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Je me prénomme Dominique et pendant deux ans j’ai eu un numéro de sécurité sociale en 2. J’ai souvent reçu du courrier administratif au nom de madame. Et quand j’ai été pour la première fois en colonie de vacances, j’ai dû passer la nuit dans le dortoir des filles parce que j’avais été versé dans une équipe de filles (ce qui est terrifiant en bas âge).
Vous ne vous êtes pas posé des questions sur les qualifications des enseignants ou sur leur nombre de classes, donc d’élèves ?
Assurer des heures sup quand on est prof de musique, de dessin, de sport, de technologie a-t-il un sens pour des matières comme le français, les maths et les langues si l’on ne connaît pas le programme de ces matières (ou même seulement la langue) et la finalité des exercices ? Vous vous improviseriez prof d’allemand ou de latin en n’ayant jamais étudié une seule heure ces matières ? Je suppose que vous vous présenteriez aussi comme médecin, avocat, architecte, cosmonaute, homme-grenouille, ajusteur-soudeur, maçon avec le même résultat…
Ensuite, une ou deux heures sup ne se sentent pas trop lorsque l’on suit les classes par ailleurs et que l’on connaît déjà les élèves. Cela permet de mettre du beurre sur les épinards quand on commence (parce qu’ensuite ce n’est plus rentable, puisqu’on est payé de manière forfaitaire indépendamment de l’indice) et que l’on a seulement quatre ou cinq classes sur deux ou trois niveaux (une centaine d’élèves pour les grosses disciplines, deux cents et plus pour les petites). Mais allez faire ces heures sup si cela signifie que vous aurez encore des élèves supplémentaires dont il faudra bien corriger les productions et qu’il faudra suivre pendant l’année.
Ensuite, ce saupoudrage d’heures de soutien ou d’aide (ou de je ne sais quel mot du jargon de l’EN) ne sert strictement à rien dans la quasi-totalité des cas s’il n’y a pas volontariat et demande des élèves : il est vécu comme une sanction par les plus faibles (et en plus une stigmatisation vis-à-vis de leurs camarades), on assiste alors aux comportements les plus absurdes pour y échapper.
Je répète que votre phrase n’avait strictement aucun sens. Bien sûr que je ne reprendrai pas votre orthographe ou votre typographie des plus lamentables, mais je peux faire des remarques sur la logique de vos propos totalement incohérents et plus que mal rédigés. Ce que vous écrivez ne veut strictement rien dire, et je le dis en mots fort simples, sans prétention.
Maintenant s’ils veulent être assimilés aux cadres ils risquent d’y perdre beaucoup (les cadres ne font pas d’heures supplémentaires !).
Vous voulez parler sans doute des remplaçants payés à l’heure, avec un nombre d’heures contingentées et n’ayant droit à aucune indemnité hors de leurs heures (plus n’ayant pas droit aux indemnités de chômage ni aux congés payés) ?
Ben non. Cela fera juste un peu plus de précaires à employer et qui ne seront pas comptés comme fonctionnaires. Vous connaissez les contractuels ? 200 heures maximum, payées au minimum et seulement pour l’heure de cours effectuée (rien pour les conseils de classe, les réunions, les frais de déplacement, les rencontres avec les parents, les congés payés, les indemnités chômages). C’est très rentable un contractuel. Plus qu’un TZR (titulaire sur zone de remplacement qui gardent leur statut de professeurs et qui sont payés à ne rien faire parfois). Il suffit de peupler l’EN d’un très grand nombre de contractuels, ils se bousculent à la sortie des facs en pensant ainsi pouvoir mieux réussir leurs années d’IUFM, la main d’œuvre ne manque pas, il suffit de se baisser. Vous n’aviez donc pas encore compris que le slogan de la prétendue baisse du nombre des fonctionnaires était une vaste fumisterie depuis le début pour aggraver la précarité ?
Cette phrase n’a strictement aucun sens (je ne parle même pas de l’orthographe catastrophique du reste du commentaire):
« Mais n’est ce pas le manque d’éducation des enfants(parce qu’un enfant ne nait pas avec du méprit pour ses enseignants) et le mépris de la hiérarchie qui vous fait reculer plutôt que le seul fait qu’on vous demande des heures? »
Qu’est-ce que l’on peut vouloir approuver dans une telle bouillie verbale ? Que voulez-vous prouver à tout prix sur les enseignants en écrivant aussi mal !
Ben, c’est plus compliqué. Figurez-vous que je suis TZR, remplaçant donc, parfois affecté pour quelques jours, parfois pour plusieurs semaines ou mois. J’ai donc des horaires fort changeants durant l’année (c’est ce qui fait que je parle de mon expérience du covoiturage dans des établissements fort différents). Un prof ne finit pas en outre sa journée quand arrive la dernière heure de cours de son emploi du temps annuel (moi, mon emploi du temps est plus que variable comme je l’ai dit) : il peut recevoir un parent d’élève (qui vient à cette heure du fait de ses contraintes propres) ou avoir une réunion en fin de journée parfois jusque pas d’heure (et certains de ses collègues non), cela peut finir vers 22 heures pour des rencontres avec les parents. On a des horaires plus flexibles que vous ne l’imaginez, par exemple dans le cas de toutes les activités périscolaires (sorties plus ou moins pédagogiques, stages d’élèves et autres forums de formation ou journées portes ouvertes, prévention, sécurité, développement durable, engagement, bio, citoyenneté à la noix) qui obligent à revoir les heures de cours ou les affectations de salle. L’horaire d’un enseignant change énormément en cours d’année et il est totalement faux de croire qu’il serait fixe. Mais en gros le covoiturage fonctionne bien chez les enseignants malgré les absurdités que nous impose l’administration.
Difficile lorsque le lieu de travail ou de stage ou d’examen se trouve à plus de trente kilomètres de son domicile, chose fort courante dans le métier (je peux être amené à faire 150 kilomètres dans la journée), ou qu’il rend impossible l’emploi d’un transport en commun (la joie des zones rurales défavorisées). Et on ne peut se payer un déménagement tous les ans ou tous les trois mois afin d’avoir la joie de faire du vélo.
C’est amusant, mais depuis que je suis entré dans l’Education nationale, rares sont les établissements où je n’ai pas vu d’exemple de covoiturage et où des personnes se refusent à circuler ensemble. Et pourtant s’il y a bien une profession avec des horaires propres à chaque personne et avec des trous d’emploi du temps énormes ou des fins de journée différentes, c’est bien là. J’ai toujours connu ça, depuis mes débuts quand nous n’avions pas tous des voitures du fait de notre pauvreté comme remplaçants. Cela existe si bien que les tableaux d’horaires et de villes sont affichés dès le premier jour ou que le chef d’établissement en parle parfois dans son discours de prérentrée. Il faudra voir un peu pourquoi ce qui marche très bien chez les enseignants, ne peut pas fonctionner chez des employés avec moins de contraintes.
Je ne dénonce qu’un comportement sur la Toile : un comportement qui consiste à copier-coller sa même prose un peu partout dans les forums en ligne sans engager aucun dialogue avec le texte de départ ou les commentaires qui suivent. Ce n’est pas différent des spams ou pourriels, il faut marteler le message. Vous le saviez très bien, alors laissez les accusations de pollution de côté parce qu’elles vous concernent au premier chef.