
Petite approche talmudique de l'antisémitisme
Si s'inquiéter de l'antisémitisme relève, soit de la paranoïa, soit de la stratégie, quel moyen reste-t-il aux juifs de s'inquiéter de l'antisémitisme ?
Lorsqu'un juif s'inquiète de l'antisémitisme, deux reproches distincts lui sont couramment adressés -parfois simultanément. On peut l'accuser d'être paranoïaque, c'est-à-dire d'être tellement à l'écoute de ses propres fantasmes qu'il n'est plus capable d'observer sereinement la réalité ; on peut aussi lui faire observer qu'il est parfaitement conscient de l'inanité de son inquiétude et qu'il cherche seulement, dans le cadre d'une stratégie hautement sophistiquée, à dédouaner l'État d'Israël de ses turpitudes…
Enfin, ça, c'est lorsque la question de l'antisémitisme est évoquée hors du contexte confortable de l'extrême droite. Qu'un groupe de skinheads vandalise le carré juif d'un cimetière et le tollé est considéré comme convenable. Pas par tout le monde, évidemment -les skinheads n'ont pas que des ennemis- mais disons que la réprobation est alors quasi-universelle. Maintenant, que le même juif évoque « l'antisémitisme des banlieues », c'est-à-dire l'antijudaïsme culturel de la tradition islamique coloré de références mal-digérées à la question palestinienne, qu'il s'offusque des propos négationnistes tenus par un chef d'Etat musulman, et les choses prennent une autre tournure. Cet antijudaïsme-là, parce qu'il fait intervenir trop de paramètres complexes, parce qu'il rend confuses les notions de victimes, d'opprimés, d'oppresseurs, etc. n'est plus aussi légitimement dénonçable. Mais j'y reviendrai.
Sur le reproche de la paranoïa (et il est évident que je ne m'adresse pas ici à ceux qui, quoi qu'il arrive, considèrent que les juifs sont une engeance maléfique et corrompue dont il convient de se débarrasser), qu'est ce qui peut bien pousser un type comme moi, à l'aise dans ses baskets laïques, à peu près aussi concerné par la nourriture casher qu'un moine bouddhiste par une côte de bœuf bien saignante, à réagir au moindre signal douteux ?
D'abord, la conscience d'appartenir, nolens volens, à un groupe humain que l'histoire à singularisé pour son malheur. Je ne vais d'ailleurs pas redérouler ici la genèse et les formes diverses de l'antisémitisme à travers les siècles : je l'ai déjà un peu fait dans un autre article et, puisqu'il est acquis que je ne m'adresse pas à des fans d'Alain Soral, je partirai du principe que le lecteur sait deux ou trois choses de la discrimination et des persécutions subies par les juifs à peu près partout où ils sont (ou ont été) présents. Donc : la conscience d'appartenir à un groupe humain régulièrement transformé en bouc émissaire par les pouvoirs religieux et/ou politiques, dont l'émancipation et les droits civiques, dans ce pays, dans mon pays, appartiennent à l'histoire récente et qu'un plan d'extermination industriel a bien failli faire disparaître de la planète il y a quelques dizaines d'années.
Mais tout ça, c'est du général. Car il y a aussi du particulier dans cette histoire. Du particulier tout frais, comme la suppression de la nationalité française de mes parents -alors enfants- pendant la guerre, leur expulsion de l'école publique et leur accueil subséquent par une école catholique. Du particulier comme leur sauvetage in extremis de l'envoi dans les camps de la mort par l'arrivée des Américains en Algérie -où ma famille avait la chance de se trouver en 1942. Du particulier comme les pogroms ayant provoqué la fuite, à travers toute l'Europe, de mes arrières grands-parents maternels russes. Du particulier comme l'exil forcé, en 1962, de juifs pour la plupart favorables à l'indépendance algérienne et installés dans les pays du Maghreb depuis, au minimum, 1492…
Est-il vraiment inconcevable, dans ce contexte d'une double mémoire générale et particulière, d'être attentif à tout ce qui peut ressembler à un signe avant-coureur d'une situation dix fois, cent fois répétée ? Pas au point de rechercher les opportunités de se ronger les sangs, bien entendu, mais bien assez pour ne pas se satisfaire d'une tirade sur la violence banale de notre terrible société ultralibérale lorsqu'une synagogue brûle à Marseille, que des tombes sont retournées à Carpentras où qu'un Ilan Halimi est torturé et assassiné à Paris. « Mais l'antisémitisme dont vous parlez n'existe plus, voyons, assurent pourtant, et elles sont authentiquement sincères, les bonnes âmes. Ces démons ont été largement exorcisés. L'Allemagne nazie, Vichy, l'affaire Dreyfus, tout ça, c'est de l'histoire ancienne ! Allez : cette fois-ci, c'est la bonne ! » Sans doute, mais je n'en constate pas moins que si le passé est tautologiquement le passé, ni les Français juifs, ni les Allemands juifs n'auraient pu croire une seule seconde, en 1930, à ce qui devait leur arriver dix ou douze ans plus tard. Non, l'inquiétude n'est pas de la paranoïa. L'inquiétude, même mesurée, même contrôlée, est un réflexe. Supprime-t-on un réflexe ? Et un réflexe de survie, par-dessus le marché ?
