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« Ces sommes prêtés permettent le financement d’investissements et le développement de nombreuses firmes. La suite logique est la création d’emploi, le dynamisme économique et la croissance… »
Le début est imparable. Par contre j’ai du mal avec votre suite logique : jusqu’à tout récemment, la suite logique des entreprises qui faisaient des profits ( et elles étaient nombreuses à s’en vanter) était qu’elle licenciaient quand même (je ne vous fais pas l’insulte de citer la ribambelle d’entreprises concernées), que la croissance française n’est quand même pas stratosphérique depuis plusieurs années, sinon Sarkozy n’aurait pas eu à mettre en jeu ses canines.
La vraie suite logique est plutôt que ces sommes prêtées sont investies non pas en moyens productifs à court ou long terme (R&D, moyens de production, formation…), mais en investissements purement financiers pour faire faire des petits à l’argent gagné. Lesquels investissements créent une crise de confiance quand on découvre des fèves pourries dedans.
Votre proposition consiste donc à soutenir ce système pour pouvoir recommencer exactement comme avant. Y a quelque chose qui cloche dans ce raisonnement.
Autre point : vous mettez « rassurer » (les épargnants) avant « protéger ». Ce côté la communication comme source de tout, « on cause d’abord et on agit ensuite, mais en option, seulement si on est dos au mur », est justement ce qui est difficile à avaler pour les épargnants et contribuables.
Dernier point : vous enchaînez dans l’ordre des causalités les crises financière, puis économique, puis sociale. Ca a l’air logique mais est-ce si évident ? Une crise financière est d’abord une crise de confiance, puisque l’argent est à la fois l’instrument et la mesure de la confiance que se font les gens et les sociétés ente eux. Donc quand il y a une crise financière, c’est que la crise de confiance (donc le délitement du lien social), couvait depuis un moment, masquée par la cavalerie que font les banques sur les titres.
C’est intéressant : L’europe libérale du marché commun est la seule qui existe aujourd’hui, et elle ne fonctionne pas en cas de coup dur.
Ainsi cette Européenne convaincue donne a postériori raison à ceux des NONistes (il est vrai pas toujours faciles à distinguer des nonistes souverainistes ou des nonistes opportunistes) qui disaient vouloir d’une Europe politique et sociale, mais pas de cette Europe libérale-là…
Vous pourriez interroger des gens du GRAPE, qui abordent ces choses sous l’angle du parent et de l’enfant, plus que du travail. C’est une association qui oeuvre en recherche et en formation depuis 20 ans dans les métiers de l’enfance. Ils éditent la Lettre du Grape aux éditions érès, une revue trimestrielle de grande qualité.
A part eux je n’en connais pas tellement. Je n’ai pas la fibre très militante (je devrais sûrement).
Mais ce qui me frappe dans ce type de débat c’est que ceux qui s’expriment sont souvent les extrêmes : les tout-congés - un peu réacs - contre les tout-structures d’accueil - empreintes d’un féminisme qui pave des meilleures intentions un enfer qui ressemblerait à « 1984 » ou à « bienvenue à Gattaca » s’il était appliqué à la lettre.
Très intéressant cet article. Mais les structures d’accueil ou l’égalité hommes-femmes devant le temps de congé vs travail ne me semblent pas suffire dans la réflexion sur la conciliation entre travail féminin et fécondité. Aujourd’hui le choix reste trop binaire entre rester à la maison et élever ses enfants, ou travailler et presque « sous-traiter » leur éducation, quelle que soit l’irréprochabilité des structures d’accueil.
Quand bien même il y aurait assez de crèches et d’aides pour accueillir 100% enfants à un faible prix, les parents n’ont pas forcément envie que leurs enfants soient élevés par d’autres dans une trop grande mesure. C’est donc non pas uniquement le non-travail (les congés) qui doit être adapté au projet d’être parent, mais aussi, et sans doute surtout, le travail lui-même. Par exemple :
Faire qu’un père ou une mère ne se sente pas coupable de voler du temps à son employeur quand son enfant l’appelle plus ou moins fréquemment au téléphone au travail, ou quand dans la foulée de la rentrée scolaire s’enchaînent les rendez-vous chez les médecins, les associations sportives, les réunions à l’école. Ni quand pullulent les spectacles de fin d’année en juin.
