Je ne suis pas une lumière en matière de production d’électricité. Mais tout de même, je ne laisse pas d’être étonné par l’ire indignée, contre ces moulins à vent modernes que sont les éoliennes, de ceux qui ne pipent mots devant les périls engendrés par le retraitement des déchets nucléaires, qui se laissent encrasser sans broncher par les fumées des pots d’échappement dans les villes, qui subissent sans réagir la pollution chimique grandissante des cours d’eau, des fleuves, qui ne trouvent rien à redire contre les nuisances sonores des aéroports aux abords des complexes urbains, contre ces hideuses lignes à haute tension qui souillent nos paysages…
Don Quichotte, en se ruant à l’assaut des moulins à vent, avait au moins, lui, l’excuse de la lubie et de l’hallucination. Mais eux ? …
Les « promesses » de soutien aux banques par les gouvernements européens, ce week-end, valent leur pesant de courant d’air. Des mots, des mots, des mots. Aucun détail chiffré, aucune stratégie proposée.
Et pour cause ! Un « soutien » aux banques avec quoi ? Les caisses des États sont vides. Et je vous parie que les banques centrales elles-mêmes, qui ont déjà injecté des milliards et des milliards pour tenter, en vain, de maintenir à flot un système moribond, font désormais fonctionner la planche à billets. Chacun sait comment ça se termine, n’est-ce pas ?
Attendons maintenant les « craquements » (ils vont venir !) des premières banques dites « populaires » (genre Caisse d’Epargne ou Crédit Agricole chez nous). Et voyons les réactions de « l’Europe ».
Le gouvernement belge, qui dans un premier temps avait volé au secours de la banque Fortis pour pallier à l’urgence, cherche déjà à se débarrasser dare-dare du baton merdeux.
Le système va avoir des sursauts. Il en a déjà. Mais de plus en plus erratiques et désordonnées.
Cf. les « promesses » de soutien au banques par les gouvernements européens, ce week-end. Que des mots, aucun détail chiffré, aucune stratégie proposée. Et pour cause ! Le gouvernement belge, qui dans un premier temps avait volé au secours de la banque Fortis pour pallier à la catastrophe, cherche déjà à se débarrasser du baton merdeux.
Je n’aime pas trop le concept de « décroissance ». Trop dépendant (même en négatif) de celui de « croissance ».
Le problème n’est ni l’un, ni l’autre. Mais la quête d’un point d’équilibre situé au-delà de toutes ces — comment les appeler aujourd’hui ? — oui, de toutes ces vieilleries d’un passé désormais révolu.
Les analyses de Jean Matouk, pour intéressantes soient-elles, me paraissent totalement décalées par rapport à la réalité. Car elles s’inscrivent dans la pérennité d’un système qui parvient aux termes de son histoire.
Le système capitaliste est basé sur une anomalie contre-nature : la croissance exponentielle à tout prix. Sans croissance, le système s’écroule.
Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est justement rien moins que la mort de ce système. Notre système économique capitaliste tel qu’il régie le monde depuis le début de l’ère industriel, a atteint désormais un point de non-retour historique.
La croissance a depuis longtemps dépassé la mesure en dégueulant ses superflus inutiles. C’est pourquoi depuis bientôt dix ans, elle ne reposait plus sur la production de biens et de services, mais sur une tare congénitale : la production d’argent. Avec l’effondrement de ses organes de régulations financières, c’est un pilier fondamental du capitalisme qui disparaît.
La course insensée à la croissance a également contribué à épuiser les ressources énergétiques sur lesquelles elles s’appuyaient. Deuxième pilier à mordre la poussière.
Elle a enfin carrément mis en péril nos conditions climatiques de survie. Troisième pilier à l’agonie.
Dans les mois, que dis-je, dans les jours qui viennent, le moteur économique du capitalisme va se gripper et caler.
La seule chose qui pourrait aujourd’hui repousser l’échéance de cette disparition souhaitable, c’est une guerre. Comme en 1914 et 1939 quand, une fois la sauvagerie terminée, les destructions massives donnèrent un coup d’oxygène à la croissance en obligeant à reconstruire (les Trentes Glorieuses).
Si la communauté humaine parvient à éviter cette sinistre extrémité (pas sûr, hélas), nous allons assister dans les mois à venir à une refondation totale de l’organisation économique de la planète. De gré, si nous en sommes capables. Ou de force, si nous continuons à nous amuser aveuglément avec nos vieux jouets à la ramasse, ceux que préconise Jean Matouk dans son analyse : relance de l’offre, des investissements… Offre de quoi, investissements pour quoi ?
Le problème n’est même plus de réorganiser la répartition des richesses, surtout sous la seule forme financière. Mais de redéfinir la notion même de richesses. Richesses vitales. Richesses de confort. Et surtout « richesses » destructrices, tous ces produits et services superflus, inutiles et carrément nuisibles que la machine a stupidement lancé pour alimenter sa course imbécile à une « croissance » dépourvue de sens.
En somme, toute une réorganisation à repenser, toute une logique de fonctionnement à . Ce qu’elle sera, positive ou négative, je ne sais pas.
Cette véritable révolution, qui restera dans l’histoire de l’humanité, va se produire dans les années à venir. De notre gré (mais en sommes-nous capables ?). Ou de force (avec la cohorte des tragédies qui ne manqueront pas de l’accompagner).
« Le monde est au bord du gouffre », a enfin reconnu le premier ministre Fillon. Fasse qu’il ait parlé du monde capitaliste et non de NOTRE monde à nous.
- hier soir, une dépêche AFP : « le plan de sauvetage enfin adopté aux États-Unis, les marchés respirent » ;
- hier soir toujours, Wall Street (qui était en hausse juste avant le vote du Congrès US) est en recul de -1,50% (et la bourse de Sao Paulo de -3,53%).
Alors, mon p’tit peuple, ça va ? On ne t’entend plus beaucoup, ces derniers temps. Bon d’accord, la tempête qui sévit dehors fait un sacré raffut dans les mâtures et les haubans. Mais enfin tu ne t’imagines pas que tu vas rester comme ça, à l’abri indéfiniment sous ce pauvre auvent de boutiquier, engoncé dans ton misérable blouson même pas imperméable, le parapluie en quenouille, avec ton air de chien battu, ton air contrit et ton nez qui coule ? Parce qu’avec le méchant zef’ qui souffle en rafales et les torrents de boue qui débordent des caniveaux et déboulent sur les trottoirs, tu vas être saucé en un moins de temps, mon vieux, c’est moi qui te le dis. La tornade, elle est pas prête de s’arrêter !
Me dis pas que tu avales encore les prévisions tordues de ces météorologues de mes deux. Qui nous rabâchent de plus en plus fort, de plus en plus hystériquement, de ne pas paniquer ! La Christine L’hagarde, ministre des intempéries économiques, c’est un bêtisier congénitale à elle toute seule, cette bonne femme ! Pas une de ses innombrables interventions qui ne soient une grosse connerie. Sa dernière en date : la France n’est pas en récession, elle est « en croissance négative » ! Ho ho ho !
Et le Foutriquet à ressort, avec son chapeau à lapin râpé, tu le sais bien que c’est un ringard question prestidigitation (même si tu as un peu voté pour lui, au dernières élections, hein mon nigaud ?). Quoi, comment, le numéro du branleur dure jusqu’en 2012 ??? À ce moment-là, mon vieux, sous ton pauvre auvent avec ton pauvre blouson et ton parapluie déglingué, tu seras complètement torché, lessivé, rincé à l’os… Tu le sais bien que ça ne va pas tenir jusque là, n’est-ce pas ? Même les rats du navire sont contraints de l’admettre : « Le monde est au bord du gouffre » (François Fillon, premier ministre français, 2 octobre 2008). Quelques mois et je te fiche mon billet que leur rafiot aura rendu l’âme.
Tu sais aussi que ce n’est plus les urnes qui vont faire tourner le vent. Rappelle-toi, en 36, ce n’est pas aux élus du Front Populaire que tu dois les bouleversements sociaux sur lesquels toi et tes mômes vous avez pu vous reposer. Mais parce que toi et tes potes, vous avez carrément occupé les usines et la rue. Et pourtant, en ce temps-là aussi, c’était la crise.
Eh oui, mon petit peuple, je crains fort que cette fois tu sois rapidement obligé de bouger à nouveau ton cul si tu ne veux pas finir emporté par les typhons mauvais. Avec ou sans mots d’ordre des responsables syndicales ou politiques, va falloir à nouveau te retrousser les manches. Parce que ça va devenir drôlement physique, notre histoire. Si tu n’occupes pas presto tes usines, tes sièges sociaux, eux vont s’occuper de toi. Si tu ne t’empares pas rapido de la rue, tu vas de toute façon t’y retrouver. Et puis dis-moi le moyen de virer le ramassis de scélérats et de faux-culs qui nous ont déclenché cet ouragan ? Attendre 2012 ? Ho ho ho !
Bon, enfin tu fais comme tu veux. On est au pied du mur, toi et moi. Seulement si on tarde trop à ruer dans les brancards, les brancards nous auront emportés. Et je ne donne pas cher de notre peau.
« La plus haute autorité de l’État se moque du monde. Il occupe le terrain médiatique sans discontinuité. Il intervient à la moindre occasion, sur des affaires parfois futiles. D’ailleurs, ces états généraux, en ces temps de crise majeure, ne sont-ils pas d’une grande futilité? Je trouve tout cela consternant. »
J’allais ajouter mon grain de sel sur cet édito de ma chère Rue. Et voilà que je tombe sur le commentaire ci-dessus, d’un certain Orsu, paru dans un organe concurrent (LeMonde.fr). Pourquoi se casser la tête pour dire moins bien.
Vu la sale tournure que prend la conjoncture nationale et internationale ces toutes dernières heures, ça ne serait peut-être pas mal d’attendre un petit peu avant de conjecturer sur l’avenir et le bien-fondé de ce fastidieux RSA, non ?
Si pour donner un avis sur un livre, il faut le lire en entier, eh bien ceci est un non-avis.
Parce que pour lire un livre en entier, et donner un avis, il faut d’abord avoir une envie. Et là encore, il y a de ma part une non-envie carabinée !
Non franchement, lire les échanges de ces deux tocards médiatiques insignifiants, ça va un moment ! S’intéresser à ce genre de baudruches requiert, soit du temps à perdre, soit un sacré manque de sens existentiel ! Allez hop, du balai, passons à autre chose…
« ce qui est dangereux dans les propos de Rouillan, c’est qu’ils ont d’une certaine manière une actualité plus brûlante [aujourd’hui] que dans les années 1980 »
Eh oui, Blanqui2, vous avez tout compris, vous !
(NB : je parle de votre commentaire ci-dessus, mais aussi du tout premier, celui de 23h22.)
Ah oui, mais le plus sinistre dans l’affaire, c’est la façon dont ce suintant Hollande a cru bon d’en remettre dans le coup de pied à l’âne par derrière, rajoutant ses cris d’orfraie aux anathèmes du Parquet, enjoignant Besancenot de se débarrasser de ce bâton merdeux qui a rejoint son mouvement. Sinistre coup de couteau dans le dos par le lâche ou le faible. Berk !
À défaut d’enrayer le chômage et le délabrement des droits sociaux élémentaires, à défaut de colmater les brèches béantes qui entraînent TOUT le système financier et économique mondial par le fonds (cf. encore le cataclysme boursier de ce lundi 29 septembre), à défaut d’avoir même la clairvoyance de s’apercevoir de l’étendue des dégâts irréversibles qu’ils ont eux-mêmes causés, ces sinistres ganaches essaient stupidement d’escamoter leurs lamentables déconfitures en nous masquant les yeux et en nous bouchant le nez et les oreilles (vous savez, le fameux « caché-coucou » qu’on réserve d’habitude aux bébés).
