Portrait de yoda26500

yoda26500

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    yoda26500
    12H10 24/02/2008

    Il serait souhaitable que l’on cesse de vouloir toujours « tout réformer en ne changeant jamais rien ».

    Je m’explique, les réformes se succèdent, mais sur le fond, les pratiques sur le terrain bougent très peu, et pour cause, lorsque les professeurs commencent à intégrer les nouveaux programmes, voilà que les néo-nouveaux apparaissent. Il me paraît essentiel d’arrêter la gesticulation législative et d’appliquer les textes déjà existants et, éventuellement de faire le ménage pour y voir un peu plus clair. La superposition des textes rend tout le fonctionnement du système très flou et c’est aussi ce qui l‘« engourdit ». L’E.N. est la spécialiste des acronymes mutants (exemple : PPAP devient PPRE alors que sur le fond et dans la pratique c’est presque la même chose).

    Dans ce cadre, il me paraît alors essentiel de redonner au corps d’inspection les réels moyens de faire leur travail d’évaluation. C’est à dire des poste supplémentaires pour permettre des inspections plus fréquentes (au moins une par an) et ainsi multiplier les évaluations certificatives qui attestent ou non de la compétence de l’enseignant.

    Mais il faudrait également des postes de Conseillers Pédagogiques en plus grand nombre. Cela permettrait ainsi un meilleur suivi des professeurs avec une évaluation de type formative de manière à ce que leur pratique soit toujours améliorée et remise en question. On pourrait envisager deux visites en classe par ans en plus de la formation continue qui serait nettement améliorée.

    C’est à ce prix, me semble-t-il, qu’on peu redonner une réalité au contrôle et à l’amélioration des compétences des fonctionnaires de l’Education Nationale.

    Mais comme tout le monde le sait. Les projets en cours ne sont pas cela. Il s’agit plutôt de supprimer 11 200 postes, de publier des chiffres pour incriminer les professeurs et plus globalement les établissements, les mettre en concurrence sur la base de ces chiffres qui ne sont que des photographies tronquées de la réalité et sont souvent le reflet de problèmes qui vont bien au delà de l’école. Mais j’entre ici dans un débat beaucoup plus politique.

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    yoda26500
    18H30 23/02/2008

    Les syndicats ont porté plainte il me semble …

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    yoda26500
    18H26 23/02/2008

    Quel mérite y a-t-il à provoquer des réactions ??? Rien de plus simple. Certains savent faire, comme notre Président, presque à chaque fois qu’il tente de dire quelque chose d’intelligent, ou comme ce délinquant qui a mis le feu à un bus avec plein de gens dedans. Trop bien !!! Il a provoqué des réactions.

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    yoda26500
    18H07 23/02/2008

    Je ne veux pas laisser dire n’importe quoi.

    L’Allemagne est certes un pays où les droits des citoyens sont respectés. Les syndicats y sont d’ailleurs très puissants.

    Toutefois, c’est un des pays d’Europe où le pouvoir d’achat n’a pas progressé depuis des années. Je me permets de vous livrer quelques extraits de journaux sérieux (non marxiste attention) histoire de vous montrer peut-être une vision moins joyeuse du système allemand.

    « En Allemagne, la part des salaires décline pour la septième année consécutive pour tomber à 66% du PIB alors qu’elle était encore à 72% en 2000. On observe depuis des années une évolution faible des salaires. Leur montant net, corrigé de l’inflation, est aujourd’hui inférieur à celui de 1991 »
    La Tribune, le 12 janvier 2007.

    « En Allemagne, 6 300 000 salariés n’ont que des emplois à 400 euros par mois, pour 15h par semaine en moyenne »
    L’Expansion, le 4 mai 2007.

    Ainsi, « comme en France, près de 7 millions de personnes vivent actuellement en Allemagne en dessous du seuil de pauvreté »
    Le Monde, le 18 août 2007.

    Par ailleurs, je me permets de vous rappeler qu’au résultats des enquêtes de l’OCDE l’Allemagne est, au même titre que la France, un mauvais élève.

    Donc personne n’a de leçon a donner à personne. Si l’Allemagne a su augmenter ses exportations, son peuple n’en profite pas, en tout cas pour l’instant.

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    yoda26500
    17H40 23/02/2008

    La question ici n’est pas de savoir s’il y a de bons ou de mauvais transmetteurs de savoirs.

    Premièrement la vision du professeur comme transmetteur ou émetteur d’un savoir que des élèves recepteurs devraient recevoir est totalement dépassée et archaïque.