Mais je voudrais en venir à ce second reproche, à l'idée que les juifs brandissent la question de l'antisémitisme par stratégie, cherchant à déconsidérer le discours antisioniste par assimilation à son pendant antijuif. Manifestement, c'est le cas de certains : que ce soit en France ou en Israël, cet amalgame est parfois pratiqué, permettant de disqualifier une opposition légitime au sort fait aux Palestiniens. A contrario, les antisémites authentiques utilisent d'ailleurs un mécanisme identique pour maquiller leur haine des juifs en combat politique — manœuvre à la source des fameuses alliances rouge-brun qui empoisonnent l'atmosphère et neutralisent le débat.
Les juifs de la diaspora, c'est un fait, sont majoritairement attachés à Israël. Mais ils n'ont pas envie d'y vivre, puisqu'ils n'y vivent pas. Ils n'acceptent pas non plus la présence de colons en Cisjordanie, puisqu'ils sont pour la plupart favorables à la création d'un État palestinien et se placent dans la perspective d'une paix négociée. Au final, et à l'exception de ceux d'entre eux qui assignent à Israël une dimension mystique, ils gardent de ce pays grand comme un timbre-poste l'idée d'un ultime refuge en cas de malheur — l'adresse d'un vague cousin qui pourra toujours vous accueillir s'il faut à nouveau faire sa valise, en quelque sorte… Donc, oui, fatalement, tout débat sur la résurgence — réelle, supposée, exagérée — de l'antisémitisme en France intègrera l'existence d'Israël en toile de fond même si l'argument d'une « tactique », au sens de l'élaboration consciente d'un antisémitisme imaginaire, est un procès d'intention sans fondement, sinon écœurant.
Un vrai problème, c'est la nature nouvelle de l'antisémitisme en France, et l'effacement progressif de la figure lepéno-célinienne au profit de « l'antisémite arabe ». Bon, j'ai bien conscience de friser l'inacceptable en parlant d'un « antisémitisme arabe ». D'abord parce que les petits malins se précipiteront pour expliquer que les Arabes étant eux mêmes des sémites, ils ne sauraient développer ce genre de phobie : je les laisse se documenter sur l'origine d'un concept qui n'a pas grand chose à voir avec les divisions linguistiques des populations moyen-orientales (ça leur donnera l'occasion de se promener sur Internet). Ensuite, parce qu'il n'est pas politiquement correct de rappeler que les Arabes, figures victimaires par excellence dans la cosmogonie progressiste moderne, peuvent aussi être des méchants.
Je réfute d'ailleurs par avance toute accusation de racisme à l'égard des « Arabes » : il y a assez de sépharade algérien en moi pour qu'une telle option me soit de toute manière interdite. Je maintiens tout de même que le statut du juif dans le monde arabo-musulman, sa qualité de dhimmi -d'être humain de deuxième ordre- a laissé des traces. Mais j'ai lu suffisamment de Benjamin Stora ou d'Abdelwahab Meddeb pour faire la part des choses entre la valeur intrinsèque des personnes et les casseroles culturelles qu'ils trimbalent collectivement. Cet antisémitisme, ou si l'on préfère, cet antijudaïsme, n'est évidemment pas consubstantiel à l'Islam et au monde arabe, mais il y est présent. Partout. Tout le temps. Transporté dans le contexte de la France contemporaine, où les musulmans sont effectivement et objectivement en souffrance, cet antijudaïsme ancestral, magnifié par l'identification des jeunes des cités aux lanceurs de pierres de Gaza, est une vraie préoccupation. Et ni les militants de la cause palestinienne (j'en suis), ni ceux de l'insertion de jeunes déboussolées dans une société fermée (j'en suis aussi), ne rendent service à qui que ce soit en faisant le choix de l'aveuglement.
La spontanéité avec laquelle la gauche, justement, prend la parole pour nier l'existence de cet antisémitisme au fil des faits-divers et des, hum, « conférences sur les droits de l'homme » est l'une des plus grandes blessures de juifs qui, non seulement, subissent concrètement cette réalité à Sarcelles ou à Créteil (1), mais s'identifient instinctivement aux valeurs de progrès qui leur sont renvoyées à la figure comme antinomiques de ce qu'ils sont. L'incroyable et absurde retournement, qui a vu les communautés noires et juives américaines, indissociablement et historiquement liées par le combat pour les droits civiques, séparées par le fanatisme révisionniste des Farrakhan et consorts pourra d'ailleurs — et douloureusement — servir de précédent à ce phénomène (2).
Mais c'est compliqué tout ça. C'est difficile à réduire à deux trois idées simples comme on les aime dans les journaux, dans les meetings ou même sur les blogs. Les juifs sont, à bon droit, attentifs à ce qui est susceptible de leur tomber dessus, même s'il est certainement plus facile de porter une kippa qu'un prénom arabe dans la France d'aujourd'hui. Du coup, qu'un jeune soit laissé pour mort dans le caniveau, même un petit con, même un membre présumé du Bétar, parce qu'il est juif, qu'un Dieudonné fasse acclamer Faurisson au Zénith, qu'un Ahmadinejad fasse passer ses obsessions pour de l'humanisme et c'est l'inquiétude qui pointe. Une inquiétude alors disqualifiée par ceux qui refusent d'y voir autre chose qu'un repli communautariste -éventuellement mâtiné d'un poil de sarkozysme- au nom de réflexes idéologiques que le réel ne vient jamais bouleverser.