Vraiment, s’il y a une époque où l’on a besoin des lumières de Rue 89 et de tous ces nouveaux médias, tous ces blogs pas encore pieds et mains liés à ces salauds, c’est bien maintenant.
Alors, s’il vous plaît, petite Rue & les autres, tenez bon, CONTINUEZ !
Il se trouve que je connais mes éboueurs. Et ceux qui ramassent les merdes de chien dans les rues. Il se trouve que je parle avec eux À CHAQUEFOISQUEJELESCROISE, comme à chaque fois que je croise des figures familières. Rapidement, parce que leur boulot est strictement chronométré (raison pour laquelle ils courent comme des malades derrière leur machine). Je ne leur parle pas pour enquêter sur leur vie, mais pour parler, pour le bonjour. Qu’il y en même au moins un que je retrouve à la pêche. Alors vos petites accusations de mépris, vous vous les mâchez sept fois dans la bouche avant de les sortir, d’accord ?
Ce que je sais de ce qu’il pense de leur boulot ? Facile, ils vous le disent sans façon : « Faut bien becqueter. » J’aimerais être sûr que leur « respectable » travail le leur permet !
« Respectable », vraiment, leur boulot ? Indispensable sans doute, mais « respectable » ??? Et eux qui les respecte ? Si on mesure le respect au salaire qu’ils touchent pour faire ce sale boulot, c’est pas bezef ! Au final, je ne suis pas sûr de bien savoir où est le mépris.
5h30, je prends rapide un petit-déj’ en lisant cet article. Dehors le bruit du camion-poubelle qui passe. M’en vais aller demander aux types qui ramassent les ordures si leur travail « les construit »…
OÙ ILESTQUESTIONDEPAINSEC, DEMAUVAISESOUPE, ETDEQUELQUESRECETTESDESURVIE
« Plus de miel, plus de confiture, dans quel sens on va faire tomber nos tartines maintenant ? » Voilà ce que dit mon pétaradant ami Yelrah à propos de la crise actuelle. Je crois qu’il aurait pu aller jusqu’à oser parler de régime pain sec et de soupe à la grimace.
Après avoir longuement (trop ?) essayé de décrire le lent mais inéluctable processus de chute du système capitaliste néo-libéral, il est temps, maintenant que cette chute est avérée, reconnue de tous même du Foutriquet ce soir à Toulon, d’essayer d’en anticiper les conséquences prochaines et d’en analyser les raisons. D’essayer de voir ce qu’il reste à croûter, maintenant que les pots de confiottes sont vides. Et puis de mitonner quelques recettes de survie.
Prévenir ? Bof, ne laissons pas notre prétention péter plus haut que nous avons le cul. De toute façon, les fous n’écoutent pas, ne voient rien, ne sentent rien. Dimanche dernier, un de leurs porte-parole médiatiques, le JDD du pâle héritier Lagardère, titrait encore en une : « La crise financière est terminée » ! Foutriquet, erratique, cherchait des responsables pour les punir, oubliant que c’est chez ceux-là et sur leurs yachts qu’il se faisait il y a encore peu payer ses vacances, que c’était hier qu’il refilait lui-même une partie du magot du défaillant Crédit lyonnais à son pote Tapie. Et ce jeudi matin, pendant que les responsables américains, républicains et démocrates (presque) main dans la main, tremblants, en appelaient à une union nationale avec cette pompeuse solennité qui n’appartient qu’à eux, Mme Parisot, présidente des valeureux capitaines d’industrie gaulois, admettait enfin elle aussi la gravité de la crise (« le 11-septembre de la finance ») et proclamait sur France Inter que la solution viendrait… des entreprises privées et de la compétitivité économique restaurée ! Ben pardi !
Bon, laissons-là cette indécrottable bande de dingues psalmodier leurs ineffables stupidités sur leur tas de ruine, oublions les veaux qui les suivent envers et contre tout à l’abattoir, et essayons d’allumer quelques lumignons avec les volatiles de notre meute.
À propos de pain sec, les premiers à avoir du souci à se faire, c’est bien les Africains et toutes ces régions du monde qui, sinistrées à force d’avoir été pressurisées et ponctionnées sans vergogne par l’ogre impérial, ne doivent leur survie qu’à l’aide publique internationale. Car enfin, tous ces milliards de milliards engloutis par les banques centrales pour maintenir sous inutiles perfusions leur système en état de mort clinique, il faudra bien les reprendre quelque part ! Je crains hélas très fort le retour proche dans ces coins du monde, de ces tragédies humanitaires que furent les famines. Plus de confiture pour nous, plus de pain du tout pour eux. Mais autant de terreaux sur lesquels prospèreront les venins d’Al-Quaïda et autres fous de Dieu. Que reste-t-il d’autre que Dieu et sa fureur aveugle quand tout est mort autour de vous.
Les pays dits « émergents » devraient eux aussi être les premiers frappés. Encore fragiles, dépendant étroitement de leurs exportations vers les pays dits « riches », ils risquent fort de se retrouver étranglés. Bien sûr, comme la Chine en premier chef, ils disposent de fonds considérables planqués dans leurs banques. Toute honte bue, Mme Parisot les appelait sans vergogne au secours ce matin même dans le poste. Mais, comme l’or des Harpagon planqué dans des chaussettes pendant les jours de tourmente, ces fonds « souverains » ne leur seront d’aucuns secours pour relancer la machine économico-financière moribonde, et sauver leur toute frêle émergence. Par contre, dans ces pays aux abois, pour ce qui est de recourir à une défense militaire agressive, les fonds souverains trouveront sans problème à s’employer….
Eh oui, on commence à l’entendre mijoter, n’est-ce-pas, la soupe à la grimace ? Et même jusque dans dans les enceintes vermoulues de l’Empire, là où la marche du système, notre vie quotidienne donc, est entièrement soumise aux robinets financiers et au crédit. Or voilà ces sources taries, voilà le crédit à la ramasse, et tout le système implorant à leur tour l’intervention divine pour les tirer du merdier. Car c’est bien cela qu’il se passe, n’est-ce pas, aujourd’hui à New York, dans le bureau de Georges Bush, avec McCain au bord de la panique et Obama dans le rôle de l’ange noir.
Les effets de ce marasme se font déjà sentir dans les chairs, avec ces plans sociaux qui se chiffrent en milliers d’emplois supprimés. Et je vous fiche mon billet que la spirale s’amplifiera dans un tout proche avenir. Un an ? Deux ans ? Phénomène bien connu du château de cartes ou de la boule de neige. Des pans entiers de notre économie vont s’effondrer. Quid des aides sociales avec ces caisses publiques saignées à blanc ? Quid des lambeaux de services publiques et sociaux ? Foutriquet, ce soir à Toulon, a déclaré que l’État garantirait les citoyens des défaillances bancaires. Avec quel fric de quelle caisse vide ? Foutaises !
Et puis il y a ces maudites hordes d’étrangers affamés qui se pressent à nos portes et multiplient les Sangatte, qui importent leurs venins obscurantistes, projettent d’égorger nos fils, nos compagnes et abreuver nos sillons de leur sang impur, mais que nous poursuivrons jusque dans leurs confins au nom de nos « valeurs », et au risque de nous y fracasser, comme en Afghanistan, au Liban ou au Moyen-Orient… Je caricature ? À peine, demandez à Hortefeux. Oui, c’est ainsi que les échauffements internationaux dégénèrent en tragédie.
*****
Je m’en voudrais de vous laisser sur ce scénario-catastrophe. Pourtant il faudrait être irresponsable pour le négliger. Le pire n’est jamais sûr, je sais, mais il s’est si souvent produit au fil de notre histoire ! Et ce n’est pas le salmigondis besogneux péniblement sorti ce soir par le mari de Carla à Toulon qui risque de rassurer la ménagère de moins de cinquante ans. Non, je vous jure, condamner la dérégulation des marchés internationaux tout en annonçant la poursuite des réformes visant à tout déréguler dans l’enceinte nationale, y a que lui !
Raison de plus pour essayer d’éclairer les quelques ultimes recettes qui peuvent nous conduire vers de bien ténues portes de sortie.
Dans les noires années quarante, seuls surnagèrent ceux qui surent raison et lucidité garder, « et un mental de résistant » (Grand Corps malade). Ceux qui surent se bâtir une bulle d’autarcie (paysans sur leurs lopins de terre, as du système D…) Ceux aussi qui surent se contenter de peu, sauf en ce qui concerne leur soif de dignité pour laquelle il se montrèrent boulimiques. Ceux qui ne reculèrent jamais devant le danger ou le découragement. Ceux qui enfin et surtout savaient que rien n’était possible sans solidarité active et étendue. Car pour espérer mener une action efficace au-delà du cadre restreint du cercle de ses connaissances, la solution ne peut-être que politique et syndicale.
J’en vois qui font les yeux ronds. Nous avons si souvent railler l’inaptitude congénitale des partis politiques d’opposition et des centrales syndicales en place à enrayer la chute. Et de fait la réalité donna raison à ces prédictions : non seulement ils n’enrayèrent pas la chute, puisque nous y sommes, mais ils contribuèrent à la précipiter par leurs continuels louvoiements et leurs aveuglements.
Or voilà, nous ne sommes plus dans la spirale du déclin, nous sommes bel en bien désormais dans l’œil du cyclone. Et il va bien falloir penser à en sortir. Ce qui était impossible et inutile hier encore, quand nous rongions notre frein de rage et d’impuissance, devient aujourd’hui incontournable et impérieux. Il nous faut désormais penser à rechausser nos vieilles godasses militantes, faire fi de nos répulsions et de nos haut-le-cœur encore tout chauds, réoccuper le domaine du politique et du syndical. Peu importe que ce soit en investissant les vieilles structures ou par des nouvelles. Désormais, plus possible de faire la fine bouche. Suffit de ne pas y aller pour suivre bêtement les consignes poussiéreuses des momies, mais pour se faire entendre, et vigoureusement. Suffit que nous ne nous laissions pas hypnotiser par les cracheurs de rêves impossibles et les adorateurs de grands soirs illusoires. Mais avec la modestie chevillée au bon sens, comme celle de ces compagnons du Conseil National de la Résistance qui en leur temps surent conjurer la fatalité. Le but n’est plus de bâtir un monde meilleur, mais de sauver ce qui reste du nôtre en y imprimant autant que faire se peut, durablement, notre petite empreinte.
Les troubles et les tensions qui vont forcément naître de l’écroulement actuel nous aideront dans notre tâche. Profitons de la confusion et de l’état de faiblesse dans laquelle les dingues vont forcément être plongés. Profitons de l’hébétude des vieux machins politiques et syndicaux. Vont pas avoir l’air con, ceux-là ! À nous de réoccuper le terrain et de lutter pour empêcher l’inadmissible. Chacun doit se pénétrer de la nécessité d’agir. Le reste ne serait qu’atermoiements et résignations coupables.
Foutriquet comme chevalier blanc de la lutte contre les excès de la dérégulation des marchés, FALLAITOSER !
Par qui, sur les yachts de qui il se les fait payer, ses vacances, Foutriquet ? Et le coup foireux des indemnités de Tapie, c’est qui ? Et le paquet fiscal offert à ses potes, à peine arrivé au pouvoir, c’était qui ?
Foutriquet tout-en-gueule ne recule décidément devant rien !
Non, c’est pas vrai, ils mordent encore les chantres du tout privatif ? Ça ne leur suffit pas, le bordel sans nom semé par les déjà privatisés ou quasi, EDF, GDF and co ? Ça ne leur suffit pas le merdier incroyable lâché par les marchés financiers à la ramasse ? Que même le Foutriquet, qui n’en rate pas une question faux-cul, prétend maintenant « sanctionner ».
Savez ce qu’il vient de dire, l’économiste en chef pour l’Amérique du Nord de la banque Merryl Lynch (David Rosenberg), à propos de la situation économico/financière actuelle ? Il a dit : « Le capitalisme prend un congé sabbatique. »
Ben, y en a quelques autres qu’auraient aussi sacrément besoin de vacances ! Et de nous lâcher un peu le poil.
