07/10/2010 à 17h08

Israël-Palestine : « l'Etat unique », nouveau credo des extrémistes

Hugues Serraf | Chroniqueur

Discuter des conditions de la paix au Proche-Orient semble parfois un peu vain. Surtout lorsque l’on écoute en hochant la tête, les uns après les autres, les animateurs de JCall marteler à quel point il s’agit d’un chemin bien balisé.

« L’affectation de chaque pouce de terrain a déjà été discutée et entérinée par les uns et par les autres au cours des négociations successives, rappelle ainsi Daniel Cohn-Bendit.

Et l’on n’a plus vraiment besoin de revenir là-dessus. Juste d’en arriver enfin à la phase pratique ».

Mais le député écologiste, dont l’optimisme est un peu la marque de fabrique depuis le temps qu’il promène sa tignasse rousse (ou plutôt grise, désormais…) et son visage rigolard entre Paris et Francfort, reste convaincu que la situation peut évoluer favorablement.

D’où sa présence, ce mercredi 6 octobre dans la grande salle de la mairie du IXe arrondissement de Paris, à l’occasion de la seconde conférence organisée par les initiateurs de cet « appel à la raison des juifs d’Europe ».

Le Crif ne serait pas « hostile » au JCall

L’autre paix de la LDJ

Avec ma tronche de skinhead sur le retour et ma dégaine d’amateur de krav-maga, j’ai bien failli me faire sortir de la mairie du IXe arrondissement par la police…

Appelés à la rescousse par les organisateurs de JCall, les pandores devaient en effet s’occuper d’une poignée d’agitateurs de la LDJ aussi remontés que des horloges suisses et ne faisaient guère dans le détail.

Cette fameuse Ligue de défense juive (LDJ), depuis le temps qu’on m’en parle, c’est bien la première fois que je la rencontre.

Ce groupe de jeunes gens au look patibulaire, émanation d’un mouvement d’extrême droite israélien volontiers violent, s’est pourtant à peu près maîtrisé, se contentant de déverser une pluie de tracts sur l’assistance avant d’être « raccompagné » jusqu’à la rue.

« JCall est un montage de toutes pièces par des Américains qui manipulent la communauté juive, assure d’ailleurs Simon Lévy, le quadra en veston qui semble être le chef. Ils cherchent à transformer le Crif en cinquième colonne et se font finalement les alliés des ennemis d’Israël ».

Que l’on ne s’y trompe pas, pour autant, la LDJ est au moins sussi favorable à « la paix » que les gens de JCall.

Juste « une autre paix » : « Nous sommes pour la possibilité de tous les Arabes qui vivent en Israël, ce qui inclut la Judée et la Samarie [la Cisjordanie, ndlr], de devenir des Israéliens s’ils le souhaitent. Mais si les Palestiniens veulent un Etat à eux, il y a déjà la Jordanie… ».

Lancé il y a quelques mois à Bruxelles, en miroir de l’opération américaine JStreet, JCall veut peser sur l’opinion juive du Vieux-Continent, trop souvent « légitimiste » au sens où elle se croit « forcée » de soutenir à peu près n’importe quel gouvernement israélien quelle que soit sa couleur politique au nom de son attachement à la survie de l’Etat hébreu.

« Ce légitimisme est parfaitement compréhensible, estime d’ailleurs Patrick Klugman, avocat et ancien vice-président de SOS-Racisme. Mais les gens en ont tout de même assez de ne pas pouvoir contribuer au débat autrement que par les canaux classiques, sur ce sujet comme sur d’autres, et de ne pas pouvoir faire entendre une autre voix ».

Membre du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Klugman réfute vigoureusement l’idée selon laquelle cette structure communautaire souvent présentée comme, disons, assez peu critique d’Israël serait elle-même hostile à JCall :

« Notre position n’est certainement pas majoritaire au sein du Crif, mais je pense que nous y sommes regardés à la fois avec bienveillance et inquiétude. Avec hostilité, en aucun cas… »

Mais la « position » de JCall, celle qui est capable de rassembler plusieurs centaines de personnes dans un amphi un soir de semaine, de réunir quelque 7 000 signatures sur son site web et d’agréger des personnalités juives aussi diverses qu’Alain Finkielkraut, Jean Daniel, Daniel Cohn-Bendit ou Bernard-Henri Lévy, quelle est-elle exactement ?

« C’est celle des fameux paramètres de Clinton, résume Henri Weber, le sénateur PS également investi dans l’initiative, c’est-à-dire les éléments sur lesquels tout le monde s’est mis d’accord à l’exception des gens qui ne veulent absolument pas la paix, juifs ou arabes.

Fin de la colonisation ; création d’un Etat palestinien sur 97% de la Palestine d’avant 1967, le reste étant échangé de manière à pouvoir créer une continuité territoriale entre Gaza et la Cisjordanie ; retour des réfugiés en Palestine souveraine, mais indemnisation des autres ; Jérusalem comme capitale binationale… »

Finkielkraut : « Je reste perplexe et sceptique »

Oui, c’est vrai, on a déjà entendu ça quelque part... Et si l’on entendait dire d’Arafat, dans le temps, qu’il ne manquait jamais une opportunité de manquer une opportunité de faire la paix sur ces bases, la balle serait plutôt dans le camp israélien ces jours-ci.

« C’est ce qui me désole, lâche Cohn-Bendit en évoquant la stratégie du Premier ministre Netanyahou, mais également la fragmentation extrême du paysage politique israélien.

Cela fait des années qu’on nous explique que 60% des Israéliens sont pour cette option, mais on ne voit pas ce sentiment sortir des urnes.

Quant à Netanyahou, il a choisi de former sa coalition avec l’extrême droite de Lieberman quand il pourrait faire alliance avec les partis qui veulent avancer ».

Bigre, pour un peu, on en viendrait à confondre le jovial Dany avec le lugubre Finkielkraut, qui semble surtout être là pour dire qu’il « faudrait faire quelque chose » en direction du meilleur même si c’est le pire qui est certain :

« Je pense aussi qu’il faut conforter ceux des Israéliens qui tentent d’obtenir un changement de coalition gouvernementale.

Mais je reste perplexe et sceptique, surtout lorsque je constate que le principal mouvement pour la paix s’appelle La Paix Maintenant. “ Maintenant ” depuis trente ans, c’est long... »

La grande crainte commune à tous les intellectuels engagés dans JCall, pour autant, c’est bien le remplacement du consensus sur les deux Etats par la vision d’un « Etat unique », nouveau credo des extrémistes juifs, qui y voient la possibilité d’un grand Israël à l’intérieur duquel les Palestiniens seraient une espèce de minorité massive dans un Etat officiellement « juif », mais également d’extrémistes palestiniens tablant sur les différentiels démographiques pour éliminer, à terme, la dimension juive du pays.

Reste, bien entendu, ce désir angélique d’un Etat ou juifs et Arabes coexisteraient comme autant de frères de lait dans une grande harmonie démocratique et laïque, ce qui serait faire fi des réalités historiques et politiques rappelées par Finkielkraut avec cette énergie molle dont il a le secret :

« Tout le monde ne peut pas cohabiter avec tout le monde. Il ne faut pas seulement des règles, il faut aussi une assise, une profondeur de temps, un destin commun, bref ce que Renan appelle un “héritage de gloire et de regrets à partager”.

Un peuple, c’est plus qu’un agrégat ou une simple addition d’individus. L’humanité a besoin de frontières même si, de chaque côté, il peut y avoir une minorité de la nation d’en face. »

Regard déprimant sur la nature humaine ? Peut-être. Ou peut-être pas.

Mais vu d’un continent où l’on assiste avec effroi au délitement de la Belgique, Flamands et Wallons, qui n’en sont pourtant pas à s’entretuer, refusant de vivre ensemble dans une Europe libre et démocratique, on imagine en effet les drames que cette notion d’Etat unique porte en germe.

Pour l’appel à la raison, effectivement, il est plus que temps.

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  • Slovan
    Slovan
    Baroudeur
    • Posté à 16h21 le 07/10/2010
    • Internaute 63535
      Baroudeur

    « d’extrémistes palestiniens tablant sur les différentiels démographiques pour éliminer, à terme, la dimension juive du pays. »

    Demander à ce qu’Israël ne soit plus un Etat ethnique, mais un Etat de tous ses citoyens, je ne vois pas en quoi cela serait extrémiste. C’est plutôt le contraire, le sionisme, l’affirmation selon laquelle la priorité en Israël doit être portée sur les citoyens d’origine juive, qui est extrémiste.

    Azmi Bishara, par exemple, demande à ce qu’Israël ne soit plus l’Etat des Juifs mais l’Etat des Israéliens. Il demande aussi l’abrogation des lois de discrimination raciale, comme la loi du retour, la loi des propriétaires absents, la refonte des statuts du KKL ou de l’Agence juive, organismes gouvernementaux professant la discrimination sur des bases ethniques.

    Nos philosophes locaux qui rigolent des Noirs comme Finkielkraut seraient bien avisés de soutenir le combat politique de Bishara. C’est quand même déprimant qu’un type aussi loin à droite que Finkelkraut soit celui que vous citiez sur le sujet. Ce type n’a jamais accepté la différence, le nombre de Noirs dans l’équipe de France, n’a jamais accepté les Juifs qui n’étaient pas sionistes. Alors, ses considérations sur la tolérance, c’est comme demander à Bruno Mégret ce qu’il pense de l’intégration des différentes cultures.

    Ce propos est d’autant plus puant que DES ARABES vivent en ce moment avec des Juifs en Israël, et que si l’on vous écoute vous et Fink., il faudrait les dégager tout de suite puisque la cohabitation est « impossible ».

    « Tout le monde ne peut pas cohabiter avec tout le monde. »
    dit Fink.
    Il donne donc raison à ces Israéliens juifs qui ne veulent pas d’Arabes dans leur immeuble. Il donne raison à ceux qui disent en Israël, sur des graffitis jamais effacés, et qui sont encouragés par les politiques : « le transfert, la solution ». Le fameux transfert étant l’expulsion des Arabes d’Israël, ceux avec qui « on ne peut pas cohabiter », dira Finkelkraut.

    Rappelons qu’en Israël, le crédo « un Arabe ca va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes », c’est dans la bouche de 95 % de la classe politique qu’on l’entend. Il faut arrêter d’être tolérant avec la discrimination raciale au seul prétexte qu’il s’agit d’Israël. Elle n’est pas plus respectable que dans les autres Etats qui se sont voulus ethniques, comme la Serbie sous Milosevic.