La question reste donc posée, et tant pis si elle agace le contempteur du juif « passant son temps à se plaindre » alors que d'autres l'ont remplacé au premier rang des victimes : quel est le moyen légitime de s'inquiéter de l'antisémitisme ?
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(1) Il s'agit du type de communes populaires où résident la majorité des juifs de France, au contact direct de ceux qui fantasment paradoxalement sur leur statut de nantis. Des quelque 600 000 Français juifs, 60% sont des sépharades originaires d'Algérie, de Tunisie ou du Maroc et appartiennent fréquemment à des milieux d'employés, d'ouvriers, d'artisans ou de petits commerçants.
(2) L'importation en France des discours de ce genre par des mouvements de type Tribu Ka, qui fabriquent de toutes pièces un prétendu contentieux entre Noirs et juifs, est d'ailleurs alarmant même s'il reste marginal. Ce contentieux est essentiellement construit sur l'idée que les juifs seraient responsables de la traite négrière (une imbécillité historique). Le mythe de la « concurrence mémorielle », selon laquelle les juifs empêchent la reconnaissance des souffrances des noirs pour conserver leur statut de victimes spécifiques est par ailleurs devenu le fonds de commerce de gens comme Dieudonné…
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à lally
De NELEPHANT
14H48 | 23/04/2009 |
Bien entendu vos contradicteurs ne sont que des « tacticiens » dressant des « écransd de fumée » ….et stipendiés, qui sait ?
On ne peut que vous renvoyer à la problématique évoquée dans l'article :
La spontanéité avec laquelle la gauche, justement, prend la parole pour nier l'existence de cet antisémitisme au fil des faits-divers et des, hum, « conférences sur les droits de l'homme » est l'une des plus grandes blessures de juifs qui, non seulement, subissent concrètement cette réalité à Sarcelles ou à Créteil (1), mais s'identifient instinctivement aux valeurs de progrès qui leur sont renvoyées à la figure comme antinomiques de ce qu'ils sont. L'incroyable et absurde retournement, qui a vu les communautés noires et juives américaines, indissociablement et historiquement liées par le combat pour les droits civiques, séparées par le fanatisme révisionniste des Farrakhan et consorts pourra d'ailleurs — et douloureusement — servir de précédent à ce phénomène (2).
Mais c'est compliqué tout ça. C'est difficile à réduire à deux trois idées simples comme on les aime dans les journaux, dans les meetings ou même sur les blogs. Les juifs sont, à bon droit, attentifs à ce qui est susceptible de leur tomber dessus, même s'il est certainement plus facile de porter une kippa qu'un prénom arabe dans la France d'aujourd'hui. Du coup, qu'un jeune soit laissé pour mort dans le caniveau, même un petit con, même un membre présumé du Bétar, parce qu'il est juif, qu'un Dieudonné fasse acclamer Faurisson au Zénith, qu'un Ahmadinejad fasse passer ses obsessions pour de l'humanisme et c'est l'inquiétude qui pointe. Une inquiétude alors disqualifiée par ceux qui refusent d'y voir autre chose qu'un repli communautariste -éventuellement mâtiné d'un poil de sarkozysme- au nom de réflexes idéologiques que le réel ne vient jamais bouleverser.
La question reste donc posée, et tant pis si elle agace le contempteur du juif « passant son temps à se plaindre » alors que d'autres l'ont remplacé au premier rang des victimes : quel est le moyen légitime de s'inquiéter de l'antisémit
à NELEPHANT
De lally
professeur | 16H42 | 23/04/2009 |
Il est totalement inutile de me renvoyer une partie de l'article de Serraf.
Je l'ai lu et je trouve la pirouette de son auteur facile et particulièrement maladroite.
Parce qu'il utilise les rhétoriques et le vocabulaire de l'extrême-droite.
Avec en plus, la volonté de faire croire que son discours n'est pas raciste.
Et j'aimerais comprendre pourquoi et au nom de quoi se sent-il obligé de reprendre un catalogue de tous les poncifs utilisés par la frange la plus radicalement située à droite de tout échiquier politique ?
Ca m'interroge énormément.Surtout quand en plus, il se présente comme militant pour la paix au PO.
J'aimerais en tout cas qu'il m'explique certaines choses :
Comment se fait-il qu'actuellement et depuis plus de 10 ans, tout ce qui ressort des infos communautaires juives qu'on trouve dans Guysen, Menapress, UPJF, Occidentalis,etc montre la plupart du temps dans leurs articles une haine terrible envers tout ce qui est arabe et musulman ?
Comment se fait-il que cette même haine soit aussi présente et utilise le même vocabulaire que dans des revues d'extrême-droite ?