Oh purée, tu vas voir que les cateners en rade, les rames hors d’âge, les rails rouillés, les morts aux passages à niveau, les incendies dans le tunnel sous la Manche, C’ESTLESSYNDICATS (« les ploucs qui sont interviewés quand il y a des grèves à la télé ! »)
Tu vas voir que les hôpitaux surpeuplés, c’est les malades ! Les classes d’école surchargées c’est les familles nombreuses « venues de l’étranger » ! Le courrier en retard, c’est ces feignasses de facteurs, souvent à peine blancs, ou alors des filles !
Oh purée !
Mouais, enfin les fameux fonds souverains asiatiques (ou autres), on ne les a pas tellement vus pointer le bout de leur nez quand les banques US en déroute, les Freddie Mac, les Fanny Mae, les frères Lehman, hurlaient au secours.
Il y a des jours agités comme ça, des temps incertains où il vaut mieux rester au chaud chez soi, à couver sa migraine et son petit matelas d’or. Tiens, justement à propos d’or, cette valeur-refuge des frileux, depuis le 11 septembre 2008 il a grimpé de plus de 18 %. Un signe ?)
Autre chose, à propos de l’extravagant rebond boursier du vendredi 19 septembre : eh bien, figurez-vous que les 30 et 31 octobre 1929, soit les deux jours suivants le krach du 29 octobre, Wall Street avait connu la même euphorie (les banques avaient alors appelé à un front commun de sauvetage)… avant de totalement s’effondrer (cf. ce graphique sur Wikipedia)
Alors, tremplin, tremplin, je veux bien. Mais ça manque un peu de flotte dans la piscine pour se risquer au plongeon.
Les premiers symptômes de désagrégation d’un système apparaissent toujours à travers la lente désagrégation de ses infrastructures publiques. Transports ou autres. Et pas uniquement limitée à notre hexagone : une amie, américanophile convaincue et nommée à sa demande en poste à Washington, m’a fait remarqué combien elle avait été estomaquée par le délabrement des infrastructures américaines dans tous ces secteurs.
On note dans cet article de Rue 89 la dégradation des transports ferroviaires gérés par la SNCF. On pourrait citer le délabrement grandissant des secteurs de santé, celui de l’éducation, du courrier postal, du secteur immobilier social…
Autant de services publics livrés à la carence de la régulation par les marchés, à l’irresponsabilité de la gestion privée, avec des objectifs de rentabilité privée, mais aussi, et c’est le plus frappant, marqués du sceau de leur noire incompétence. Car enfin, si seulement les services publics étaient remplacés par des services privés efficaces. Que nenni !
Dans le cas précis de la SNCF, il faut remarquer que ce ne sont pas seulement les lignes secondaires, réputées les moins rentables, qui sont les seules frappées. Le glorieux TGV, leur fameux Eurostar lui-même, viennent de trinquer sérieux. Rappelez-vous le krach SNCF du 15 août 2008, rappelez-vous le récent incendie dans le tunnel sous la Manche.
C’est que dans leur folie de gains financiers, nos triomphants « capitaines d’industries » (sic) ont oublié que les infrastructures d’un pays ne fonctionnaient pas vraiment sur le modèle de Wall Street ou des autres places boursières.
D’ailleurs à propos du fonctionnement des places boursières !!! Mais là c’est une autre histoire (… de catastrophe !)
Je ne pense pas vous avoir donné la moindre « lecon impérative ». Juste tenté de resituer le cadre dramatique national et international dans lequel nous évoluons aujourd’hui. Ce n’est pas d’une originalité folle. Tous les médias, officiels ou non officiels, s’en font l’écho, avec plus ou moins de bonheur et de lucidité (ah, ce truculant « la crise financière est terminée » en une du JDD de ce dimanche !).
Alors vous comprenez, toutes ces élucubrations sur vos courants, vos éléphants…
En fait, vous faites mine de me poser des questions, mais vous vous fichez de mes réponses, puisque ces réponses, vous les suggérez vous-même avant que j’ai eu le temps d’en placer une (« Seriez vous un adhérent à 20€ qui a pris la tangente après les présidentielles ? … Franchement, les donneurs de leçon qui restent sur le bord de la route à regarder les autres bosser en se croisant les bras… »)
Que voulez-vous dans ces conditions que je fasse d’autre que de vous laisser à votre monologue ? Me justifier péniblement par un long panégyrique où je recenserai mes hauts faits d’armes de ces cinquante dernières années ? Pfff…
Incroyable de lire ces commentaires totalement surréalistes des militants, toutes ces phrases creuses, ces propos déconnectés : « j’ai senti que chacun était content de se retrouver pour travailler ensemble… assumer notre bilan en faire un atout pour construire… je milite pour un congrès de clarification… trancher démocratiquement leur ligne… malgré un handicap oratoire important, elle possède à mon avis la meilleure vision des attentes de la population…la compétence…l’expérience de l’exercice du pouvoir dans des rôles majeurs… »
Ouf, n’en jetez plus ! Mais dans quel impossible monde vivez-vous ? Dans quel vase clos et confiné ? Savez-vous qu’autour de vous toutes les structures du système qui dominait mais aussi régissait le monde extérieur, sont en train de s’éffondrer ? Exit les triomphants marchés financiers, kaput, ils ne régulent plus rien. Et ce n’est pas les quelques 700 milliards désespérés injectés par les autorités US qui vont les réanimer. Hoquetant, le tacot économique. Petit à petit, privé des injections financières, il va complètement tomber en rade. Et très vite, vous allez voir. Avec toutes les tristes conséquences sociales qui en résultent. Et les dangereux échauffements internationaux qui vont s’exacerber, s’exacerbent déjà.
La dernière fois qu’une telle catastrophe s’est produite, en 1929, le monde a mis plus de quinze ans à s’en remettre. Avec en prime, la tragédie d’une Seconde guerre mondiale. Et vous, vous êtes là dans votre petit abri, alors que dehors les bombardements (non seulement financiers et économiques, mais aussi, déjà écologiques) ravagent tout, et vous discutez comme si de rien n’était de la couleur de la chemise que vous allez revêtir !
Je sais bien que vous êtes sincères, que vous ne pensez pas à mal, que vous êtes vraiment convaincus de bien faire. Et la situation est trop grave pour qu’on vous crucifie sous l’ironie facile. Mais enfin, arrêtez, ouvrez les yeux ! On s’en fout de savoir si vous allez mettre la chemise Aubry, le polo Delanoë ou le Royal déshabillé. On attend de vous plus de réalisme, une analyse lucide de l’état du monde, une vision constructive des choses. Le problème n’est plus de savoir quels fringues vous allez revêtir, mais de savoir comment vous allez participer à refoutre debout toutes ces ruines. Rappelez-vous que le tragique passage à vide précédent a permis aussi les plus grandes avancées sociales, celle du Front populaire et des ordonnances du Conseil National de la Résistance. C’est sur cela que nous vous attendons. Et d’extrême urgence. Est-ce vraiment là vous demander l’impossible ?
Allez, en prime pour rigoler, la fracassante déclaration faite aujourd’hui même par Gérard Moulin, gérant de fonds chez Delubac Asset Management, alors que le Dow Jones et le Nasdaq s’étalent encore de plus de 3% (encadrez-la, ça vaut le coup !) :
Ce n’est plus seulement du mépris dont fait preuve ce Darcos, c’est de la connerie crasse. La seule façon de se débarrasser de la connerie crasse, c’est le coup de pompe dans le derrière. Enseignantes, enseignants, syndicats, parents d’élèves, il va vous falloir combien de temps pour comprendre ?
Eh non justement, c’est bien là qu’est le problème de ces chiens : leurs comptes publics sont VIDES ! Z’ont tout faucher. Savent plus où piquer l’oseille, ailleurs que dans leurs propres poches et celles de leurs sinistres acolytes.
Or, primo ils ne s’y résoudront pas ; et deuxio, ça ne servirait plus à rien. Leur machin est cassé. Remettre du gazole ne fait pas redémarrer une bagnole qui a coulé une bielle et pété son axe de direction.
Exact jean-pierre, le cours de l’or a fait un bond de… + 8,23% en une seule journée !
Or, tous les économistes vous le diront (même les nullards infoutus d’anticiper cette débandade pourtant si prévisible), l’or est la valeur où on se réfugie quand plus rien d’autre ne va. Ce bond phénoménal de +8,23% en vingt-quatre heures illustre parfaitement la panique ambiante et la chute consacrée du système en place (n’en déplaise à athenaïs ;-) )
La FED n’a rien sauvé du tout. Prise de panique, elle a juste tenté un désespéré sauve-qui-peut. Une autre piteuse nationalisation qui scelle le retentissant échec de « la régulation par les marchés ». Une fuite en avant en pure perte.
Aujourd’hui, toutes les places boursières ont continué à dévisser. Et voilà deux jours que la bourse de Moscou est contrainte de fermer ses cotations pour des baisses générales supérieures à -10 %.
J’avais annoncé depuis longtemps (La crise expliquée aux enfants, 24 mars 2008) que le système capitaliste mondial ne tiendrait pas au-delà de la fin de l’année 2008, juin 2009 au plus tard. Eh bien l’effondrement est plus rapide que prévu. Il n’est plus à prévoir, il est en cours d’achèvement.
Après, très rapidement, se feront sentir les douloureux « dommages collatéraux ». Mais c’est une autre histoire où, hélas, toute anticipation est illusoire.
Les mécanismes économiques sont d’une simplicité enfantines. L’aveuglement avec lequel nous les considérons tient à notre confusion entre nos rêves de puissance et une réalité rétive à nos entreprises de domination.
La crise actuelle était archi prévisible. Et depuis longtemps. Son issue désastreuse est tout aussi claire. Elle se fera probablement attendre beaucoup moins longtemps.
Pourtant, alors que tout s’écroule autour de nous, il se trouvera toujours et encore des « spécialistes » pour dire que la crise est bientôt derrière nous. Une ministre de l’économie pour clamer qu’elle ne voit aucun signe de panique dans le déroulement des choses.
Et sur les décombres de notre raison, un pape chevrotant pourra, sans faire rire, ressortir sa vieille quincaillerie hallucinée et précipiter les foules frappées de stupeur dans une lamentable régression infantile.
Derrière la porte de sortie, le grand vide aspirant.
Le sauvetage de Fannie et Freddie Mac n’est bien sûr pas une première. Ces nationalisations précipitées de la part des chantres du libéralisme sont assez croquignolesques à observer.
Une chose semble par contre tout à fait nouvelle : cette opération de sauvetage, comme les récentes précédentes, a tout pour n’être qu’un bien inutile coup d’épée dans l’eau. Un sursis sans avenir accordé à ces organismes en pleine déroute, et qui parie sur le caractère passager de la crise. On soutient jusqu’à ce que ça aille mieux.
Or rien n’indique que les choses vont aller mieux. Bien au contraire, tous les barrages lâchent peu à peu : consommation et croissance en berne, problèmes énergétiques non résolus, répercussions écologiques et climatiques en aggravation, bourbier financier toujours d’actualité…
Dans le cas particulier de Fannie et Freddie, leur nationalisation n’est viable que si les tendances immobilières US et mêmes mondiales s’inversent et repartent très vite à la hausse. Or rien aujourd’hui ne permet de cultiver un tel espoir. Rappelons que ces deux banques cumulent la somme astronomique de 1600 milliards de dollars de dettes (hypothèques des crédits immobiliers que les néo-propriétaires US ne sont aujourd’hui plus en mesure de rembourser). Si cela perdure, il faudra bien rembourser ce gouffre. Mais qui ? Certainement pas les ménages US déjà étranglés, ni les autres populations, même émergentes…
Non, je crains vraiment qu’il ne soit trop tard et que ces sauvetages désespérés et contre-nature (capitaliste) ne soient que d’ultimes sursauts d’agonisants. Suffit juste de patienter…
La moyenne de vente, en France, d’un livre de littérature se situe aux alentours de 1000 exemplaires par titre. Soit à peu près le nombre de « visiteurs uniques » qui passent chaque jour sur mon modeste blog.
