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Je ne sais si il se moque sérieusement de sa popularité mais si tel est le cas il serait pour le coup un vrai politique fut-il Sarkosy. Le gouvernement représentatif qui caractérise nos démocraties laissent à nos élus une latitude extrême. Il n’est pas rare de les voir renier le lendemain de leur élection des parts entières de leur programme.
Doit-on se scandaliser pour autant ? Oui, si l’on a une vision virginal ou idéaliste du pouvoir et de son gouvernement mais pour la plupart d’entre nous nous avons avalisé depuis longtemps que cela fait partie des mœurs de nos sociétés et qu’il n’y pas là matière à réagir.
Ce que nous souhaitons c’est surtout que ceux qui prennent en charge le gouvernement des hommes sachent respecter le contrat initial celui d’un gouvernement dans l’intérêt de tous. Les errements sondagiers ne sont de l’écume de nos humeurs, elles sont soumises à des mouvements brusques et divers sans réelle importance !
Le 14 juillet est la fête de la nation. Un arbitraire comme un autre… Pourquoi cette date ? Pourquoi la fêter ? Pourquoi pas l’armée ?
Est-il besoin de rappeler que la Révolution institue la levée en masse pour défendre la République, Que nos armées « d’appelés " furent à l’origine révolutionnaire. La Révolution le 20 avril 1792 déclare la guerre à l’Europe pour libéré " les peuples opprimés ». L’armée est au cœur de notre république et il serait un rien naïf de l’occulter, d’oublier que tout état ( il en fut de même de la Grèce Antique) à la nécessité d’avoir à se défendre.
Note armée en se professionnalisant s’est éloigné du peuple, il n’est pas sur que nous ayons intérêt à la mettre totalement de côté… Le retour du refoulé est parfois surprenant !
Est-ce sérieux ? tout cela a-t-il la moindre importance ? Les élèves de 3° ne se préoccupent guère de l’apologie ou non de l’armée. Leur seul but s’est d’obtenir le DNB et peu importe le reste !
On devrait pouvoir espérer que les enseignants fassent preuve à l’occasion de leur capacité à raisonner… Ici, on peut, tout de même en douter !
Les SHS sont en crise mais de quoi s’agit-il ? Elles sont d’abord victimes de leur image, une image qu’elle porte de longue date… Celle d’une vision humaniste issue du moyen-âge où la culture est une culture de l’esprit qui n’a pas d’autre finalité que d’enrichir l’âme. Nous sommes bien loin aujourd’hui de ces considérations.
mondialisation, compétition, survie sont les deux ex machina des temps modernes et ils ne peuvent, ne veulent se conjuguer avec la méditation, le temps patient du temps. Pourquoi pas ? il est certain que nos SHS auraient grand tort à ressasser une nostalgie mortifère. Elles sont intelligentes et fort capable de s’adapter, d’être l’heure de de nos sentiments, d’avancer au pas de l’homme d’aujourd’hui, de l’accompagner dans une époque difficile et troublée.. À condition qu’elles s’en donnent les moyens, qu’elles veuillent être-là.
Métamorphose impossible ? Non, elle est déjà là, partout mais nous ne savons pas la voi Avec un peu d’effort nous pourrons au mieux l’aider, l’aider à faire sa nécessaire mutation.
L’histoire ne raconte que des histoires… à certaines conditions. Suzanne Citron serait-elle celle qui nous compte l’ultime vérité ? Allons donc, elle s’avoue elle-même « historienne ». Autant dire qu’elle reconnaît le crime !
L’histoire tente de construire une cohérence à partir d’éléments dispars sur le passé. Les historiens, maîtres d’œuvre en la matière, sont des enquêteurs à la recherche du coupable. Un coupable à dimensions multiples selon les lieux et les époques. Il serait assez simple de montrer que notre histoire est d’abord et avant tout une construction sujet à des réajustements permanents.
Des temps présents, il suffirait de nommer la Shoah, hier inconnue, aujourd’hui envahissante mais il en est de même pour la nation. Où sont les régions et leurs particularismes, leurs résistances et leurs différences ? l’histoire est nationale, elle est française, elle est encore celle avant tout de nos réussites plus que de nos erreurs. Ne sommes nous pas « un des vainqueurs » de la seconde guerre mondiale ?
Alors, libre à nous de rêver si cela nous fait plaisir mais Vercingétorix est autant notre père fondateur qu’Énée, le tryen dont se revendiquait les Francs !
