Ouvreuses payées au pourboire : un bon filon pour l'Olympia
A l'Olympia ou, plus exactement, au-dessus du sas d'entrée du grand music-hall parisien, une plaque de cuivre ternie indique que les pourboires constituent l'unique rémunération des ouvreuses.
Ce qui n'empêche pas ces dernières d'insister lourdement auprès des amateurs de blues sauce latino venus entendre Ry Cooder : on ne sait jamais.
Sauf à passer pour un malotru doublé d'un affreux grippe-sou, on hésite d'ailleurs à ne pas faire don d'un ou deux euros à la petite nana en costume de Spirou.
Mais tout de même, on a un peu de mal à comprendre pourquoi les clodos qui font la manche boulevard des Capucines ne méritent pas, eux aussi, de se voir gratifiés d'une pièce par spectateur. Après tout, s'ils n'en font pas davantage que l'ouvreuse -qui se borne à vous signaler que la rangée 12 est placée devant la rangée 13-, ils n'en font pas beaucoup moins non plus…
Chez UGC, on ne monnaye plus l'usage de la lampe torche
Serveur de restaurant dans mes années de bohème, je n'ai rien contre le concept du pourboire. Non, ce qui m'agace, c'est de payer pour un service dont la valeur ajoutée est proche de zéro et, surtout, d'être pris pour un crétin qui ne saurait pas que l'esclavage, soit la pratique consistant à faire travailler des gens sans les payer, a été aboli en 1848.
Ainsi, plus personne ne monnaye l'usage d'une lampe-torche chez UGC (même si tous leurs problèmes ne sont pas réglés, loin s'en faut).
- « Excusez-moi », je demande d'ailleurs à la fille en lui tendant mon obole et avant qu'elle ne s'envole gracieusement vers le pigeon suivant, « mais comment se fait-il que vous n'ayez pas de salaire ? L'Olympia vous fait vraiment bosser pour rien ? »
- « Euh, oui… Je sais que c'est bizarre mais c'est comme ça que ça marche dans les théâtres. On ne touche que les pourboires… »
- « Mais c'est absolument scandaleux, ça ! », je réponds avec l'air indigné d'un délégué de Sud-Rail apprenant que les cheminots financeront la journée de solidarité raffarienne par une minute de travail supplémentaire quotidienne -oui, une minute entière !
« Vous devriez vous plaindre à l'inspection du travail ou même occuper l'Olympia. Il y a encore des lois dans ce pays même si le terrible Sarkozy sape désormais les fondements de l'Etat providence directement depuis l'Elysée ! »
« Je suis étudiante et je n'ai pas le choix »
Là, la « spirette » m'observe d'un drôle d'air en se demandant si je suis un authentique malade mental ou si je fais seulement semblant :
« Ecoutez, je suis étudiante et je n'ai pas le choix. Ça peut paraître anormal, mais nous sommes obligées d'accepter ces conditions pour se payer à bouffer… »
Hum, elle n'a manifestement pas saisi qu'elle était effectivement tombée sur un névrosé obsessionnel, bien décidé à mener l'enquête à son terme :
« Il faut faire quelque chose ! Est-ce qu'il y a un responsable quelque part ? Quelqu'un à qui l'on puisse demander pourquoi on fait travailler des étudiantes souffrant de malnutrition sans les payer à l'Olympia ? »
A ce stade, la nana n'a plus aucun doute sur mon niveau de débilité et me renvoie à une consœur plus expérimentée, seule habilitée à gérer les cas de cette nature :
- « Bon, en réalité, on est payées. Mais pas beaucoup : juste le smic, et on nous compte seulement une heure sur trois. Du coup, c'est sur les pourboires qu'on table essentiellement alors que dans les théâtres publics, il y a une convention collective différente, de vrais salaires et pas de pourboires.
- Mais ce panneau à l'entrée, c'est faux alors ?
- Euh, oui. Autrement, les gens ne donneraient pas…
- Et quand vous expliquez oralement au public que vous n'êtes pas payées du tout, vous mentez alors ?
- On peut le dire comme ça, mais bon… »
Pour le théâtre, un bon moyen de ne pas rémunérer complètement les ouvreuses
Difficile d'en vouloir à la nana, même si le système est finalement assez malsain. C'est sûr, elle y trouve son compte et mes deux euros, ajoutés à ceux des quelques centaines de spectateurs de la section dont elle s'occupe, ça finit par faire du chiffre. Sans parler des pourcentages sur la vente des programmes…
Mais du point de vue du théâtre, c'est surtout le moyen de ne pas rémunérer complètement les gens auxquels on demande pourtant d'être présents à heures fixes, de se déguiser en groom et de contrôler la foule avant, pendant et après le show. Et avec leur consentement, par-dessus le marché !