C'est quand même troublant, d'autant plus avec les déclarations d'il y a quelques années de Cuckiermann, précisant que le Pen n'était plus un ennemi (alors même que cet antisémite notoire a manifesté encore récemment son négationnisme et son antisémitisme).
Comment se fait-il que la communauté diasporiste française se sent muselée dans un soutien inconditionnel à Israël alors qu'Israël s'enfonce année après année dans un fascisme d'extrême-droite de plus en plus évident et que Israël est devenu sans l'ombre d'un doute, l'endroit le plus moins sécurisant pour une personne de confession juive du simple fait que l'antisémitisme y est présent plus que partout ailleurs dans le monde et du simple fait du terrorisme et de la guerre perpétuelle ?
Pourquoi ne jamais évoquer les antisémites russes qui eux tuent chaque jour en Israël des israéliens juifs par haine ? Se sont eux les véritables ferments de l'antisémitisme.
Pourquoi ne pas parler des affreux de type Berlusconi, des mouvements identitaires, des néo-nazis qui reviennent en force partout en Europe et chez une jeunesse bien blanche, bien catho, bien bourgeoise ?
Pourquoi maintenant penser que l'extrême-droite lepéniste (alors même que toutes ses idées sont actuellement au pouvoir y compris en France -on voit des exemples assez affreux dans la politique d'immigration sarkozienne) n'est plus dangereuse ?
Pourquoi Serraf prend-t-il presque la défense du Bétar (les traitant juste de « petit con »), alors qu'il n'est pas sans ignorer je pense que ce mouvement paramilitaire est l'équivalent du GUD et que le Bétar (comme la LDJ d'ailleurs) a, comme le GUD, les mêmes idées fachos et racistes ? Et pratique tout comme le GUD, des ratonnades régulièrement ?
Il y a quelques années, le Bétar avait même été jusqu'à tirer le couteau contre un agent de police durant une manif en faveur de la paix au PO.
C'est dire si ce genre de groupe est pacifique.
Et quand on sait que les sympathisants du Bétar, de la LDJ, roulent pour Liebermann et donc pour l'extrême-droite israélienne, ça ne provoque pas chez lui ni chez personne au sein de la communauté juive un grand effroi ?
Ben non, en tout cas rien chez Serraf.
Apparemment l'extrême-droite du moment qu'elle se trouve en Israël n'est pas dangereuse, même si elle est au pouvoir.
Le Bétar doit lui apparaître comme un mouvement de gentils originaux mais pas dangereux pour un sou même avec des barres de fer et autres joujoux guerriers et ratonnades régulières…La LDJ idem…
Doit pas avoir lu Jabotinsky et l'affiliation de son mouvement au fascisme mussolinien. Doit pas aller en Israël ni lire les graffitis écrits à Hébron et ailleurs. Doit pas mesurer la violence générée par cette haine anti-arabe en France et les affiliations du site Amisraelhaï et de la LDJ avec SOS-France (et la filière d'extrême-droite néonazie identitaire issue de Liberty-web) appelant publiquement sur son site il y a quelques années à bastonner les juifs français qui étaient engagés dans les mouvements de la paix au PO (le site d'Amisraelhaï avait d'ailleurs été interdit en 2001 pour incitation à la haine et à la violence).
J'assiste en lisant régulièrement la presse et en discutant sur différents forums, à cette montée orchestrée de la haine contre les arabes et le monde musulman au sein de la communauté juive.
Et comme certains membres de la diaspora française, certes minoritaires, mais épris d'universalisme, de justice et de paix, et parce qu » ayant eu de la famille juive victime de l'extrême-droite et un grand-père déporté à Buchenwald, cette haine communautaire juive grandissante contre l'arabe et le monde musulman m'inquiète.
Parce que cette haine est partagée par l'extrême-droite dans son ensemble au niveau international.
On la retrouve dans les mêmes proportions dans les pages de tous les
canards fachos.
Parce que cette haine prend de plus en plus de place médiatiquement sans que personne parmi la presse et les médias, n'ose en parler.
Parce que cette haine instrumentalise l'antisémitisme qui est une horreur sans nom, pour pouvoir justifier le recours à la violence, aux armes et aux pires politiques de colonisation et de tuerie qu'Israël peut mener.
Et je le répète, cet article de Serraf est bien un écran de fumée instrumentalisant l'antisémitisme pour mettre un paravent qui fera oublier tout ce qui se passe d'atroce actuellement en Israël : colonisation à outrance, affamement des gazaoui, spoliations de ressources et annexions de territoires, ghettoïsation.
Aujourd'hui en France, quelques mouvements pacifistes au sein de la communauté diasporiste, heureusement, gardent l'honneur et savent reconnaître la réalité de la situation.
Je pense notamment à « Une autre Voix Juive “ et à ‘L'Union Juive Française Pour la Paix’.
Merci à eux, merci aussi à des personnalités comme Maurice Rajsfus, Uri Avnery, Amira Hass, Avraham Burg, Menron Benvenisti, Richard Wagmann , Giddeon Levy, Michel Warschawsski, Eric Hazan et tant d'autres. Se sont les vrais visages d'amour et de paix de la communauté juive que ce soit en France ou en Israël et qui ne sont pas dupes de cette montée de l'extrême-droite au sein d'Israël et dans les opinions politiques communautaires.
