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A propos de la phrase de Jean-Luc Mao, dans le contexte (à propos des histoires avec Cécilia, Khadafi et Guy Moquet) :
« None of this rash activity went down well, particularly with his older, more conservative constituents. As Jean-Luc Mano, a political adviser of Sarkozy’s, told me, “These people can’t change their wives every week.” »
Je ne sais pas exactement ce que désigne « constituents " mais cela désigne soit ses électeurs, soit ses élus les plus conservateurs (dans le sens traditionnalistes); certainement pas les présidents. A mon avis, ce que sous-entend Mano, c’est que les insatisfaits côté droite sont des pisse-vinaigres un peu aigris, " qui ne peuvent pas changer de femmes toutes les semaines » à cause de leurs interdits moraux.
@ JP Arrachi :
« Le nombre de thèses soutenues chaque année en Europe, et particulièrement en France, n’est il pas, proportionnellement, nettement supérieur aux E.U. ? »
Non, c’est faux. C’est même le contraire. On en avait déjà discuté chez versac : (http://www.versac.net/2007/11/quelques-ractio.html#comments), je reprends le commentaire de Proteos :
« En France, en 2004, 9302 doctorats ont été délivrés. En supposant que le nombre soit identique en 2006, cela fait en gros 9300 doctorants pour 63 millions d’habitants, soit 147 doctorats/Mhab.
Sources:
http://www.education.gouv.fr/cid306/doctorat.html
http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATTEF02133&tab_id=2…
Aux USA, sur l’année 2003-2004, 42155 doctorats ont été délivrés. Les USA comptent 303Mhab. Soit 139 doctorats/Mhab. »
Le problème, c’est que les thèses sont beaucoup plus longues aux US (au minimum 5 ans) qu’en France (3 ans théorique). Donc en terme de puissance scientifique, les US sont très clairement devant nous.
L’argument financier est une contre vérité. Les étudiants en thèse aux US sont PAYES pour faire leur thèse. Les études ne sont certes pas gratuites, mais à partir du doctorat vous avez un salaire. C’est normal : les américains ont compris que la recherche est faite et repose sur les épaules des étudiants en thèse, et qu’une thèse est un vrai travail, utile, et doit être payé comme tel.
Réponse au mythe 1 : s’il y avait plus de postes, les bons français ne reviendraient peut-être pas, mais au moins ils ne partiraient pas. L’avantage comparatif historique du système français était de titulariser les gens jeunes (ce qu’on est en train de perdre). Le salaire n’est je crois pas le problème crucial (même si être bien payé serait un plus et que le salaire des chercheurs français est clairement trop bas) : si on voulait faire du fric, on ne ferait pas de recherche. En revanche, les moyens disponibles comptent beaucoup plus.
Réponse au mythe 2 : on a changé d’époque. On ne peut plus faire de la recherche (en biologie en particulier) avec trois francs six sous et des bouts de ficelles. Un microscope performant, pour faire de l’imaging en biologie, c’est tout de suite plusieurs centaines de milliers d’euros. Donc les moyens sont nécessaires pour de telles dépenses d’équipement, et on est je pense à la rue en France.
Quant aux thésards, dans un système avec moins de postes et avec plus de contraintes administratives, ils sont nécessaires pour faire de la recherche car ils sont les seuls à pouvoir s’y consacrer à plein temps.
Tom Roud, chercheur/blogueur expatrié, http://tomroud.com
C’est un petit peu bizarre de dire que le boson de Higgs fait partie de la « famille " des bosons. Le terme boson fait référence à des propriétés de symétries internes (en gros spin entier), ce n’est pas une " famille ». Autrement dit, il y a plein de bosons en dehors des particules intervenant dans les interactions : certains atomes, comme l’Helium4 sont des bosons par exemple.