    Deuxièmement, ce n’est tout simplement pas aux enfants de décider si un professeur est compétent ou non. L’enfant, aussi responsable, épanoui, intelligent qu’il puisse être n’a tout simplement pas les compétences nécessaires pour exercer ce pouvoir.

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    yoda26500
    17H25 23/02/2008

    Dans tous les cas on est bien loin du métier d’enseignant voilà tout.

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    yoda26500
    03H12 23/02/2008

    Disons que les professeurs sont déjà « jugés » ou plutôt évalués par des professionels, les inspecteurs et les chefs d’établissement. Disons que les parents aux sein des Conseil d’Adinistration ont leur mot à dire. Disons que les élèves sont représentés par leurs parents mais aussi par des délégués élus. Disons aussi que l’administration encadre la fonction de l’enseignant. Ainsi, le prof n’est pas un électron libre qui fait ce qu’il veut contrairement à ce qu’on peu souvent le supposer.

    Ensuite, il ne faut pas confondre le jugement de valeur et l’évaluation certificative qui atteste du niveau ou de la compétence de quelqu’un.

    Aussi, l’art s’expose à la critique, mais là, on ne parle par d’oeuvres artistiques, les élèves ne sont pas des produits, fruits de la création des professeurs. Les livres, les films, les disques sont des objets sensibles, réels, intangibles, sur lesquels on peut éventuellement porter un jugement, et qu’on peut éventuellement acheter. Le professeur n’a rien à vendre et il ne produit que les conditions de l’apprentissage de ses élèves, autrement dit, rien qui ne puisse être directement observé. Car, la compétence, l’habileté, la capacité, la connaissance, le savoir ne sont pas directement observables.

    Bref, les choses ne sont pas similaires entre l’auteur, le réalisateur, l’acteur, le chanteur … et le professeur, c’est pourquoi il y a nécessité de traitements différents d’un point de vue social.

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    yoda26500
    02H44 23/02/2008

    Cette grande mascarade me donne la nausée …

    Le débat de fond est ailleurs, ce n’est que la partie visible de la montée en puissance d’un courant de pensée qui, sous couvert de modernité et de progressisme, nous sert un système à la fois conservateur (morale, autorité, contrôle, répression, sanction, surveillance, …) et libéral (flexibilité, dérégulation, concurrence, capitalisation, finance, …) le même que les Etats-Unis vivent depuis deux décennies.

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    yoda26500
    02H33 23/02/2008

    Il ne faut pas tout mélanger. L’enfant n’est pas un citoyen, il n’a pas le droit de vote et pour cause, la société juge qu’avant la majorité, une personne n’est pas apte à porter jugement sur les élus politiques. Même si c’est arbitraire, il est difficile de fixer une norme autrement. Ainsi, l’enfant n’est pas un adulte en miniature, c’est un être spécifique que la société gère de manière spécifique. L’école est pour lui obligatoire et on lui demande son avis sur beaucoup de chose mais il n’est pas de sa compétence de juger le travail du professeur. Pour cela, il y a des inspecteurs (qui devraient être peut-être plus nombreux) et des chefs d’établissement.

    Pour en revenir à l’école et plus spécifiquement à la classe, il ne s’agit pas d’un lieu où s’exerce la démocratie. Le professeur indique à l’élève quand il peut et/ou doit parler et on ne peut raisonnablement pas laisser les élèves prendre la parole quand ils le souhaitent à leur bon plaisir. Le professeur n’est pas élu par ses élèves, ou par les parents d’élèves. heureusement d’ailleurs, sans quoi, les professeurs, comme les politiques se mettraient eux aussi à mentir pour mieux se vendre. Quelle horreur !

    Ensuite, il faut veiller à ne pas confondre. Le professeur n’est pas un chef, c’est un éducateur, un enseignant, un formateur et trop souvent une assistante sociale. Il n’est pas là pour faire du bénéfice et uniquement pour contrôler le travail des élèves. Il est avant tout là pour apporter une aide pédagogique, pour encourager, pour aussi remettre à leur place les élèves qui ont besoin d’être cadrés et je passe toutes la polyvalence dont doit faire preuve un enseignant en école, collège ou lycée.

    Une dernière info. Je ne sais pas comment cela se passe dans le secondaire, mais dans le primaire et dans ma circonscription, les professeurs des écoles sont inspectés tous les trois ans. Enfin, on critique les notes toujours excellentes données lors des inspections. Mais même avec ces notes, le salaire des professeurs comme pour beaucoup d’autres métiers, n’a pas suivi l’inflation.

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    yoda26500
    02H12 23/02/2008

    Si Si … ils y ont déjà réfléchi, je vous le certifie.