
Fusion des antennes de Radio France : murmures (de Berlin)
Rien ne permet d'affirmer que le gouvernement prépare le démantèlement et la privatisation de Radio France. Raison de plus pour rester vigilant…

Le Larousse, qui n'est pas précisément un dictionnaire médical mais auquel on peut tout de même accorder un certain crédit en matière lexicale, propose les définitions suivantes du mot « paranoïa » :
« 1) psychose caractérisée par la présence d'idées délirantes systématisées et permanentes, surtout à thème de persécution. 2) Comportement, attitude de quelqu'un, d'un groupe qui a continuellement tendance à se croire persécuté et agressé. »
A cette aune, est-il légitime de suggérer que la section Radio France du Syndicat national des journalistes est parfois sujette à de tels dérèglement dans sa perception du monde extérieur ?
Hum, le risque existe toujours, ce faisant, de se retrouver dans la situation d'un Pierre Lellouche qui, en ironisant sur la droite britannique, s'est récemment attiré les foudres des associations de défense des autistes mais je ne crois pas que le lobby des paranoïaques soit très puissant et je veux bien tenter ma chance…
« Une radio unique, comme le Parti d'avant la chute du mur ! »
Les délégués SNJ de la « Maison Ronde » sont en effet convaincus que cette journée du 9 novembre -durant laquelle toutes les stations de Radio France font antenne commune pour commémorer la chute du Mur de Berlin- n'est qu'une manœuvre ouvrant la voie à une fusion permanente des fréquences ! C'est en tout cas ce que l'on comprend d'un communiqué daté du 11 septembre dernier, fustigeant cette initiative de la direction :
« (…) Leur grande idée, pour un énorme événement, le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, c'est de réduire toutes les antennes de Radio France à une radio unique, comme le Parti d'avant la chute du mur. (…)
Ce jour là, Radio France abolira quarante ans de marche en avant et prouvera aux pouvoirs publics qu'une seule chaîne c'est mieux que cinquante ! Le PDG adresse un signe aux parlementaires : “ La radio coûte moins cher quand on en fait une seule ! ”
Message qui sera reçu cinq sur cinq au moment où se prépare la négociation du COM (le contrat d'objectifs et de moyens), c'est-à-dire le budget –et donc aussi les effectifs– de Radio France pour les 5 années à venir (…) »
Jean-Luc Hees a beau expliquer qu'il s'agit surtout de mobiliser les énergies de tout un groupe pour mieux les fédérer et que ce procès d'intention est du grand n'importe quoi, rien n'y fait. Nommé par Sarkozy, ce type est nécessairement le fossoyeur du service public radiophonique et cette affaire de mélange des antennes pendant vingt-quatre heures ne trompe personne :
« 6 chaînes nationales et 41 locales vont proposer un même bloc d'actualité, une même vision, une même approche. Pour un grand événement on décrète le programme minimum ! On détruit le logiciel de Radio France : sa diversité. »
Pour autant, et en dépit de ses menaces « de ne pas rester les bras croisés », le SNJ-Radio France n'a pas appelé à la grève en cette journée historique, considérant sans doute qu'il serait difficile de faire passer une coupure totale de l'antenne comme une lutte contre son musèlement par le pouvoir !
Le désamiantage, préalable à la privatisation ?
Les amateurs des matinales de France Inter et de France Culture s'en félicitent : dénicher un autre point de chute convenable sur la bande FM à l'heure du brossage de ratiches est toujours une grande souffrance.
Mais ils n'en oublient pas, toutefois, ces huit jours de silence-radio (sic) de 2003, lorsque le déménagement temporaire de certaines équipes avenue du Général-Mangin, soit à 20 mètres de la Maison de la Radio et pour cause de désamiantage, avait été présenté comme un préalable à la privatisation de France Inter et la vente du terrain à un promoteur immobilier…
Six ans plus tard, la station généraliste est toujours publique, reste solidement installée dans le top 3 des audiences FM et réintègrera bientôt des locaux modernisés et débarrassés de leur isolant toxique. Sans doute ce retour au bercail sera-t-il alors présenté comme annonciateur de quelque chose d'affreux mais, et j'ai beau fouiller le site du SNJ-Radio France dans tous ses recoins, Nostradamus ne s'est manifestement pas encore prononcé sur la question.