Hum, adapté à la fabrication de pneus, on imagine que le système aurait été un bon rempart contre la fermeture de l'usine Continental de Compiègne. Encore que : procéduriers comme ils sont, ils auraient probablement trouvé l'idée gonflante, les Contis…
- 29245 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque


































157
(Pour réagir, connectez-vous)
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H03 | 13/08/2009 |
Vous allez me manquer…
à dulconte
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 15H07 | 13/08/2009 |
Pourquoi, vous allez résilier votre abonnement à Internet ?
à Hugues Serraf
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H12 | 13/08/2009 |
non je viens de rendre les clefs du 250 rue89.
si je résilie mon abonnement internet je ne pourrai plus parlez ave monpopa et ma moman à un prix raisonnable.
à dulconte
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 15H13 | 13/08/2009 |
Bon, ben passez leur le bonjour de ma part alors…
à Hugues Serraf
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H17 | 13/08/2009 |
c'est trop d'honneur vous allez les faire rougir.
à dulconte
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 15H27 | 13/08/2009 |
Ah mais j'insiste !
à Hugues Serraf
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H31 | 13/08/2009 |
N'en faites pas trop certains vont croire que nous sommes amis, ma réputation en prendrait un coup fatal.
C'est p'tre l'objectif me direz-vous
Ah question vous aimez Renault ? sinon il me serait dangereux de saluer ma moman de votre part.
à dulconte
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 15H39 | 13/08/2009 |
Renault, la capitale du Lesotho ?
à Hugues Serraf
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H45 | 13/08/2009 |
non plutôt l'ancienne régie dont mon grand père a été concessionnaire depuis les années 30.
Renault, c'est comme le camembert, les bouquets (pas les fleurs hein), la crème et le cidre c'est sacré.
à Hugues Serraf
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H57 | 13/08/2009 |
c'est pas Maseru la capital du Lesotho ?
sauf bien sur si vous parliez du Lesotho mobil
à dulconte
De Pseudo
Enfin libre :-) | 15H13 | 13/08/2009 |
Dommage Dul que vous partiez tous…
La bise
à Pseudo
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H26 | 13/08/2009 |
c'est mieux comme ça Pseudo.
pis tu nous retrouves chez cyp ou chez moi (http://dul.amsud.net)
j'suis ici encore pour quelques minutes ou quelques heures ça dépendra du bon vouloir de la rédac pour bloquer ou supprimer mon compte, la balle est dans leur camp.
à dulconte
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 15H33 | 13/08/2009 |
Kif kif pour moi !
à compte sup. à la demande du riverain 25.08
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H38 | 13/08/2009 |
bah comme ça il y aura moins de vrille dans les commentaires : ).
à dulconte
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 15H40 | 13/08/2009 |
Comme ça, tout sera bien en ordre, béa , gaetan et tous les pseudos de pipirela pourront s'amuser !
à compte sup. à la demande du riverain 25.08
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H43 | 13/08/2009 |
aussi ça serait bien triste ça. Mais je n'ai aucun doute que d'autres riverains prendront la suite à ce niveau.
à dulconte
De Pseudo
Enfin libre :-) | 15H43 | 13/08/2009 |
Mais c'est beau une vrille. : -)
à Pseudo
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H46 | 13/08/2009 |
j'dis pas, mais c'est po simple à gérer : ).
De labawonne
fait du ménage | 15H05 | 13/08/2009 |
oh la la les mecs super relous sans humour…
si la nana s'est sentie mal à l'aise, c'est parce qu'elle s'est faite gauler en train de mentir… et qui est-ce qui la force à mentir ?
certainement pas le spectateur lambda qui se pose (légitimement) une question sur son statut apparement hyper précaire
par contre, pas d'accord avec vous sur l'inutilité des ouvreuses… y a toujours des gros cons pour vouloir s'asseoir quelques rangs un peu plus devant, et foutre la merde et faire relever tout le monde quand les titulaires des places arrivent.
De ludik_nonal
Sans Emploi | 15H23 | 13/08/2009 |
Bonjour à vous.
je suis sceptique à la lecture de cet article… Et toujours sceptique à la relecture..
C'est un billet d'humeur semble-t-il…
J'ai moi-même occupé un poste d'accueil ( contrôleur de billets ) dans un théâtre privé parisien, et j'avais la chance d'avoir un salaire fixe, contrairement à mes six collègues ouvreuses qui étaient payées aux pourboires, comme il est décrit dans cet article.