Ce que je n’ai compris que récemment, c’est que le créationnisme n’est pas simplement une opinion, il fonctionne avec un mode de vie, une norme. Récemment, Science racontait l’histoire d’un créationniste ayant « basculé » et étant devenu paléontologue : cela lui crée pas mal de problème car il est incompris par toute sa famille (y compris sa femme rencontrée à 16 ans dans un groupe de jeunes chrétiens). C’est un mode de vie dont on ne peut sortir sans déchirement.
http://tomroud.com/2008/03/11/le-creationniste-devenu-paleontologue/
Je suis assez d’accord avec comptecourant et avec certains commentateurs de l’article. Les Français venant à McGill ne risquent pas de perdre leur français; au contraire ils vont rendre le quartier de McGill plus francophone ;) . De plus n’oublions pas que McGill est très bien classée dans les classements internationaux (12 ième dans le classement du Times http://tomroud.com/2007/11/10/classement-du-times/ ), donc cela me paraît au contraire être un très bon argument pour attirer des francophones à Montreal.
Notons que Bill Clinton pratique la fameuse technique dite du « penseur de Rodin » :
http://tomroud.com/2007/12/02/lab-chronicles-iv-comment-etre-un-bon-audi…
Pour le sondage d’opinion way après le débat, ce qu’on oublie, c’est que le panel « de base » était pro-Sarkozy à 46% et pro-Royal à 36% AVANT le débat. Cela montre bien la limite de ce genre de sondages où le jugement ne fait que refléter les préférences partisanes des uns et des autres.
Pour IPSOS, on oublie aussi que le dernier sondage IPSOS trois jours avant le deuxième tour donnait Sarkozy au plus haut à 55%. A cette époque, IPSOS faisait, souvenons-nous en, un sondage par jour avec une certain méthodologie, mais a changé sa méthode pour le dernier sondage pour faire un sondage classique, qui comme par hasard, a donné le score le plus haut jamais donné pour Sarkozy dans un sondage (comme la plupart des instituts qui ont tous surévalués d’au moins un point le score de Sarkozy a trois jours du 2e tour). Ce n’aurait été qu’une péripétie si les instituts de sondages n’avaient pas passé toute la campagne à lisser de façon évidente leurs courbes (voir ici pour une étude sur le sujet http://tomroud.com/2007/02/16/sondages-et-marges-derreur/).
Enfin les méthodes des sondeurs français sont critiquées par les chercheurs étrangers spécialistes des sondages comme Claire Durand. Par exemple, la fameuse méthode des quotas est connue pour donner des biais (http://tomroud.com/2007/03/24/lecons-canadiennes-sur-les-sondages-gauloi…), biais qui ont été constatés très clairement en 2002 : compte-tenu du score final, il est totalement absurde qu’aucun sondage n’ait donné Le Pen devant Jospin alors que cela aurait dû être le cas de 50 % des sondages.
N’oublions pas non plus que les sondages aux US sont faits sur des panels beaucoup plus gros (5000 personnes) pour réduire la marge d’erreur. Je pense qu’il y a vraiment une remise en cause à faire sur la méthodologie même.
AF préconise donc exactement l’inverse des professeurs québecois de l’agence Science Presse, qui pensent que les blogs (scientifiques en particulier) sont un formidable outil de vulgarisation.
http://www.infobourg.com/sections/actualite/actualite.php?id=12223
C@fé des sciences :
http://cafe.enroweb.com
A noter que l’école des Mines me semble devoir son classement flatteur à la présence en force des Corpsards des Mines à la tête de grandes entreprises françaises. Or, le Corps des Mines est une formation hyper fermée et confidentielle (réservée aux 10 premiers … de l’Ecole Polytechnique + quelques autres comme Anne Lauvergeon qui sauve l’honneur de l’ENS Ulm); en parcourant le classement, il ne me semble pas y avoir beaucoup d’ingénieurs ayant intégré les Mines sur le concours commun Mines-Ponts. Autrement dit, l’Ecole des Mines ne doit peut-être son bon classement qu’à l’existence de ce prestigieux Corps historique, assez indépendante de la qualité de la formation généraliste délivrée aux « autres » ingénieurs de l’Ecole; ce qui rejoint bien les biais dénoncés par M. Wasmer.