Faire que le parent cadre ne se sente pas minable quand il tient à rentrer à 18h pétantes (plutôt que de rester rôder autour de la machine à café jusqu’à 20h pour témoigner de son implication), pour avoir une tranche de vrai temps éveillé avec ses enfants le soir.
Etc., etc.
Ceci suppose un contingent de temps flexible alloué à ces choses-là. Un cadre légal ou contractuel qui fasse que se préoccuper de ses enfants quand on est au travail ne soit pas seulement une « tolérance » de « gentil patron très humain », mais un fait normal, pris en compte et bien sûr encadré, mais surtout pleinement assumé par l’entreprise comme le salarié.
Mmmmmhhh, merci Lapin bleu, c’est bon de se retrouver entre adeptes du cactus-classeur de Lagaffe ! ça fait 30 ans que je suis fervent adepte, mais je ne me sentais pas soutenu jusqu’à aujourd’hui.
Ne vous défendez donc pas Camille, votre article est un régal de drôlerie. Et les illustrations sont exquises !
Bonne question, qu’Il faudrait poser à chacun des instituts…
Ces sondages existent déjà sur une base mensuelle, faits par au moins 5 ou 6 instituts, je trouve que ça fait déjà beaucoup… Et que ces résultats ne sont pas vraiment cachés, et même largement médiatisés - trop à mon goût !
Vous devriez mettre quelques-uns de ces instituts dans vos favoris sur Internet, vous aurez votre information de façon plus détaillée que dans la presse.
Mais c’est plus la profondeur de l’information qui manque, que sa fréquence, me semble-t-il.
L’idée du sondage en continu sur Internet pose des problèmes de représentativité : Le sondage n’est valide que s’il est basé sur un échantillon représentatif, or si on publie les réponses des répondants au fur et à mesure, comme sur les petits sondages « maison » que font certains sites, ce serait compliqué d’assurer cette représentativité. Il faudrait éliminer au fur et à mesure des réponses de personnes sur-représentées, ou bien redresser les données en continu.
A cela s’ajoute le problème de la valeur représentative d’Internet, qui est le sujet d’une grosse polémique dans le monde des sondages. L’institut Opinionway est au coeur de cette polémique, puisque il réalise ses sondages sur ce mode bien que seulement 2/3 des foyers environ soient équipés.
Cher Jyeden,
Effectivement on prend l’annuaire (enfin, des fichiers numériques aléatoires de numéros de téléphones vendus par France Télécom). On téléphone au hasard, et au fur et à mesure les différents quotas (tranches d’êge, sexe, etc) se « remplissent « : quand on a le nombre de personnes de telle tranche d’âge requis, on stoppe les interviews de personnes qui ont l’âge du quota rempli, par exemple.
On pose ces questions de quota en premier, de façon à ne pas poursuivre inutilement l’interview si la personne orrespond à un quota rempli.
Oui, on exclut la population qui n’a pas de fixe, ainsi que celle qui ne s’en sert que pour l’ordinateur, celle qui est sur liste rouge ou orange, et on sur-représente celle qui est à son domicile aux heures de l’enquête. Ce qui veut dire qu’auprès des populations qui sont très souvent en vadrouille la représentativité est moins bonne.
Aucune méthode n’est parfaitement représentative, c’est un vrai casse-tête pour les sondeurs.
Autre question : vous dites « la méthode des quotas ça rassure », mais la question qu’on peut se poser c’est : quelle sont les questions pertinentes à mettre en quota pour assurer la représentativité : traditionnellement, on prend l’âge, le sexe, la taille d’agglomération la région, la catégorie socio-professionnelle. Sont-ce les critères les plus déterminants ? Ne faudrait-il pas en ajouter d’autres qui sont déterminants dans l’attitude des individus, comme l’accès à Internet par exemple ?