    Je suis sidéré de voir sur Rue89 une tribune dont les propos s’appuie sur des gens qui prônent la ségrégation raciale.
    Ni plus, ni moins.

    Edit : je ne suis pas spécialement un pro-Etat unique. Israël, la Palestine, un Etat unique, ou x Etats, devront bannir la discrimination raciale. C’est ça le plus important. Mais puisque le gouvernement israélien semble avoir réussi à empêcher la possibilité d’un Etat palestinien viable et entièrement souverain par la colonisation, alors c’est pas idiot pour les Palestiniens de songer à changer de fusil d’épaule et de demander simplement le droit de vote à la Knesset, puisque la Knesset décide de leur avenir.
    D’ailleurs, des Palestiniens « extrémistes » comme Marwan Barghouti, et même, comble de l’extrémisme, Mahmoud Abbas, y songent si rien ne change.

    • leconcombrevert
      leconcombrevert répond à Slovan
      La vraie vérité > : -))
      • Posté à 16h34 le 07/10/2010
      • Internaute 8843
        La vraie vérité > : -))

      Demander la solution à deux états, celle d’un état des Palestiniens et d’un des Juifs, voilà qui serait « raciste » ?

      Comme sans doute le sont les états polonais, hongrois, tchèque, slovaque, allemand, serbe, slovène, croate, turque, danois, suédois, irlandais, allemands (Deutsche Demokratische Republik = république démocratique allemande - pour mémoire - c’était la RDA socialiste).

      Et la « loi du retour » ? Comme par hazard, il s’agit d’une disposition qui peut sembler exotique aux franco-français bien propres sur eux, par contre, c’est la conséquence normale du fait de l’existence d’une diaspora. Et il suffit de s’informer : Celà existe aussi en Grèce, en Allemagne et dans bien d’autres pays. Tiens, même les Palestiniens comptent instaurer un droit du retour ....

      EDIT : Finkielstein ne demande évidemment pas de dégager les Israéliens arabes de Israel. Il dit simplement, que l’idée d’un état unique est une foutaise.

      • Azza
        Azza répond à leconcombrevert
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 16h50 le 07/10/2010
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        « Finkielstein ne demande évidemment pas de dégager les Israéliens arabes de Israel. Il dit simplement, que l’idée d’un état unique est une foutaise. »

        Vous avez evacue la question centrale : si les Israeliens juifs peuvent vivre avec les Israeliens arabes (palestiniens), pourquoi ne pourraient ils pas vivre avec ceux de Gaza ou de Cisjordanie ?

         
        • -Roger-
          -Roger- répond à Azza
          Pouet
          • Posté à 17h25 le 07/10/2010
          • Internaute 122773
            Pouet

          Est-ce qu’ils vivent vraiment « ensemble » ? En voyant par exemple la vidéo de Jacques Chirac à Jérusalem, on a l’impression qu’il y a vraiment des quartiers arabes où les arabes se concentrent exclusivement.

          • Azza
            Azza répond à -Roger-
            Ingénieur en informatique (...)
            • Posté à 17h47 le 07/10/2010
            • Internaute 25467
              Ingénieur en informatique (...)

            Jerusalem est un cas particulier : le centre et la partie orientale de la ville font partie des territoires occupes (ils sont a l’est de la ligne verte). Les arabes qui y vivent ne sont pas citoyens Israeliens.

            • -Roger-
              -Roger- répond à Azza
              Pouet
              • Posté à 17h52 le 07/10/2010
              • Internaute 122773
                Pouet

              En effet.

              Cela dit j’aimerais bien voir ce qu’il se passe vraiment en Israël, dans les territoires occupés, et à Gaza. J’ai l’impression que depuis la France les gens vivent sur des visions passionnelles de la situation, les pro-israéliens imaginant une horde d’islamiste kamikazes et les pro-palestiniens accusant les « sionistes » de faire la fête autour de cadavres de bébés.

              • Azza
                Azza répond à -Roger-
                Ingénieur en informatique (...)
                • Posté à 17h57 le 07/10/2010
                • Internaute 25467
                  Ingénieur en informatique (...)

                Ben allez-y :

                Lien

                Pour Gaza, c’est plus difficile.....

                Getting into Gaza is both difficult and unwise. In fact, as of around 2003, all would-be visitors were required to apply in advance for Israeli permission to enter the Strip. The application is usually submitted through your embassy in Israel and, in theory takes between 5-10 days. In practice, it can take months, and if you’re not either a fully accredited journalist or an aid/human rights worker, you’re unlikely to get permission to enter Gaza from Israel.

                On occasion and usually for humanitarian reasons it is sometimes possible to enter Gaza from Egypt through the Rafah crossing. The last time it was open was 20 March 2009 but has been closed since for an indeterminate period. On the rare occasion when Rafah crossing is open, prior permission from the Egyptian and Palestinian authorities is required. If successful, permission can take several days or even weeks to obtain. Your Embassy will not normally help you obtain this as entry is contrary to their travel advice and consular assistance there is severely limited or non existent.

        4 autres commentaires
      • Slovan
        Slovan répond à leconcombrevert
        Baroudeur
        • Posté à 17h01 le 07/10/2010
        • Internaute 63535
          Baroudeur

        « Demander la solution à deux états, celle d’un état des Palestiniens et d’un des Juifs, voilà qui serait “raciste” ? »

        Oui, car il y a des Arabes en Israël. Dire que Israël est l’Etat des Juifs, c’est faire comme si ils n’existaient pas.

        « Comme sans doute le sont les états polonais, hongrois, tchèque, slovaque, allemand, serbe, slovène, croate, turque, danois, suédois, irlandais, allemands (Deutsche Demokratische Republik = république démocratique allemande - pour mémoire - c’était la RDA socialiste).“’

        Vos comparaisons tombent à plat. Les Etats que vous citez n’ont pas la définition ultra-restrictive de ce qui fait un membre de la nation.
        En Israël, un Arabe aura beau faire des claquettes qu’il ne sera jamais ‘juif’ sur sa carte d’identité. Les Etats que vous citez ne disent pas que les citoyens qui n’ont pas la bonne origine ethnique ne font pas partie de la nation.
        Israël est le seul dans votre liste à avoir des lois de discrimination raciale explicite encore en usage.

        ‘Tiens, même les Palestiniens comptent instaurer un droit du retour ....’

        Encore une comparaison à plat. Les Palestiniens qui réclament un droit au retour sont des familles expulsés ou qui ont fui leur foyer lors de la guerre de 47. Pas parce que ça les amusait de fuir, parce que leurs vies étaient en danger.

        ‘EDIT : Finkielstein ne demande évidemment pas de dégager les Israéliens arabes de Israel. Il dit simplement, que l’idée d’un état unique est une foutaise.’

        Finkielkraut dit que l’Etat unique est une foutaise, mais il apprécie la politique israélienne qui rend impossible deux Etats séparés. J’en conclus que Fink. ne veut voir les Palestiniens ni dans un Etat palestiniens, ni nulle part. Il est bien du genre à dire ‘qu’il ne faut pas trop d’Arabes en Israël, sinon ça fait des problèmes’.

         
        • leconcombrevert
          leconcombrevert répond à Slovan
          La vraie vérité > : -))
          • Posté à 17h49 le 07/10/2010
          • Internaute 8843
            La vraie vérité > : -))

          Finkielstein n’apprécie pas justement la politique du / des gouvernements israéliens, qui s’oppose aux deux états séparés, c’est pourquoi il soutient JCall.

          Entre « pas trop d’Arabes » et un état ou les Juifs seraient minoritaires, il y a comme une légère différence, vous ne pensez pas ? Et, vue la tournure qu’a prise l’histoire des Juifs minoritaires depuis 2.000 ans, n’est il pas compréhensible que ce n’est pas une option très populaire ?

          « Les Etats que vous citez n’ont pas la définition ultra-restrictive de ce qui fait un membre de la nation.
          En Israël, un Arabe aura beau faire des claquettes qu’il ne sera jamais “juif” sur sa carte d’identité. Les Etats que vous citez ne disent pas que les citoyens qui n’ont pas la bonne origine ethnique ne font pas partie de la nation.
          Israël est le seul dans votre liste à avoir des lois de discrimination raciale explicite encore en usage. »

          Je ne sais pas ce qui vous fait affirmer que les pays que j’ai nommé ne soient pas comparable à Israël ? Je crains que vos infos les concernant soient éronnées.

          Israël a été créé pour en finir avec une existence « minoritaire » des Juifs.
          Par contre, l’idée du sionisme originel est tout à fait compatible avec le respect des minorités non-juives à l’intérieur de Israël. Et malgré une certaine dégradation de la situation (Lieberman et son électorat issu de l’ex-Union-Sovietique, non habitué à l’état de droit, au respect des droits de l’homme, y sont pour quelque chose), la situation des Arabes Israéliens ne laisse pas beaucoup à désirer. Et ils n’ont pas besoin d’être « juif » pour jouir de leurs pleins droits citoyens. C’est le principe même du respect des minorités.

          • Slovan
            Slovan répond à leconcombrevert
            Baroudeur
            • Posté à 18h07 le 07/10/2010
            • Internaute 63535
              Baroudeur

            « Entre “pas trop d’Arabes” et un état ou les Juifs seraient minoritaires, il y a comme une légère différence, vous ne pensez pas ? »

            En France, il y a des Juifs. Ils sont minoritaires. Ils ont un pays, la France. Comme les autres Français. Selon vous, ils sont en danger, donc. Au passage, la France n’est pas un Etat ethnique.
            Il peut y avoir des racistes dans une population, mais raisonner selon l’origine ethnique des gens n’est pas digne d’une politique démocratique.
            Que cela soit en Israël ou ailleurs.

            « Et, vue la tournure qu’a prise l’histoire des Juifs minoritaires depuis 2.000 ans, n’est il pas compréhensible que ce n’est pas une option très populaire ? »

            En 1900, il y avait 95 % d’Arabes en Palestine. Les Juifs étaient minoritaires mais n’étaient pas menacés de génocide. Il n’y a rien intrinsèquement chez les Juifs qui les prédisposent davantage que les autres humains à subir des génocides. Dire le contraire, c’est justement entrer dans une logique antisémite.