« Les jeunes chercheurs » seraient-ils de gentils moutons tout près à se faire tondre ? ils sont peu décidé à réagir espérant sans doute tirer parti à un moment donné de la situation. la décantation inéluctable laissera des places libres pour les survivants qui pourront à leur tour appliquer les règles auxquelles ils ont du se soumettre. Principe darwinien dont aimerait qu’il ne fut pas.
Mais il ne serait pas trop de se tourner vers les « vieux chercheurs » et de leur demander de se préoccuper un peu plus qu’il ne le font de cette jeunesse perdue. Après tout c’est encore eux qui ont le pouvoir et un pouvoir loin d’être négligeable; C’est à eux d’impulser près des pouvoirs publics une réflexion et des mesures visant à modifier sensiblement les possibilités d’emploi.
Deux points donc… Un, s’organiser et s’unir. Deux, aller voir les « grands anciens »… Au travail !
Est-ce possible ? Doit-on encore justifier de la République, d’une République une et indivisible, pour interdire aux expressions régionales, aux langues mais à travers elles aux cultures qu’elles portent d’exister ? Paradoxalement ce combat me paraît d’arrière-garde, un rien désuet. La culture est définitivement plurielle aussi bien dans ces formes artistiques ou plus strictement culturelles que dans cette reconnaissance des autres au sens le plus large. Si même les décisions du Sénat étaient entendues elles appartiennent au passé et je ne doute pas qu’elles disparaîtront au plus vite. Le plus vite sera le mieux, il serait heureux que l’on puisse passer à autre chose !
Le problème soulevé existe de longue date. Souvenez vous des « Intellos précaires " qui a déjà une demi-douzaine d’années et qui avait obtenu un notable succès. Certes le phénomène s’est accentué mais ce que nous décrivaient les deux auteurs ressemble étrangement à la situation actuelle. Or, elles soulignaient l’absence de réaction de tous ces " intellos » perdus dans leur recherche ou des gratifications symboliques sans prix. On peut toujours déplorer, se lamenter mais en la matière il serait hautement urgent de se mobiliser. La roue du temps s’accélère et si les jeunes chercheurs ne réagissent pas très vite leur précarisation risque fort d’être bien plus grande à l’avenir. Pour l’heure quelques vagues associations et la Cé (confédération étudiante proche de la CFDT) tentent de proposer des solutions mais elles sont trop seules. Battez vous !
Le livre est-il salutaire, selon l’expression consacrée, on ose l’espérer mais est-il seulement et heureusement un moyen de purger un certains nombres de dérive ? Il est possible d’émettre quelques réserves. les syndicats dans leur ensemble et malgré leurs conceptions parfois antithétiques sont pour la plupart honnête et honnêtement responsables. Certes on peut constater quelques strabismes et autre déficiences malencontreuses mais c’est davantage accidentel qu’intrinsèque à leur mode de fonctionnement. Les syndicats sont des institutions confrontées à la logique du système, à un « marché » devant lequel ils doivent rendre des comptes en permanence.
Aujourd’hui en difficulté, ils ne savent comment retrouver les adhérents qui ne sont plus nulle part. L’acte d’accusation oublie un peu vite que le procès serait bien plus terrible si il concernait d’autres structures et quelques fussent (patronat, État…). On doit attendre de nos syndicats qu’ils soient sans reproche mais à bien y regarder ceux que l’on trouve dans le livre sont des péchés véniels auxquels on attache trop d’importance.
A tout prendre on pourrait s’interroger sur le sens de ce règlement de compte. Que vise-t-il ? Servir les intérêts d’une droite agressive qui ne peut que se trouver ravie de l’aubaine , Affaiblir des syndicats déjà si peu représentatif alors même qu’il n’y a aujourd’hui aucune alternative, la gauche étant à l’agonie ?
« Le monde rêvé " est plutôt celui de nos prosateurs que celui auquel se confronte tous les jours ses hommes de " bonne volonté » qui constitue pour la plupart les âmes des syndicats.
Tristesse et consternation à lire ces réactions qui relèvent de la catharsis sauvage où chacun libère son fiel sans grande intelligence. Un déversoir anti-CFDT et simultanément un pot pourri de bêtises insondables nourri d’amertume… On saurait souhaiter que la perception du social ne s’arrête pas à ces sombres misères, que l’on puisse espérer un plus de finesse…