Même s'ils sont souvent hélas aujourd'hui marginalisés, leurs mots sont les seuls à refuser de tomber dans cette haine. Simplement parce que la haine ne sert de rien et mène irrémédiablement à la mort au chaos.
à lally
De Jambalaya
Le contenu de ce champ apparaît ent... | 17H12 | 23/04/2009 |
« Et quand on sait que les sympathisants du Bétar, de la LDJ, roulent pour Liebermann et donc pour l'extrême-droite israélienne, ça ne provoque pas chez lui ni chez personne au sein de la communauté juive un grand effroi »
Le Bétar et la LDJ, c'est combien de personnes en France ? Allez tout au plus une petite centaine de jeunes cons qui croient que jouer les gros bras va leur attirer la sympathie et la reconnaissance du reste de la communauté. Alors qu'en fait, si on prend la LDJ, depuis l'épisode de la Tribu Ka rue des rosiers, ils sont complètement décrédibilisés et passent pour des trouillards de première catégorie. Bref réduire le mouvement sioniste français au Bétar/Tagar et à la LDJ, c'est n'importe quoi !
Quant aux liens entre Liebermann et la LDJ et le Bétar alors là vous vous trompez dans les grandes largeurs. Ces deux organisations sont liées au mouvement sioniste révisionniste, donc au Likoud.
à Jambalaya
De lally
professeur | 17H44 | 23/04/2009 |
Ce n'est pas le nombre qui fait la dangerosité.
Se sont leurs actions paramilitaires, terroristes et les idéologies mortifères qu'ils défendent qui en font des mouvements particulièrement odieux et indéfendables.
Exactement comme l'étaient les groupes de type GUD et UNI et comme le sont encore les groupes identitaires et néo-nazis.
Bétar et LDJ se placent dans la même violence et dans la même radicalité que le groupe Kach. C'est la même rage, la même haine et les mêmes pratiques violentes. Evidemment le Bétar et la LDJ ne sont pas allés jusqu'à l'attentat ni l'interdiction en Israël mais le principe de violence est le même.
Quant à l'affiliation avec Liebermann, je peux vous dire que la plupart des intervenants issus de ces mouvements que je lis parfois sur des forums consacrés au PO et qui brandissent allègrement leur défense véritable d'Israël, roulent actuellement pour Liebermann. Parce qu'ils trouvent Netanyaou trop mou. Eh oui…
Donc le Likoud pour eux, c'est fini.
Ils sont beaucoup plus enthousiasmés par Liebermann.
Forcément, la haine est la même, la radicalité est la même et l'idéologie idem. Dans le même genre de haine y a aussi le parti Modelet avec Elon qui avait fait partie de la coalition Sharon.
On retrouve le même discours de haine.
Les mêmes argumentations et la même violence.
Et je ne parle même pas des partis Shass et autres affreux du même style. Parce que la somme de tous ces groupes représente la frange de l'extrême-droite israélienne qui ne cesse de gagner en vigueur dans les idées et les votes en Israël et en diaspora.
Et dont on retrouve les idées et la haine dans les médias communautaires que j'ai cités plus haut.
Comment peut-on en arriver à une telle haine ?
A une telle violence ?
Comment peut-on oublier la dangerosité de toute forme d'extrême-droite pour plonger la tête la première avec l'une d'elle ?
Comment peut-on utiliser en Israël la même rage et les mêmes thématiques, les mêmes ressorts que n'importe quel identitaire ou néo-nazi ?
J'ai vraiment du mal à comprendre.
Et voir cette haine gagner du terrain et instrumentaliser l'antisémitisme, ça me fait vraiment très mal.
à lally
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 19H08 | 23/04/2009 |
Vous ne seriez pas en train d'illustrer les propos de Serraf ?
Il a d'ailleurs fait un article sur le bétar, un tout petit, mais quand même :
http://www.com-vat.com/commvat/2008/06/wrong-guy-right.htm
à leconcombrevert
De lally
professeur | 19H18 | 23/04/2009 |
Le lien que vous m'avez passé ne fonctionne pas. Je n'ai rien à l'affichage de la page.
Est-ce normal ?
à lally
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 20H47 | 23/04/2009 |
Excusez-moi, oui, c'est normal, j'ai du happer le « l » à html
http://www.com-vat.com/commvat/2008/06/wrong-guy-right.html
En fait, ce qui me préoccupe dans vos messages, c'est l'impression que l'attention à des comportements ou à des discours racistes envers une « cible » donnée « se mérite » en quelque sorte. Vous ne seriez pas en train de dire : Ils n'ont qu'à bien se tenir pour être digne qu'on se penche sur le cas de l'antisémitisme, nous les gens de gauche.
Je suis de gauche et je n'apprécie donc pas les tendences droitières et fascistes, où qu'elles se montrent. Je n'apprécie guere la politique d'Israël - et je ne me prive pas de le dire - et l'issu des dernières élections me horrifie.
Mais quel rapport avec la question posée justement par Hugue Serraf ?