            « Israël a été créé pour en finir avec une existence “minoritaire” des Juifs. »

            C’était visiblement une erreur puisqu’Israël est devenu l’Etat le plus dangereux pour les Juifs. Erreur compréhensible à l’époque vu la Shoah, mais intenable sur le long terme. le sionisme est un état transitoire, il faudra bien un jour qu’Israël devienne un Etat de tous ses citoyens.
            Les Etats ethniques provoquent toujours des guerres, tôt ou tard.

            « Par contre, l’idée du sionisme originel est tout à fait compatible avec le respect des minorités non-juives à l’intérieur de Israël. “

            Non, puisque les lois issues du sionisme font appliquer une discrimination basée sur l’origine ethnique.
            Selon vous, Azmi Bishara est idiot de demander que la discrimination raciale soit abolie en Israël puisque selon vous elle n’existe pas.

            Puisque vous dites que les Arabes doivent jouir de leur plein droit de citoyens, j’imagine donc que vous êtes favorable à l’abolition des statuts du KKL et de d’Agence juive, qui restreignent les droits des citoyens arabes. Vous êtes donc également favorable à l’abolition de la loi du retour, et des lois qui autorisent un regroupement familial quand on est juif, mais pas quand on est arabe.

        • -Roger-
          -Roger- répond à Slovan
          Pouet
          • Posté à 18h10 le 07/10/2010
          • Internaute 122773
            Pouet

          « Dire que Israël est l’Etat des Juifs, c’est faire comme si ils n’existaient pas. »

          Cependant on peut rétorquer la même chose pour l’ensemble des pays musulmans, où vivaient beaucoup de juifs avant Israël et où en vivent encore certains.

          • Slovan
            Slovan répond à -Roger-
            Baroudeur
            • Posté à 18h15 le 07/10/2010
            • Internaute 63535
              Baroudeur

            Israël peut être un Etat religieux juif si ces habitants le veulent. Mais le problème c’est qu’Israël se veut aussi un Etat juif dans le sens ethnique.

            Vous ne dites pas si vous trouvez normal qu’il existe des lois de discrimination raciale en Israël.

            • -Roger-
              -Roger- répond à Slovan
              Pouet
              • Posté à 18h49 le 07/10/2010
              • Internaute 122773
                Pouet

              Si vous voulez mon avis, toute cette question d’état juif, d’états musulmans, etc. n’est qu’une vaste m*rde. L’idéal serait que tout le monde oublie ses religions et accepte de vivre ensemble dans un état laïque.

              Cependant, je comprends bien que cela n’est pas réalisable d’une part à cause de fanatique religieux juifs qui réclament des terres au nom de leur religion, et d’autre part de fanatiques musulmans qui ne tolèrent pas qu’un seule m² de terres d’infidèles puissent exister.

              Ce conflit à lui seul suffit à démontrer l’impressionnante nocivité des religions, fardeau du monde depuis des millénaires. Pauvre créateur...

              Amen

            • -Roger-
              -Roger- répond à Slovan
              Pouet
              • Posté à 18h50 le 07/10/2010
              • Internaute 122773
                Pouet
        6 autres commentaires
      • Azza
        Azza répond à leconcombrevert
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 17h01 le 07/10/2010
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        « Et la “loi du retour” ? Comme par hazard, il s’agit d’une disposition qui peut sembler exotique aux franco-français bien propres sur eux, par contre, c’est la conséquence normale du fait de l’existence d’une diaspora. Et il suffit de s’informer : Celà existe aussi en Grèce, en Allemagne et dans bien d’autres pays. Tiens, même les Palestiniens comptent instaurer un droit du retour .... »

        Sauf que dans les autres cas que vous citez, le « retour » concerne des personnes qui sont effectivement parties du territoire (ou des ancetres proches). Pas des personnes hypothetiquement parties des millenaires auparavant (ce qui est evidement impossible a prouver).

        Apres, tout etat est libre des regles qu’il applique pour decider de qui peut immigrer sur son territoire, ou a qui il veut accorder la nationalite. Il est seulement domage pour un etat moderne que ces regles se basent sur des criteres ethnico-religieux.

         
        • leconcombrevert
          leconcombrevert répond à Azza
          La vraie vérité > : -))
          • Posté à 17h24 le 07/10/2010
          • Internaute 8843
            La vraie vérité > : -))

          Vous ne croyez pas si bien dire : La diaspora greque, elle, date aussi de quelques milliers d’années, par exemple celle du sud de l’actuelle Géorgie, la Colchide.

          Les ressemblances avec la diaspora juive sont assez étonnantes :

          Lien

          Mais comme vous dites : tout état est après tout libre de faire venir qui il veut. Et c’est donc aussi le cas de l’état de Israël. Ce qui importe, c’est qu’il accorde à tous ses citoyens les mêmes droits, qu’il respecte tous ses citoyens de la même façon. Et, ce dont je me félicite, c’est qu’à l’intérieur de Israël cela a été à peu près le cas pour les minorités chrétiennes, musulmanes, druzes, malgré l’état de guerre quasi continu avec les pays voisins.

          Par contre, ce qu’il faut absolument stopper, c’est l’occupation au delà de la ligne verte du cessez-le-feu de 1948, parce que les Palestiniens des territoires occupés ne vivent pas du tout dans les mêmes conditions que ceux de Israël et cela ne peut plus durer ...

          Il faut se battre pour la solution à deux états dans l’intérêt des deux peuples. Notamment pour battre en retraite les extrémistes des deux camps qui ont le jeu facile, tant que la situation reste ce qu’elle est actuellement.

          Une fois que les rapports entre Israël et la Palestine se seront normalisés, le reste se normalisera aussi, j’en suis certaine.Et pourquoi ne pas penser à une union économique sur le modèle de l’Union Européenne, englobant Israel, la Palestine, la Jordanie et d’autres pays.

          • Azza
            Azza répond à leconcombrevert
            Ingénieur en informatique (...)
            • Posté à 17h51 le 07/10/2010
            • Internaute 25467
              Ingénieur en informatique (...)

            J’ai lu ca.

            An ethnic Greek born outside of Greece may acquire Greek citizenship by naturalization if they fail to qualify for simple registration as the child of a Greek citizen. (This provision excludes Greek Cypriots, who may seek Cypriot citizenship instead.) The applicant must prove that at least one parent or grandparent was born a Greek national. The Greek ancestor’s baptismal certificate and certificate of parents’ marriage in a Greek Orthodox Church are required, along with the applicant’s baptismal certificate, and the baptismal certificates of all generations in between to prove the relationship between the applicant and the person of Greek citizenship.

            Donc, bien que la Diaspora Grecque ne date pas d’hier, les conditions de naturalisation pour les grecs de la diaspora font reference au fait d’avoir de proches ancetres grecs (deux generations).

            • leconcombrevert
              leconcombrevert répond à Azza
              La vraie vérité > : -))
              • Posté à 18h29 le 07/10/2010
              • Internaute 8843
                La vraie vérité > : -))

              Ben, qu’est-ce qu’il vous faut :

              « The Greek ancestor’s baptismal certificate and certificate of parents’ marriage in a Greek Orthodox Church are required, along with the applicant’s baptismal certificate, and the baptismal certificates of all generations in between to prove the relationship between the applicant and the person of Greek citizenship. »

              La Grèce accorde le « droit du retour » aux personnes baptisées selon le rite grecque-orthodoxe, déscendant de parents baptisés et mariés selon le rite grecque orthodoxe, parce que pour eux c’est la religion qui est constitutive de la nation grecque ....

              It rings a bell, don’t you think ? À ceci près, que Israël est allé un peu plus loin que la Grèce en raison de la Shoah puisqu’il accorde le droit du retour aussi à des personnes et leurs descendants qui étaient juifs selon les critères des persécuteurs.

              • Azza
                Azza répond à leconcombrevert
                Ingénieur en informatique (...)
                • Posté à 10h43 le 08/10/2010
                • Internaute 25467
                  Ingénieur en informatique (...)

                Je parlais simplement du fait que :

                - Le nombre de generations est limite a deux, et pas illimite. Le critere de nationalite grecque est donc base sur un fait objectif.

                - Il est base sur la preuve de la relation HISTORIQUE entre le pays et la personne. Le fait que le critere soit partiellement religieux est a mon avis problematique, car il exclue une partie des candidats potentiels, mais il est utilise dans le sens d’une preuve du lien entre la personne et la nation grecque. Mais vous avez raison sur ce point : la reference a la religion pose probleme (tout comme elle me pose probleme au Royaume Uni, avec les ecoles de la Church of England. Et oui, le concept de laicite a la Francaise n’est pas franchement la regle dans ce monde).

                En tout cas, une personne se convertissant a la religion en question n’aurait aucune chance de pretendre a l’existence de ce lien.

                Par ailleurs, la nation grecque a laquelle il est fait reference ici a une continuite historique, malgre l’occupation ottomane. Il n’est pas question d’accorder la nationalite aux personnes issues du monde grec de l’antiquite, ou meme du moyen age. La limite a deux generation assure que le lien n’est pas plus ancien que ce qui est considere comme la nation grecque moderne. La « diaspora grecque » ayant vocation au « retour » exclue donc beaucoup de monde (et probablement une bonne partie des grecs de Georgie dont vous parliez plus haut).

                Enfin, et c’est le dernier point, la Grece n’est pas une puissance occupante autorisant une partie de ses ressortissants, en particulier les plus recements accueillis au titre du droit au retour, a s’implanter dans les territoires qu’elle administrerait au titre de puissance occupante (en clair, la colonisation). Elle n’a pas non plus a ses frontiere une masse de refugies de guerre expulses de son territoire, ni au sein meme de sa population des citoyens « non nationaux » alors qu’ayant toujours vecu la.

                Je pense que j’aurais moins de probleme avec la « loi du retour » quand la region sera pacifie et que les droits de toutes les personnes DEJA presentes seront correctement respectes avec un abandon des references ethnico-religieuses.

                Ce a quoi l’on assiste actuellement est l’utilisation pleine d’arrieres pensees de ce « droit au retour » dans une competition de peuplement alimentee par l’espoir (ou la crainte, c’est selon) qu’une partie de la population, par son seul nombre, pourrait prendre le dessus sur l’autre. C’est terriblement contre productif pour le reglement du conflit car cela alimente le fantasme que la demographie prejuge d’une future confrontation directe. C’est terrifiant en fait.