Il serait faux, néanmoins, de prétendre que les grèves se déclenchent à Radio France pour un oui ou pour un non. Il m'est arrivé de déjeuner à l'excellente cantine qui surplombe le bel édifice que nous devons à l'architecte Henry Bernard et aucune des rumeurs que j'ai tenté de faire circuler en poussant mon plateau n'a eu le moindre succès, qu'il s'agisse de la privatisation des ascenseurs (comme préalable à leur utilisation payante) ou de l'augmentation du prix du flan au caramel (comme préalable à la transformation de la cafète en restaurant de luxe réservé à l'encadrement).
Le prochain coup, je glisserai à mon voisin de table que Jean-Luc Hees envisage de démolir la Maison de la Radio et d'utiliser les gravats pour reconstruire le Mur de Berlin : ça devrait être efficace…
Photo : la Maison de la Radio en avril 2001 (Xavier Lhospice/Reuters)
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De Lugi
17H06 | 09/11/2009 |
Oui enfin bon... Maître Serraf, me permettez-vous de supposer que la fusion des antennes de radio France signifie qu'un certain nombre d'émissions ou d'animateurs vont recevoir le couperet ?
Ainsi que de rester sceptique sur l'intérêt de la démarche ?
à Lugi
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 17H46 | 09/11/2009 |
Si vous permettez, une fusion d'une journée risque d'avoir des conséquences assez limitée en matière d'emploi...
à Hugues Serraf
De mixture fait maison
18H21 | 09/11/2009 |
Par contre en matière de culture, de démocratie et de diversité ça a de graves conséquences...
Dites moi l'utilité de Stéphane Bern, des dizaines de jingles pénibles et des cotations boursières sur l'antenne de France Culture ?
Cette journée est un cauchemar radiophonique, j'ai écouté de la musique toute la journée et je me suis fendu d'une lettre à France Culture pour leur expliquer le désastre !
Je trouve ironique de célébrer la chute d'un régime totalitaire par l'érection d'un système en train de le devenir.
à mixture fait maison
De tobernite
12H54 | 10/11/2009 |
Moi aussi j'ai écrit à France-culture pour râler ! En gros, c'est pour les mêmes raisons : ça vous pourrit une journée, de se réveiller au son d'une pub pour les notaires en guise d'Éloge du savoir !
à mixture fait maison
De Artemisia
23H35 | 10/11/2009 |
Une horreur cette journée en effet, j'ai écrit à F culture et à Inter pour râler. Curieux comme ça faisait "pays de l'Est".
à Hugues Serraf
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 18H54 | 09/11/2009 |
La confusion toute l'année semble ne pas nuire non plus à l'emploi de certains.
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 17H23 | 09/11/2009 |
C'est vrai que le "programme unique" de cette journée à R.F. a été particulièrement indigeste ( et la journée n'est pas finie ... ) .
De là à imaginer que cette expérience soit pérennisée, il y a une marge.
Si l'on a pas compris aujourd'hui que le Stalinisme c'était mal, on a rien compris, mais fallait-il nous l'asséner toute la journée, et sur tous les tons ?
Le message est clair : la Gauche mène au totalitarisme ! (donc la Droite nous mène directement au Nazisme ? )...
Jean Luc Hees (rien à voir avec Rudolf) nous expliquera que R.F. est "imprivatisable", comme dirait Estrosi.
à Waldeck
De moravagine
Observateur désabusé | 22H36 | 09/11/2009 |
C'est vrai qu'au bout d'une demi heure ce matin, ça m'a plus que gavé ! Donc j'ai farfouillé dans mes CD, ce soir en plus il fallait se farcir la blonde à Kouchner donc j'ai repuisé dans mes CD !
Merci à France-Inter de nous avoir fait revivre les pires heures des radios staliniennes, FI nous a donné aujourd'hui une idée de ce qu'était Radio Tirana il y a quelques années. On a compris ! Ce qui serait bien, c'est de nous éviter dans l'avenir ce genre de leçon d'histoire, surtout avec un Président falsificateur qui devient un clone de plus en plus évident d'un autre Nicolas qui sévissait en Roumanie.