Faut-il pour autant trouver « normal » de voir resurgir des théories sorties des « Protocôles des Sages de Sion », reprises et non corrigées par la charte du Hamas et publiées par centaines sur des blogs propalestiniens ? Faut-il excuser des attaques ciblées contre des synagogues ? Faut-il laisser passer des constructions conspirationistes en rapport avec les attentats du 11 septembre 2001 ? Est-ce concevable que des gens qui se definissent de gauche ne bronchent pas en lisant ce genre d'inepties antisémites ou qu'ils trouvent des excuses à ce genre de discours ?
Ce n'est pas parce que je ne suis pas d'accord avec la politique de la Chine au Tibet ou avec le machisme chinois ou d'autres comportements de certains chinois que je ne desapprouve pas vigoureuseent toute manifestation de racisme anti-chinois.
à leconcombrevert
De lally
professeur | 22H22 | 23/04/2009 |
Merci pour le rajout.
Non, vous avez mal interprété mes messages.
Il n'y a pas de méritocratie du tout dans ce que j'exprime.
Je dis simplement à Hugues Serraf que la première préoccupation que l'on devrait avoir concernant l'antisémitisme, c'est de chercher d'abord où l'antisémitisme est le plus présent ; et c'est malheureusement en Israël qu'il y a le plus de victimes de l'antisémitisme. A cause des russes antisémites qui sont arrivés en Israël ces dernières années.
Qui ose en parler ? Personne. Haaretz, journal de gauche israélien en avait parlé un peu et quelques groupes pacifistes israélo-palestiniens. Mais qui d'autre ? Qui dénonce ce genre d'atrocités ?
Personne.
L'antisémitisme semble n'exister qu'hors d'Israël. Or, ce n'est pas le cas du tout puisqu'il perdure à l'intérieur même du pays et dans des proportions alarmantes. Et Hugues Serraf qui doit être je pense informé là-dessus ne peut l'ignorer. Mais ne le mentionne pas. Pourquoi ?
Mystères.
Ensuite, la politique israélienne depuis l'attentat de Rabin ne cesse de franchir des caps de plus en plus graves en matière de fascisme version extrême-droite. Chaque gouvernement qui passe installe toujours plus de directives plus colonisatrices et brutales que le précédent. Aujourd'hui, on atteint un sommet sans précédent dans l'horreur. D'une part avec le blocus et l'attaque atroce de Gaza et depuis peu, c'est l'extrême-droite fasciste qui est au pouvoir en Israël.
Et c'est un non-sens.
Pourquoi ? Parce que justement c'est pour que plus jamais de tels partis arrivent au pouvoir, qu'Israël s'est créé. Pour que la violence n'existe plus et n'avilisse plus personne, ne tue plus personne.
Or c'est tout le contraire qui est arrivé. Et comme le disait très bien Avraham Burg et Yeshaou Leibowitz, c'est comme si Hitler avait gagné. Et c'est insupportable et affreux. La contradiction la plus absolue.
Comment pouvoir évoquer l'antisémitisme et donc vouloir le combattre avec force et avec le soutien total international quand en Israël qui devrait avoir banni toute forme de violence et de haine, se sont ces deux vecteurs (haine et violence) qui ont gagné ?
Et que ce même antisémitisme perdure plus en Israël que partout ailleurs par les agissements violents d'immigrés russes israéliens.
Vous me répondrez que l'être humain est sans doute profondément contradictoire. Mais à ce point…ça m'effondre.
à leconcombrevert
De lally
professeur | 23H28 | 23/04/2009 |
Je vous rajoute un petit mot à la suite du lien sur le blog d'Hugues Serraf à propos du Bétar et que vous avez eu la gentillesse de me passer.
Il les définit au début dans son article comme une version juive des skineads (version fachos extrême-droite à ne pas confondre avec les skineads anti-fachos) et racistes. Je suis d'accord avec lui sur ce point.
Mais après, cette courte démonstration de leur aspect haineux et brutal tourne totalement court.
Et Hugues Serraf entre dans une posture totalement invraisemblable.
Car comment défendre un skinead faf raciste (pléonasme) sous prétexte qu'il est de confession juive ?
Impossible. Ca relève du non-sens.
Quand je dis dans mes posts précédents que le Bétar, comme la LDJ et comme encore plus le groupe Kach, trouve son pendant chez le GUD et l'UNI ou chez les groupes identitaires paramilitaires et néo-nazis, c'est la vérité.
Leurs actions, leur racisme, leurs méthodes d'intimidation et leur fonctionnement sont identiques.
La haine et la violence et le racisme sont autant présents. Pourquoi ne pas simplement le dire clairement et dénoncer tout cela ?
C'est là que je ne suis plus du tout Hugues Serraf.
Quand dans une famille un membre est extrêmement violent et agressif, on ne peut pas le laisser terroriser tout le monde et tuer ses frères et soeurs sous prétexte qu'il fait partie de notre famille ?
Quand on sait qu'il y a danger de mort, on fait tout ce qu'il faut pour arrêter cette violence et celui qui créée cette violence.
Si on ne le fait pas, si on ne dit rien, la violence empire et ne connait jamais de fin.