                • leconcombrevert
                  leconcombrevert répond à Azza
                  La vraie vérité > : -))
                  • Posté à 14h54 le 08/10/2010
                  • Internaute 8843
                    La vraie vérité > : -))

                  Pour mettre les choses au clair - au cas où il y aurait un doute :

                  Je n’excuse nullement le fait de l’occupation au delà de la ligne verte - j’y suis opposée, et, en particulier, une éventuelle « pression démographique » à l’intérieur de Israël due à l’arrivée de gens sous le régime de la « loi de retour » ne saurait justifier une politique expansionniste.

                  Je maintiens simplement que le fait même d’accorder un « droit de retour » n’a rien de particulièrement exceptionnel ou encore moins de scandaleux, et c’est à ce titre que je citais l’exemple grec - j’aurais pu aussi bien parler de l’exemple de la diaspora allemande.Dans les deux cas il s’agit très largement de populations qui avaient vécu séparé du pays d’origine de leurs lointains parents pendant des siècles et qui n’avaient gardé que des liens culturels, religieux, linguistiques avec celui-ci - comme c’est le cas des juifs par rapport à Israël / Palestine.

                  Bien sur, les problématiques ne se posent jamais de façon identiques.

                  Mais vous allez m’expliquer la grande différence, selon vous, entre un Juif d’Alexandrie où de Izmir et un Grec d’Alexandrie ou un Grec de la coté ionienne de la Turquie (deux endroits qui ont été habité par des Grecs et des Juifs depuis plusieurs millénaires - allez prouver ou contester aujourd’hui pour un individu donné l’origine géographique de leurs ancêtres, alors que incontestablement un lien existe et est ressenti comme tel par les membres du groupe et de l’état en question !

                  S’agissant de la Grèce, suis désolée, mais vous ne tenez pas compte de la réalité de l’histoire grecque récente. Il ne s’agit aucunement de ne faire que « rentrer » au pays des gens dont les parents ou grand-parents habitaient le territoire de la Grèce actuelle.

                  Quelques faits auxquels je faisais référence

                  1830s Creation of the Modern Greek State (- état parrainé par la Prusse, l’Angleterre et la France.) Large-scale migrations from Constantinople and Asia Minor to Greece take place.

                  1913 European Ottoman lands partitioned ; Unorganized migrations of Greeks, Bulgarians and Turks towards their respective states.

                  1914–1923 Greek genocide ; hundreds of thousands of Ottoman Greeks are estimated to have died during this period.[205]

                  1919 Treaty of Neuilly ; Greece and Bulgaria exchange populations, with some exceptions.

                  1922 The Destruction of Smyrna (modern-day Izmir) more than 40 thousand Greeks killed, End of significant Greek presence in Asia Minor.

                  1923 Treaty of Lausanne ; Greece and Turkey agree to exchange populations with limited exceptions of the Greeks in Constantinople, Imbros, Tenedos and the Muslim minority of Western Thrace. 1.5 million of Asia Minor and Pontic Greeks settle in Greece, and some 450 thousands of Muslims settle in Turkey.

                  1947 Communist regime in Romania begins evictions of the Greek community, approx. 75,000 migrate.

                  1955 Istanbul Pogrom against Greeks. Exodus of Greeks from the city accelerates ; less than 2,000 remain today.

                  1958 Large Greek community in Alexandria flees Nasser’s regime in Egypt.

                  1960s Republic of Cyprus created as an independent state under Greek, Turkish and British protection. Economic emigration continues.

                  1990s Collapse of Soviet Union. Approx. 100,000 ethnic Greeks migrate from Georgia, Armenia, southern Russia, and Albania to Greece.

                  • Azza
                    Azza répond à leconcombrevert
                    Ingénieur en informatique (...)
                    • Posté à 15h27 le 08/10/2010
                    • Internaute 25467
                      Ingénieur en informatique (...)

                    Merci pour le rappel en question. En effet, l’histoire des grecs est complexe.

                    De maniere generale, je suis pour la libre circulation des personnes. Je reconnais la necessite pour un etat d’etablir des regles pour l’entree de migrants sur son territoire (meme si je pense qu’elle devraient etre les plus souples possibles).

                    Je rebondis sur votre phrase qui me semble tres interessante pour illustrer ce qui est a mon avis le principal probleme pour Israel : « allez prouver ou contester aujourd’hui pour un individu donné l’origine géographique de leurs ancêtres, alors que incontestablement un lien existe et est ressenti comme tel par les membres du groupe et de l’état en question ! “

                    Il existe incontestablement un lien entre les palestiniens refugies et les terres situees a l’ouest de la ligne verte. C’est le coeur de la question des refugies. Vous pouvez me repondre qu’il manque la reconnaissance de ce lien par ‘l’etat en question’. C’est tout le probleme : Israel reconnait ce lien pour des juifs du bout du monde, n’ayant peut etre aucun lien autre que fantasme avec le territoire en question (apres tout, les Chretiens du monde entier voient la ‘terre sainte’ comme une part de leur patrimoine) et le refuse pour des familles fraichement (60 ans au plus) expulsees. Par ailleurs, une partie importante des membres de l’etat en question, les ‘Arabes israeliens’ ressentent ce lien, mais l’etat n’en tient aucun compte. Pourquoi ? Parcequ’une partie de la population d’Israel a decide qu’Israel serait un etat Juif, alors qu’il a ete des l’origine un territoire multiethnique. Evidement, il y a eu le plan de partage et la creation de l’etat sous l’egide de l’ONU. Mais il y a aussi la realite des expulsions et de la presence des Arabes Israeliens. Ces deux realites se contredisent et l’avenir d’Israel repose sur la maniere dont sera resolu ce paradoxe.

                    La solution de deux etats separes enterine l’approche ethniste telle que concue apres la guerre dans un monde encore colonial qui ne savait pas se penser autrement qu’en termes de races et d’ethnies, et qui ne rechignait pas au deplacement force de population. Ce monde etait encore domine par les puissances coloniales et cela ne lui posait pas de probleme.

                    Il a fallu 1/2 siecle de guerres de liberations nationales aux quatre coins du monde pour eroder ces logiques, le combat des droits civiques aux etats-unis, la liberation des noirs sud-Africains, etc...

                    Nous sommes aujourd’hui au XXIieme siecle : Il y a presque 100 nations de plus a l’ONU. La colonisation (malheureusement pas le neocolonialisme) a vecu. Le racisme ouvertement assume d’il y a 60 ans ne peut plus s’exprimer sans reprobation. On ne peut plus faire ce qui ne choquait personne il y a 60 ans : traiter un homme sur la base de son appartenance a une ethnie.

                    Dans ce contexte, la solution d’un etat integrant tous les habitants de la palestine historique (et donc d’Israel) risque bien de s’imposer au dela de toutes les divisions actuelles.

                    Notez que je ne blame pas Israel en tant que tel. Je ne dis pas ‘les mechants juifs’ contre ‘les gentils arabes’. Israel et la Palestine sont les produits de leur epoque et des logiques qui presidaient entre la monte des nationalismes a la fin du XIXieme siecle et la decolonisation. Il n’y a pas d’argument rationel permettant d’affirmer que ces logiques existeront de toute eternite et je ne serais pas etonne de voir dans un siecle que les decendants de tout ce petit monde n’auront plus grand chose a faire de toutes ces vieilles histoires. Je me prends meme a rever que les Juifs pourront se sentir suffisement en securite partout dans le monde pour ne plus voir cette region comme un sanctuaire, mais simplement comme un bel endroit pour vivre qu’ils auront plaisir a partager avec ceux qui partageront cet avis.

          • Slovan
            Slovan répond à leconcombrevert
            Baroudeur
            • Posté à 18h12 le 07/10/2010
            • Internaute 63535
              Baroudeur

            « Mais comme vous dites : tout état est après tout libre de faire venir qui il veut. Et c’est donc aussi le cas de l’état de Israël. »

            Si un Etat fait venir des personnes sur la base de couleur de peau ou d’origine ethnique, alors on a le droit de qualifier cet Etat de raciste. Et un tel Etat ne peut prétendre à intégrer des structures internationales où le racisme est aboli.
            Faut savoir ce qu’on veut.

            « Une fois que les rapports entre Israël et la Palestine se seront normalisés, le reste se normalisera aussi, j’en suis certaine. »

            Vous voulez que les rapports se normalisent, mais vous dites que le racisme de l’Etat d’Israël que subissent les Arabes n’est pas une chose très grave. Cela laisse dubitatif sur la crédibilité de votre position.

            • leconcombrevert
              leconcombrevert répond à Slovan
              La vraie vérité > : -))
              • Posté à 18h36 le 07/10/2010
              • Internaute 8843
                La vraie vérité > : -))

              Slovan, je suis désolée, mais vous devriez prendre un cours rapide en « qu’est le racisme ».

              Si la France accorde la nationalité française de préférence à des personnes, dont les ancêtres étaient français, c’est raciste ? Bonjour le dégâts ! La France est donc raciste, comme l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne (qui accepte comme Espagnols tous les ressortissants de l’Amérique du Sud), ces salauds, la Grèce, la Turquie (eh oui, qui vient de récupérer il y a peu de temps de Bulgares qui se considèrent ethniquement turques), et ainsi de suite ! Que des pays racistes donc.
              Ah là là !

              • Slovan
                Slovan répond à leconcombrevert
                Baroudeur
                • Posté à 19h02 le 07/10/2010
                • Internaute 63535
                  Baroudeur

                Vous mélangez tout.
                La loi française fait référence à des personnes qui ont vécu sur le sol français = droit du sol.

                A contrario, Israël applique non seulement un droit du sang, qui plus est un droit du sang poussé à l’extrême. Le sol d’Israël est réservé à ceux qui appartiennent à une origine ethnique.
                Mais surtout, ce droit est refusé à ceux dont les parents en étaient originaires, notamment les Palestiniens réfugiés... Sous le prétexte qu’ils sont arabes et non juifs. Rien à voir donc avec vos exemples !

                Vous dites que les Arabes en Israël sont des citoyens à part entière. Alors pourquoi sont-ils discriminés dans leur droit d’acquisition de terres par le KKL et l’Agence juive ?
                Pourquoi existe-t-il des loi des discrimination raciale comme celles concernant le regroupement familial ?
                Pourquoi la politique de ce pays consiste à doter les municipalités arabes de budget ridiculement petits par rapport à ceux attribués aux municipalités majoritairement juives ?

                En France, quand un politique dit que trop d’Arabes ça cause des problèmes, il est condamné pour injures raciales. Je pense que vous aussi vous pensez qu’il ne faut pas trop d’Arabes en Israël, pour l’unique raison qu’ils sont arabes.