Je précise cependant que le nombre de lecteurs (ou de visiteurs) ne me paraît pas être forcément synonyme de qualité, littéraire ou autre. Ce qui est intéressant avec ce phénomène des prix littéraires, c’est cet acharnement à vouloir immédiatement sacraliser ce que l’on vient de faire (d’écrire en l’occurrence) pour se persuader d’une importance dont on n’est pas tout à fait sûr. Ainsi du petit milieu littéraire avec ses prix à l’infini, qui sont comme autant de gages d’auto-satisfaction auto-administrés. Mais le vent, le vent fripon, les emporte à la pelle…
Guignol qui, rappelons-le, tapait à bâton raccourci sur le « gendarme » (désigné parfois sous le nom croquignelet de « Flageolet »)… Ah, les rires des enfants quand Guignol et son pote Gnafron bastonnaient d’importance l’infortuné gendarme Flageolet ! Vivent les enfants !
Non Jaycib, ce n’est plus vraiment une aussi « bonne opération commerciale ».
Certains des derniers prix Goncourt ont été des échecs commerciaux retentissants (# 2000, Jean-Jacques Schuhl, Ingrid Caven ; # 2002, Pascal Quignard, Les Ombres errantes). D’autres étaient déjà des succès commerciaux avant d’avoir le prix et l’attribution du médiatique trophée n’y est pour rien (# 2006, Jonathan Littell, Les Bienveillantes).
Les prix Femina, Medicis et autres Interalliés n’ont plus guère d’influence. Ils sont juste assurés (et encore !) d’avoir une bonne place sur les tables des libraires pour les fêtes, ce qui de plus n’est pas synonyme de bonnes ventes !
Je travaille depuis plus de trente ans dans ce petit monde de l’édition et je peux vous assurer que lles faramineux chiffres de vente qu’on vous claironne dans la presse relèvent pour la plupart du fantasme ou du plan marketing (plus le chiffre de vente claironné est fort, et plus - pensent nos « marketers » - l’acheteur gogo est susceptible d’être appâté. Malheureusement, la ficelle est manifestement éventée).
Je termine en vous livrant la liste des prix Goncourt depuis 1945. Quelques questions se poser : combien en ai-je lu ? de combien me souviens-je ? combien figurent dans les manuels de littérature scolaire censés former nos chérubins à la « culture » ?
# 1945 - Jean-Louis Bory, Mon village à l’heure allemande
# 1946 - Jean-Jacques Gautier, Histoire d’un fait divers
# 1947 - Jean-Louis Curtis, Les Forêts de la nuit
# 1948 - Maurice Druon, Les Grandes Familles
# 1949 - Robert Merle, Week-end à Zuydcoote
# 1950 - Paul Colin, Les Jeux sauvages
# 1951 - Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, refusé par l’auteur
# 1952 - Béatrix Beck, Léon Morin, prêtre
# 1953 - Pierre Gascar, Les Bêtes
# 1954 - Simone de Beauvoir, Les Mandarins
# 1955 - Roger Ikor, Les Eaux mêlées
# 1956 - Romain Gary, Les Racines du ciel
# 1957 - Roger Vailland, La Loi
# 1958 - Francis Walder, Saint-Germain ou la négociation
# 1959 - André Schwartz-Bart, Le Dernier des Justes
# 1960 - Vintila Horia, Dieu est né en exil
# 1961 - Jean Cau, La Pitié de Dieu
# 1962 - Anna Langfus, Les Bagages de sable
# 1963 - Armand Lanoux, Quand la mer se retire
# 1964 - Georges Conchon, L’État sauvage
# 1965 - Jacques Borel, L’Adoration
# 1966 - Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme
# 1967 - André Pieyre de Mandiargues, La Marge
# 1968 - Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver
# 1969 - Félicien Marceau, Creezy
# 1970 - Michel Tournier , Le Roi des aulnes
# 1971 - Jacques Laurent, Les Bêtises
# 1972 - Jean Carrière, L’Épervier de Maheux
# 1973 - Jacques Chessex, L’Ogre
# 1974 - Pascal Lainé, La Dentellière
# 1975 - Émile Ajar (Romain Gary), La Vie devant soi
# 1976 - Patrick Grainville, Les Flamboyants
# 1977 - Didier Decoin, John l’Enfer
# 1978 - Patrick Modiano, Rue des boutiques obscures
# 1979 - Antonine Maillet, Pélagie la Charrette
# 1980 - Yves Navarre, Le Jardin d’acclimatation
# 1981 - Lucien Bodard, Anne Marie
# 1982 - Dominique Fernandez, Dans la main de l’Ange
# 1983 - Frédérick Tristan, Les Égarés
# 1984 - Marguerite Duras, L’Amant
# 1985 - Yann Queffélec, Les Noces barbares
# 1986 - Michel Host , Valet de nuit
# 1987 - Tahar Ben Jelloun, La Nuit sacrée
# 1988 - Erik Orsenna, L’Exposition coloniale
# 1989 - Jean Vautrin, Un grand pas vers le Bon Dieu
# 1990 - Jean Rouaud, Les Champs d’honneur
# 1991 - Pierre Combescot, Les Filles du Calvaire
# 1992 - Patrick Chamoiseau, Texaco
# 1993 - Amin Maalouf, Le Rocher de Tanios
# 1994 - Didier Van Cauwelaert, Un aller simple
# 1995 - Andreï Makine, Le Testament français
# 1996 - Pascale Roze, Le Chasseur Zéro
# 1997 - Patrick Rambaud, La Bataille
# 1998 - Paule Constant, Confidence pour confidence
# 1999 - Jean Echenoz, Je m’en vais
# 2000 - Jean-Jacques Schuhl, Ingrid Caven
# 2001 - Jean-Christophe Rufin, Rouge Brésil
# 2002 - Pascal Quignard, Les Ombres errantes
# 2003 - Jacques-Pierre Amette, La Maîtresse de Brecht
# 2004 - Laurent Gaudé, Le Soleil des Scorta
# 2005 - François Weyergans, Trois jours chez ma mère
# 2006 - Jonathan Littell, Les Bienveillantes
# 2007 - Gilles Leroy, Alabama song
Héhé, bien sûr que tu comprends, nipivime ;-) ! La vérité, c’est que cette détestable bande d’imbéciles est morte de trouille, elle et le troupeau de veaux SANSEXCUSE qui lui a donné le pouvoir. Alors ils multiplient les mesures « préventives », les caméras, le taser, les fichiers edvige and co… Encore un peu et vous verrez que les veaux vont s’adonner aux joies exaltantes de la délation et du rejet avec des regards en biais…
Mais tout ça sent beaucoup plus la panique que la force. Le sapin que la maternité.
Patience ! Ces chiens n’ont encore trouvé aucune arme contre leur ridicule. Et leur stupidité crasse finira bien par les étouffer. Aidons-les : cassez-vous, pov’ cons !
Ma « croisade » (terme un peu fort !) n’est pas contre le mot « antisémitisme », mais contre l’usage abusif et manipulateur que certains en font, juifs ou non-juifs. Croyez bien que je le regrette sincèrement.
J’ai lu l’article que vous citez. J’en ai lu pleins d’autres sur des agissements du même triste acabit. Cela ne me fait pas changer de « croisade », mais ravive douloureusement le regret que j’ai à devoir la mener.
100 % d’accord avec Thierry Reboud. Pour ma part, le mot « antisémitisme » est désormais banni de mon vocabulaire. Je me borne désormais aux termes « racisme » et « intolérance ». Plusieurs raisons à cela :
1. Ce mot est un terme excluant. Il vise à garantir une exclusivité, sinon un bénéfice, de l’intolérance et de la haine raciale à une seule communauté, à l’exclusion de toutes les autres victimes. (Je précise tout de suite que le retrait de cette exclusivité n’enlève en rien le caractère insupportable des souffrances et des humiliations que cette communauté a souffert et continue encore d’endurer.)
2. Ce mot galvaudé à l’excès sert désormais de paravent à une élite, n’appartenant pas forcément à cette communauté, pour protéger des intérêts et une position de classe, voire même tout un système, et ce depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. En témoigne la création initiée par les puissances occidentales de cette tête de pont impérialiste, colonialiste, qu’est l’état d’Israël, contre l’avis même de certaines personnalités juives aussi peu suspectes que Albert Einstein et Hannah Arendt. Dès 1948, dans une lettre au New-York Times, ceux-là s’inquiétaient déjà des dérives « fascistes » (je cite) qui accompagnaient la création de cet État.
3. Il me paraît d’autre part particulièrement odieux que des membres de cette communauté puissent se servir des souffrances subies par leurs anciens pour protéger impunément des intérêts de classe. Et un système aujourd’hui en pleine capilotade : le système capitaliste.
Sans juger des motifs de cette agression intolérable contre trois jeunes portant la kippa (laissons à la police le soin de mener l’enquête, et c’est pourtant peu dire qu’en ce moment la police, comme sous Vichy…), je dénonce sans l’ombre d’une culpabilité ce nouvel emportement médiatique, cet acharnement sournois à vouloir faire coller a priori des faits qu’ils ne connaissent pas à une stratégie de défense de classe détestable.
Et je range aux rayons des accessoires déchu ce mot d’ « antisémitisme » malheureusement usé à la corde et corrompu.
Oublions les pancartes, les dissertations sur le pourquoi du comment, foin du langage châtié qu’ils prétendent nous imposer pour nous tenir à distance. Dès qu’apparait le petit con, dès qu’il vient nous polluer l’air, dans les stades, sur les boulevards, jusqu’au fin fond de ses minables repaires, entonnons et scandons notre refrain résolu :
CASSE-TOIPOV’ CON ! CASSE-TOIPOV’ CON ! CASSE-TOIPOV’ CON ! …
Si si, c’est bien ce « pov’ con » de Sarkozy, et toute sa bande de fumiers, qui sont concernés par cette interpellation volontairement insultante. Si ce n’était pas suffisamment le cas, qu’il me soit ici permis de préciser.
Merci J.J. Tout à fait d’accord avec toi (tu permets que je te tutoie ?).
Juste une remarque à propos d’Edvige : tenons-nous à leur disposition pour leur fournir TOUS les renseignements nous concernant. Nos coordonnées, nos gouts musicaux ou littéraires ou culinaires, nos appétits sexuels, nos perversions politiques… Si besoin est, inventons même quelques irrémédiables tares complémentaires. On emmerde ces connards !
ÉTONNEMENT
Je ne suis pas une lumière en matière de production d’électricité. Mais tout de même, je ne laisse pas d’être étonné par l’ire indignée, contre ces moulins à vent modernes que sont les éoliennes, de ceux qui ne pipent mots devant les périls engendrés par le retraitement des déchets nucléaires, qui se laissent encrasser sans broncher par les fumées des pots d’échappement dans les villes, qui subissent sans réagir la pollution chimique grandissante des cours d’eau, des fleuves, qui ne trouvent rien à redire contre les nuisances sonores des aéroports aux abords des complexes urbains, contre ces hideuses lignes à haute tension qui souillent nos paysages…
Don Quichotte, en se ruant à l’assaut des moulins à vent, avait au moins, lui, l’excuse de la lubie et de l’hallucination. Mais eux ? …
DU VENT !
Les « promesses » de soutien aux banques par les gouvernements européens, ce week-end, valent leur pesant de courant d’air. Des mots, des mots, des mots. Aucun détail chiffré, aucune stratégie proposée.
Et pour cause ! Un « soutien » aux banques avec quoi ? Les caisses des États sont vides. Et je vous parie que les banques centrales elles-mêmes, qui ont déjà injecté des milliards et des milliards pour tenter, en vain, de maintenir à flot un système moribond, font désormais fonctionner la planche à billets. Chacun sait comment ça se termine, n’est-ce pas ?