Et c'est hélas cette violence qui a gagné en Israël car se sont les politiques les plus proches idéologiquement et au plan des actions, de la violence et du racisme vanté et revendiqué par le Bétar, la LDJ et le groupe Kach qui sont actuellement au pouvoir là-bas.
Et leur violence est indéfendable.
à lally
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 23H52 | 23/04/2009 |
Vous avez raison, ces organisations fascistes sont indéfendables et on ne gagne rien à vouloir « cacher le pipi du chat ».
De même l'aggressivité et l'acceptation de la violencequi e sont installés en Israël - allant jusqu'à ce phénomène de l'antisémitisme au coeur de la société, dont vous parlez à juste titre- et un certain racisme anti-arabe sont des sujets dont il faudrait parler plus ouvertement.
Je me demande si ce n'est pas justement un sentiment d'insécurité qui empêche ce débat en France.
J'ai trouvé interessante la comparaison avec les États-Unis. On y trouve l'acceptation d'un spectre beaucoup plus large d'opinions, parfois très critiques d'Israël.
Tenez, à titre de comparaison, si vous lisez l'anglais, l'édition spéciale d'un magazine pour le 60ème anniversaire d'Israël édité par le Rabbin Lerner :
http://www.tikkun.org/fmd/files/may_2008_complete.pdf
à leconcombrevert
De lally
professeur | 11H08 | 24/04/2009 |
Donc, nous sommes d'accord sur le fait que ces groupes fachos sont indéfendables et donc l'attitude d'Hugues Serraf incompréhensible à leur sujet.
Je ne crois pas que ce soit un sentiment d'insécurité qui empêche ce débat d'avoir lieu que ce soit en Israël ou en diaspora.
J'ai plutôt l'impression, peut-être fausse, que ces groupes idéologiques fachos et racistes au sein de la société israélienne et de la communauté juive en diaspora ont été plus écoutés parce que la société israélienne avait besoin de leur rage, de leur violence et de leur haine raciste pour perpétuer la guerre de colonisation. Un peu comme la société israélienne a besoin des intégristes religieux pour aller s'installer dans les colonies.
Donc on a favorisé les plus violents et les plus radicaux pour entraîner toute la société dans la violence perpétuelle et la guerre.
Car on ne peut pas détester tout le temps son voisin dès lors qu'on apprend à le connaître. Tous les mouvements pacifistes israélo-palestiniens savent ça. La haine ne persiste que chez des extrémistes et des fachos dans les deux camps. Et tant qu'il n'y aura pas au sein des deux pays, une condamnation forte et mutuelle de la partie facho et de la partie intégriste religieuse avec un rejet politique véritable de ces affreux et au sein des deux camps, rien ne pourra bouger et il n'y aura jamais de paix.
Actuellement, on assiste au combat acharné de deux théocraties militaires qui se font la guerre. Deux extrémismes religieux et deux fascismes équivalents.
C'est la même folie guerrière, la même haine qui prend en otage les deux populations et les entraîne toujours plus loin dans l'abject. Et les deux dans leur population principale n'osent rien dire contre ces intégristes et fachos au pouvoir dans leur communauté. Pourquoi ? Simplement parce que ces fachos et intégristes appartiennent à la même confession religieuse. C'est pas aberrant et totalement fou ?
Moi ça me renverse.
Ca revient à voir tout les jours son propre frère violer et torturer sa soeur et ne jamais prévenir ni les parents ni personne simplement parce qu'il y a des liens du sang entre eux. Et que ces liens du sang légitiment l'usage de cette violence atroce.
Pour moi, c'est quelque chose d'insupportable et d'indéfendable.
On doit s'opposer au fascisme et à l'intégrisme y compris dans sa propre famille. Parce que ces deux versants ont provoqué en leur temps la Shoah, parce que ces deux versants ont provoqué tous les génocides et les guerres les plus atroces partout dans le monde.
On ne peut pas baisser la tête et détourner le regard face au fascisme et à l'intégrisme. Sinon ça veut dire qu'on cautionne la violence qui est faite par ces affreux.
Aussi je ne peux pas être d'accord avec Mr Serraf.
Pour pouvoir s'inquiéter de l'antisémitisme, il faut déjà combattre le fascisme dans sa propre famille. Parce que c'est à cause du fascisme non condamné que l'antisémitisme est le plus virulent et le plus agressif. Et il faut aussi combattre dans sa propre famille l'intégrisme religieux qui prend en otage toute la société et l'entraîne au pire avec ce fascisme et ce racisme.
C'est une question de cohérence.
On ne peut pas d'un côté évoquer la Shoah et dire, plus jamais ça.
Et de l'autre passer sous silence voire défendre les fachos et intégristes les plus violents de la communauté parce que ceux-ci sont juifs.
Le fascisme, l'intégrisme, le racisme de quelque religion ils se prétendent être sont des abominations qu'il faut à toute force rejeter définitivement de nos sociétés.
Si on ne le fait pas, on légitime le pire.
Et ce faisant l'on se parjure.