                • leconcombrevert
                  leconcombrevert répond à Slovan
                  La vraie vérité > : -))
                  • Posté à 22h07 le 07/10/2010
                  • Internaute 8843
                    La vraie vérité > : -))

                  Vous avez l’art et la manière de juger le monde entier par la petite lorgnette de l’univers français,pays du Roi Soleil et j’en passe. Et bien, laissez vous dire que la France ne se trouve pas au centre de l’univers. Les 4/5 des états de l’Europe (sans parler de la grande majorité des états du monde) sont construits selon le modèle de l’état nation, que cela vous plaise ou pas, et Israël aussi.

                  Israël ne pratique pas de discrimination « raciale », c’est du principe de la préférence nationale qu’il s’agit, tout au plus, et encore, seulement dans certains cas précis, dont celui du droit du retour et celui de acquisition de terres dont l’Agence Juive et ses dérivés sont propriétaires. Il faut savoir que ils ont acqui ces terres avec l’argent qui leur a été fourni par des donnateurs juifs pour favoriser l’installation des Juifs in terre d’Israel, c’est donc un peu normal qu’ils reservent ces terres à des Juifs....

                  Eh bien, il n’y en a pas d’autres exemples de « préférence , si l’on fait abstraction du fait que les Israéliens arabes n’ont pas l’obligation du service militaire (tout en étant admissibles à l’armée). Et il ne faut surtout pas oublier, tout de même, que Israël se trouve en état de guerre ou du moins ne pas en état de paix avec la majorité des pays voisins arabes, et c’est donc un peu normal peut-être si Israël n’accorde pas aux ressortissants de ces pays le droit d’aller et de venir à leur guise.

                  Il faut mettre les bœufs devant la charrue -et pas le contraire. D’abord la paix (et cela ne dépend pas exclusivement de Israël ) et en suite des rapports plus “détendus”, normalisés, suivront par la force des choses et parce que le monde évolue de toute façon.

                  • Slovan
                    Slovan répond à leconcombrevert
                    Baroudeur
                    • Posté à 23h30 le 07/10/2010
                    • Internaute 63535
                      Baroudeur

                    Bien, au moins, les choses sont claires.
                    Vous reconnaissez la préférence nationale en Israël, et vous ne niez pas qu’elle est de fait basée sur des critères ethniques, ce qui en fait bien un ensemble de lois de discrimination raciale au sens courant, ne vous en déplaise.

                    Ce qui est également intéressant, c’est qu’après les avoir niées puis après avoir tergiversé, vous n’avez finalement rien contre ces discriminations ethniques, que vous justifiez comme toute personne justifiant les discriminations dans un pays : la guerre, le nécessaire respect des donateurs. Comme si l’origine ethnique des donateurs autorisait un organisme para-gouvernemental à agir de façon discriminatoire.

                    Là où les partis comme le FN en France veulent une préférence nationale (=basée sur la nationalité française), Israël fait quelquechose d’un tout autre ordre puisque ces préférences là sont bien basées sur des critères d’origine de naissance, ce qu’on appelle donc « raciaux ».

                    Je ne me lasse jamais de voir les zélés défenseurs d’Israël, se prétendant opposés au racisme en France, sont soudain d’une tolérance stupéfiante sur le racisme quand il s’agit d’Israël.

                    Ensuite, vous dites qu’il n’y a pas d’autres exemples de discriminations ethniques en Israël, ce qui est faux.

                    Vous n’avez visiblement pas bien compris le conflit israélo-palestinien. Vous voulez une paix, puis bien plus tard la fin des discriminations raciales. Or vous ne semblez pas voir que ce sont justement les discriminations raciales qui sont à l’origine du conflit.

                    Je pense au contraire que c’est en luttant contre les idéologies qui ont amené à la guerre qu’on tarit celle-ci.

                    • Fondriest
                      Fondriest répond à Slovan
                      • Posté à 02h53 le 08/10/2010
                      • Internaute 49865

                      « Vous reconnaissez la préférence nationale en Israël, et vous ne niez pas qu’elle est de fait basée sur des critères ethniques, ce qui en fait bien un ensemble de lois de discrimination raciale au sens courant, ne vous en déplaise. »

                      ==> En somme, vous assumez votre partialité dans l’analyse du conflit, pour donner tort au camp qui applique des principes qui heurtent votre éthique. Mais les belligérants (et par conséquent les israéliens) n’ont que faire de vos leçons de morale, et d’une manière générale des discours des riverains sur rue89 (façon de dire que la répétition inlassable d’un même argumentaire est au service d’autres intentions peu avouables). Le contexte très particulier de ce conflit complexe, que vous résumez à une simple question de morale, amène l’un des protagonistes, au nom d’un impératif de survie, à appliquer un principe que vous réprouvez. Constituer un état bi-national signifie mettre en minorité les juifs en peu de temps, et les encadrer par leurs nouveaux compatriotes avides de revanche et des voisins hostiles. Comprenez que cette perspective effraie les israéliens, y compris les moins enthousiastes à l’égard de Netanyahu and co. Ils ne vont pas prendre le risque de s’auto-détruire pour faire plaisir à l’illustre Slovan, riverain sur rue89.

                      Tant que vous adopterez cette posture de donneur de leçons, distribuant des brevets de vertu aux uns et des anathèmes aux autres, votre compréhension de ce conflit sera très limitée. Mais j’ai le sentiment qu’une compréhension plus fine des évènements ne constitue pas votre objectif réel. Etes-vous un crypto-antisémite qui s’abrite derrière de jolis principes, ou bien un idéaliste niais et néanmoins hargneux ?

                      « Je ne me lasse jamais de voir les zélés défenseurs d’Israël, se prétendant opposés au racisme en France, sont soudain d’une tolérance stupéfiante sur le racisme quand il s’agit d’Israël. »

                      ==> Ce sont tout simplement des pragmatiques, conscients que l’application inconsidérée de votre joli principe risque de conduire l’un des protagonistes à l’anéantissement pur et simple. La question est de savoir si vous feignez de ne pas saisir cette menace, ou si vous êtes de bonne foi. Je ne doute pas que vous soyez capable de vous mettre à la place des palestiniens et vous représenter leurs souffrances et leurs aspirations. Mais pourquoi vous abstenez-vous de pratiquer cet effort d’empathie s’agissant des israéliens ? Parce qu’ils sont en position de force, d’un point de vue militaire (auquel cas vous examineriez la situation à travers le filtre d’une morale imbécile : celui qui a l’ascendant a forcément tort, et son opposant a nécessairement raison) ? Ou pour une autre raison ?

                      • Slovan
                        Slovan répond à Fondriest
                        Baroudeur
                        • Posté à 14h51 le 08/10/2010
                        • Internaute 63535
                          Baroudeur

                        « Mais les belligérants (et par conséquent les israéliens) n’ont que faire de vos leçons de morale »

                        Je constate simplement que la position de « concombrevert » revient à soutenir des lois de discrimination raciale. C’est tout. Mon constat ne chagera rien au conflit, cela montrera simplement à certains lecteurs ici le fond du propos de certains supporters d’Israël : ils soutiennent l’idée de discriminer des citoyens parce qu’arabes, et uniquement pour cette raison.

                        « Le contexte très particulier de ce conflit complexe »

                        Ce conflit n’a rien de complexe, en tout cas il n’est pas plus complexe que tout autre conflit. Vous avez décrété qu’il était complexe sans aucun argument.

                        « à appliquer un principe que vous réprouvez. »

                        Je lis donc dans votre réponse que vous n’avez rien contre le fait de discriminer les Arabes parce qu’arabes.

                        « Comprenez que cette perspective effraie les israéliens, y compris les moins enthousiastes à l’égard de Netanyahu and co. Ils ne vont pas prendre le risque de s’auto-détruire pour faire plaisir à l’illustre Slovan, riverain sur rue89. »

                        Je ne leur demande pas de s’auto-détruire, puisque je crois au contraire que la présence d’une forte communauté juive dans cette région est bien plus en péril du fait de cette obsession de promouvoir des politiques de discrimination raciale. A cause de cette politique, les Arabes ont raison d’en vouloir au pouvoir israélien et, à terme, cela met en péril ce qui reste de démocratie en Israël.
                        Regarder la Serbie de Milosevic : à force de vouloir discriminer les citoyens d’origine albanaise au Kosovo, ils ont au final tout perdu, et foutu en l’air la communauté serbe du Kosovo.
                        Je crois fondamentalement que le sionisme sous forme d’un Etat ethnique est la pire chose pour les Juifs au Proche-Orient.

                        « Ce sont tout simplement des pragmatiques, conscients que l’application inconsidérée de votre joli principe risque de conduire l’un des protagonistes à l’anéantissement pur et simple »

                        Pas plus de risque que promouvoir l’égalité des droits en Afrique du Sud n’a amené à l’anéantissement des Blancs.
                        Il faut un courage politique qu’a eu De Klerk pour cela. J’espère un De Klerk israélien.
                        Comme vous, beaucoup de Blancs sud-africains disaient que les Blancs seraient chassés et anéantis si on enlevait les politiques de discrimination.
                        Je crois que les Israéliens qui refusent cette voie se voilent la face et font perdre du temps à leur pays, comme ce fuit le cas des Sud-africains qui refusaient ce changement de politique.
                        D’ailleurs, beaucoup d’Israéliens que j’ai interrogé m’ont dit qu’ils savaient qu’il faudra bien un jour qu’Israël ne soit plus un Etat défini ethniquement.
                        J’ai sûrement autant d’empathie que vous sur la sombre perspective qui entoure les Israéliens, sauf que je n’ai pas la même analyse que vous sur les façons de résoudre les problèmes.

                    • leconcombrevert
                      leconcombrevert répond à Slovan
                      La vraie vérité > : -))
                      • Posté à 10h52 le 08/10/2010
                      • Internaute 8843
                        La vraie vérité > : -))

                      Slovan, derrière vos grands mots, vous faites preuve d’un manque d’entendement singulier.

                      Saviez vous, que encore très récemment, des pays comme la Suède où la Grèce interdisaient à tout ressortissant étranger, non établi dans le pays, d’acquérir des maisons et des terrains ; du moins dans certaines zones géographiques.
                      Saviez vous qu’en France des terres agricoles ne peuvent être cédées librement à qui en veut, mais seulement si un organisme s’appellant SAFER ne fait pas valoir son droit de préemption ?

