
Meurtre de Valentin : quel suivi psychiatrique pour les SDF ?
Avec le meurtre effroyable du petit Valentin, la question de la dangerosité des malades mentaux resurgit de façon d'autant plus inquiétante qu'elle est à présent associée à celle de l'errance et de la désinsertion sociale.
Le drame de l'hôpital psychiatrique de Pau en 2005 avait brutalement éclairé une réalité connue de tous les soignants : le délitement progressif de la psychiatrie publique, faute de moyens institutionnels et financiers adaptés.
Les projecteurs se sont ensuite éteints, tandis que les logiques administratives et gestionnaires de restrictions budgétaires, de fermetures de lits, de réduction d'effectifs, de démantèlement et de cloisonnement s'aggravaient, détruisant progressivement les capacités d'accueil et de soins aux malades.
Toutes les études, et tous ceux qui travaillent auprès des publics très précaires, le confirment : l'incidence des troubles psychiatriques y est nettement plus élevée que dans la population générale.
Faut-il s'étonner que la disqualification sociale (qui tend à rendre celui qui la subit responsable de son sort) entraine des effondrements psychiques d'autant plus délétères qu'ils entretiennent la spirale de l'exclusion ? Etre surpris de voir se développer une culture de l'errance chez des jeunes aux enfances dévastées, souvent exclus socialement de façon transgénérationnelle ? La bascule vers la rue, souvent rapide et inéluctable
De plus, alors que les troubles psychiatriques graves (en particulier les psychoses) ne sont pas directement liés aux conditions socio-économiques, elles en déterminent cependant souvent le pronostic. Sans soutien et solidarité familiale, malgré les difficultés relationnelles rencontrées, la bascule vers la rue peut être rapide et inéluctable, souvent faute de moyens soignants adaptés à des situations qui mêlent maladie et absence de recours sociaux suffisants.
Les logiques d'exclusion sociale sont de nature politique, mais elles touchent les plus fragiles, et parmi eux les personnes que leurs troubles rendent transitoirement, et souvent durablement, inaptes à la productivité tant vantée par les temps qui courent.
Mais les réponses politiques se sont focalisées sur d'autres priorités. La question du dépistage (si possible précoce) des troubles mentaux a fait polémique, celle du développement des réponses sécuritaires beaucoup moins, alors que le nombre des malades mentaux emprisonnés augmente de façon vertigineuse.
Dépister et soigner, plutôt qu'interner
Des voix s'élèvent à présent pour faire appliquer « les propositions de la mission sur la pauvreté et l'exclusion, qui visent à développer pour les SDF les centres itinérants, les permanences d'accès aux soins psychiatriques, le dépistage et les soins des troubles psychiques par un personnel qualifié ».
Mais ces mesures sont illusoires si elles ne s'inscrivent pas dans une détermination politique globale, portant sur la lutte contre la précarité et sur l'urgence à résoudre le gravissime déficit de logements, dont des logements diversifiés et adaptés à celles et ceux qui ont connu durablement l'errance.
Ce qui est à craindre, c'est que ce drame ne conduise qu'à une seule réponse, telle que formulée par Christian Demuynck, sénateur (UMP) de Seine-Saint-Denis :
« Ces mesures doivent, par ailleurs, être accompagnées d'une politique vigoureuse de placement en institution spécialisée afin d'éloigner durablement les sujets les plus perturbés. »
C'est-à-dire une amplification de la tendance actuelle : l'éloignement des indésirables dans des lieux de réclusion, et la stigmatisation redoublée des marginaux comme fous et meurtriers potentiels. La question complexe du soin à des populations que tout contribue à déstructurer sera une nouvelle fois escamotée.
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De Pierrrrre
12H39 | 07/08/2008 |
Pas le premier,
pas le dernier,
il y en aura d'autres,
et ça ira en grandissant….
La réponse ?
elle n'est pas dans cette acceptation d'une marginalité qui ne peut qu'être génératrice de combines et d'explosions nerveuses trop longtemps contenues.
à Pierrrrre
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 12H57 | 07/08/2008 |
La marge, la marge ……
Quand il y a une marge c'est qu'il y a une grande page bien organisée avec des lignes, des mots, des phrases. Certains ont du mal à accepter la page organisée de cette façon. Je ne sais pourquoi mais je réalise qu'il s'agit d'un effort et qu'y parvenir n'est pas évident. En connaissez-vous beaucoup d'activités humaines qui ne n'entraînent pas une sélection plus ou moins sévère ?