Attendons maintenant les « craquements » (ils vont venir !) des premières banques dites « populaires » (genre Caisse d’Epargne ou Crédit Agricole chez nous). Et voyons les réactions de « l’Europe ».
Le gouvernement belge, qui dans un premier temps avait volé au secours de la banque Fortis pour pallier à l’urgence, cherche déjà à se débarrasser dare-dare du baton merdeux.
Le système va avoir des sursauts. Il en a déjà. Mais de plus en plus erratiques et désordonnées.
Cf. les « promesses » de soutien au banques par les gouvernements européens, ce week-end. Que des mots, aucun détail chiffré, aucune stratégie proposée. Et pour cause ! Le gouvernement belge, qui dans un premier temps avait volé au secours de la banque Fortis pour pallier à la catastrophe, cherche déjà à se débarrasser du baton merdeux.
@ jpp64
Je n’aime pas trop le concept de « décroissance ». Trop dépendant (même en négatif) de celui de « croissance ».
Le problème n’est ni l’un, ni l’autre. Mais la quête d’un point d’équilibre situé au-delà de toutes ces — comment les appeler aujourd’hui ? — oui, de toutes ces vieilleries d’un passé désormais révolu.
UNE RÉVOLUTION HISTORIQUE
Les analyses de Jean Matouk, pour intéressantes soient-elles, me paraissent totalement décalées par rapport à la réalité. Car elles s’inscrivent dans la pérennité d’un système qui parvient aux termes de son histoire.
Le système capitaliste est basé sur une anomalie contre-nature : la croissance exponentielle à tout prix. Sans croissance, le système s’écroule.
Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est justement rien moins que la mort de ce système. Notre système économique capitaliste tel qu’il régie le monde depuis le début de l’ère industriel, a atteint désormais un point de non-retour historique.
La croissance a depuis longtemps dépassé la mesure en dégueulant ses superflus inutiles. C’est pourquoi depuis bientôt dix ans, elle ne reposait plus sur la production de biens et de services, mais sur une tare congénitale : la production d’argent. Avec l’effondrement de ses organes de régulations financières, c’est un pilier fondamental du capitalisme qui disparaît.
La course insensée à la croissance a également contribué à épuiser les ressources énergétiques sur lesquelles elles s’appuyaient. Deuxième pilier à mordre la poussière.
Elle a enfin carrément mis en péril nos conditions climatiques de survie. Troisième pilier à l’agonie.
Dans les mois, que dis-je, dans les jours qui viennent, le moteur économique du capitalisme va se gripper et caler.
La seule chose qui pourrait aujourd’hui repousser l’échéance de cette disparition souhaitable, c’est une guerre. Comme en 1914 et 1939 quand, une fois la sauvagerie terminée, les destructions massives donnèrent un coup d’oxygène à la croissance en obligeant à reconstruire (les Trentes Glorieuses).
Si la communauté humaine parvient à éviter cette sinistre extrémité (pas sûr, hélas), nous allons assister dans les mois à venir à une refondation totale de l’organisation économique de la planète. De gré, si nous en sommes capables. Ou de force, si nous continuons à nous amuser aveuglément avec nos vieux jouets à la ramasse, ceux que préconise Jean Matouk dans son analyse : relance de l’offre, des investissements… Offre de quoi, investissements pour quoi ?
Le problème n’est même plus de réorganiser la répartition des richesses, surtout sous la seule forme financière. Mais de redéfinir la notion même de richesses. Richesses vitales. Richesses de confort. Et surtout « richesses » destructrices, tous ces produits et services superflus, inutiles et carrément nuisibles que la machine a stupidement lancé pour alimenter sa course imbécile à une « croissance » dépourvue de sens.
En somme, toute une réorganisation à repenser, toute une logique de fonctionnement à . Ce qu’elle sera, positive ou négative, je ne sais pas.
Cette véritable révolution, qui restera dans l’histoire de l’humanité, va se produire dans les années à venir. De notre gré (mais en sommes-nous capables ?). Ou de force (avec la cohorte des tragédies qui ne manqueront pas de l’accompagner).
« Le monde est au bord du gouffre », a enfin reconnu le premier ministre Fillon. Fasse qu’il ait parlé du monde capitaliste et non de NOTRE monde à nous.
Une petite dernière pour la rigolade :
- hier soir, une dépêche AFP : « le plan de sauvetage enfin adopté aux États-Unis, les marchés respirent » ;
- hier soir toujours, Wall Street (qui était en hausse juste avant le vote du Congrès US) est en recul de -1,50% (et la bourse de Sao Paulo de -3,53%).
La confiance respire à mort sur les « marchés » !
MESSAGE AU BON PEUPLE
Alors, mon p’tit peuple, ça va ? On ne t’entend plus beaucoup, ces derniers temps. Bon d’accord, la tempête qui sévit dehors fait un sacré raffut dans les mâtures et les haubans. Mais enfin tu ne t’imagines pas que tu vas rester comme ça, à l’abri indéfiniment sous ce pauvre auvent de boutiquier, engoncé dans ton misérable blouson même pas imperméable, le parapluie en quenouille, avec ton air de chien battu, ton air contrit et ton nez qui coule ? Parce qu’avec le méchant zef’ qui souffle en rafales et les torrents de boue qui débordent des caniveaux et déboulent sur les trottoirs, tu vas être saucé en un moins de temps, mon vieux, c’est moi qui te le dis. La tornade, elle est pas prête de s’arrêter !
Me dis pas que tu avales encore les prévisions tordues de ces météorologues de mes deux. Qui nous rabâchent de plus en plus fort, de plus en plus hystériquement, de ne pas paniquer ! La Christine L’hagarde, ministre des intempéries économiques, c’est un bêtisier congénitale à elle toute seule, cette bonne femme ! Pas une de ses innombrables interventions qui ne soient une grosse connerie. Sa dernière en date : la France n’est pas en récession, elle est « en croissance négative » ! Ho ho ho !
Et le Foutriquet à ressort, avec son chapeau à lapin râpé, tu le sais bien que c’est un ringard question prestidigitation (même si tu as un peu voté pour lui, au dernières élections, hein mon nigaud ?). Quoi, comment, le numéro du branleur dure jusqu’en 2012 ??? À ce moment-là, mon vieux, sous ton pauvre auvent avec ton pauvre blouson et ton parapluie déglingué, tu seras complètement torché, lessivé, rincé à l’os… Tu le sais bien que ça ne va pas tenir jusque là, n’est-ce pas ? Même les rats du navire sont contraints de l’admettre : « Le monde est au bord du gouffre » (François Fillon, premier ministre français, 2 octobre 2008). Quelques mois et je te fiche mon billet que leur rafiot aura rendu l’âme.
Tu sais aussi que ce n’est plus les urnes qui vont faire tourner le vent. Rappelle-toi, en 36, ce n’est pas aux élus du Front Populaire que tu dois les bouleversements sociaux sur lesquels toi et tes mômes vous avez pu vous reposer. Mais parce que toi et tes potes, vous avez carrément occupé les usines et la rue. Et pourtant, en ce temps-là aussi, c’était la crise.
Eh oui, mon petit peuple, je crains fort que cette fois tu sois rapidement obligé de bouger à nouveau ton cul si tu ne veux pas finir emporté par les typhons mauvais. Avec ou sans mots d’ordre des responsables syndicales ou politiques, va falloir à nouveau te retrousser les manches. Parce que ça va devenir drôlement physique, notre histoire. Si tu n’occupes pas presto tes usines, tes sièges sociaux, eux vont s’occuper de toi. Si tu ne t’empares pas rapido de la rue, tu vas de toute façon t’y retrouver. Et puis dis-moi le moyen de virer le ramassis de scélérats et de faux-culs qui nous ont déclenché cet ouragan ? Attendre 2012 ? Ho ho ho !
Bon, enfin tu fais comme tu veux. On est au pied du mur, toi et moi. Seulement si on tarde trop à ruer dans les brancards, les brancards nous auront emportés. Et je ne donne pas cher de notre peau.
FUTILITÉ
« La plus haute autorité de l’État se moque du monde. Il occupe le terrain médiatique sans discontinuité. Il intervient à la moindre occasion, sur des affaires parfois futiles. D’ailleurs, ces états généraux, en ces temps de crise majeure, ne sont-ils pas d’une grande futilité? Je trouve tout cela consternant. »
J’allais ajouter mon grain de sel sur cet édito de ma chère Rue. Et voilà que je tombe sur le commentaire ci-dessus, d’un certain Orsu, paru dans un organe concurrent (LeMonde.fr). Pourquoi se casser la tête pour dire moins bien.
PATIENCE
Vu la sale tournure que prend la conjoncture nationale et internationale ces toutes dernières heures, ça ne serait peut-être pas mal d’attendre un petit peu avant de conjecturer sur l’avenir et le bien-fondé de ce fastidieux RSA, non ?
NON-AVIS
Si pour donner un avis sur un livre, il faut le lire en entier, eh bien ceci est un non-avis.
Parce que pour lire un livre en entier, et donner un avis, il faut d’abord avoir une envie. Et là encore, il y a de ma part une non-envie carabinée !
Non franchement, lire les échanges de ces deux tocards médiatiques insignifiants, ça va un moment ! S’intéresser à ce genre de baudruches requiert, soit du temps à perdre, soit un sacré manque de sens existentiel ! Allez hop, du balai, passons à autre chose…
« ce qui est dangereux dans les propos de Rouillan, c’est qu’ils ont d’une certaine manière une actualité plus brûlante [aujourd’hui] que dans les années 1980 »
Eh oui, Blanqui2, vous avez tout compris, vous !
(NB : je parle de votre commentaire ci-dessus, mais aussi du tout premier, celui de 23h22.)
LARVE
Ah oui, mais le plus sinistre dans l’affaire, c’est la façon dont ce suintant Hollande a cru bon d’en remettre dans le coup de pied à l’âne par derrière, rajoutant ses cris d’orfraie aux anathèmes du Parquet, enjoignant Besancenot de se débarrasser de ce bâton merdeux qui a rejoint son mouvement. Sinistre coup de couteau dans le dos par le lâche ou le faible. Berk !
CONTINUEZ !
À défaut d’enrayer le chômage et le délabrement des droits sociaux élémentaires, à défaut de colmater les brèches béantes qui entraînent TOUT le système financier et économique mondial par le fonds (cf. encore le cataclysme boursier de ce lundi 29 septembre), à défaut d’avoir même la clairvoyance de s’apercevoir de l’étendue des dégâts irréversibles qu’ils ont eux-mêmes causés, ces sinistres ganaches essaient stupidement d’escamoter leurs lamentables déconfitures en nous masquant les yeux et en nous bouchant le nez et les oreilles (vous savez, le fameux « caché-coucou » qu’on réserve d’habitude aux bébés).
Vraiment, s’il y a une époque où l’on a besoin des lumières de Rue 89 et de tous ces nouveaux médias, tous ces blogs pas encore pieds et mains liés à ces salauds, c’est bien maintenant.
Alors, s’il vous plaît, petite Rue & les autres, tenez bon, CONTINUEZ !
@ Homer555 & Skreler
Il se trouve que je connais mes éboueurs. Et ceux qui ramassent les merdes de chien dans les rues. Il se trouve que je parle avec eux À CHAQUE FOIS QUE JE LES CROISE, comme à chaque fois que je croise des figures familières. Rapidement, parce que leur boulot est strictement chronométré (raison pour laquelle ils courent comme des malades derrière leur machine). Je ne leur parle pas pour enquêter sur leur vie, mais pour parler, pour le bonjour. Qu’il y en même au moins un que je retrouve à la pêche. Alors vos petites accusations de mépris, vous vous les mâchez sept fois dans la bouche avant de les sortir, d’accord ?