                      Racisme, allez vous me dire ? Votre vocabulaire mérite bien Non, tout simplement, protectionnisme économique - la volonté d’empêcher une flambée des prix au détriment des Suédois / Grecs / agriculteurs.

                      • Slovan
                        Slovan répond à leconcombrevert
                        Baroudeur
                        • Posté à 14h32 le 08/10/2010
                        • Internaute 63535
                          Baroudeur

                        Votre manie de la comparaison ne convainc personne. Au lieu de vous perdre en comparaison à côté de la plaque, répondez sur le fond.

                        « des pays comme la Suède où la Grèce interdisaient à tout ressortissant étranger, non établi dans le pays, d’acquérir des maisons et des terrains ; du moins dans certaines zones géographiques »

                        Cela n’a rien à voir avec une loi qui empêche des RESIDENTS et CITOYENS d’Israël d’acquérir certaines terres au seul motif que leur origine ethnique (arabe) n’est pas la bonne.

                        • leconcombrevert
                          leconcombrevert répond à Slovan
                          La vraie vérité > : -))
                          • Posté à 17h04 le 08/10/2010
                          • Internaute 8843
                            La vraie vérité > : -))

                          Ben, et que penser alors de la loi Palestinienne qui punit de mort la vente de terrains par des Arabes à des Juifs ou à des Israéliens ! Là, je suppose, vous n’y voyez aucun inconvénient.

                          Lien

                          Je suis contre la peine de mort, mais je comprends parfaitement que la PA veuille interdire aux Palestiniens de vendre leurs terres à des colons.

                          C’est compréhensible à cause du contexte historique, du fait que Israël et la Palestine sont en guerre où du moins pas en paix (encore), et ca n’a rien à voir avec des mesures racistes où autrement discriminatoires. Et vouloir tout juger à l’aune de ce qui se fait en France, ben, on se plante.

                          Mais je sais,quand on prêche un con-vaincu d’avance, à quoi bon.

                          • Slovan
                            Slovan répond à leconcombrevert
                            Baroudeur
                            • Posté à 21h43 le 09/10/2010
                            • Internaute 63535
                              Baroudeur

                            Non, cette loi est tout autant raciste. C’est le racisme des victimes. On observait de telles marques de racisme anti-blanc parmi la communauté noire d’Afrique du sud.

                            « quand on prêche un con-vaincu d’avance, à quoi bon. »

                            Ah, les insultes.... (soupir)
                            Cela manquait à votre palette.. Quel brillant témoignage.

                            • leconcombrevert
                              leconcombrevert répond à Slovan
                              La vraie vérité > : -))
                              • Posté à 00h54 le 11/10/2010
                              • Internaute 8843
                                La vraie vérité > : -))

                              Vous avez le « racisme » facile. Peut-etre vous devriez faire l’acquisition d’un dico des synonymes pour varier un peu.
                              Insultes ?

                              • Slovan
                                Slovan répond à leconcombrevert
                                Baroudeur
                                • Posté à 10h05 le 11/10/2010
                                • Internaute 63535
                                  Baroudeur

                                Je n’ai pas l’appréciation de racisme facile, mon appréciation est strictement la même que celle que font les juges dans les Etats de droit. Si vous trouvez que la France est trop sensible par rapport au racisme, posez-vous des questions, car votre façon d’aborder le conflit israélo-palestinien est idéologiquement biaisée.

                                Le racisme pour la justice c’est la généralisation sur l’origine ethnique d’une personne. Une politique de discrimination raciale c’est le fait de traiter différemment des gens uniquement parce qu’ils appartiennent à telle ou telle origine ethnique. Renseignez-vous. Je crois que vous êtes complètement à la ramasse sur ce sujet, et ne vous rendez pas compte à quel point votre tolérance sur la discrimination raciale est choquante.

        19 autres commentaires
      • unagi-
        unagi- répond à leconcombrevert
        卑語
        • Posté à 17h14 le 07/10/2010
        • Internaute 24252
          卑語

        Bonjour lecomcombre.
        Il me semble que la diaspora dans le sens ou nous l´entendons ne constitue pas le coeur de la demande palestinienne, le terme de retour il me semble porte aussi et surtout sur les populations des camps palestiniens dans les différents états de la région :
        Les réfugiés palestiniens sont les Palestiniens qui, parmi la diaspora palestinienne, ont un statut spécial de réfugié reconnu par l’UNRWA. Contrairement au statut de réfugié donné depuis 1945 par l’ONU aux autres populations déplacées au cours de conflits dans le reste du monde, le statut de réfugiés palestiniens englobe non seulement l’ensemble des personnes qui résidaient en Palestine mandataire entre juin 1946 et mai 1948 et qui ont quitté leur région suite à la guerre israélo-arabe de 1948-1949, mais comprend également leurs descendants. Leur nombre s’est ainsi multiplié par 5 en 50 ans. Le problème de ces réfugiés palestiniens se pose depuis plusieurs décennies, cette population n’ayant pas été absorbée dans la population des pays d’accueil et en l’absence de solution définitive au conflit israélo-arabe. Le « retour » de cette population sur des territoires aujourd’hui israéliens est revendiqué par les dirigeants palestiniens, tandis que les Israéliens le refusent dans leur grande majorité, craignant un déséquilibre démographique dans leur pays. wiki

        Des millions de réfugiés palestiniens au Proche-Orient

        Sur les 3,6 millions de réfugiés palestiniens que compte le Proche-Orient en juin 1999, un tiers vivent dans les camps, et plus de la moitié hors de Palestine, dont une majorité en Jordanie, premier pays d’accueil. Pour tous se pose, depuis la première vague d’exil en 1948-49, la question du droit au retour.

        Sources : Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

        Lien

         
        • caro
          caro répond à unagi-
          délinquante avérée
          • Posté à 21h16 le 07/10/2010
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          je voudrais vous poser 2 questions :

          - pourquoi les pays d’accueil ont refusé depuis 1948 d’intégrer les Palestiniens réfugiés et les ont laissé croupir dans des camps, avec l’UNRWA comme seule aide ?
          - pour quoi les 8 à 900 000 juifs chassés des pays arabes n’auraient pas droit au retour, eux aussi, même si eux, ont été intégrés dans les pays d’accueil ?

          • unagi-
            unagi- répond à caro
            卑語
            • Posté à 23h08 le 07/10/2010
            • Internaute 24252
              卑語

            Bonsoir caro,
            Je ne sais pas. Pour le retour des juifs chassés des pays arabes je te répondrai demain.
            Si les palestiniens avaient eu l´opportunité de « vivre » dans les pays d´accueil la question du retour ne poserai pas dans les mêmes termes voire ne se poserai pas pour beaucoup.
            je ne voie pas d´pposition sur les questions du rapatriement pour juifs et arabes à la différence que les juifs ont une patrie alors que les palestiniens non.
            Bonne nuit.

            • caro
              caro répond à unagi-
              délinquante avérée
              • Posté à 00h03 le 08/10/2010
              • Internaute 6484
                délinquante avérée

              bonsoir unagi,
              J’espère bien que les Palestiniens auront leur patrie aussi, mais ça ne règlera pas le problème des retours des Palestiniens qui ont fui les régions qui sont devenus israéliennes en 1948.
              C’est pourquoi les différentes orgas pacifistes proposent d’indemniser ceux qui ne reviendraient pas.

              Bonne nuit

              • unagi-
                unagi- répond à caro
                卑語
                • Posté à 13h33 le 08/10/2010
                • Internaute 24252
                  卑語

                I´m back ! Désolé pour la longueur du post mais j´apprends.

                Sur les réfugiés .

                1. Du statut d’habitant de la Palestine à celui de réfugié.

                Le problème palestinien est né dans l’impossibilité de concilier deux promesses : celle faite aux Arabes pour se soulever contre l’Empire Ottoman, allié de l’Allemagne, et celle faite aux sionistes, par la déclaration Balfour du 2 novembre 1917 en faveur de l’instauration d’un « foyer national juif “ en Palestine. A la veille de la création de l’Etat d’Israël on comptait une population en Palestine d’environ 1 400 000 habitants, la population juive représentant le tiers de la population totale et ne possédant que 6 à 7% des terres . L’idée du transfert de population fit son apparition dès 1937, par la commission Peel.

                Dans son rapport, la Commission Peel recommande dans un premier temps la partition de la Palestine en deux parties : Jérusalem, Bethléem et Nazareth constitueraient une enclave mandataire, les plaines côtières et la Galilée pour les juifs, le reste étant attribué aux Arabes de Palestine. Accompagnant ce premier plan de partage, Peel préconise le transfert de 225 000 Arabes vivant dans la partie attribuée aux juifs vers la partie attribuée aux Arabes, et inversement le transfert de quelques 1250 juifs vers la partie allouée aux juifs.

                2. Les conditions d’exécution de l’expulsion

                C’est ce que Benny Morris appellera l’opportunité qui sera ensuite saisie dans différentes phases pour accomplir le transfert de la population palestinienne et donc la transformation d’une grande majorité de la population palestinienne d’habitants en réfugiés. En effet, les juifs, et notamment Ben Gourion, qui est à l’époque le président de l’Agence juive, et bien que n’ayant pas programmé au départ ce transfert, va rebondir et jusqu’à l’adoption du plan de partage le 29 novembre 1947 par les Nations Unies, établira des ‘ Lignes d’actions dans ce sens : L’Etat juif discutera avec ses voisins des Etats arabes la question du transfert volontaire des fermiers arabes, des ouvriers et des fellahs de l’Etat juif vers les Etats voisins . En fait la politique générale de l’Agence juive est d’agir sur le plan international pour obtenir le plus de soutien à la création de l’Etat juif tout en multipliant les faits accomplis en Palestine par la création de nouvelles implantations et l’intensification de l’immigration clandestine. Dès le lendemain du vote du plan de partage de 1947, la spirale de la violence prendra le pas, et les combats se propageront entre juifs et Arabes en Palestine.

                Less expulsions débuteront dès les mois de février et de mars 1948. Ainsi on retrouve dès le mois de décembre 1947 un appel dans ce sens fait par Yohanan Retner et Fritz Eisenstadt, deux figures de la Haganah, qui le 19 décembre appellent à une défense agressive voulant dire : pour chaque attaque arabe nous devons être prêts à répondre de manière décisive, par la destruction des lieux ou par l’expulsion des habitants et en prenant leur place.’ Dès février 1948, la Haganah met en place des plans de destructions organisés, selon d’ailleurs un schéma établi dans le plan Dalet.
                Les expulsions de certaines régions vont augmenter la terreur chez les Palestiniens, dont certains fuiront avant d’être victimes à leur tour de cette violence et de ces expulsions.
                L’annonce de la création de l’Etat d’Israël par Ben Gourion le 14 mai 1948, et l’arrivée le lendemain des armées arabes pour défendre la Palestine, achèvera cette première expulsion massive.
                C’est ainsi que les habitants de Palestine devinrent pour la majorité des réfugiés avant de le redevenir au lendemain de la guerre de 1967.