à Claude PELLETIER
De Pierrrrre
13H07 | 07/08/2008 |
Ah que non,
dans ma page à moi, je gribouille à loisir,
mais j'essaye de ne pas dépasser, et d'éviter d'écrire sur la nappe blanche de la table.
à Pierrrrre
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 13H14 | 07/08/2008 |
Moi aussi. Faut dire que j'ai eu de la chance.
( Quoique. Quoique si on observe tout à la loupe. )
Vous me voyez ravi de savoir que vous aussi, vous avez réussi à vous inscrire dans ce qu'on attendait de vous, et que vous n'avez jamais dérapé.
——
Une société civilisée se doit de percevoir que tout le monde ne passe pas bien dans le moule et d'apporter des palliatifs. À moins que vous ne soyez enclin à pratiquer le slogan « Ça passe ou ça casse ! »
Je répondais à votre message mais pas au faits divers. Je ne sais d'ailleurs pas en parler. Le côté religieux, voire intégriste, de ce couple allant d'une cure à une autre, de ce bonhomme passant des nuits à prier et à se laver …… est notable ! Il s'agirait de catholiques allumés (lu dans un seul média, j'ai oublié lequel).
à Pierrrrre
De nada
18H12 | 07/08/2008 |
S'il vous plait, dans votre livre, vous pourriez éviter les généralisations ? Parce que des types qui écrivent et gribouillent à loisir sans jamais dépasser la nappe blanche, sont pour moi des écrivains perdus !
Je vous lirez, n'ayez crainte ! mais avec ce sentiment d'être en face d'un être veule, abject et peu intelligent ! Défoulez-vous ! make my day !
à Pierrrrre
De docte19
Médecin à la campagne | 13H45 | 07/08/2008 |
ALORS IL Y A UNE SOLUTION DANS VOTRE LOGIQUE : L'HOPITAL PSY PRISON À L'ITALIENNE : SAN CLEMENTE , L'ÎLE DES FOUS ! çÀ A EXISTÉ ET ON S'EST RENDU COMPTE DE CE QUE çÀ DONNAIT COMME FABRIQUE DE MONSTRES À VOLONTÉ PARCE QU'À LA BASE VOUS EFFLEUREZ À PEINE : ILS SONT FOUS DANGEREUX ET IRRECUPÉRABLES DONC IL VAUT MIEUX ETRE RADICAL : ON LES FLINGUENT COMME HITLER ? ON LES ENFERME À VIE COMME À VENISE AU 19ÈME ? MAIS UN FOU N'EST PAS LE PLUS IDIOT ET NE VA PAS SE LAISSER FAIRE TEL LE MOUTON , PAR CONTRE IL SERA IRRASCIBLE ; CONCLUSION IL FAUT PREVENIR ET EN AVOIR LES MOYENS , çÀ COUTE BCP MOINS CHER
à docte19
De Pierrrrre
14H07 | 07/08/2008 |
»…ALORS IL Y A UNE SOLUTION DANS VOTRE LOGIQUE .. »
►► oh que non, pas de soluton simple, mais un souci d'essayer de répondre au problème, c'est certain.
à docte19
De Alain Pacifique
07H11 | 09/08/2008 |
@ docte19,
quand vous dites « CONCLUSION IL FAUT PREVENIR ET EN AVOIR LES MOYENS , çÀ COUTE BCP MOINS CHER “
j'ai peur de vous comprendre ! !
pourriez vous m'indiquer ou vous exercez, afin que je n'entre jamais dans votre cabinet.
à Pierrrrre
De pablico
15H00 | 07/08/2008 |
pierre à raison, on ne fait rien pour éliminer la marginalité vagabonde : Les sdf .
Si on leur donne un toit, et un petit boulot (le rêve) on pourra les suivre mieux, et de ce fait mieux contrôler (médicalement et psychiquement) les autres n'en voulant pas, et rejetant toute intégration.
Mais bon il est de bon ton de jeter l'opprobre sur de pauvres erres, qui sont pour la plupart illettrés, et acculturés. Cela donne bonne conscience aux autres.
triste ….