Ce sont majoritairement des jeunes étudiants comédien(ne)s qui occupent ces jobs, dont l'un des avantages non négligeable est de permettre d'assister aux représentations des autres théatres par un jeu d'échanges d'invitations.
Comme vous le décrivez bien, les ouvreuses sont inutiles dans un théâtre. Si ce n'est qu'elles ont à charge, entre autres :
- l'acceuil et le placement des spectateurs, evidemment. Ce qui inclue l'acceuil des personnes handicapées.
- de s'assurer de la présence du commisaire de garde et du médecin de garde ( en effet, les médecins et les commissaires recoivent des invitations pour les pièces de théatre en contrepartie de ces « gardes ». Et c'est aussi une terrifiante inégalités qui pourrait faire l'objet d'un autre article ! ! )
- de faire en sorte que rien ne dérange le spectacle ( entrées - sorties, retards, etc )
- de gérer l'évacuation de la salle si nécessaire.
Toutes ces tâches peuvent être déléguées ( au caissier par exemple, puisque la caisse est fermée pendant les réprésentations évidemment, au régisseur , à un seul et unique contrôleur de billets, ou même à un intendant qui fera des heures supplémentaires. A l'heure de la polyvalence et de la flexibilité, il est de mise de tirer parti des employés qui coûte si cher ).
Je ne trouve pas dans cet article ou dans mes propres souvenirs de plaintes de la part de ces ouvreuses exploitées.
J'ai trouvé des formules chocs, et injustes. La comparaison entre les mendiants et les ouvreuses est triste, à mon avis. J'imagine qu'une personne correcte eût laissé un mot pour la direction, se plaignant d'un comportement dérangeant des ouvreuses. Un journaliste fait un article pour alerter l'opinion,car le pouvoir des mots est formidable..
Après reflexion, j'ai élaboré plusieurs hypothèses sur le fondement de cet article :
- le journaliste-chevalier a promis à l'ouvreuse-esclave de la libérer du joug de l'imperialisme… Il use de sa plume comme d'une épée pour pourfendre le patron-opresseur, qui à la lecture de l'article sera dans l'obligation de ne pas reconduire les honteux contrats l'an prochain.
- L'Olympia a refusé de donner 3 invitations supplémentaires pour les amis du journaliste.. Qui a juré qu'on entendrait parler de lui…
- Ce concert de Ry Cooder était décidemment nul, et en plus l'ouvreuse n'a pas voulu accepter l'invitation du beau journaliste. Qui a décidé de lui faire perdre son emploi.
Un journaliste, même lorsqu'il participe au concours de l'article le plus inutile de l'été, doit sans doute réfléchir aux implications de ses mots.
Les commentaires précedents me rassurent, j'avais peur de sembler acerbe en commencant ce post…
Et comme dirais l'autre : « Ceci dit, je ne résiste pas à l'envie de vous poser une petite question : Dans quel but avez vous REELLEMENT publié cet article ? “
Je serais très heureux d'avoir votre reponse, monsieur Serraf.
cordialement, Arnaud
à ludik_nonal
De rahaan
situation | 15H42 | 13/08/2009 |
j'ai l'impression que son but c'etait …. c'etait….. de se donner du plaisir( genre , ouaouhh j'ai trop d'humour , je suis un cador) et prendre un peu de thune au passage ( si il a été rémuneré pour ecrire cette chose qu'on ne peux pas appeler article)
Tiens, ca serait amusant qu'il indique s'ila été payé, et si oui combien, puisque lui trouve ca tout a fait normal de le demander à cette fille qui l'a servi et semble etre restée correcte avec lui alors qu'il ne le méritait pas vraiment.
Mais je doute que ce monsieur soit capable de la transparence qu'il demande aux autre .. à suivre,
à rahaan
De Yann Guégan
Rue89 | 16H25 | 13/08/2009 |
Tiens, ca serait amusant qu'il indique s'ila été payé, et si oui combien, puisque lui trouve ca tout a fait normal de le demander à cette fille qui l'a servi et semble etre restée correcte avec lui alors qu'il ne le méritait pas vraiment.
Ah non, l'ami Hugues n'est pas rémunéré pour ses chroniques. Mais libre à vous de lui laisser un pourboire. : -)
à Yann Guégan
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 16H27 | 13/08/2009 |
Elle est où la boite à pourboire ?
Ps : pensez à supprimer mon compte quand vous aurez un moment, merci. Je vous ai envoyé un long mail ce matin pour expliquer pourquoi.
à Yann Guégan
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 16H36 | 13/08/2009 |
Attention, s'il y a des pourliches, c'est chacun pour soi. Je ne partage pas !
