


T-shirts, badges, sacoches, mugs… Soutenez Rue89 en dévalisant la boutique officielle de Rue89 sur Comboutique.
Et comme Rue89 a fait des enfants, vous pouvez aussi accéder à la boutique officielle d’Eco89, et enfiler les habits de la crise avec ce t-shirt spécial : « Krach 40 ».
Inscrivez vous à la lettre quotidienne de Rue89


| 28787 visites | 72 réactions | 39 vote(s) |
| 26815 visites | 178 réactions | 67 vote(s) |
| 12403 visites | 33 réactions | 17 vote(s) |
| 10763 visites | 40 réactions | 27 vote(s) |
| 2078 visites | 23 réactions | 13 vote(s) |
| 1496 visites | 12 réactions | 23 vote(s) |
| 2254 visites | 24 réactions | 18 vote(s) |
| 7306 visites | 36 réactions | 26 vote(s) |
| 30291 visites | 220 réactions | 124 vote(s) |
| 26815 visites | 178 réactions | 67 vote(s) |
| 2814 visites | 151 réactions | 62 vote(s) |
| 4407 visites | 121 réactions | 47 vote(s) |

Tout est emmêlé dans cette histoire.
- A la base, « l’information » du NouvelObs a-t-elle le moindre intérêt ? Car on est totalement dans l’ordre de la vie privée, et ça n’a strictement aucun rapport avec la vie politique du pays.
- On a donc le droit de se demander s’il était légitime que le NouvelObs la publie. C’est un dérapage supplémentaire vers une information de caniveau. Ca relève de la presse à sensations.
- Que Sarkozy ait « commencé le premier » ce petit jeu ne change rien au problème. Que les journalistes se ruent dans la brèche, ça dope certainement l’audience ou les ventes, mais ça ne contribue certainement pas à redresser leur crédibilité, tout en accréditant encore un peu plus le sentiment que ce déballage de vie privée est un rideau de fumée bien utile devant les difficultés plus politiques du président et du gouvernement.
- maintenant que le président contre-attaque en s’en prenant à la presse sur le plan pénal (faux et usage de faux), et pas sur la base de la loi sur presse (diffamation) ou sur le respect de la vie privée, la question se déplace, et il devient légitime d’en parler. Car cela devient réellement un problème d’intérêt général (la protection de la liberté de la presse, lorsque celle-ci en abuse).
- il y a un vrai problème lié au statut du chef de l’Etat, qui empêche toute action de la Justice à son encontre (la question avait déjà été soulevée au sujet de son divorce). Le NouvelObs et le président ne sont donc pas du tout à armes égales dans cette affaire, car le président est un adversaire totalement irresponsable (au sens juridique ;-) De quels moyens dispose le journal pour se défendre d’une telle attaque, si l’attaquant est totalement intouchable ?
- il y a aussi un vrai problème lié à la protection des sources des journalistes (reconnue par la loi), car la plainte du président vise bien directement à demander à la Justice de rechercher la source. Sinon, comment prouver s’il s’agit d’un faux ou non ?
- Enfin, il y a un problème directement politique, comme le souligne évidement le patron de la rédaction du NouvelObs. Que le président demande que l’on jette en prison un journaliste (c’est bien de cela qu’il s’agit avec une plainte pour faux et usage de faux !) au moment où la lune de miel avec la presse que l’on a constaté durant toute la campagne électorale semble prendre fin, incite bien entendu à se demander s’il s’agit d’une entreprise d’intimidation de la presse.
Bref, le NouvelObs est indéfendable d’avoir publié ça. Mais il va quand même falloir le défendre…
Désolé, M. Chouard, mais encore une fois vous réinventez l’eau chaude. Et ce n’est pas de crier très fort qui vous donnera raison. C’est même malhonnête.
Votre texte d’une violence inouïe tombe encore une fois à côté de la plaque, par approximation, erreur et incompréhension manifestes, par défaut d’information de ce dont vous parlez.
Je ne relève qu’un exemple, mais tout le reste est à l’avenant.
Vous vous scandalisez avec véhémence d’un soi-disant « abandon par les Etats de la création monétaire, au profit exclusif des banques privées ». Mais vous dites, vous-même un peu plus loin « Je ne dis pas non plus qu’il faut que les gouvernements ou les parlements puissent créer la monnaie ».
Il est ainsi terrible selon vous que l’on prive le gouvernement du pouvoir de créer la monnaie (sous le terme d’Etat, c’est exactement du gouvernement qu’il s’agit !), mais en même temps vous ne pensez pas qu’il faut que les gouvernements puissent créer de la monnaie. Bref vous dites une chose et aussitôt après son contraire !