à pablico
De guynaouec
Tête de con Breton | 15H22 | 07/08/2008 |
« qui sont pour la plupart illettrés, et acculturés »
==> pourtant beaucoup de SDF n'auraient pas fait cette faute : « pierre à raison »
à guynaouec
De pablico
16H21 | 07/08/2008 |
ben oui, décalage horaire, vacances, et mauvais correcteur, et pouf l'horthografe en prend un sacré coup. Pourtant à cette faute là je me laisse rarement aller. Mais bon…
à pablico
De Pierrrrre
17H12 | 07/08/2008 |
n'empêche que j'à raison.
à pablico
De Fondriest
euh | 15H30 | 07/08/2008 |
« Si on leur donne un toit, et un petit boulot (le rêve) on pourra les suivre mieux »
==> Selon Patrick Declerck (anthropologue qui a étudié les clochards, allant jusqu'à se grimer en marginal et à fréquenter leurs lieux d'hébergement), la quasi-totalité des clochards sont absolument impossibles à réinsérer, en raison de leur alcoolisme, mais aussi de leurs psychopathologies sérieuses (psychoses) qui résultent de l'errance, et qui parfois même en sont la cause. Si on en croit ce monsieur, leur faire mener une vie « normale » (travail + maison) relève de la gageure.
à Fondriest
De pablico
16H17 | 07/08/2008 |
réinsérons les sdf dit « normaux'. On pourra mieux s'occuper des autres, qui sont en limite de l'hôpital psychiatrique et de vie dite courante.
à pablico
De Fondriest
euh | 19H21 | 07/08/2008 |
« réinsérons les sdf dit “normaux'. On pourra mieux s'occuper des autres, qui sont en limite de l'hôpital psychiatrique et de vie dite courante.”
==> A ceux qui formulaient ce type d'argument, Declerck répondait que l'objectif de réinsertion était presqu'à tous les coups chimérique, puisque les clochards “normaux” étaient très minoritaires. Quelle approche alternative envisager pour les autres ?
à Fondriest
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 21H48 | 07/08/2008 |
j'ai eu la possibilité de faire mon mémoire sur « l'accés aux soins pour les personnes dites sdf ».
Ceci aprés un stage au CHAPSA de Nanterre où MR DECLERCK a travaillé.
*sdf est une appellation administrative : donc ne correspond pas à la réalité complexe de personnes désaffiliées.
ce terme est bon pour l'administration mais pas pour un médecin : désolée.
Le mot désaffiliation est plus adapté.
* les soins : l'hypothése de dire que la rue rend fou ou fait developper une psychose me semble à approfondir.
Je partirai de l'hypothése qu'il faut avoir en soi une capacité d'abandon , de destruction pour pouvoir tenir dans la rue.
Je ne parle pas de prédispositoion : ne vous meprennez pas (je ne vais pas trouver le gene sdf ! )
je dis qu'un homme « équilibré » ne pourrait pas supporter 8 jours la vie à la rue : il se suiciderait face à la souffrance, le rejet , la déchéance.
Pouvoir accepter de se voir devenir une ombre , un homme errant demande d'avoir déjà parcouru des chemins autodestructeurs et d'abandon.
Il ressortait de l'analyse que j'avais faites que beaucoup de personnes en errances étaient issues de la DDASS ou de familles malades.
le mythe du « sdf philosophique “ est faux.
Pour pouvoir s'abandonner à la rue, ne plus ‘prendre soin de soi(David le BRETON sociologue spécialisé en sociologie du corps était mon guidant ) il faut que l'inconscient ait emmagasiné ce dégout de soi ,cette haine de soi, ce désir de se tuer parce que personne n'a transmis la capacité de vivre autrement.
*quant à la prise en charge des personnes à la rue rien à évoluer : Mr Emmanuelli a créé le samu social qui n'est rien d'autre qu'une forme de taxis nocturnes pour permettre de dormir 3 h par nuit dans des foyers où se cotoient les jeunes, vieux, avec des dangers immenses.
la prise en charge médicale des personnes à la rue est bricollée par des associations : médecins du monde etc mais l'Etat s'en fiche et essaye de les camoufler faute de ne pouvoir les enfermer depuis que le délit de vagabondage a été abrogé en 1992.