A ce sujet, je vous renvoie vers la remarque judicieuse d’Arwene,quelques commentaires plus loin, qui dit : « On aurait mieux fait de demander aux sondés s’ils possédaient des actions, plutôt que leur catégorie socio-professionnelle ! »
C’est un exemple du genre de questions que les instituts devraient prendre le temps de se poser, et se donner les moyens de tester pour améliorer la valeur de leur travail.
Apparemment, comme vous les commentateurs sèchent aussi, c’est pour ça qu’ils ne parlent pas beaucoup de cette 3è question ambigüe !
Je vous rejoins dans l’idée que connaître ces résultats, en l’occurrence, ne peut guère éclairer les décisions de politiques. ..
Cher Gringo, j’ai envie de répondre à deux points pour défendre l’essence de ce métier :
1. L’opinion n’est pas intrinsèquement dangereuse, ce n’est tout de même pas elle qui décide. Ce qui est potentiellement dangereux, c’est la façon dont les décideurs s’en prévalent, après l’avoir sollicitée à mauvais escient ou de façon manipulatoire.
2. Quelque pointus que soient les sujets, les quidams n’ont pas à se prononcer sur la solidité des poteaux, mais en revanche leur opinion sur le versant politique de la question que pose cette crise, c’est à dire le rôle qu’ils sont prêts à donner à l’état, au secteur privé, etc., est valable même s’ils ne comprennent pas le plan Paulson. Dire que c’est un débat d’expert, c’est confisquer le débat politique et le remettre dans les mains de quelques individus qui n’ont aucun mandat ni représentativité de quoi que ce soit à part leur propre profession.
Ca c’est mon point de vue de sondologue…
Ce peut être l’institut qui propose la formulation, et le client qui donne son accord, ou le client qui la propose, et l’institut qui la prend telle quelle ou qui l’amende. Au bout du compte, les deux se mettent d’accord et sont solidairement responsables des questions posées.
A partir de là, quand le sondage est de qualité tout va bien, mais quand ils ont du mal à assumer, le client s’abrite derrière l’expert (« c’est son boulot, c’est lui qui sait poser les bonnes questions »), et l’institut derrière sa subordination au client (« le client est roi, si je ne fais pas comme il veut il confiera le sondage à un concurrent qui, lui, ne fera pas tant de manières »).
Le Journal du Dimanche.
allez tous en coeur
» tout va bien je vais bien tout est gai cela me plait »
sans oublier un jeu de plaque d immatriculation à usage familiale ainsi que deux trois telephone pour illustrer le savoir vivre francais
petit test
tout le monde se souvient du plus célébre des nuages qui s ‘arrétait a nos frontiéres.
Selon nos cher dirigants et autres grands ordonnateurs qui Capital la France ne craint rien.
Je propose pour revelé l’ économie francaise une cagnotte sur la date de la chute du systéme alors proposez une date et un lot sympa
meueuh non, c’est le bonhomme qui chute, et rue89 qui le rattrape, voyons !
Allez regarder ça. C’est très drôle, sauf sur certaines images car ça devient clairement un enjeu de société.
http://www.photoshopdisasters.com
Par exemple cherchez « Gotcha Sun » et aussi « missile Iraq »
»A moins de creuser encore davantage un déficit déjà abyssal…et de se parjurer devant l’Europe, sur la promesse de réduire le déficit du PIB à 3%! Cruel dilemme qu’il faudra pourtant trancher… »
!!? connaissez-vous un chef d’Etat européen que la perspective de se parjurer devant l’Europe ait empêché de dormir la nuit ? Il n’y a que les candidats à l’entrée dans l’Europe que cette question plonge dans les affres du dilemme.
M. Reboud, on s’esclafferait volontiers avec vous si ce 180° (qui doit arriver au cumul à un bon 540° voire 720°) de rhétorique ne signifiait pas un siphonnage de l’argent des impôts pour limiter les dégâts.