                A l’issue de la guerre de 1948, terminée comme nous l’avons vu par la signature des accords d’armistice, Israël ‘a repoussé ses frontières bien au-delà de ce que prévoyait le plan de partage’. En augmentant le nombre d’immigrants juifs dans le territoire israélien, les gouvernements israéliens ont été rapidement confrontés à deux problèmes essentiels : une pénurie de logements, et un besoin d’eau.
                Les années cinquante verront des offensives militaires régulières sur la question de l’eau, Israël attaque régulièrement les pays arabes voisins dans leurs travaux de barrages et autres projets, notamment des projets liés au plan Johnson de 1955. Mais Israël refuse d’appliquer le plan Johnson car elle souhaite un contrôle de l’eau presque exclusif. C’est dans ce contexte qu’éclatera la guerre de 1967 qui permettra à Israël d’occuper la Cisjordanie, la Bande de Gaza, le Sinaï en Egypte, le Golan en Syrie. Ces étapes permettront ainsi à Israël de contrôler les ressources en eau ; elle mettra en place une colonisation de ces territoires afin d’y établir une politique de faits accomplis, et de Cisjordanie 300 000 Palestiniens se retrouveront sur les routes de l’exil..

                II. L’Organisation des Nations Unies face aux réfugiés.

                1. Des solutions dans l’urgence.

                Les Nations Unies doivent gérer l’urgence de l’arrivée massive de réfugiés dans les territoires arabes voisins d’Israël. Avant la création de l’Etat d’Israël, ces personnes sont considérées comme déplacées, par les évènements. Mais au lendemain de la proclamation de l’Etat d’Israël, la notion de déplacement fait place à celle de réfugiés. En réalité ce qui va en faire des réfugiés, c’est la décision de la Haganah notamment, au lendemain des attaques d’avril et mai 1948 d’empêcher ces personnes déplacées de revenir dans leur foyer.

                Les Nations Unies sont donc engagées dans le remplacement des Anglais sur le terrain. Le médiateur des Nations Unies, le comte Bernadotte arrive à Jérusalem pour la première fois en juin 1948
                La situation de ces réfugiés est désespérée.
                2.La naissance de la Commission de Conciliation pour la Palestine (CCP).

                C’est dans ce contexte, et suite aux recommandations du comte Bernadotte, que l’Assemblée Générale des Nations Unies vote le 11 décembre 1948 la résolution 194 (III). A cette commission, trois membres siègent ; la France, la Turquie et les Etats-Unis, avec la présence des britanniques en tant que puissance mandataire. Sa première mission est de ‘ négocier un règlement des litiges entre Israël et les Etats arabes de l’Arabie Saoudite, de l’Egypte, de l’Irak, du Liban, du Royaume Hachémite de Jordanie, de la Syrie et du Yémen.’ Cette mission se soldera par un échec, les Etats arabes demandant la réintégration des réfugiés en Palestine, conformément à la résolution, et Israël refusant toute discussion à ce sujet en dehors d’un règlement global avec les Etats arabes.
                champs d’intervention de la CCP, établis par le paragraphe 11 de la dite résolution : ‘ Décide qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables ;’. La première mission dont la CCP sera en charge, en vertu de cette résolution sera notamment le déblocage des avoirs bancaires appartenant aux réfugiés palestiniens, bloqués dans des banques en Israël, essentiellement les banques Barclays (D.C.&O) et la Banque Ottomane. Cette mission amènera une première coopération de travail entre Israël et les pays arabes où se trouvaient les réfugiés par le biais de la CCP.
                Même si la CCP semble ne plus avoir de rôle aujourd’hui, la base de son action a été transmise aux groupes de travail après 1993 dans le cadre des négociations qui ont suivi la signature des accords d’Oslo signés en 1993.
                La guerre de 1967 amènera un supplément de 300 000 réfugiés et surtout une situation qui va s’ancrer dans la durée avec l’expansion territoriale israélienne sur la Cisjordanie, Gaza, mais aussi par la suite le Sud-Liban et le Golan en Syrie. Les camps de réfugiés, montés dans la hâte de la catastrophe, ou la Nakba en arabe, sont faits de tentes en tissus, qui seront petit à petit remplacées par des maisons en tôles puis des maisons en dur, créant de véritables structures de villages au sein de chaque camp. En fait avec un statut juridique à part, et une situation humaine également différente des pays d’accueil, les camps de réfugiés seront la base de développement de la résistance palestinienne.

                Au début, cette émancipation politique des camps s’est faite avec l’aval des pays d’accueil, mais avec le temps les Palestiniens le paieront cher puisque, au sein de pays dont les méthodes locales étaient souvent très anti-démocratiques, et où le ressentiment des réfugiés était très fort face à ce qu’ils considéraient comme de la lâcheté de la part des Etat arabes, les autorités locales vont à plusieurs reprises mater la résistance dans le sang. Ce sera le cas en septembre 1970 en Jordanie, avec Septembre Noir, lorsque le roi se déchaînera sur la résistance palestinienne, et où ces derniers finiront par demander à nouveau l’exil au Liban, où ils obtiendront un accord de principe pour mener la résistance à partir du territoire libanais.

                2. La dynamique des accords d’Oslo et ses conséquences pour les réfugiés.

                La signature en septembre 1993 de la Déclaration de principe, ou accords d’Oslo, va modifier le paysage pour différentes raisons. Tout d’abord, depuis la conférence de Madrid en octobre 1991, les Etats-Unis ont supplanté les Nations Unies dans leur rôle. Les accords d’Oslo ont été en quelque sorte une réinterprétation des résolutions des Nations Unies notamment la résolution votée au Conseil de Sécurité n° 242 le 22 novembre 1967, qui impose le retrait des territoires occupés par Israël, mais aussi la résolution 194 (III) du 11 décembre 1948 quant au droit au retour des réfugiés et aux compensations dues en cas de non-retour.
                De la même manière que, dans les années 1950, les Anglais et les Américains firent le maximum pour faire comprendre aux Palestiniens qu’il n’y aurait jamais de retour aux frontières légales en vertu de la résolution 181 (II) des Nations Unies sur le plan de partage, les Américains essaient de faire accepter aux Palestiniens, 50 ans plus tard, qu’il n’est plus question de revenir aux frontières de 1967, largement incorporées dans les frontières de l’Etat hébreu par la présence massive des colonies depuis 1967.
                En Jordanie : En plus du statut de réfugié et de l’inscription à L’UNRWA, la Jordanie a conféré le statut de résident et de citoyen jordanien à tous les ressortissants palestiniens vivant sur son territoire mais aussi à une partie de ceux qui vivaient en Cisjordanie. Ceux qui résident en Jordanie ont tous les droits des jordaniens, avec un passeport, mais demeurent inscrits pour beaucoup à l’UNRWA, en cas de mise en place du système de droit au retour ou à la compensation. Ceux qui résident en Cisjordanie ne bénéficient en fait que d’un titre de voyage, leur séjour en Jordanie étant conditionné par les décisions gouvernementales jordaniennes.

                En Syrie : La Syrie octroie des droits assez semblables à ceux des nationaux, mais les Palestiniens n’ont pas de passeport, mais un laisser-passer qui donne des difficultés pour l’obtention des visas.

                Au Liban : Les Palestiniens au Liban sont dans les conditions les plus difficiles puisqu’ils ne disposent pas du droit au travail, ni de passeport, et leur laisser-passer est difficilement renouvelé par les autorités libanaises. Ils se trouvent donc très tributaires de l’aide de l’UNRWA, et leurs conditions de vie sont extrêmement difficiles. Depuis la guerre du Liban en 1975 leurs conditions de séjour n’ont cessé de se dégrader.

                En Egypte : Ils y disposent d’un laisser-passer, mais toute sortie de l’Egypte ne leur garantit pas qu’ils pourront y retourner. Les habitants de la Bande de Gaza ont, jusqu’aux accords d’Oslo, bénéficié de ce laisser-passer. Mais là aussi leurs droits, pour ceux résidant en Egypte sont très limités. Il y a d’ailleurs peu de Palestiniens en Egypte par rapport aux autres pays.

                En Cisjordanie : Une partie a un passeport jordanien, bien que vivant en Cisjordanie. D’autres ont un laisser-passer israélien avec la mention de nationalité : indéterminée. Aussi sujet à un renouvellement difficile. Certains ont obtenu un passeport israélien mais renouvelable aussi dans les mêmes conditions. Depuis les accords d’Oslo, les sujets résidant dans les zones A délimitées par les dits accords ont obtenu un passeport palestinien.

                Bande de Gaza : La majorité a obtenu un passeport palestinien mais certains possèdent encore des laisser-passer égyptiens, l’Autorité palestinienne n’ayant pas encore eu le temps d’accomplir les transferts administratifs.

                Sandrine Mansour

              • unagi-
                unagi- répond à caro
                卑語
                • Posté à 14h06 le 08/10/2010
                • Internaute 24252
                  卑語

                Dès les pogroms tsaristes, combinés aux effets de l’affaire Dreyfus, l’idée d’un Etat refuge face à des persécutions s’est développée. Le fait que le pays qui devait servir de havre et de refuge soit peuplé ne posait alors pas problème [3] dans la mesure où, à l’époque, ceux qu’on appellera par la suite les pays colonisés ou les pays du Sud ne comptaient pas. La perception que cette lecture de l’histoire est juste va être amplifiée avec le déferlement de la barbarie nazie. Après la deuxième guerre mondiale, la terre entière est convaincue que la proclamation de l’Etat d’Israël est la réponse juste à une injustice. Et donc, il ne s’agit même pas, dans le cas d’Israël, d’une légitimité politique ou de facto mais d’une légitimité morale.

                Chaque individu est éduqué avec ce sentiment de vivre dans une citadelle assiégée et ressent une double inquiétude : celle que son Etat ne soit plus légitime, et donc que l’édifice s’effondre, et celle que lui-même ne soit plus autorisé à être là où il est, pour certains là où ils sont nés, et que donc son existence physique soit remise en question, « c’est à dire l’idée du massacre ».