à Compté supprimé 2
De existe
13H01 | 08/08/2008 |
« Il ressortait de l'analyse que j'avais faites que beaucoup de personnes en errances étaient issues de la DDASS ou de familles malades. »
Ce ne sont pas les psychiatres et sociologues prônant et pratiquant le viol thérapeutique qui les ont aidés à se construire…
Par ailleurs, à lire sur l'exclusion :
http://www.editions-bayard.com/pages/fiche.php ? isbn=2227137177&rub=Psych…
Voici une interview de l'auteur :
http://archive.lien-social.com/dossiers2002/611a620/615-1.htm
Rappelons aussi que les malades mentaux dangereux ne représentent qu'une infime partie des schizophrènes, atteints d'une maladie dont le prévalence est partout la même dans le monde et ne dépasse pas 1% de la population. Elle est stable et n'augmente pas, contrairement à l'exclusion et aux autres violences…
Il faut encore savoir que les psychotropes que les médecins et psychiatres français prescrivent massivement dans une sorte de délire inflationniste peuvent induire des pétages de plomb comme celui qui a saisi ce père avec sa fille il y a quelques jours :
http://www.lepost.fr/article/2008/07/22/1228689_il-fracasse-la-tete-de-s…
Il était sous traitement. Noter que cette affaire a suscité de très nombreux commentaires sur Le Post. Une info n'a pas tardé à tomber : l'intéressé se serait révélé schizophrène sur le tard, à l'approche de la quarantaine, alors que cette maladie se déclare généralement à l'adolescence… Puis un psychiatre a donné cet avis :
« Un schizophrène peut très bien vous pousser sous un métro ! »
Lire ici :
http://www.lepost.fr/article/2008/07/22/1228694_comme-dans-forrest-gump-…
Qu'en déduisez-vous ? Qu'il faut les enfermer ou les éliminer, non ?
L'affaire de Pau a déjà servi de prétexte pour donner un tour de vis « sécuritaire » (*) à l'encontre des supposés malades mentaux dangereux, exclus, précaires, chômeurs, victimes de harcèlement moral, salariés licenciés pour « refus d'obéissance », etc, etc…
Il semble qu'à nouveau, alors que DST et RG viennent de fusionner pour donner naissance à la DCRI, des faits divers malheureux soient exploités en vue de préparer l'opinion à un nouveau tour de cochon…
(*) Je mets le mot entre guillements, car il ne s'agit nullement d'assurer la sécurité du citoyen lambda, mais celles de nos dirigeants et gouvernants, leurs cibles étant bien plus les contestataires et autres opposants, les témoins et victimes extrêmement gênants pour leurs affaires, que les véritables malades mentaux, même dangereux.
à Compté supprimé 2
De existe
13H18 | 08/08/2008 |
VOICI COMMENT NOUS VIVONS :
Sans mandat d'arrêt, sans justification médicale, quatre policiers et deux médecins arrivent chez un homme bien portant. Les médecins déclarent qu'il est fou, le commandant de police hurle : « Nous sommes chargés de faire respecter la loi ! Levez-vous ! » Ils lui tordent les bras derrière le dos et l'emmènent à la maison de fous.
Cela peut arriver demain à n'importe lequel d'entre nous, et cela vient d'arriver à Jaurès A. Medvedev, un généticien et un publiciste, un homme d'une intelligence brillante et subtile, un homme au coeur généreux (je suis personnellement au courant de l'aide qu'il a apportée, de façon désintéressée et dans l'ombre, à des personnes malades). En raison même de la diversité de ses talents, on l'accuse d'être anormal, on dit qu'il est atteint de « dédoublement de la personnalité ». Sa sensibilité à l'injustice, à la bêtise, on la présente comme une « déviation morbide », « une mauvaise adaptation au milieu social ». Apparemment, abriter dans sa tête des pensées autres que celles qui sont prescrites, signifie qu'on est anormal. Les gens portant pensent tous de même. Et il n'y a aucun moyen de corriger cet état de choses. Même les appels de nos plus grands savants et écrivains ne servent à rien. C'est comme parler à un mur.
Si seulemment cette affaire était la première ! Mais elle est à la mode, cette manière de régler les comptes, sans prétendre accuser de quelque faute que ce soit, quand on a honte de donner les véritables motifs. Certaines victimes sont bien connues, d'autres restent dans l'obscurité. Des psychiatres serviles, qui renient le serment d'Hippocrate qu'ils ont prêté et qui sont capables de dire que s'intéresser à des problèmes sociaux, c'est faire preuve de « maladie mentale », peuvent déclarer qu'un homme est fou simplement parce qu'il est trop passionné, ou parce qu'il est trop calme, ou en raison de ses talents, ou parce qu'il en manque.