Ce que je sais de ce qu’il pense de leur boulot ? Facile, ils vous le disent sans façon : « Faut bien becqueter. » J’aimerais être sûr que leur « respectable » travail le leur permet !
« Respectable », vraiment, leur boulot ? Indispensable sans doute, mais « respectable » ??? Et eux qui les respecte ? Si on mesure le respect au salaire qu’ils touchent pour faire ce sale boulot, c’est pas bezef ! Au final, je ne suis pas sûr de bien savoir où est le mépris.
JE DE CONSTRUCTION
5h30, je prends rapide un petit-déj’ en lisant cet article. Dehors le bruit du camion-poubelle qui passe. M’en vais aller demander aux types qui ramassent les ordures si leur travail « les construit »…
OÙ IL EST QUESTION DE PAIN SEC, DE MAUVAISE SOUPE, ET DE QUELQUES RECETTES DE SURVIE
« Plus de miel, plus de confiture, dans quel sens on va faire tomber nos tartines maintenant ? » Voilà ce que dit mon pétaradant ami Yelrah à propos de la crise actuelle. Je crois qu’il aurait pu aller jusqu’à oser parler de régime pain sec et de soupe à la grimace.
Après avoir longuement (trop ?) essayé de décrire le lent mais inéluctable processus de chute du système capitaliste néo-libéral, il est temps, maintenant que cette chute est avérée, reconnue de tous même du Foutriquet ce soir à Toulon, d’essayer d’en anticiper les conséquences prochaines et d’en analyser les raisons. D’essayer de voir ce qu’il reste à croûter, maintenant que les pots de confiottes sont vides. Et puis de mitonner quelques recettes de survie.
Prévenir ? Bof, ne laissons pas notre prétention péter plus haut que nous avons le cul. De toute façon, les fous n’écoutent pas, ne voient rien, ne sentent rien. Dimanche dernier, un de leurs porte-parole médiatiques, le JDD du pâle héritier Lagardère, titrait encore en une : « La crise financière est terminée » ! Foutriquet, erratique, cherchait des responsables pour les punir, oubliant que c’est chez ceux-là et sur leurs yachts qu’il se faisait il y a encore peu payer ses vacances, que c’était hier qu’il refilait lui-même une partie du magot du défaillant Crédit lyonnais à son pote Tapie. Et ce jeudi matin, pendant que les responsables américains, républicains et démocrates (presque) main dans la main, tremblants, en appelaient à une union nationale avec cette pompeuse solennité qui n’appartient qu’à eux, Mme Parisot, présidente des valeureux capitaines d’industrie gaulois, admettait enfin elle aussi la gravité de la crise (« le 11-septembre de la finance ») et proclamait sur France Inter que la solution viendrait… des entreprises privées et de la compétitivité économique restaurée ! Ben pardi !
Bon, laissons-là cette indécrottable bande de dingues psalmodier leurs ineffables stupidités sur leur tas de ruine, oublions les veaux qui les suivent envers et contre tout à l’abattoir, et essayons d’allumer quelques lumignons avec les volatiles de notre meute.
À propos de pain sec, les premiers à avoir du souci à se faire, c’est bien les Africains et toutes ces régions du monde qui, sinistrées à force d’avoir été pressurisées et ponctionnées sans vergogne par l’ogre impérial, ne doivent leur survie qu’à l’aide publique internationale. Car enfin, tous ces milliards de milliards engloutis par les banques centrales pour maintenir sous inutiles perfusions leur système en état de mort clinique, il faudra bien les reprendre quelque part ! Je crains hélas très fort le retour proche dans ces coins du monde, de ces tragédies humanitaires que furent les famines. Plus de confiture pour nous, plus de pain du tout pour eux. Mais autant de terreaux sur lesquels prospèreront les venins d’Al-Quaïda et autres fous de Dieu. Que reste-t-il d’autre que Dieu et sa fureur aveugle quand tout est mort autour de vous.
Les pays dits « émergents » devraient eux aussi être les premiers frappés. Encore fragiles, dépendant étroitement de leurs exportations vers les pays dits « riches », ils risquent fort de se retrouver étranglés. Bien sûr, comme la Chine en premier chef, ils disposent de fonds considérables planqués dans leurs banques. Toute honte bue, Mme Parisot les appelait sans vergogne au secours ce matin même dans le poste. Mais, comme l’or des Harpagon planqué dans des chaussettes pendant les jours de tourmente, ces fonds « souverains » ne leur seront d’aucuns secours pour relancer la machine économico-financière moribonde, et sauver leur toute frêle émergence. Par contre, dans ces pays aux abois, pour ce qui est de recourir à une défense militaire agressive, les fonds souverains trouveront sans problème à s’employer….
Eh oui, on commence à l’entendre mijoter, n’est-ce-pas, la soupe à la grimace ? Et même jusque dans dans les enceintes vermoulues de l’Empire, là où la marche du système, notre vie quotidienne donc, est entièrement soumise aux robinets financiers et au crédit. Or voilà ces sources taries, voilà le crédit à la ramasse, et tout le système implorant à leur tour l’intervention divine pour les tirer du merdier. Car c’est bien cela qu’il se passe, n’est-ce pas, aujourd’hui à New York, dans le bureau de Georges Bush, avec McCain au bord de la panique et Obama dans le rôle de l’ange noir.
Les effets de ce marasme se font déjà sentir dans les chairs, avec ces plans sociaux qui se chiffrent en milliers d’emplois supprimés. Et je vous fiche mon billet que la spirale s’amplifiera dans un tout proche avenir. Un an ? Deux ans ? Phénomène bien connu du château de cartes ou de la boule de neige. Des pans entiers de notre économie vont s’effondrer. Quid des aides sociales avec ces caisses publiques saignées à blanc ? Quid des lambeaux de services publiques et sociaux ? Foutriquet, ce soir à Toulon, a déclaré que l’État garantirait les citoyens des défaillances bancaires. Avec quel fric de quelle caisse vide ? Foutaises !
Et puis il y a ces maudites hordes d’étrangers affamés qui se pressent à nos portes et multiplient les Sangatte, qui importent leurs venins obscurantistes, projettent d’égorger nos fils, nos compagnes et abreuver nos sillons de leur sang impur, mais que nous poursuivrons jusque dans leurs confins au nom de nos « valeurs », et au risque de nous y fracasser, comme en Afghanistan, au Liban ou au Moyen-Orient… Je caricature ? À peine, demandez à Hortefeux. Oui, c’est ainsi que les échauffements internationaux dégénèrent en tragédie.
*****
Je m’en voudrais de vous laisser sur ce scénario-catastrophe. Pourtant il faudrait être irresponsable pour le négliger. Le pire n’est jamais sûr, je sais, mais il s’est si souvent produit au fil de notre histoire ! Et ce n’est pas le salmigondis besogneux péniblement sorti ce soir par le mari de Carla à Toulon qui risque de rassurer la ménagère de moins de cinquante ans. Non, je vous jure, condamner la dérégulation des marchés internationaux tout en annonçant la poursuite des réformes visant à tout déréguler dans l’enceinte nationale, y a que lui !
Raison de plus pour essayer d’éclairer les quelques ultimes recettes qui peuvent nous conduire vers de bien ténues portes de sortie.
Dans les noires années quarante, seuls surnagèrent ceux qui surent raison et lucidité garder, « et un mental de résistant » (Grand Corps malade). Ceux qui surent se bâtir une bulle d’autarcie (paysans sur leurs lopins de terre, as du système D…) Ceux aussi qui surent se contenter de peu, sauf en ce qui concerne leur soif de dignité pour laquelle il se montrèrent boulimiques. Ceux qui ne reculèrent jamais devant le danger ou le découragement. Ceux qui enfin et surtout savaient que rien n’était possible sans solidarité active et étendue. Car pour espérer mener une action efficace au-delà du cadre restreint du cercle de ses connaissances, la solution ne peut-être que politique et syndicale.
J’en vois qui font les yeux ronds. Nous avons si souvent railler l’inaptitude congénitale des partis politiques d’opposition et des centrales syndicales en place à enrayer la chute. Et de fait la réalité donna raison à ces prédictions : non seulement ils n’enrayèrent pas la chute, puisque nous y sommes, mais ils contribuèrent à la précipiter par leurs continuels louvoiements et leurs aveuglements.
Or voilà, nous ne sommes plus dans la spirale du déclin, nous sommes bel en bien désormais dans l’œil du cyclone. Et il va bien falloir penser à en sortir. Ce qui était impossible et inutile hier encore, quand nous rongions notre frein de rage et d’impuissance, devient aujourd’hui incontournable et impérieux. Il nous faut désormais penser à rechausser nos vieilles godasses militantes, faire fi de nos répulsions et de nos haut-le-cœur encore tout chauds, réoccuper le domaine du politique et du syndical. Peu importe que ce soit en investissant les vieilles structures ou par des nouvelles. Désormais, plus possible de faire la fine bouche. Suffit de ne pas y aller pour suivre bêtement les consignes poussiéreuses des momies, mais pour se faire entendre, et vigoureusement. Suffit que nous ne nous laissions pas hypnotiser par les cracheurs de rêves impossibles et les adorateurs de grands soirs illusoires. Mais avec la modestie chevillée au bon sens, comme celle de ces compagnons du Conseil National de la Résistance qui en leur temps surent conjurer la fatalité. Le but n’est plus de bâtir un monde meilleur, mais de sauver ce qui reste du nôtre en y imprimant autant que faire se peut, durablement, notre petite empreinte.
Les troubles et les tensions qui vont forcément naître de l’écroulement actuel nous aideront dans notre tâche. Profitons de la confusion et de l’état de faiblesse dans laquelle les dingues vont forcément être plongés. Profitons de l’hébétude des vieux machins politiques et syndicaux. Vont pas avoir l’air con, ceux-là ! À nous de réoccuper le terrain et de lutter pour empêcher l’inadmissible. Chacun doit se pénétrer de la nécessité d’agir. Le reste ne serait qu’atermoiements et résignations coupables.
« la récession qui va durer environ 18 mois. »
La dernière grande récession de ce type a duré 15 ans, de 1929 à 1945, avec à la clé la sauvagerie d’une guerre mondiale.
LE CHEVALIER BLANC PAS NET
Foutriquet comme chevalier blanc de la lutte contre les excès de la dérégulation des marchés, FALLAIT OSER !
Par qui, sur les yachts de qui il se les fait payer, ses vacances, Foutriquet ? Et le coup foireux des indemnités de Tapie, c’est qui ? Et le paquet fiscal offert à ses potes, à peine arrivé au pouvoir, c’était qui ?
Foutriquet tout-en-gueule ne recule décidément devant rien !
LE CADAVRE BOUGE ENCORE
Non, c’est pas vrai, ils mordent encore les chantres du tout privatif ? Ça ne leur suffit pas, le bordel sans nom semé par les déjà privatisés ou quasi, EDF, GDF and co ? Ça ne leur suffit pas le merdier incroyable lâché par les marchés financiers à la ramasse ? Que même le Foutriquet, qui n’en rate pas une question faux-cul, prétend maintenant « sanctionner ».
Savez ce qu’il vient de dire, l’économiste en chef pour l’Amérique du Nord de la banque Merryl Lynch (David Rosenberg), à propos de la situation économico/financière actuelle ? Il a dit : « Le capitalisme prend un congé sabbatique. »
Ben, y en a quelques autres qu’auraient aussi sacrément besoin de vacances ! Et de nous lâcher un peu le poil.
‘scusez, je me permets d’intervenir pour couper ces italiques inopportunes. Pour le reste, je n’ai rien à dire. Bonne nuit à tous.
@ DBL8
Vous avez raison. Il y a ceux qui imposent (Bruxelles, dites-vous), et ceux qui se soumettent (avec une complaisance coupable, dirais-je de mon côté).
Au final, les deux sont également coupables (et sans doute assez proches complices, diront d’autres mauvais esprits).