à Waldeck
De Six renards
Étudiant | 11H26 | 10/11/2009 |
Oui, bon je crois qu'il faut relativiser un peu, le principe de cette journée c'était aussi de faire découvrir les émissions de l'ensemble du groupe aux auditeurs de radio france. Je n'écoute pas la radio en journée, mais conçois que Stépnane Bern ou un jeu à la con sur France culture puisse agacer, cela étant dit ça va aussi dans l'autre sens. Une soirée sans feuilleton romanesque à deux balles sur la même antenne (parce que France culture le soir, à l'exception d'à voix nue, ça craint quand même), ou Enthoven et un peu de classique sur Le Mouv', ça change un peu non ?
Ce n'est pas du totalitarisme, c'est une sorte d'atelier découverte, je n'ai pas regretté ma soirée pour ma part ! Sauf pour la pub, ça c'était consternant...
à Six renards
De tobernite
12H59 | 10/11/2009 |
Découvrir, découvrir ! Mais on n'a pas besoin de cette brutalité pour "découvrir" les autres stations de radio : il suffit de tourner le bouton des fréquences. Tout le monde peut le faire. Quant aux soirées France-Cult., moi je les aime bien. Surtout Du grain à moudre.
De caro
délinquante avérée | 17H28 | 09/11/2009 |
Certes, la destruction du mur de Berlin a été un moment fort de l'Histoire, le début du commencement de la fin du "bloc de l'Est", mais pourquoi imposer le même sujet sur toutes les chaines ? Pour moi, c'est une aberration !
Ce n'était pas la peine que les journalistes fassent grève, ce 9 novembre est comme une journée de grève avec la même émission partout.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H43 | 09/11/2009 |
C'est bien dommage : toutes les radios de Radio France faisant la grève en même temps à passer de la musique a la place de cette délirante propagande libérale a propos des 20 ans de la chute du mur , cela aurait été vraiment grandiose !
De roi141
17H47 | 09/11/2009 |
personnellement j'ai éteint ma radio ce 9 novembre alors que j'écoute Inter ou France-musique tous les jours . Complètement nulle cette journée commune avec les blas blas qui vont avec . C'est une énorme déception ce J.L.Hees alors que c'était un très bon journaliste , il faut croire que les responsabilités rendent fou .
à roi141
De zénon denon 84
Bonne | 19H39 | 09/11/2009 |
OUI surtout quand il était a Radio_classique .
Ou avec "la Ruggieri" on en avait ...plein les oreilles !!!
Elle est pas belle la vie à droite .
Bien fait
De victoria
18H00 | 09/11/2009 |
Cher Hugues, vos propos ont les mêmes couleurs vieillottes et passées que la photo que vous avez choisi pour les illustrer. Ils rappellent des choses tellement souvent entendues...
Plutôt que d'accuser de paranoïa les gens qui ont eu l'utrecuidance de critiquer une journée qui a vu les 7 chaînes de Radio France réduite à un seul filet de voix, pourquoi ne prenez-vous pas la défense de cette opération que visiblement vous trouvez intéressante, ce qui est votre droit le plus strict d'auditeur ?
Il m'a toujours semblé plus utile et enrichissant de débattre d'une idée plutôt que du quotient intellectuel supposé ou de la gueule de son auteur. Mais ce n'est qu'un avis personnel.
Par ailleurs, et puisque vous vous présentez comme journaliste, il semblerait utile de vérifier vos infos. Les travaux de Radio France ne sont absolument pas dus à la présence d'amiante, mais à des problèmes de structure. Quant à l'histoire de vente du terrain... première nouvelle.
Profitez tant que vous le pouvez encore de la vue de la cantine, après les travaux elle sera déplacée au rez de chaussée. Si j'étais paranoïaque je dirais que Jean-Luc Hees le fait exprès pour vous embêter...
à victoria
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 18H11 | 09/11/2009 |
Chère Victoria,
Je n'ai pas d'opinion bien tranchée sur la pertinence de cette fusion d'un jour. Si l'on m'avait demandé mon avis, j'aurais peut-être trouvé ça un peu trop. Mais c'est le baratin sur la manœuvre visant à convaincre le Parlement de fusionner définitivement qui me fait réagir, comme toutes ces protestations récurrentes contre des menaces inexistantes.