Pourtant, la simple prudence devrait leur conseiller de s'abstenir. Après tout, on n'a même pas levé le doigt contre Chaadaev, mais nous n'avons pas cessé de maudire pendant un siècle ses persécuteurs. Il est temps de se rendre compte que l'emprisonnement de personnes saines d'esprit dans des maisons de fous, sous prétexte qu'elles ont leurs propres opinions, est un meurtre spirituel, une variante des chambres à gaz, ces crimes ne seront jamais oubliés, et ceux qui s'en sont rendus coupables seront de tous temps condamnés, pendant leur vie et après leur vie, et ne bénéficieront d'aucune remise de peine.
Dans l'illégalité et la malfaisance, chacun doit toujours se rappeler qu'il existe une frontière au-delà de laquelle un homme devient un cannibale.
C'est un pauvre calcul que de croire qu'il est possible de faire toujours confiance à la force et de constamment mépriser la protestation des consciences.
A. Soljénitsyne,
15 juin 1970.
à Compté supprimé 2
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H35 | 08/08/2008 |
hestia,
j'ai bossé pour le CASVP et sais que SDF est une appellation administrative (qui, à Paris, commence à 30 jours consécutifs sans logement). néanmoins, c'est un terme que tout le monde comprend.
à Compté supprimé 2
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 19H50 | 08/08/2008 |
« je dis qu'un homme “ équilibré ” ne pourrait pas supporter 8 jours la vie à la rue : il se suiciderait face à la souffrance, le rejet , la déchéance. »
Un traumatisme violent, une rupture (au sens large) peut également provoquer la descente aux enfers et la spirale de la rue. J'ai fait mes études à Max Fourestier. De ma petite expérience quotidienne de trois ans auprès des sans abri, de modules optionnels sur l'exclusion, de stages au Centre d'accueil, je n'ai jamais croisé deux histoires identiques. Des blessures, certes, mais je crois que chacun d'entre nous peut, un jour basculer, équilibré ou pas. Quant au suicide, c'en est un de toutes façons, à petit feu.
à Utilisateur désinscrit 2
De Gina Grimont
19H58 | 10/08/2008 |
Pour tomber dans la rue, il faut déjà un fort déséquilibre psychologique quasi psychotique et c'est un choc émotionnel comme une rupture conjugale par exemple, qui allumera cette souffrance sous-jacente et la transformera en folie et en descente en enfer dans la rue.
De SB68
12H40 | 07/08/2008 |
Le meurtre effroyable… comment le savez-vous, vous avez plus d'infos que les autres ? moi perso, je ne sais rien de ce qui est arrivé exactement.
Quant au titre de l'article, on peut vite penser SDF : psychopathe, même si ce n'est pas ce que vous avez voulu dire.
à SB68
De Ludik69
toxico de l'info | 13H26 | 07/08/2008 |
« Le meurtre effroyable… comment le savez-vous, vous avez plus d'infos que les autres ? » plus que vous a priori !
« Valentin a été assassiné d'une quarantaine de coups de couteau alors qu'il faisait du vélo dans la soirée du 28 juillet dans une rue de Lagnieu. »
« Quant au titre de l'article, on peut vite penser SDF : psychopathe » C'est bien pour ca qui faut pas se contenter de lire le titre…
à Ludik69
De DBL8
Retraité | 06H02 | 08/08/2008 |
Il y a quelque chose qui cloche dans se meurtre.
D'après ce qui est dit, écrit… cet enfant s'est défendu, dans se cas il n'a pas dû le faire en silence !
PERSONNE n'a entendu quoi que ce soit ? !
Qui peut penser cela ?
Assassiné de 40 coups de couteaux en silence !
N'y a-t-il pas à faire un peut de recherche sur l'attitude de la population là-dessus ? !
De existe
15H10 | 07/08/2008 |
Je trouve moi aussi très ennuyeux de trouver accolés et liés par le sens dans un même mouvement littéral les mots SDF, marginal, errance, exclusion, précarité, désinsertion et disqualification sociales, difficultés relationnelles, dangerosité, malades mentaux, graves troubles psychiatriques, inaptitude à l'emploi, etc, etc…
On voudrait produire de l'amalgame que l'on ne s'y prendrait peut-être pas autrement.