Sachant que ce revirement ne garantit en rien qu’il n’y aura pas, toute honte bue, un nouveau virage à 180° en faveur du privé dès qu’il y aura à nouveau un peu d’argent dans les caisses des banques…
à Vincent Guillot : pouvez-vous me dire, de votre point de vue, ce qu’on entend par genre et ce qu’on entend par sexe ? Je croyais que genre était le sexe « culturel » ou subjectif, mais vous parlez du « genre d’origine » alors que j’aurais dit sexe, pour le coup. Donc je ne sais plus si ‘genre’ est un anglicisme snob pour dire ‘sexe’, ou si ça recouvre vraiment une notion différente. Qu’en disent les spécialistes de ces questions mystérieuses ?
(je précise que je ne suis pas médecin, contrairement à ce qu’indique mon pseudo, mais je m’occupe de sondages et la question de la catégorisation des notions m’intéresse donc beaucoup.)
Merci !
… Moralité, « les prévisions n’engagent que ceux qui y croient ! ».
Comme dirait Ch. Pasqua - avé l’accent s’il vous plaît - s’il travaillait dans les sondages
(précision pour les riverains trop jeunes pour s’en souvenir : il bossait dans la politique, alors il l’a dit à propos des promesses.)
Pour la France, le SSU (sondage sortie des urnes) est effectivement très proche du résultat final. Quant aux Etats-Unis, je connais très mal la façon dont on y vote, mais il est possible que de plus en plus de votes passent par d’autres canaux que celui qui consiste à se rendre au bureau de vote, et donc échappent à l’échantillonnage des SSU.
Mais beaucoup d’autres facteurs peuvent biaiser les sondages de ce type, e n’est pas si facile à diagnostiquer sans faire une étude sérieuse dessus ! ça peut être : une répartition moins aléatoire des votes entre les différents horaires de la journée, un refus croissant des gens de répondre qui peut déformer la représentativité des répondants, une réduction du nombre de points d’enquête ou des tranches horaires d’enquête pour des questions de coûts…
Certes ça interpelle la qualité et la fiabilité des sondages, qu’on doit améliorer, mais ça c’est vrai indépendamment des paris.
Ce qui reste très troublant, c’est la précision à l’échelle collective d’un mécanisme qui repose sur « je sais mieux que toi ce que tu pense toi-même », alors que chaque parieur parie de façon binaire, A ou B.
Un grand économiste dont j’ai oublié le nom expliquait très bien que les tout-petits étaient toujours plus attirés par la pelle et le seau du voisin de bac à sable, que par les leurs.
Et qu’ils ne prenaient conscience de la valeur de leur propre équipement que quand un troisième lardon venait le leur piquer.
La bourse repose entièrement sur ce principe.
Ca marche à merveille,… sauf quand ça plante !
Mon hypothèse est que ça marche dans des sociétés stables, quand les gens ont bien intériorisé les valeurs de leurs concitoyens, contemporains, etc. Quand il y a des changements profonds de systèmes de valeurs, le mécanisme peut s’emballer.
Cette élection américaine reflète-t-elle un changement profond ou est-elle juste un petit remous dans l’écume des choses ? Les paris sont ouverts…
…d’ailleurs, pourquoi ne pas les ouvrir sur le blog Campagnes d’Amérique par exemple ?
Puisque vous m’interpellez, chèr(e) Camille, une soirée couple n’est certes pas un échantillon représentatif, mais une observation in situ qui restitue fidèlement (si je peux dire) ce qu’elle voit et détricote les préjugés de ceux qui n’ont jamais été sur place, c’est déjà du bon boulot d’étude qualitative. Donc approuvé par le Label-Panel !
Ben moi je trouve ça vachement bien de tester des nouveautés, d’impulser, et ce sont les usages et la créativité, peut-être la fantaisie, des utilisateurs qui décideront comme toujours de la pérennité. Si ça se trouve, ça va faire naître quelque chose dont on n’a pas encore idée. Tant que ça ne devient pas obligatoire, c’est bon. En tout cas on verra si les fachos provos qui trainent parfois ici vont montrer leur tronche découverte. Feront moins les malins.
Suggestion : doubler le mode : écrire son texte comme avant (puisqu’on le faisait) et le lire en plus en vidéo si ça tient dans le format.