Mais pour le reste, le journaliste que je suis peut vous renvoyer à des dizaines de documents publics sur les travaux de désamiantage de l'immeuble, comme pourquoi pas, cet article sur les échafaudages "hors du commun" (selon leurs concepteurs) nécessités par ces opérations, au-delà d'une rénovation complète) :
http://www.layher.fr/pdf/article-maison-de-la-radio.pdf
Et pour finir sur le fantasme du terrain, il faudra vous reporter à cet article paru sur Acrimed, lui-même reprenant un papier du Monde qui n'est malheureusement plus disponible :
http://www.acrimed.org/article1296.html
à Hugues Serraf
De victoria
19H36 | 09/11/2009 |
Le journaliste que vous êtes, met justement en lien un papier qui commence par : "Il fallait faire quelques chose. La tenue au feu d'un immeuble de grande hauteur est fixée à 2 heures. La tour de la Maison de la radio aurait tenu moins de 10 minutes."
C'est ce problème de "style Pailleron" qui nécessite les travaux de Radio France. Sans cela c'est l'autorisation d'exploiter l'immeuble qui aurait été retirée par la Préfecture. L'amiante de la tour (zone sans bureaux) n'était pas le problème, juste une complication des dits travaux.
Voilà le lien avec la partie travaux du site officiel de Radio France http://www.radiofrance.fr/espace-pro/chantiers-de-radio-france/
Quant au "baratin" et aux "menaces inexistantes", je ne lis pas les choses comme vous les interprétez, mais qu'importe. Vous avez le blog, vous avez donc raison... Continuez à nous faire part de vos infos et n'oubliez les autres paranoïaques nécessiteux que sont RFI et France Télévision...
à victoria
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 19H57 | 09/11/2009 |
Je ne veux pas tomber dans le cliché du sage montrant la lune, etc. (je ne me prends pas spécialement pour un sage et je ne pense pas un seul instant que vous soyez l'autre personnage de l'aphorisme), mais il me semble que la part du désamiantage dans la totalité des travaux de réfection de la maison de la radio n'était pas vraiment l'enjeu de la grève de 2003.
Les travaux (oui, tous les travaux) étaient présentés comme le moyen d'évacuer France Inter en vue d'une privatisation. On connait la suite. Aujourd'hui, si la journée d'antenne commune conduit à une fusion des stations de Radio France, je veux bien acheter un chapeau et le manger.
Enfin, je crois qu'il est assez malvenu de comparer cette affaire avec la situation des gens de RFI, qui ne sont pas dans le fantasme mais qui perdent leur job pour de bon.
à Hugues Serraf
De victoria
21H33 | 09/11/2009 |
Vous avez le blog, vous avez raison, vous avez toujours le dernier mot.
Et une sacrée mauvaise foi. Qui rend cette tentative de dialogue totalement impossible.
à victoria
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 14H53 | 10/11/2009 |
Quand le sage Sarkoziste montre la lune, le pas si idiot que ca compte les Rolex et demande au sage d'ou elles viennent. Il demande aussi au "sage" ou il a obtenu son diplome et s'il a bien passe tous les examens.
à Hugues Serraf
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 09H51 | 10/11/2009 |
"ces protestations récurrentes contre des menaces inexistantes."
seuls
les sourds
les aveugles
et les
vaticinateurs
continuent d'ignorer ce qu'est l'agcs
donc je reprends :
Accord Général sur le Commerce des Services
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 18H13 | 09/11/2009 |
Ce serait bien qu'ils privatisent Radio France, ça ferait enfin un truc de bien au crédit de ce gouvernement.
Car s'il y a bien un truc que je trouve aberrant, c'est qu'on puisse dire que diffuser des émissions radio (ou télé) puisse avoir le moindre intêret public.
Cela n'a d'intérêt que pour un certain public, une petite quantité de gens.
Car décréter que diffuser de la musique classique ou du blabla politicien est d'intérêt public, mais que diffuser du rock, du rap ou de la techno ne l'est pas, c'est purement et simplement de la dictature culturel.
Donc soit on flingue la radio publique (enfin surtout on supprime le financement public), soit on distribue le pognon à toutes les radios comme le demande le principe de l'égalité.