à Yann Guégan
De rahaan
situation | 16H39 | 13/08/2009 |
merci à nouveau pour votre réponse
De Hugues Serraf (auteur)
Chroniqueur | 15H47 | 13/08/2009 |
Mon point de vue, c'est que tout travail mérite salaire et que les efforts de l'ouvreuse (si l'on tient compte des tâches annexes qu'elles peuvent avoir au-delà du placement selon les théâtres), doivent être rémunérés par leur employeur dans des conditions plus standards.
Le niveau des pourboires est totalement aléatoire, ce qui n'est pas le cas du salaire conventionnel que reçoivent les ouvreuses des théâtres publics (mais ce n'est pas pour relancer la guéguerre absurde en les deux types de scènes donc n'en faisons pas une occasion). Mais je persiste à penser que le rôle de placement est un archaïsme (au moins lorsque les gens arrivent à l'heure et que les lumières sont allumées) et qu'il y a quelque chose d'absurde à donner une pièce par réflexe à quelqu'un qui est posté près d'une porte. C'est la raison de la comparaison avec les clochards qui font le pied de grue devant l'Olympia : sont-ils moins méritants ?
Enfin, en vrac : le concert était très bon ; j'avais payé mes places ; je ne crois pas avoir écrit l'article le plus inutile de l'été (car il me reste encore jusqu'au 21 septembre pour réaliser cet exploit)…
à Hugues Serraf
De lebeauchat
humain | 17H48 | 13/08/2009 |
Monsieur Seraf,
Votre article soulève un problème réel et important. il est néanmoins regrettable que vous affirmiez des faits qui n'en sont pas : outre l'erreur sur la com des programmes, les ouvreuses placent les gens qui bien souvent ne savent pas où sont leurs sièges malgré la numérotation ; les tickets sont numérotés. les personnes doivent être placées comme indiqué sur le billet. Bien souvent les gens s assoient sans indication, et se trompent ! Quel drame alors, très courant dans les salles de spectacle lorsque les spectateurs se disputent leurs fauteuils… croyez-vous que toute l'élégance humaine soit alors au rendez vous ? Les ouvreuses s « en démêlent tant bien que mal, et je n ai jamais vu qu'elles restent à leur porte laissant la foule s » accaparer la salle. Je les ai souvent vu être pressées et leur patience fortement mise à l'épreuve.
Il est donc dommage que le problème intéressant d'un salaire honnête et respectueux d'un travail fourni se mêle à un jugement violent et insultant des ouvreuses ou tout employé. C'est un humour à bon compte à propos de personnes qui ne sont pas disponibles à votre démarche au moment où vous décidez de vous intéresser à leur problème. La provocation a ses limites. Les insultes aussi. Si vous souhaitez une prise de conscience, aidez les avec discernement. S'intéresser à l'autre commence par le respecter. J'imagine que vous ne souhaitez pas les agresser mais dénoncer un système. N » oublions pas que l'enfer est pavé de bonnes intentions. J'ose espérer que ce n est pas la destination de votre intention.
à Hugues Serraf
De bastadeboludos
commentjecomprendspas | 05H10 | 14/08/2009 |
très bon article.
En tant qu'ancien exploité du système « pourboire pour paie » sur lequel se gavent certains patrons de la restauration, je ne peux qu'approuver !
à Hugues Serraf
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 08H16 | 14/08/2009 |
Ce n'est pas qu'une question de niveau aléatoire du revenu que constituent les pourboires.
C'est aussi que ces pourboires ne sont assujettis à aucune charge sociale, et pas plus à l'impôt sur le revenu. Comme il n'est évidemment pas question que cette ouvreuse soit exclue des dispositifs d'aide sociale auxquels elle peut éventuellement prétendre, elle bénéficie donc de quelque chose à quoi ni elle, ni son employeur ne cotisent.
à ludik_nonal
De Alain Pacifique
20H03 | 13/08/2009 |
»….- de s'assurer de la présence du commisaire de garde et du médecin de garde ( en effet, les médecins et les commissaires recoivent des invitations pour les pièces de théatre en contrepartie de ces « gardes ». Et c'est aussi une terrifiante inégalités qui pourrait faire l'objet d'un autre article ! ! ) »
non non non ! c'est la responsabilité du directeur technique de la salle. il peut déléguer cette tâche s'il le veut , mais ce n'est en aucun cas la responsabilité des ouvreuses.
plus généralement, tout ce qui concerne l'accueil et la sécurité du public est sous la responsabilité de la direction technique et/ou du régisseur général.
quant au fait qu'ils soient « invités » pour assurer leur garde, je ne vois pas où est le problème. s'ils sont invités , en tant que spectateurs, à d'autres spectacles, ça se discute, mais c'est peut être simplement pour les motiver à assurer des gardes.