Bon, je fais pas là car j’aime bien lire Rue89 hirsute, mauvaise haleine, pas rasé et tout au saut du lit à 17h13 du matin. Ou alors vous lancez votre gamme de cosmétiques pour intervenants, hein ?
Bravo.
Poujade : un nom presque savant pour désigner le concours de la petite phrase la plus beauf’, auquel se livre le gouvernement depuis un an. Inauguré par C. Lagarde avec son « penser moins et se retrousser les manches ».
Tout cela est très cohérent : les 99% qui ne sont pas dans edvige sont instruits par des bac-12 qui changent les couches et surveillent les siestes. Ainsi, ils ne pensent pas et se retroussent les manches (pour faire le boulot des clandestins qu’on a explusés). Et les 1% qui vont se faire éduquer par des bac + 5 dans le privé deviennent responsables politiques, et se retrouvent dans ce fichier qui n’est jamais - comme le disait dans Rue89 le député B. Apparu (qui participe au concours, c’est dire ses ambitions de ministrable)- qu’un avatar de Facebook, en quelque sorte Le Bottin mondain 2.0.
La boucle est bouclée.
Fantastique ce texte. Mérite d’être slammé sur une scène.
Si je comprends bien il suffit d’un film bien raté que personne n’a vu, pour susciter des débats entre riverains sur au moins 5 ou 6 autres films qu’ils ont vus. Chapeau, Pierre ! En fait cet espace de ciné-débat est une fusée à 2 étages ;-)
M. le député, vos arguments sont bizarres :
1 - « Les associations sont-elles conscientes qu’à notre époque, n’importe quelle information sur n’importe qui peut être obtenue en deux clics sur Internet ? Google n’est-il pas la meilleure base de données de renseignements sur les personnes ? Facebook préserve-t-il la vie privée des internautes ? Les sites de rencontres n’indiquent-ils pas votre orientation sexuelle ? etc. »
=> Si toutes ces infos sont déjà si aisément disponibles et librement mises à disposition de tous, à quoi bon créer Edvige ? Et si au contraire Edvige reste à vos yeux pertinent, c’est qu’il ajoute un niveau de fichage qui n’existait pas. Donc que les inquiétudes sont légitimes.
2 - Vous tenez « également à préciser que 99 % des gens n’ont aucune raison de figurer dans Edvige. Seules les personnes influentes qui, d’une façon ou d’une autre, peuvent agir sur la sécurité nationale figureront dans ce fichier ».
=> Le lien de causalité que vous faites entre vouloir représenter des gens ou défendre des causes, et être une menace potentielle pour la sécurité nationale ne me semble pas si évident : Le type qui a pris les enfants en otage à la maternelle de Neuilly, celui qui a assassiné le conseil municipal de Nanterre, celui qui a voulu tirer sur Chirac un 14 juillet, tous trois complètement isolés et non influents, ont fait plus de mal à la sécurité que tous les responsables syndicaux et politiques de l’Hexagone réunis.
Et je doute que les poseurs de bombe prennent le soin de s’encarter où que ce soit avant de commettre leur crime.
La « paranoïa » n’est-elle pas plus du côté des créateurs du fichier que de ses détracteurs ? n’est-ce pas le comble de « l’hypocrisie » que de qualifier de paranoïaques ceux qui veulent vaquer librement à leurs affaires sans en rendre compte à la police, plutôt que ceux qui voient le mal potentiel dans n’importe quel responsable d’association ?
Tout juste, Toots. Edvige et Goebbels n’ont pas fini de faire des petits, semble-t-il…
Oui, c’est ce type de raisonnement : du genre, légalisons l’esclavage car il y a trop de gens exploités sans statut.