Et quant je dis toutes, c'est toutes, car même si ça m'arrache la gueule de le dire, les radios qui passent de la bonne zik ont autant le droit d'être subventionnée que les radios pseudos culturelles qui parlent du dernier film ethno-gentil d'un air compassé ou la daube pour teens qui kiffent trop la dernière pouf r&b+beatbox à la mode.
à Keldan
De Humain
19H31 | 09/11/2009 |
Ben, oui
Vous avez raison !
Si l'on regarde les fèquences attribuées à la Radio TV nationale on est abassourdi !
Moi je veux que :
soit l'on libéralise la Radio TV ou alors la Poste !
soitn on arrete avec la poste et que l'on ne libéralise pas la TV la radio et EDF et autres....
Mais pour cela il faut être non pas socialiste.... Non
Il faut être de "gauche"....
Ou alors que l'on ne libéralise rien de France TV et de la Radio ET de la poste ! (ou d'EDF, par exemple...)
Il suffit d'être logique.
à Keldan
De matnw
09H41 | 10/11/2009 |
Je suis pas sur que t'écoute souvent France Inter, vu qu'ils ont de bonnes émissions spécialisé rock, reggae et electro.
Par contre, je comprends pasla notion de service publique du Mouv' vu qu'elle est formaté comme les autres radio "d'jeuns"
A ce propos, les structures indépendantes ont fait circuler une pétition qui est resté évidement lettre morte, mais le texte est toujours en ligne: http://reagissons.propagande.org/
à matnw
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 12H06 | 10/11/2009 |
J'ai ouïe dire qu'il y avait parfois de bonnes choses dessus, mais pas de bol à chaque tentative je me suis fadé de la bonne soupe de variétés françaises... C'est le genre de chose qui me fait fuir.
Mais pourquoi une radio de djeunz ne pourrait être publique ? Certes c'est peut être de la zik de merde, mais c'est quand même très subjectif, et si cela plait à du monde, il n'existe aucune raison pour refuser ce statut.
Cela reviendrait à interdire l'école publique à ceux qui sont pas assez intelligent, ou refuser à ce que la Sécu couvre ceux qui bouffent chez McDo.
Perso, je serais pas contre, mais mon côté schyzo fait que par chance ma conscience politique est assez indépendante de mes opinions bien personnelles :D
à Keldan
De Maria Rosa
00H32 | 10/11/2009 |
moi je ne supporte pas les radios privées et leurs programmes souvent débiles, et leur pub envahissante qui me prend pour une imbécile.
pub d'ailleurs que JE PAIE en consommant .
à Maria Rosa
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 12H11 | 10/11/2009 |
Moi aussi cela m'agace au plus haut point, c'est une des raisons qui font que je n'écoute pas la radio aux heures de grande écoute.
Mais il y a pire que la pub débile : la musique déplaisante. Car si la pub représente seulement 10% (?) du temps d'antenne, la musique on l'a tout le temps, donc si on ne l'aime pas, peu importe qu'il n'y ait pas de pub vu qu'on écoutera pas du tout la radio.
Et moi comme des millions d'autres, n'aimons pas ce que diffuse les radios d'état.
Donc on est bien obligé de se fader des pubs même si on les paie en consommant, vu qu'on n'a pas la chance de faire partie de la poignée d'apparatchiks qui peuvent utiliser les recettes de l'imposition pour écouter leur radio sans publicité.
à Keldan
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 09H52 | 10/11/2009 |
voila quelqu'un qui d'évidence n'écoute pas france culture
à leo s
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 11H54 | 10/11/2009 |
Oui, et alors ?
Tant mieux si ça te plait, mais moi et le classique ça fait deux...
De quel droit devrais-je payer pour te faire plaisir et financer ta radio, mais qu'en échange je n'ai rien et doivent supporter des pubs sur ma radio car elle n'a d'autres moyens de financement ?
Alors sois nous payons un peu pour chacun de nous deux, sois on paye que dalle, sinon ça s'appelle un privilège.
La culture officielle d'état est sensée avoir être abolie avec la chute du Mur de Berlin...
à Keldan
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 13H36 | 10/11/2009 |
Là
trop de boulot
faut tout reprendre à zéro.
La polytox
a frappé à temps complet.