De très nombreux problèmes sont abordés dans ce texte et qui mériteraient d'être traités, développés, discutés séparément, afin d'éviter de tout mélanger.
Me gêne encore profondément d'y trouver quelques contre-vérités et non-dits susceptibles d'induire gravement le lecteur en erreur.
Sur la fermeture de lits, par exemple.
Il serait utile de préciser qu'elle est justifiée par une diminution considérable du temps de séjour hospitalier moyen qu'a permis durant ces quarante dernières années l'apparition de nouveaux traitements, toujours plus efficaces : de 250 jours en 1970, elle est ainsi tombée à 34,2 jours en 2001.
Le nombre de lits n'ayant pas chuté de manière aussi drastique dans le même temps, le nombre des « patients » « pris en charge » sur une année n'a en fait cessé de progresser, pour atteindre 1,2 millions d'adultes au début des années 2000, alors qu'il était de 708000 en 1989.
Une étude de la DREES de 2004 montre que le taux de recours dans les secteurs de psychiatrie générale (nombre des patients vus au moins une fois dans l'année rapporté à la population âgée de plus de 20 ans du secteur) est ainsi passé de 17 patients pour 1000 habitants de plus de vingt ans en 1989, à 21 pour 1000 en 1995, et à 26 pour 1000 en 2000.
Voilà brièvement quelques unes des critiques que m'inspire ce texte. J'en aurais bien d'autres à formuler mais souhaiterais déjà voir ce que répond l'auteur à cette interpellation.
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 19H58 | 08/08/2008 |
Tout à fait d'accord. Il serait judicieux d'éviter les amalgames.
à SB68
De Yawn
Chomiste | 17H31 | 07/08/2008 |
Si vous ne savez pas ce qui s'est passé, je vous recommende de lire la presse. Un gamin de 10 ans a été tué de plus de 40 coups de couteaux + 10 sur les mains et les bras en essayant de se protéger. Ce n'est pas effroyable pour vous ? ? ? ?
à Yawn
De crock_
retraité | 21H24 | 07/08/2008 |
si tu à raison je ne comprend pas vraiment
si s'est vrais que se son des SDF,je suis en
retraite je cotois des SDF des personnes qui dormmes dans la rue, qui vont au resto du coeur,non moi je crois q'il ont une fammille et q'il ne veule pas se faire conaitre par se que c'est trop grave,rien que le médecin généraliste de la famille
est respnsable : : : : : : : : : :
De Malened
12H41 | 07/08/2008 |
Réaction brutale, mais ma conviction est réelle : en psychiatrie, comme en médecine générale, on préfère ne voir que le symptôme et ignorer ce qui est à l'origine de la maladie, et cela pour essentiellement 2 raisons : ça coûte peu cher (à la sécurité sociale, à la collectivité, etc.) et ça rapporte beaucoup aux laboratoires pharmaceutiques.
Et tant pis pour les dégâts collatéraux bien utiles pour « faire pleurer Margot » et maintenir un maximum de gens dans leurs peurs.
à Malened
De docte19
Médecin à la campagne | 13H39 | 07/08/2008 |
IL N'Y A AUCUN RAPPORT ENTRE LA PSY EN CHD OU CHRU ET LA MEDECINE GENERALE . NOS CONFRERES PSY QUI SONT LES PLUS CAPABLES DU MONDE SONT UNIQUEMENT CONFRONTÉS À DES PROBLÈMES D'INTENDANCE : ZERO PLACE , TRENTE CONSULT PAR JOUR ! ALORS QU'IL FAUDRAIT UNE DEMI JOURNÉE PAR SDF ET PAR SEMAINE….LES AUTORITÉS LE SAVENT ET TANT QU'IL N'Y A QU'UN ACCIDENT PAR AN , ILS LAISSENT COURIR ; QUI TRAUVERA LE RESPONSABLE ? MAIS IL Y EN A UN EN PREMIÈRE LIGNE , C'EST LE JUGE QUI ORDONNE UN SUIVI PSY OU DES MESURES ÉDUCATIVES EN SACHANT QU'IL N'Y A PERSONNE POUR LES EFFECTUER : ALORS AUDIT DANS LA JUSTICE ? AUDIT AU MINISTÈRE ? AUDIT À LA COMMISSION PARLEMENTAIRE DE SUIVI ?