Vous ne seriez en revanche pas contre le fait qu’un « organe indépendant n’ayant rien à espérer d’une élection doit avoir ce pouvoir, pour qu’il ne soit pas tenté d’abuser de la création monétaire par clientélisme démagogique ».
Mais c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui ! Cet organe indépendant existe, il se nomme la Banque centrale européenne et il peut à tout moment créer de la monnaie, comme il l’a fait d’ailleurs massivement au début août 2007 pour éviter une crise de liquidité dans les échanges entre banques.
Le problème avec la BCE, à mon avis, est qu’elle n’est chargée que de lutter contre l’inflation, alors qu’elle devrait aussi avoir pour seconde mission de mener une politique monétaire favorable à la croissance et à l’emploi, ce qui n’est pas le cas actuellement. C’est ça le vrai enjeu. Et pas dans votre propos sur la création monétaire qui est ridicule et sans objet.
Vous abordez des sujets compliqués en faisant des erreurs grossières, et vous emballez le tout dans un discours de pamphlet, dont vos lecteurs qui ne connaissent pas grand chose à l’économie ne retiennent que le ton vengeur et l’agressivité ahurissante.
Ce procédé relève selon moi de la malhonnêteté intellectuelle. Je le crois plus dangereux pour la démocratie que les moulins à vent auxquels vous prétendez vous attaquer.
Salut,
Tiens, ce soir j’ai dîné avec mon frère, informaticien dans un domaine réputé assez à cheval sur la sécurité (je l’espère en tout cas): les programmes classés confidentiels défense de l’armée (je ne sais rien du détail, puisque c’est confidentiel et que mon frère, lui, ne transige pas avec la sécurité ! Et puis je n’ai aucune intention qu’il se retrouve demain en garde à vue. C’est que ça rigole pas chez eux ;-).
Voilà quelques unes des réflexions et commentaires qui courent dans ces salles, très sécurisées, mais qui ne sont pas « de marché », au sujet de la Société générale:
- le monde de l’informatique militaire aurait plutôt tendance à estimer que l’on accorde généralement plus d’importance à la sécurité dans le monde de l’informatique bancaire, car l’argent c’est plus précieux que les armes, et ce qu’on peut faire avec est bien plus dangereux ;-) En tout cas la banque y consacrerait plus d’argent…
- pourtant les échos qui reviennent à ce petit monde de la part ceux qui ont « trempé » dans les deux domaines paraissent étrangement incohérents: une énorme demande en sécurisation d’un côté dans le monde bancaire (et de très lourds investissements en technologie), et d’étranges légèretés avec les règles de base par ailleurs.
Ces légèretés ouvrant des brèches béantes dans l’ensemble de l’édifice, car en matière de sécurité, la règle d’or est la cohérence.
- par exemple, il parait d’une inconséquence proprement incroyable et totalement déraisonnable à un informaticien du domaine militaire, que l’on puise gérer le mots de passe comme il est indiqué dans le cas de Jérôme Kerviel et la Société Général (si cela est vrai bien sûr, mais par là-bas… on doute avec stupéfaction).
Même pas un tout petit système automatisé de changement obligatoire de tous les mots de passe à date fixe (au moins tous les trois mois), imposé sans échappatoire par le système lui même. Ce qui parait pourtant le BA-Ba et ce qui est vraiment le moins partout ailleurs où on traite sérieusement la sécurité. Ne parlons même pas de la mise à jour systématique des autorisations d’accès, on discute des bases de la sécurité, ou pas?
- mais on n’en revient vraiment pas de savoir aussi fort bien qu’il arrive par moment qu’on accepte, dans la banque, de suspendre totalement et momentanément le fonctionnement de pans entiers du système de sécurité, car il faut aller très très vite et qu’il y a énormément d’argent à se faire, là tout de suite maintenant et pas dans une heure ! Chaque seconde de gagnée à ce moment-là, c’est du gain en plus à la clé.
La possibilité même de lever ces systèmes, ce qui ne devrait jamais être toléré, ne laisse pas de plonger ces informaticiens dans un abîme de perplexité… Et la conception de ce qu’est réellement un risque dans l’esprit de ces manieurs d’argent, qui se disent « les rois du risque », laisse les manieurs d’armes très songeurs…
Bref, on estime que la thèse présentée au sujet de Kerviel est plausible, mais on se demande en même temps comment les banques peuvent à la fois consacrer autant d’argent à la sécurité et être si négligentes au quotidien. Mais ça c’est bien plus de la responsabilité de Bouton, que de celle de Kerviel…
Les informaticiens du monde militaire nous assurent qu’ils font beaucoup mieux pour bien moins cher. Soyons donc rassurés ce soir sur ce plan ;-), même si on ne l’est vraiment pas sur l’autre…
Il est, en tout état de cause, déjà acté que cette liste Modem fantôme ne serait en aucun cas dirigée par Laure Leforestier, contrairement à ce que vous suggérez.
