ne sommes pas au centre-ville MAIS nous pouvons constater les incendies… ») de manière à faire croire au lecteur que les incendies concernent bel et bien le centre-ville.
    Accessoirement, nous apprendrons ensuite que BHL n’a à aucun moment pu constater que Gori a été « brûlée », « pillée », « vidée », puisqu’il n’a pu y pénétrer. Alors soit il invente, soit il se base sur des témoignages, à coup sûr géorgiens, et il eut alors fallu le préciser.

    Pour vous bien évidemment, il s’agit là de pinaillages, et d’un mauvais procès fait à BHL.
    Et vous vous permettez d’écrire : « Ce qui est sûr c’est que les Russes ont été dans et autour de la ville, et qu’il y eu des dégâts. »
    Trop fort !
    Créer la confusion entre des champs qui brûlent et une ville de 60.000 habitants « brûlée, vidée, réduite à l’état de ville fantôme », c’est pour vous très anecdotique.
    Et d’appeler Stendhal à la rescousse !
    Que je sache pourtant, Stendhal ne prétendait pas faire oeuvre de journaliste, mais de romancier.
    Et surtout, Stendhal écrivit la Chartreuse de Parme en 1839, 24 ans après Waterloo. Conviendrez-vous qu’il s’agissait alors d’écrire sur une actualité légèrement moins brûlante que celle d’aujourd’hui, où l’on voit par exemple des navires de l’Otan entamer des manoeuvres en Mer Noire ?

    Que votre défense et illustration de BHL réponde à de telles questions, précises, au lieu d’aller se perdre entre jets privés et « jolie femme », dont tout le monde se tape.

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    Clarence
    12H38 22/08/2008

    ;o)))

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    Clarence
    12H36 22/08/2008

    Bonjour.

    Merci à LaRue pour cet excellent article.

    Le problème, c’est qu’au-delà du côté marrant qui voit BHL pris - une fois de plus - la main dans le pot de confiture, tout ça fait froid dans le dos.
    Le passage sur Gori de son article au Monde par exemple, et sur les incendies que BHL y décrit, est une pure et simple manipulation qui laisse au lecteur à penser que la ville a été totalement détruite par l’armée russe après que ses habitants y aient été massacrés (Ahhh, « l’odeur, légère, de putréfaction et de mort »… Encore bravo pour ce « légère » !).
    Etant donnée la place qu’accordent la plupart des organes de presse, écrite ou audio-visuelle, aux divagations de BHL ou de ses semblables (Z’avez besoin de noms ? Vraiment ?…), étant donnée aussi l’émotivité de l’opinion et la façon dont les politiques en jouent, on se dit qu’on a déjà déclenché des guerres pour moins que ça (même si la Russie, c’est un assez gros morceau, même pour notre vieux nouveau philosophe).

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    Clarence
    07H25 10/07/2008

    @ Arnaud Aubron
    Saperli & Popette, là, au-dessus, a quelque part raison, tant il est vrai que, concernant certaines personnes, les montrer tout simplement telles qu’elles sont peut presque s’apparenter à de la diffamation…
    ;o)
    Et tous les Thierry Saussez du monde, malgré leur budget pub, n’y peuvent absolument rien.

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    Clarence
    23H40 09/07/2008

    Bonjour.

    C’est bien qu’Antoine Comte soit votre avocat dans cette histoire.
    Comme le dit un intervenant un peu plus haut, on devrait bien rigoler !

    Tout ça me rappelle de Gaulle, rétorquant à un ministre qui lui conseillait de poursuivre le Canard Enchaîné : « Attaquer le Canard ? Je ne veux pas passer pour un con ! »
    O tempora o mores !, notre conducator du moment n’a pas de ces précautions. Il faut dire que pour ce qui est de passer pour ça et pour le reste, c’est fait depuis belle lurette.

    Tenez bon.

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    Clarence
    11H17 03/07/2008

    Bonjour.

    Merci à Pierre Haski pour son éditorial.

    Un peu en marge, excusez-moi, de la nouvelle d’hier soir : Vu ce matin sur je ne sais quelle télé que la France (c’est à dire en l’occurrence sarko et/ou son gouvernement) promet aux membres des Farc qui déposeraient les armes une sorte d’asile en France.
    Je n’ai pas de sympathie particulière pour les Farc mais pourquoi pas, en effet ?
    Je veux simplement évoquer à ce sujet le cas des anciens membres de groupes armés italiens (on va dire comme ça pour aller vite…) qui avaient, suite à une promesse faite par Mitterrand (et que lui a respectée !) trouvé asile en France, mais que les derniers gouvernements de droite ont réexpédiés en Italie, ou, concernant par exemple Marina Petrella, veulent réexpédier prochainement.

    www.paroledonnee.info

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    Clarence
    17H53 02/07/2008

    Mais ici aussi, il sait qu’il est filmé !
     ;o)

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    Clarence
    17H34 02/07/2008

    Bonjour.

    Désolé, mais je continue à ne voir aucun « dérapage » dans la diffusion de cette vidéo.
    Ou bien alors, le Canard Enchaîné, pour ne parler que de lui, « dérape » chaque fois qu’il sort une info d’ordre politique que d’autres voudraient voir ignorée de l’opinion.

    La vidéo en question ne montre pas, que je sache, sarkozy dans sa salle de bains, ou dans un dîner privé, ou à la plage.
    Là où il est au moment où la vidéo est prise, il est non pas une personne privée, mais le président de la République, face à des journalistes qui vont l’interviewer en direct pour des millions de gens quelques minutes plus tard.
    C’est certes du « off », mais du off d’un personnage public qui est là de par sa fonction, et non pas à ce moment une personne privée.
    sarkozy, ou Devedjian, peuvent bien dire ce qu’ils veulent, dans leur boudoir ou dans leur cuisine.
    Mais quand le premier visite le salon de l’agriculture et traite les gens de « pauvre(s) con(s) », ou quand le second, au sortir d’une réunion politique, traite de « salope » une adversaire politique, même si c’est du « off », il est utile que l’opinion puisse être mise au courant.
    Là, pareil.