(réponse à « auchomage » qui dénie aux autres les moyens de gagner leur vie) Y’en a marre de cette tarte à la crème : « faut pas qu’un écrivain vive de sa plume ».Pourquoi en France l’écrivain ne serait-il pas pro alors que dans les pays anglo-saxons ça ne pose pas de problème et on le considère comme un artisan, ou un artiste, un métier normal ? Pourquoi cela ne choque pas qu’un musicien vive de son art, un peintre, un graphiste, un sculpteur, un scénariste… je ne sais quel artiste ? C’est quoi ces conneries de vision bourgeoise de l’écriture ? Pourquoi l’art enfanté dans la misère ? C’est une vision aristocratique que de ne voir l’écriture possible que dans la douleur. Faudrait p’têt s’enlever cela de la tronche. Le monde a évolué. Et les grands classiques -non fortunés- qui vivaient de l’écriture, des nullards ?Je ne sais même pas pourquoi je m’énerve encore à chaque fois que je lis ou j’entends des propos de ce type qui vont bien dans l’esprit réac et rance dans lequel ce pays n’en finit pas de macérer. Litell a raison.Allez circulez.
Il n’y a pas si longtemps, 5 000 euros c’était la base des à-valoirs. Il y a eu une dégringolade ces dernières années, mais pas partout toutefois. On peut avoir encore cette somme sans trop de difficultés.
J’aimerais partager votre optimisme, cher M. Sellali, mais comme le souligne Guillemette, Bush est à McCain un faire-valoir plus qu’un boulet, comme le fut Chirac pour Sarkozy. C’est là le tour de passe-passe incroyable.
Et pour cette même raison, les scandales du genre de Bristol Palin ne vont pas même lui nuire contrairement à ce qu’on aimerait croire, mais donner aux électeurs Républicains la délicieuse impression de s’encanailler, et de se montrer modernes et ouverts, en soutenant cette jeune fille plutôt que de lui jeter la pierre.
… ou alors elle le couvre, et il y a quelque part un homme qui n’assume pas. Sûrement que ça craint encore plus de dire qui c’est, que de dire qu’elle ne le dira pas. Bref il y a à sa posture plein d’autres explications moins romantiques que la rébellion bravache contre les traditions confites…
Dire que la stabilité conjugale des hommes politiques rassure les électeurs, ça me fait penser aux médecins qui disent qu’ils prescivent trop de médicaments parce que c’est ces irresponsables de patients qui le leur demandent. C’est tout simplement faux. Et c’est les prendre pour des beaufs : Mazarine Pingeot comme Nicolas Sarkozy sont les preuves vivantes que les Français n’ont jamais considéré la stabilité conjugale comme une preuve de quoi que ce soit.
Et de cela oui, je me réjouis.
En fait, les hommes politiques concernés sont les seuls que ça rassure de s’afficher avec leur compagne-pour-la-vie (de même que ça rassure les médecins de prescrire des antibiotiques)!
Alors tant mieux pour Dati si elle est enceinte, mais qualifier ses réponses de courageuses est de trop. Refuser de s’afficher avec le père ne lui vaut aucun opprobre de la part de ceux dont l’avis lui importe, ne lui coûte aucun sacrifice d’image, lui donne même une couverture médiatique bien plus positive que si elle s’était inventé vite fait un compagnon pour la photo, ce qui lui aurait valu les pires sarcasmes de la presse.
Il est où le courage ? De quoi faut-il ici se réjouir ?
… ou alors elle le couvre, et il y a quelque part un homme qui n’assume pas. Doit-on s’en réjouir ?
J’abonde ! J’adore l’Explicateur !
Ah, ça ce n’est pas fair play d’insulter le pompier qui débusque les pyromanes, et se donne la peine d’expliquer aux autres comment on fait du feu !
« Par contre, ce qui me surprend vraiment, c’est sur la pollution atmosphérique. Actuellement, on parle justement beaucoup d’effet de serre et de CO2, donc de voiture et de gaz d’échappement, donc de pollution atmosphérique. Donc en toute logique, la crainte devrait augmenter. Ou bien est-ce que les gens sont si abrutis qu’ils sont incapables de faire le lien si on ne leur en parle pas à la télé ? »…
…Ou encore justement, ils pensent peut-être avoir répondu à la question des gaz d’échappement via la réponse, plus vaste, du changement climatique.
Ce débat confirme qu’un chiffre n’est qu’un chiffre, par contre quand on cherche à l’interpréter, chacun peut le faire à sa sauce et toutes les hypothèses sont valables… jusqu’à ce que de nouvelles études plus approfondies les aient validées ou invalidées… et suscité à leur tour d’autres questions.