Elle a déjà dit clairement, le 5 décembre dernier : « Je ne serai candidate sur aucune liste » (lire son blog : http://laureleforestier.typepad.fr/blog_de_laure_leforestier/2007/12/ce-…).
Cette liste ne serait pas conduite non plus par Catherine Morin-Desailly, qui confirme son engagement au côté de Pierre Albertini et de l’UMP (lire ici sur le blog de Bruno Devaux: http://www.bruno-devaux.com/blog/index.php?/archives/251-Equipe-municipa… )
Qui resterait-il donc sur cette fort improbable liste Modem ? Votre position de la maintenir « virtuellement » en lice est toute rhétorique…
Vous ouvrez enfin la question de la corruption chez les journalistes ? Car c’est bien comme ça que ça se nomme, non ? Il faut bien un jour utiliser les gros mots qui fâchent.
Vous faites un sort à la question des cadeaux. Parlons donc aussi un peu des « ménages », ces petits boulots grassement payés, qui n’ont pas de rapport direct avec le journalisme, mais que certains journalistes acceptent discrètement (animer des conférences professionnelles, participer à des formations internes aux entreprises, et autres petits travaux de rédaction publicitaire en tous genres…).
Je connais de « petits » journalistes pour lesquels ces ménages représentent plusieurs milliers d’euros de revenu douteux supplémentaire par an. Alors les « gros » journalistes, combien ?
Je dis « douteux », car ces « ménages » ne sont pas proposés par n’importe qui à n’importe qui. Le Medef, les Chambres de commerce, les écoles de commerce, les grandes entreprises, et toute une myriade de discrètes officines qui gravitent autour d’eux chargées de « réaliser des études » et de « mener des réflexions », en sont les principaux pourvoyeurs. Les journalistes économiques et politiques en sont les principaux bénéficiaires.
Des conséquences sur l’information ? Elles sont nombreuses et pas forcément facile à voir et à comprendre par les lecteurs. Des infos mieux placées, en tête de page, au bon moment, d’autres discrètement évacuées dans les « fins fonds » du journal, de préférence en retard, ou au moins à contre temps, une présentation subtilement déséquilibrée en faveur de l’une des parties, des informations un peu gênantes discrètement supprimées du tableau. Certes, il ne faut pas que ça se voit trop, on fait ça par petites touches, légèrement, jour après jour…
Et la réponse fournie par ces journalistes qui assurent qu’ils peuvent toucher ces cadeaux et cet argent tout en restant soi-disant indépendants est une escroquerie de plus. C’est de la corruption et rien d’autre.
Cette gangrène ronge toute la profession. Faisons les comptes : Augustin Scalbert relève déjà que toute la presse spécialisée est touchée (automobile, tourisme, presse féminine, décoration et loisirs, etc.). J’ajoute que la presse économique et politique l’est aussi. Alors quel secteur reste encore propre ? Les mots croisés ? Vérifions tout de même ! On ne sait jamais.
On peut aussi se poser la question de la crédibilité de la démocratie aux yeux du peuple pakistanais, quand elle est incarnée par un personnage aussi controversé…
La « présidente à vie » du parti fondé par son père s’était faite élire sur une promesse de réforme foncière en faveur des paysans pauvres, qu’elle s’est bien gardée de jamais mettre en oeuvre tant cette réforme allait à l’encontre des intérêts terriens de sa propre famille.
Les accusations de corruption, qui visaient tout de même son entourage le plus direct, puisqu’il s’agissait de son propre mari, nommé « ministre des investissements » (véridique), semblent bel et bien confirmées par les enquêtes de journalistes indépendants, et ne sont pas une simple manipulation politique de ses adversaires.
Et que dire du rôle des USA dans son retour ? La négociation à l’avance du résultat des élections : c’est ça le modèle de démocratie que l’on propose aux Pakistanais ?
Si la démocratie n’a que ce visage-là à présenter aux Pakistanais, on ne peut guère s’étonner que les islamistes rencontrent un tel succès dans l’opinion.
Boucherie horrible, mais ne pas faire pour autant de Benazir Bhutto un symbole de la démocratie. La situation semble bien plus compliquée que ça. Pierre Haski dit lui même que le personnage est « controversé ». Issue d’une richissime famille de grand féodaux du sud du pays, soupçonnée publiquement par sa nièce d’être mêlée à l’assassinat politique de son propre frère, deux fois Premier ministre et deux fois renversée sous l’accusation de corruption, son retour semble avoir surtout été organisé par les USA !
Sa mort est très inquiétante, certes. Mais son arrivée au pouvoir n’aurait pas garanti pour autant le retour de la démocratie…