Oh purée, tu vas voir que les cateners en rade, les rames hors d’âge, les rails rouillés, les morts aux passages à niveau, les incendies dans le tunnel sous la Manche, C’EST LES SYNDICATS (« les ploucs qui sont interviewés quand il y a des grèves à la télé ! »)
Tu vas voir que les hôpitaux surpeuplés, c’est les malades ! Les classes d’école surchargées c’est les familles nombreuses « venues de l’étranger » ! Le courrier en retard, c’est ces feignasses de facteurs, souvent à peine blancs, ou alors des filles !
Oh purée !
« Faut-il davantage réglementer les marchés financiers ? Pas sûr… » (Cyril Hédouin, chercheur)
Fernand Raynaud, Coluche, pas morts ???
« Aie aie aie c’est une thèse difficile à soutenir par les temps qui courent. » (Mr Greed, trader)
Sans blague, ha ha ha !
« Policé » par les États-Unis, c’est pas mal non plus, en ce moment !
TOUS AUX ABRIS
Mouais, enfin les fameux fonds souverains asiatiques (ou autres), on ne les a pas tellement vus pointer le bout de leur nez quand les banques US en déroute, les Freddie Mac, les Fanny Mae, les frères Lehman, hurlaient au secours.
Il y a des jours agités comme ça, des temps incertains où il vaut mieux rester au chaud chez soi, à couver sa migraine et son petit matelas d’or. Tiens, justement à propos d’or, cette valeur-refuge des frileux, depuis le 11 septembre 2008 il a grimpé de plus de 18 %. Un signe ?)
Autre chose, à propos de l’extravagant rebond boursier du vendredi 19 septembre : eh bien, figurez-vous que les 30 et 31 octobre 1929, soit les deux jours suivants le krach du 29 octobre, Wall Street avait connu la même euphorie (les banques avaient alors appelé à un front commun de sauvetage)… avant de totalement s’effondrer (cf. ce graphique sur Wikipedia)
Alors, tremplin, tremplin, je veux bien. Mais ça manque un peu de flotte dans la piscine pour se risquer au plongeon.
DÉSAGRÉGATION
Les premiers symptômes de désagrégation d’un système apparaissent toujours à travers la lente désagrégation de ses infrastructures publiques. Transports ou autres. Et pas uniquement limitée à notre hexagone : une amie, américanophile convaincue et nommée à sa demande en poste à Washington, m’a fait remarqué combien elle avait été estomaquée par le délabrement des infrastructures américaines dans tous ces secteurs.
On note dans cet article de Rue 89 la dégradation des transports ferroviaires gérés par la SNCF. On pourrait citer le délabrement grandissant des secteurs de santé, celui de l’éducation, du courrier postal, du secteur immobilier social…
Autant de services publics livrés à la carence de la régulation par les marchés, à l’irresponsabilité de la gestion privée, avec des objectifs de rentabilité privée, mais aussi, et c’est le plus frappant, marqués du sceau de leur noire incompétence. Car enfin, si seulement les services publics étaient remplacés par des services privés efficaces. Que nenni !
Dans le cas précis de la SNCF, il faut remarquer que ce ne sont pas seulement les lignes secondaires, réputées les moins rentables, qui sont les seules frappées. Le glorieux TGV, leur fameux Eurostar lui-même, viennent de trinquer sérieux. Rappelez-vous le krach SNCF du 15 août 2008, rappelez-vous le récent incendie dans le tunnel sous la Manche.
C’est que dans leur folie de gains financiers, nos triomphants « capitaines d’industries » (sic) ont oublié que les infrastructures d’un pays ne fonctionnaient pas vraiment sur le modèle de Wall Street ou des autres places boursières.
D’ailleurs à propos du fonctionnement des places boursières !!! Mais là c’est une autre histoire (… de catastrophe !)
Je ne pense pas vous avoir donné la moindre « lecon impérative ». Juste tenté de resituer le cadre dramatique national et international dans lequel nous évoluons aujourd’hui. Ce n’est pas d’une originalité folle. Tous les médias, officiels ou non officiels, s’en font l’écho, avec plus ou moins de bonheur et de lucidité (ah, ce truculant « la crise financière est terminée » en une du JDD de ce dimanche !).
Alors vous comprenez, toutes ces élucubrations sur vos courants, vos éléphants…
En fait, vous faites mine de me poser des questions, mais vous vous fichez de mes réponses, puisque ces réponses, vous les suggérez vous-même avant que j’ai eu le temps d’en placer une (« Seriez vous un adhérent à 20€ qui a pris la tangente après les présidentielles ? … Franchement, les donneurs de leçon qui restent sur le bord de la route à regarder les autres bosser en se croisant les bras… »)
Que voulez-vous dans ces conditions que je fasse d’autre que de vous laisser à votre monologue ? Me justifier péniblement par un long panégyrique où je recenserai mes hauts faits d’armes de ces cinquante dernières années ? Pfff…
L’IMPOSSIBLE ?
Incroyable de lire ces commentaires totalement surréalistes des militants, toutes ces phrases creuses, ces propos déconnectés : « j’ai senti que chacun était content de se retrouver pour travailler ensemble… assumer notre bilan en faire un atout pour construire… je milite pour un congrès de clarification… trancher démocratiquement leur ligne… malgré un handicap oratoire important, elle possède à mon avis la meilleure vision des attentes de la population…la compétence…l’expérience de l’exercice du pouvoir dans des rôles majeurs… »
Ouf, n’en jetez plus ! Mais dans quel impossible monde vivez-vous ? Dans quel vase clos et confiné ? Savez-vous qu’autour de vous toutes les structures du système qui dominait mais aussi régissait le monde extérieur, sont en train de s’éffondrer ? Exit les triomphants marchés financiers, kaput, ils ne régulent plus rien. Et ce n’est pas les quelques 700 milliards désespérés injectés par les autorités US qui vont les réanimer. Hoquetant, le tacot économique. Petit à petit, privé des injections financières, il va complètement tomber en rade. Et très vite, vous allez voir. Avec toutes les tristes conséquences sociales qui en résultent. Et les dangereux échauffements internationaux qui vont s’exacerber, s’exacerbent déjà.
La dernière fois qu’une telle catastrophe s’est produite, en 1929, le monde a mis plus de quinze ans à s’en remettre. Avec en prime, la tragédie d’une Seconde guerre mondiale. Et vous, vous êtes là dans votre petit abri, alors que dehors les bombardements (non seulement financiers et économiques, mais aussi, déjà écologiques) ravagent tout, et vous discutez comme si de rien n’était de la couleur de la chemise que vous allez revêtir !
Je sais bien que vous êtes sincères, que vous ne pensez pas à mal, que vous êtes vraiment convaincus de bien faire. Et la situation est trop grave pour qu’on vous crucifie sous l’ironie facile. Mais enfin, arrêtez, ouvrez les yeux ! On s’en fout de savoir si vous allez mettre la chemise Aubry, le polo Delanoë ou le Royal déshabillé. On attend de vous plus de réalisme, une analyse lucide de l’état du monde, une vision constructive des choses. Le problème n’est plus de savoir quels fringues vous allez revêtir, mais de savoir comment vous allez participer à refoutre debout toutes ces ruines. Rappelez-vous que le tragique passage à vide précédent a permis aussi les plus grandes avancées sociales, celle du Front populaire et des ordonnances du Conseil National de la Résistance. C’est sur cela que nous vous attendons. Et d’extrême urgence. Est-ce vraiment là vous demander l’impossible ?
Et à quoi il va leur servir leur fric dans un monde en déroute. D’abord, il est placé comment leur fric ? En actions ? A la Lehmann Brothers ?
Allez, en prime pour rigoler, la fracassante déclaration faite aujourd’hui même par Gérard Moulin, gérant de fonds chez Delubac Asset Management, alors que le Dow Jones et le Nasdaq s’étalent encore de plus de 3% (encadrez-la, ça vaut le coup !) :
« Le pire est passé. »
Ce n’est plus seulement du mépris dont fait preuve ce Darcos, c’est de la connerie crasse. La seule façon de se débarrasser de la connerie crasse, c’est le coup de pompe dans le derrière. Enseignantes, enseignants, syndicats, parents d’élèves, il va vous falloir combien de temps pour comprendre ?
@ Mohamed
« il le puisera dans les comptes publics »
Eh non justement, c’est bien là qu’est le problème de ces chiens : leurs comptes publics sont VIDES ! Z’ont tout faucher. Savent plus où piquer l’oseille, ailleurs que dans leurs propres poches et celles de leurs sinistres acolytes.
Or, primo ils ne s’y résoudront pas ; et deuxio, ça ne servirait plus à rien. Leur machin est cassé. Remettre du gazole ne fait pas redémarrer une bagnole qui a coulé une bielle et pété son axe de direction.
LA RUÉE VERS L’OR
Exact jean-pierre, le cours de l’or a fait un bond de… + 8,23% en une seule journée !
Or, tous les économistes vous le diront (même les nullards infoutus d’anticiper cette débandade pourtant si prévisible), l’or est la valeur où on se réfugie quand plus rien d’autre ne va. Ce bond phénoménal de +8,23% en vingt-quatre heures illustre parfaitement la panique ambiante et la chute consacrée du système en place (n’en déplaise à athenaïs ;-) )
EFFONDREMENT
La FED n’a rien sauvé du tout. Prise de panique, elle a juste tenté un désespéré sauve-qui-peut. Une autre piteuse nationalisation qui scelle le retentissant échec de « la régulation par les marchés ». Une fuite en avant en pure perte.
Aujourd’hui, toutes les places boursières ont continué à dévisser. Et voilà deux jours que la bourse de Moscou est contrainte de fermer ses cotations pour des baisses générales supérieures à -10 %.
J’avais annoncé depuis longtemps (La crise expliquée aux enfants, 24 mars 2008) que le système capitaliste mondial ne tiendrait pas au-delà de la fin de l’année 2008, juin 2009 au plus tard. Eh bien l’effondrement est plus rapide que prévu. Il n’est plus à prévoir, il est en cours d’achèvement.
Après, très rapidement, se feront sentir les douloureux « dommages collatéraux ». Mais c’est une autre histoire où, hélas, toute anticipation est illusoire.
LE GRAND SAUT
Les mécanismes économiques sont d’une simplicité enfantines. L’aveuglement avec lequel nous les considérons tient à notre confusion entre nos rêves de puissance et une réalité rétive à nos entreprises de domination.
La crise actuelle était archi prévisible. Et depuis longtemps. Son issue désastreuse est tout aussi claire. Elle se fera probablement attendre beaucoup moins longtemps.
Pourtant, alors que tout s’écroule autour de nous, il se trouvera toujours et encore des « spécialistes » pour dire que la crise est bientôt derrière nous. Une ministre de l’économie pour clamer qu’elle ne voit aucun signe de panique dans le déroulement des choses.
Et sur les décombres de notre raison, un pape chevrotant pourra, sans faire rire, ressortir sa vieille quincaillerie hallucinée et précipiter les foules frappées de stupeur dans une lamentable régression infantile.
Derrière la porte de sortie, le grand vide aspirant.
TROP TARD
Le sauvetage de Fannie et Freddie Mac n’est bien sûr pas une première. Ces nationalisations précipitées de la part des chantres du libéralisme sont assez croquignolesques à observer.
Une chose semble par contre tout à fait nouvelle : cette opération de sauvetage, comme les récentes précédentes, a tout pour n’être qu’un bien inutile coup d’épée dans l’eau. Un sursis sans avenir accordé à ces organismes en pleine déroute, et qui parie sur le caractère passager de la crise. On soutient jusqu’à ce que ça aille mieux.
