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Représentant de la catégorie "jeune journaliste", je suis pupitreur (éditeur, de l'autre côté de l'Atlantique) au site Internet du quotidien "La Presse" et pigiste pour plusieurs magazines québécois.
En chemin, j'ai été séduit par le concept de Rue89 et je tente de vous livrer ici l'actualité canadienne. Le nom de ce blog était tout trouvé, puisqu'une véritable rue des Érables existe à Montréal.
J'y vis depuis sept ans, ce qui a fini par teinter légèrement certaines inflexions. De quoi passer parfois pour un Canadien en France, mais toujours pour un Français ici. On pourrait donc gentiment qualifier mon accent de bâtard.
N'hésitez pas à m'envoyer vos idées de reportage sur un aspect du Canada que vous aimeriez voir traité sur ce blog, en utilisant le formulaire de contact.

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Loin de moi l'idée que sa situation soit moins grave que celle des autres (et je rappelle qu'il n'est pas le seul détenu). Mais l'angle de cet article porte sur un ressortissant canadien, où je suis basé, et il soulève la question de l'action de ce gouvernement par rapport aux droits humains.
Je ne botte pas en touche, mais je ne suis pas d’accord avec vous.
Premièrement : le pouvoir législatif canadien estime qu’on lui a demandé des choses illégales.
Deuxièmement, au niveau de son droit de s’objecter à la guerre en Irak : le côté judiciaire, si l’emploi de « may » laisse place à l’interprétation, il est utilisé pour rappeler d’autres jugements qui font jurisprudence, afin d’expliquer la décision du juge. Il conclut d’ailleurs ce passage par : « I have, therefore, concluded that the Board (la CISR) erred by imposing a too restrictive legal standard upon Mr. Key. »
J’ajouterai que le juge ne remet à aucun moment en question le droit de M. Glass de déposer une demande de réfugié parce qu’il était un engagé volontaire. Les autres jugements qu’il cite concernent d’ailleurs des engagés volontaires.
Et je persiste à dire que mon article n’est pas partisan. Me suis-je prononcé pour ou contre le statut de réfugié de M. Glass? Je considère que non.
Au moins, nous sommes d’accord sur le talent de Clément de Gaulejac. Vous pourrez en apprendre plus sur lui à www.calculmental.org. Pour le reste, j’ai la nette impression que nos points de vue sont irréconciliables (et ils deviennent illisibles tant ils sont tassés sur la droite).
Attention à ne pas perdre de vue l'objet du jugement: sa demande de statut de réfugié était-elle recevable par la justice? Ce n'est donc pas un jugement final sur sa demande (tel que précisé dans les premières lignes de l'article: «son cas reste entier»).
De leur côté, les députés l'affirment plus fermement -- tout en se référant au Vietnam. Plus largement, les références à cette guerre reviennent fréquemment dans la société canadienne.
Quant à mon article, je ne le considère pas partisan. Il vous expose une situation, ce qui est différent.
Vous soulevez, avec passion, un point important. Je vous invite à prendre en compte quelques éléments dans votre réflexion:
- Je ne sais pas s'il a lu le contrat à la légère, mais ce n'est pas le fait d'avoir été envoyé à la guerre qu'il déplore. C'est celui d'avoir été envoyé en Irak.
- Du côté canadien, la majorité des députés estiment, en adoptant la motion qui le mentionne explicitement, qu'il s'agit d'une guerre illégale. Ils reconnaissent ainsi le statut d'objecteur de conscience à M. Glass.
- La Cour fédérale lui accorde le droit de déposer une demande de statut de réfugié, estimant que:
« It is clear from the above passages that officially condoned military misconduct falling well short of a war crime may support a claim to refugee protection. Indeed, the authorities indicate that military action which systematically degrades, abuses or humiliates either combatants or non-combatants is capable of supporting a refugee claim where that is the proven reason for refusing to serve. »
Au Canada, on parle donc bien d'un soldat à qui on aurait ordonné de faire des choses illégales.À partir de là, le soldat a le devoir de dénoncer cette situation, comme le mentionnait Hatamoto dans un précédent commentaire.
P.s.: Bien que le Vietnam ne soit pas le coeur de la question, Lee Zaflosky, l'un des piliers de la Campagne d'appui aux résistant(e)s à la guerre, est un vétéran de cette guerre.
Le gouvernement estime que ces anciens soldats se sont engagés volontairement dans l’armée. La Campagne d’appui aux résistant(e)s à la guerre conteste ce point de vue (vous trouverez leurs arguments dans le texte).
Attention, vous allez relancer un sujet brûlant ;-)
http://www.rue89.com/89/autant-pour-moi-ou-au-temps-pour-moi
Oups… c’est corrigé. Merci de me l’avoir signalé !
Je ne connais pas non plus le terme employé par l’armée française (s’il existe), mais les dictionnaires anglais parlent de « grave offense » pour cette expression. Le Merriam Webster donne « shameful » comme synonyme et l’article cité d’ABC parle d’accusations équivalentes à un crime (« which is the equivalent of being charged with a felony »).
Simple précision par rapport aux décharges: il en existe 7 types et la « dishonorable » est la pire. La grande majorité des traductions utilisent ignominieuse, soit grand déshonneur.
À ce sujet, je vous invite à lire une lettre d'opinion publiée dans Le Devoir en cliquant ici.