Les sondages (et la sondologie) ont de beaux jours devant eux !
Je suis entièrement d’accord avec vous, cher Chiquito. Ces critiques fondées sont justement la raison pour laquelle j’ai ouvert ce blog sur rue89, et l’objet de la plupart de mes articles.
Mais je vous renvoie à mon post sur le vote de paille de juin dernier, pour redire que les sondages, s’ils sont faits avec honnêteté (je ne parle pas d’objectivité, le mot est trop idéaliste)et analysés avec modestie, peuvent aussi contribuer au débat démocratique et constituer un contrepouvoir à d’autres formes de manipulation. C’est pour ça que je souhaite que les gens sachent le mieux possible comment ça marche, pour discerner autant que possible le bon grain de l’ivraie.
Je ne veux pas qu’on jette le bébé avec l’eau du bain. Je trouve que c’est souvent une impasse de renoncer à des outils parce qu’ils ont des effets délétères, en oubliant la raison pour laquelle on les avait inventés. On s’en sort mieux en les améliorant pour leur redonner leur vocation initiale sous une forme actualisée. Peut-être suis-je trop optimiste…
En effet Coldo, et la rotation des items est probablement pratiquée ici aussi. Nous avons supprimé cet intertitre qui ne correspond pas directement au propos de l’article, lequel fait l’hypothèse que la hausse spectaculaire des réponses « changement de climat » entraîne une baisse mécanique des autres réponses, et ce, indépendamment de l’ordre de citation. Merci de votre vigilance cher « confrère sondologue »!
Je ne touche pas les allocs, et que deux milliardardaires les touchent m’indiffère car d’autres milliardaires les touchent déjà, et le principe est que ce soit étendu à tout le monde. La « perte » sur le total est minime. C’est comme les faux chômeurs, c’est comme la démarque des magasins pour le vol, c’est un montant négligeable sur le global au titre du principe et il y a des chats plus graves et plus coûteux à fouetter. Je m’interroge donc sur l’usage de cette info (qui vient de TF1?). Ce n’est là, pas gratuit. On nous prépare quoi en balançant ça ? On veut instiller insidieusement quoi, et dans quel objectif ? C’est pas ça la question ?
Wouaaa, sympa ! Merci
J’ai eu le plaisir, avec l’un des fondateurs de Rue89 d’expliquer l’arrivée d’Internet en France aux lecteurs de Libération, dès 95. On faisait des infographies pour expliquer le réseau… Il me semble même que c’est nous qui avons forgé le mot « internaute » lors d’un brainstorming car nous en avions assez d’écrire Internet User (il n’y avait pas de traduction, pour rien), quoique mes ex-collègues ne s’en souviennent pas pour ce mot précis. Alors la micro informatique et le spam, ça va., merci.
S’ils escroquent des personnes fragiles, je ne vais évidemment pas chanter leurs héroïsme. Notez que mes exemples concernaient des banques ou des gens aisés taxables de cupidité.
Ca va merci. Mon adresse existe depuis la création de Wanadoo et je reçois les bonnes journées jusqu’à 500 spams. Je fais avec, il y a des solutions, et je n’en fais pas un drame. Pourquoi une telle agressivité ?
Bonjour,Il me semble que c’est clair : j »explique que ce sont des arnaques d’africains, mais c’est parce que ce sont des Africains qui les commettent. Ce serait n’importe quelle autre nationalité ou identité dans la même situation qu’eux (y compris celle du ménage, hein) se serait pareil. Je suis assez effaré par les gesticulations ici de certains pour me faire rentrer dans un cadre raciste et vouloir mze faire dire l’opposé de ce que je dis. Sans doute beaucoup devraient lire les articles -je trouve que c’est vrai souvent sur Rue89- si je puis me permettre, plus attentivement, davantage qu’en diagonale, avant de réagir.Bonne journéeFM
On me disait récemment : « en général, dans quelle sorte de pays, dans quelle sorte de système politique, le président ou le couple présidentiels sont toujours présents, dans toutes les têtes, dans tous les médias ? »