Or rien n’indique que les choses vont aller mieux. Bien au contraire, tous les barrages lâchent peu à peu : consommation et croissance en berne, problèmes énergétiques non résolus, répercussions écologiques et climatiques en aggravation, bourbier financier toujours d’actualité…
Dans le cas particulier de Fannie et Freddie, leur nationalisation n’est viable que si les tendances immobilières US et mêmes mondiales s’inversent et repartent très vite à la hausse. Or rien aujourd’hui ne permet de cultiver un tel espoir. Rappelons que ces deux banques cumulent la somme astronomique de 1600 milliards de dollars de dettes (hypothèques des crédits immobiliers que les néo-propriétaires US ne sont aujourd’hui plus en mesure de rembourser). Si cela perdure, il faudra bien rembourser ce gouffre. Mais qui ? Certainement pas les ménages US déjà étranglés, ni les autres populations, même émergentes…
Non, je crains vraiment qu’il ne soit trop tard et que ces sauvetages désespérés et contre-nature (capitaliste) ne soient que d’ultimes sursauts d’agonisants. Suffit juste de patienter…
MOYENNE
La moyenne de vente, en France, d’un livre de littérature se situe aux alentours de 1000 exemplaires par titre. Soit à peu près le nombre de « visiteurs uniques » qui passent chaque jour sur mon modeste blog.
Je précise cependant que le nombre de lecteurs (ou de visiteurs) ne me paraît pas être forcément synonyme de qualité, littéraire ou autre. Ce qui est intéressant avec ce phénomène des prix littéraires, c’est cet acharnement à vouloir immédiatement sacraliser ce que l’on vient de faire (d’écrire en l’occurrence) pour se persuader d’une importance dont on n’est pas tout à fait sûr. Ainsi du petit milieu littéraire avec ses prix à l’infini, qui sont comme autant de gages d’auto-satisfaction auto-administrés. Mais le vent, le vent fripon, les emporte à la pelle…
GUIGNOL PAS MORT
Guignol qui, rappelons-le, tapait à bâton raccourci sur le « gendarme » (désigné parfois sous le nom croquignelet de « Flageolet »)… Ah, les rires des enfants quand Guignol et son pote Gnafron bastonnaient d’importance l’infortuné gendarme Flageolet ! Vivent les enfants !
DÉMONTAGE DU ROUAGE
Non Jaycib, ce n’est plus vraiment une aussi « bonne opération commerciale ».
Certains des derniers prix Goncourt ont été des échecs commerciaux retentissants (# 2000, Jean-Jacques Schuhl, Ingrid Caven ; # 2002, Pascal Quignard, Les Ombres errantes). D’autres étaient déjà des succès commerciaux avant d’avoir le prix et l’attribution du médiatique trophée n’y est pour rien (# 2006, Jonathan Littell, Les Bienveillantes).
Les prix Femina, Medicis et autres Interalliés n’ont plus guère d’influence. Ils sont juste assurés (et encore !) d’avoir une bonne place sur les tables des libraires pour les fêtes, ce qui de plus n’est pas synonyme de bonnes ventes !
Je travaille depuis plus de trente ans dans ce petit monde de l’édition et je peux vous assurer que lles faramineux chiffres de vente qu’on vous claironne dans la presse relèvent pour la plupart du fantasme ou du plan marketing (plus le chiffre de vente claironné est fort, et plus - pensent nos « marketers » - l’acheteur gogo est susceptible d’être appâté. Malheureusement, la ficelle est manifestement éventée).
Je termine en vous livrant la liste des prix Goncourt depuis 1945. Quelques questions se poser : combien en ai-je lu ? de combien me souviens-je ? combien figurent dans les manuels de littérature scolaire censés former nos chérubins à la « culture » ?
# 1945 - Jean-Louis Bory, Mon village à l’heure allemande
# 1946 - Jean-Jacques Gautier, Histoire d’un fait divers
# 1947 - Jean-Louis Curtis, Les Forêts de la nuit
# 1948 - Maurice Druon, Les Grandes Familles
# 1949 - Robert Merle, Week-end à Zuydcoote
# 1950 - Paul Colin, Les Jeux sauvages
# 1951 - Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, refusé par l’auteur
# 1952 - Béatrix Beck, Léon Morin, prêtre
# 1953 - Pierre Gascar, Les Bêtes
# 1954 - Simone de Beauvoir, Les Mandarins
# 1955 - Roger Ikor, Les Eaux mêlées
# 1956 - Romain Gary, Les Racines du ciel
# 1957 - Roger Vailland, La Loi
# 1958 - Francis Walder, Saint-Germain ou la négociation
# 1959 - André Schwartz-Bart, Le Dernier des Justes
# 1960 - Vintila Horia, Dieu est né en exil
# 1961 - Jean Cau, La Pitié de Dieu
# 1962 - Anna Langfus, Les Bagages de sable
# 1963 - Armand Lanoux, Quand la mer se retire
# 1964 - Georges Conchon, L’État sauvage
# 1965 - Jacques Borel, L’Adoration
# 1966 - Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme
# 1967 - André Pieyre de Mandiargues, La Marge
# 1968 - Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver
# 1969 - Félicien Marceau, Creezy
# 1970 - Michel Tournier , Le Roi des aulnes
# 1971 - Jacques Laurent, Les Bêtises
# 1972 - Jean Carrière, L’Épervier de Maheux
# 1973 - Jacques Chessex, L’Ogre
# 1974 - Pascal Lainé, La Dentellière
# 1975 - Émile Ajar (Romain Gary), La Vie devant soi
# 1976 - Patrick Grainville, Les Flamboyants
# 1977 - Didier Decoin, John l’Enfer
# 1978 - Patrick Modiano, Rue des boutiques obscures
# 1979 - Antonine Maillet, Pélagie la Charrette
# 1980 - Yves Navarre, Le Jardin d’acclimatation
# 1981 - Lucien Bodard, Anne Marie
# 1982 - Dominique Fernandez, Dans la main de l’Ange
# 1983 - Frédérick Tristan, Les Égarés
# 1984 - Marguerite Duras, L’Amant
# 1985 - Yann Queffélec, Les Noces barbares
# 1986 - Michel Host , Valet de nuit
# 1987 - Tahar Ben Jelloun, La Nuit sacrée
# 1988 - Erik Orsenna, L’Exposition coloniale
# 1989 - Jean Vautrin, Un grand pas vers le Bon Dieu
# 1990 - Jean Rouaud, Les Champs d’honneur
# 1991 - Pierre Combescot, Les Filles du Calvaire
# 1992 - Patrick Chamoiseau, Texaco
# 1993 - Amin Maalouf, Le Rocher de Tanios
# 1994 - Didier Van Cauwelaert, Un aller simple
# 1995 - Andreï Makine, Le Testament français
# 1996 - Pascale Roze, Le Chasseur Zéro
# 1997 - Patrick Rambaud, La Bataille
# 1998 - Paule Constant, Confidence pour confidence
# 1999 - Jean Echenoz, Je m’en vais
# 2000 - Jean-Jacques Schuhl, Ingrid Caven
# 2001 - Jean-Christophe Rufin, Rouge Brésil
# 2002 - Pascal Quignard, Les Ombres errantes
# 2003 - Jacques-Pierre Amette, La Maîtresse de Brecht
# 2004 - Laurent Gaudé, Le Soleil des Scorta
# 2005 - François Weyergans, Trois jours chez ma mère
# 2006 - Jonathan Littell, Les Bienveillantes
# 2007 - Gilles Leroy, Alabama song
Dur, n’est-ce pas ?
@ Caro
Crois-tu vraiment qu’il soit nécessaire de discuter avec ce crétin ?
« je ne comprends pas trop… »
Héhé, bien sûr que tu comprends, nipivime ;-) ! La vérité, c’est que cette détestable bande d’imbéciles est morte de trouille, elle et le troupeau de veaux SANS EXCUSE qui lui a donné le pouvoir. Alors ils multiplient les mesures « préventives », les caméras, le taser, les fichiers edvige and co… Encore un peu et vous verrez que les veaux vont s’adonner aux joies exaltantes de la délation et du rejet avec des regards en biais…
Mais tout ça sent beaucoup plus la panique que la force. Le sapin que la maternité.
Patience ! Ces chiens n’ont encore trouvé aucune arme contre leur ridicule. Et leur stupidité crasse finira bien par les étouffer. Aidons-les : cassez-vous, pov’ cons !
@ Babayaga
Ma « croisade » (terme un peu fort !) n’est pas contre le mot « antisémitisme », mais contre l’usage abusif et manipulateur que certains en font, juifs ou non-juifs. Croyez bien que je le regrette sincèrement.
J’ai lu l’article que vous citez. J’en ai lu pleins d’autres sur des agissements du même triste acabit. Cela ne me fait pas changer de « croisade », mais ravive douloureusement le regret que j’ai à devoir la mener.
Bien à vous, également.
GROS MOT
100 % d’accord avec Thierry Reboud. Pour ma part, le mot « antisémitisme » est désormais banni de mon vocabulaire. Je me borne désormais aux termes « racisme » et « intolérance ». Plusieurs raisons à cela :
1. Ce mot est un terme excluant. Il vise à garantir une exclusivité, sinon un bénéfice, de l’intolérance et de la haine raciale à une seule communauté, à l’exclusion de toutes les autres victimes. (Je précise tout de suite que le retrait de cette exclusivité n’enlève en rien le caractère insupportable des souffrances et des humiliations que cette communauté a souffert et continue encore d’endurer.)
2. Ce mot galvaudé à l’excès sert désormais de paravent à une élite, n’appartenant pas forcément à cette communauté, pour protéger des intérêts et une position de classe, voire même tout un système, et ce depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. En témoigne la création initiée par les puissances occidentales de cette tête de pont impérialiste, colonialiste, qu’est l’état d’Israël, contre l’avis même de certaines personnalités juives aussi peu suspectes que Albert Einstein et Hannah Arendt. Dès 1948, dans une lettre au New-York Times, ceux-là s’inquiétaient déjà des dérives « fascistes » (je cite) qui accompagnaient la création de cet État.
3. Il me paraît d’autre part particulièrement odieux que des membres de cette communauté puissent se servir des souffrances subies par leurs anciens pour protéger impunément des intérêts de classe. Et un système aujourd’hui en pleine capilotade : le système capitaliste.
Sans juger des motifs de cette agression intolérable contre trois jeunes portant la kippa (laissons à la police le soin de mener l’enquête, et c’est pourtant peu dire qu’en ce moment la police, comme sous Vichy…), je dénonce sans l’ombre d’une culpabilité ce nouvel emportement médiatique, cet acharnement sournois à vouloir faire coller a priori des faits qu’ils ne connaissent pas à une stratégie de défense de classe détestable.
Et je range aux rayons des accessoires déchu ce mot d’ « antisémitisme » malheureusement usé à la corde et corrompu.
[doublon ; commentaire à supprimer]
Oublions les pancartes, les dissertations sur le pourquoi du comment, foin du langage châtié qu’ils prétendent nous imposer pour nous tenir à distance. Dès qu’apparait le petit con, dès qu’il vient nous polluer l’air, dans les stades, sur les boulevards, jusqu’au fin fond de ses minables repaires, entonnons et scandons notre refrain résolu :
CASSE-TOI POV’ CON !
CASSE-TOI POV’ CON !
CASSE-TOI POV’ CON !
…
CASSE-TOI POV’CON !
J’assume et suis prêt à subir les foudres des tribunaux. Comme un vulgaire faucheur d’OGM.
Si si, c’est bien ce « pov’ con » de Sarkozy, et toute sa bande de fumiers, qui sont concernés par cette interpellation volontairement insultante. Si ce n’était pas suffisamment le cas, qu’il me soit ici permis de préciser.
Merci J.J. Tout à fait d’accord avec toi (tu permets que je te tutoie ?).
Juste une remarque à propos d’Edvige : tenons-nous à leur disposition pour leur fournir TOUS les renseignements nous concernant. Nos coordonnées, nos gouts musicaux ou littéraires ou culinaires, nos appétits sexuels, nos perversions politiques… Si besoin est, inventons même quelques irrémédiables tares complémentaires. On emmerde ces connards !