                « On le voit, cette question du droit au retour touche à des registres qui ne sont pas strictement diplomatiques, politiques ou humanitaires, mais relève aussi d’autre chose de type schizophrénique, psychanalytique ». D’où cette posture défensive permanente. C’est ce qui a constitué l’essence du blocage dans les négociations. C’est pour cela aussi que les discussions dans tous les sens sur la démographie sont des pièges.

                Les premières négociations se sont donc ouvertes à Ottawa. L’objectif de la délégation palestinienne était de fonder les négociations sur la résolution de l’ONU sur le droit au retour. Pour cela, se référant aux « termes de référence » que les Américains leur avaient imposés ailleurs, ils ont obtenu, en l’absence des Israéliens qui avaient cette fois-là fait l’erreur (qui ne s’est pas reproduite) de pratiquer ? « la chaise vide », de mettre au préambule des négociations multilatérales que celles-ci seraient fondées sur les résolutions de l’ONU relatives à la question des réfugiés palestiniens, marquant ainsi un point de référence vital.

                Caro je ne comprenais pas ta référence aux déplacement des populations juives des états arabes
                « tout au long des négociations, Américains et Israéliens ont inventé un certain nombre de “ trouvailles ”
                La seconde “ trouvaille ” a été de considérer qu’il y avait eu des Palestiniens qui étaient partis de chez eux et des Juifs qui avaient été chassés des pays arabes en raison du conflit, de faire le calcul de part et d’autre et de conclure qu’il y avait eu échange de populations. Mais une deuxième bataille a été menée contre ce thème et cette logique a été de nouveau bloquée. »

                Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a rappelé, dimanche, les trois principes de tout accord de paix avec les Palestiniens avant l’ouverture de négociations directes à Washington. « Notre intention est d’avancer sérieusement et de façon responsable en vue d’un accord de paix (...) basé sur trois principes », a déclaré le Premier ministre lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement, au cours de laquelle il a rappelé ces principes, selon un communiqué officiel.

                « Avant tout, il faut une reconnaissance d’Israël comme État du peuple juif et que l’accord stipule la fin du conflit “, a déclaré Benyamin Netanyahou. Il a estimé qu’une telle reconnaissance permettrait d’exclure des ‘demandes supplémentaires’, en allusion à la revendication palestinienne d’un ‘droit de retour’ en Israël des réfugiés de 1948.

                ‘Il faut des arrangements de sécurité concrets sur le terrain qui garantiront que ne se reproduira pas en Judée Samarie (Cisjordanie) ce qui s’est passé au Liban et à Gaza après les retraits israéliens’, a poursuivi le Premier ministre en référence aux attaques anti-israéliennes à partir de ces territoires. ‘Je suis convaincu que nous pourrons progresser en vue d’un règlement qui apportera la stabilité et la sécurité aux deux peuples ainsi que la stabilité à la région, si les Palestiniens abordent les prochaines négociations avec le même sérieux que nous’, a encore déclaré Benyamin Netanyahou.

                Quatre millions de réfugiés palestiniens en comptant les descendants

                Je pense que le retour des réfugiés dans les territoires d´1967 est impossible et ne se fera pas, la question est comment gaza et la Cisjordanie peuvent ils accueillir plus de 4 millions de réfugiés, je pense que là aussi il s´agit d´une impasse.

                Un exemple .
                * La gestion de l’eau

                Israël se réserve une grande partie des nappes phréatiques dans le sous-sol de la Cisjordanie. Les Palestiniens, qui ont l’interdiction de creuser des puits et qui sont obligés d’acheter l’eau auprès de Mekorot, la compagnie d’eau israélienne, réclament un partage équitable.

                Selon Amnesty International, la consommation d’eau annuelle des Israéliens est quatre fois plus importante que celle des Palestiniens. L’organisation estime en outre que ‘Israël utilise plus de 80 % de l’eau provenant de l’aquifère de montagne, principale source souterraine en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, tout en limitant à seulement 20 % la consommation des Palestiniens. Or, il s’agit de l’unique source d’eau pour les Palestiniens en Cisjordanie, alors qu’Israël dispose de plusieurs sources d’approvisionnement et utilise toute l’eau disponible du Jourdain’.

                Le chef du gouvernement israélien exclue en outre de geler la colonisation de la Cisjordanie occupée, où se sont installés illégalement plus de 300.000 Israéliens. Sur ce point, il faut selon lui ‘permettre aux habitants des implantations de vivre normalement’, c’est-à-dire permettre à Israël d’occuper encore plus largement les Territoires palestiniens – et Jérusalem-Est – en vertu de la ‘croissance naturelle’ des colonies.

                L’avantage de la colonisation et du refus de conclure le processus de paix est clair du point de vue israélien : c’est le gain territorial, la captation progressive de la totalité de la Palestine historique.
                Mais outre le fait que l’état de guerre est un outil au service de la conquête territoriale via la colonisation, l’analyse coûts/avantages semble en faire un choix rationnel du côté israélien.

                • unagi-
                  unagi- répond à unagi-
                  卑語
                  • Posté à 14h08 le 08/10/2010
                  • Internaute 24252
                    卑語

                  pour revenir sur la question des pays d´accueil :
                  LA QUESTION DES REFUGIES PALESTINIENS EN JORDANIE ENTRE DROIT AU
                  RETOUR ET REINSTALLATION PERMANENTE

                  Lien

                • leconcombrevert
                  leconcombrevert répond à unagi-
                  La vraie vérité > : -))
                  • Posté à 17h14 le 08/10/2010
                  • Internaute 8843
                    La vraie vérité > : -))

                  Unagi, bonjour,

                  excuse moi de n’avoir toujours pas répondu, le problème des réfugiés palestiniens est effectivement un sujet d’importance qui doit trouver un règlement juste si on veut arriver à une solution durablement pacifique.

                  Dans le cadre de l’Initiative de Genève des Palestiniens et des Israéliens ont élaboré des solutions - comme pour pratiquement toutes les questions importantes -

                  L’accord de Genève
                  Lien

                  cf.art. 7.

        7 autres commentaires
      • justlibre
        justlibre répond à leconcombrevert
        argnogme
        • Posté à 10h55 le 08/10/2010
        • Internaute 124309
          argnogme

        Finkielkraut ET NON FINKIELSTEIN

         
        • leconcombrevert
          leconcombrevert répond à justlibre
          La vraie vérité > : -))
          • Posté à 17h15 le 08/10/2010
          • Internaute 8843
            La vraie vérité > : -))

          Ah, zut, qu’est qu’il m’arrive ! Merci !

          • justlibre
            justlibre répond à leconcombrevert
            argnogme
            • Posté à 20h26 le 09/10/2010
            • Internaute 124309
              argnogme

            oui il ne faut pas confondre un historien avec un pseudo philosophe raciste

        2 autres commentaires
    • Assag
      Assag répond à Slovan
      oO
      • Posté à 08h38 le 08/10/2010
      • Internaute 125994
        oO

      Monsieur Serraf,

      autant j’ai trouvé salutaire votre billet précédent sur les fans révisionnistes de Cantat, autant celui-ci me laisse sans voix...

      90% de pas grand chose où on en voit pas où vous voulez en venir et 10% de nauséabonderies Finkielkrautiennes, pas même pour les critiquer ! Ecoeurant. « Tout le monde ne peut pas cohabiter avec tout le monde ». On est sur le blog d’un « libéral de gauche » ici ? Un positionnement à géométrie variable on dirait...

      Pour rappel ce sont les peuples européens qui ont par leur violence récurrente envers les populations juives (et son paroxysme du 20è siècle) engendré tout ce drame. Pas ceux du Moyen-Orient où la cohabitation avait une longue histoire. L’idée d’un seul état, ne vous déplaise, n’est pas qu’une lubie récente d’extrémistes fous, mais aussi une proposition portée notamment par des pacifistes Israéliens. Voir par ex. Lien sur la question.

      Heureusement qu’il y a les commentaires informés et conséquents de Slovan pour sauver le niveau de cette page web...

  • Waldeck
    Waldeck
    Le désenchantement, c'est (...)
    • Posté à 16h13 le 07/10/2010
    • Internaute 36864
      Le désenchantement, c'est (...)

    -« Et si l’on entendait dire d’Arafat, dans le temps, qu’il ne manquait jamais une opportunité de manquer une opportunité de faire la paix sur ces bases ... »

    Puisque l’on parle des gloires passées - ou trépassées - , Ariel Sharon a-t-il été très opportun en faisant son intéressant sur l’Esplanade des Mosquées, déclenchant ainsi la seconde Intifada ?

    • Asse42-
      Asse42- répond à Waldeck
      Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
      • Posté à 20h37 le 07/10/2010
      • Internaute 25124
        Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

      Ne négligeons pas la création de ce nouvel organisme juif qui semble être plus réaliste que le sionisme pur et dur. On va peut-être enfin pouvoir critiquer Israël sans passer pour des fachos ou des antisémites. C’est déjà ça.

      Le CRIF, qui dirige notre pays, aura peut-être aussi une pression populaire juive plus équilibrée et plus humaine.
      Lien

      Mais on peut se demander si tout cela n’est pas de l’enfumage lorsque l’on voit déjà poindre l’état unique, le grand Israël, rêve ultime des sionistes qui rêvent surtout d’expulser les musulmans de Jerusalem pour détruire la mosquée et récupérer ce fameux temple de Salomon qui n’a rien de juif puisqu’il n’apparaît dans aucun texte autre que le nouveau testament :
      Lien

      Finalement on nous trimballe sur les mêmes idées qu’il y a 30 ans sans que cela change quoi que ce soit concrètement. Cela ne fait qu’empirer.

      • caro
        caro répond à Asse42-
        délinquante avérée
        • Posté à 21h18 le 07/10/2010
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        « Le CRIF, qui dirige notre pays, »

        vous voulez donner un exemple, avant de passer pour un antisémite qui croit que les juifs dirigent tout ?

      • leconcombrevert
        leconcombrevert répond à Asse42-
        La vraie vérité > : -))
        • Posté à 22h12 le 07/10/2010
        • Internaute 8843
          La vraie vérité > : -))

        P’tain, Ségolène, je te plains !

        Et juste pour ajouter encore á la confusion : JCall est parfaitement pro-sioniste, JCall se bat pour un état israélien démocratique, existant en paix et bon voisinage, si possible, à coté d’un état Palestinien.

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