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À propos du sondage dans la colonne de gauche, ne devrait-on pas dire « états-unien » plutôt qu’« américain » ? En toute rigueur, il ne me semble pas que les canadiens, brésilien, chilien, et tant d’autres, votent pour les présidentielles des États-Unis ! Je me demande pourquoi les journalistes utilisent encore l’expression « américain », comme si l’Amérique se résumait aux États-Unis… Ce n’est qu’un détail, je suppose…
Il est vrai qu’il ne faut pas tout jeter de Sade, je vous l’accorde.
J’espère que ça ressemble plus à Laclos qu’à Sade…
Que celui qui n’a jamais prononcé de juron lance la première pierre :-)
Les gens jugent comme on respire. Il est presque une nécessité pour eux que de trouver des coupables, des gens à condamner. Dans les deux derniers faits d’actualité similaires que sont la mort de ces deux enfants dans une voiture, on a eu à chaque fois toute une foule de personnes bien pensantes qui condamnaient le pauvre père. Et je dis bien le pauvre père : car le plus grave était que ces personnes qui condamnent ne parlaient jamais de l’état de détresse psychologique dans lequel était le parent. On entendait à chaque fois : « c’est un irresponsable », « c’est grave », « faudrait l’enfermer », et des plus belles ; mais jamais on entendait quelqu’un dire : « ce pauvre homme est anéanti ». Car il l’est, et on ne veut pas le voir.
Mais alors pourquoi ces gens condamnent-ils ? Pour le plaisir ? Car ils croient détenir la vérité ? Peut-être un peu des deux ; mais il me semble qu’il existe aussi une autre raison, qui leur échappe certaine. Au fond, quand on condamne l’autre, qui condamne-t-on ? Cette question peut paraître absurde de par son évidence : évidemment, on condamne l’autre ! Et si les choses étaient plus compliquées ? Et si, quand je condamnais l’autre, je me condamnais moi-même ? En condamnant l’autre, je me condamne moi-même, car l’autre est le moi que je pourrais potentiellement être. Je sais, moi, que j’aurais pu faire la même chose, et en condamnant l’autre que je ne suis pas et que je pourrais être, je m’évite d’être ce qu’il est. Ce qui fait peur, ce n’est pas tant ce que l’autre a fait que ce moi je pourrais faire. C’est de moi dont j’ai peur quand je condamne l’autre. C’est parce qu’il est dans les potentialité de mon être de pouvoir être comme un autre que je condamne l’autre pour m’éviter d’être cet autre. C’est en quelque sorte du préventif pour soi-même. Les gens s’en foutent du père en question : ce qu’ils voient, c’est eux.
Quand j’évite à tout prix le détail (qui n’en ai pas un) de l’état de choc du père, que fais-je sinon nier ce qui atténue les circonstances du drame ? Car si j’atténuais, j’aurais moins de raisons de condamner l’autre et par là de me condamner moi-même. Cette moralité que l’on s’impose à soi-même à travers l’autre ne doit pas subir d’obstacle : et pour cela, on utilise la mauvaise foi ou on ne voit que ce qui nous arrange.
Les deux orthographes, saouler et soûler sont correctes en français.
Sous prétexte que ça ne va pas dans le sens de la psychanalyse, c’est scientiste ? C’est affligeant de faire des raccourcis comme ça. Mais c’est vrai que quand on est ancré dans des convictions, il est dur de s’en défaire, ça remettrait trop de choses en cause… Chacun veut défendre son steak, c’est l’essence de la vie, la lutte ; la vérité, on s’en fout bien sûr ! (ironie)
Cela fait plaisir de voir que la philosophie (et la phénoménologie) ne sont pas oubliés des journalistes, ce qui donne lieu à des analyses tout à fait intéressantes :-)
« A la quasi unanimité des votants, les députés ont adopté mardi l’augmentation de 140 % du salaire du Président. Mais des votants seulement, les élus socialistes ayant déserté les bancs de l’Hémicycle. »
J’aurais pu faire un article objectif, effectivement. Seulement je ne suis pas journaliste (donc je n’ai à suivre aucune déontologie particulière sinon la vérité) et l’article est bien présenté comme un témoignage. Or un témoignage est toujours subjectif. Donc n’agressez pas Rue89…
De plus, vous semblez minimiser l’article en le faisant juste passer pour un coup de gueule car j’étais énervé. Mais la cause de cet énervement n’a à mon avis rien n’anodin mais est révélateur d’un certain pan de l’opinion publique.