à lally
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 18H03 | 23/04/2009 |
Il y a un type (Glad) dont les messages haineux et insultants ont été supprimés mais qui avait trouvé matière, dans ce papier, à me traiter de gauchiste antisémite pro-Hamas. Il trouvait qu'un juif qui manifeste contre la guerre à Gaza, c'est une crapule qu'il faut absolument passer par les armes. Mais de votre côté, vous me traitez de raciste d'extrême-droite instrumentalisant l'antisémitisme avec une virulence à peu près aussi forte que la sienne (sans les gros mots et avec plus de sigles et de références en carton aux origines du sionisme, c'est vrai).
Vous devriez vous rencontrer pour échanger des idées, ça vous ouvrirait l'un l'autre tout un tas d'univers intéressants.
à Hugues Serraf
De lally
professeur | 18H24 | 23/04/2009 |
C'est très facile d'utiliser les propos et les vidéos ignobles d'un intervenant que je désapprouve autant que vous pour évincer les questions que je vous ai posées et pour tenter de décrédibiliser le contenu de mes interventions.
Cela s'appelle une pirouette et elle n'est pas des plus glorieuses.
Répondez à mes questions s'il vous plait quant à la montée de l'idéologie d'extrême-droite au sein de la communauté juive et aussi en Israël.
Tout le monde peut la constater.
Il n'est qu'à ouvrir les sites d'infos communautaires et n'importe quel quotidien d'info pour s'en apercevoir.
Pourquoi une telle radicalité ?
Pourquoi une telle haine ?
Je vous remercie par avance.
à lally
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 19H28 | 23/04/2009 |
Vous voulez dire que lorsque vous m'accusez de dissimuler mon racisme derrière mon vocabulaire d'extrême droite, il s'agit en fait d'un appel à un dialogue civilisé ? Peut-être votre pendant Glad avait-il les mêmes intentions pacifiques sous ses dehors un peu bourrus, finalement.
à Hugues Serraf
De lally
professeur | 19H56 | 23/04/2009 |
Et encore une pirouette désobligeante de votre part au lieu d'une réponse ! : -(
Quelle tristesse !
Il serait pourtant si facile de contrargumenter si vraiment vous pensez que j'ai tort dans ce que j'expose…
à Hugues Serraf
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 21H18 | 23/04/2009 |
A Glad, Gland et demi
à Hugues Serraf
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 19H10 | 23/04/2009 |
: -)) Bonne idée !
De DjamalB
Informaticien | 13H00 | 23/04/2009 |
M. Serraf, vous dites : « comme l'exil forcé, en 1962, de juifs pour la plupart favorables à l'indépendance algérienne et installés dans les pays du Maghreb depuis, au minimum, 1492 »
Pour votre information :
1/Les juifs d'Algérie avaient choisi de rejoindre massivement la France, par naturalisation grace au décret Crémieux, en 1870, se coupant du peuple algérien, arabo-berbère, à qui on n'avait pas offert cette possibilité.
2/La cause principale de l'exil des juifs d'Algérie, ainsi que des pieds-noirs provient des exactions de l'OAS, organisation fachiste, qui voulait mettre l'Algérie à feu et à sang, et a semé la terreur et la peur parmi ces populations, provoquant un exode massif (« la valise ou le cerceuil », disaient-ils).
3/Un des causes de l'exil des juifs d'Orient c'est les maneuvres du Mossad, qui, pour peupler Israel, qui venait de naitre à la fin de la guerre, a manipulé les juifs d'Orient, pour déstabiliser les pays arabes, et provoquer en retour des réactions, il est vrai stupides et criminelles de ces régimes arabes.
Interrogez vos parents SVP, ou lisez Benjamin Stora, pour tout ce qui concerne l'Algérie.
Cordialement
Djamal
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 13H28 | 23/04/2009 |
Encore une fois, on ne peut que s'étonner de réactions aussi dogmatiques.
Le statut de victime n'ouvre droit à aucun « bonus » !
Ce n'est pas parce que la France a subit l'occupation et l'oppression qu'elle devait bombarder Madagascar et Sétif.
La tyrannie du Tsar ne justifie pas les goulags.
L'enfant violé par son père n'a pas de facto le droit de violer son propre fils.
Le martyr du peuple juif ne justifie pas la répression du peuple palestinien.
Les bombes de l'ETA n'ont jamais fait avancer la cause des Basques,
Celles de l'IRA la cause de l'Irland, ni celles du FLNC celle de la Corse,
La misère palestinienne ne sera pas adoucie par les attentats-suicides.
Etc…
Aucune excuse aux actes de vengeance !
De Deborah
13H50 | 23/04/2009 |
Pourquoi n'appartiendrait-il qu'aux juifs de se soucier de l'antisémitisme ?
Il faut se soucier, et trouver des réponses et des solutions à TOUTES les formes de racisme. Rien de facile. C'est un travail de force et de longue haleine, et nul n'imagine qu'on éradiquera totalement les pestes racistes. Il en va de l'imperfectible humanité. On ne pourra jamais que les tenir à distance, très à distance et pas seulement pas les lois.
On ne peut pas ressasser en permanence, mais on a besoin d » initiative, des initiatives qui passent pas l'éducation, l'ouverture aux autres, l'apprentissage de la culture des autres, de l'acceptation de la culture des autres, la réflexion etc. Le Talmud n'a pas grand chose à voir dans tout ça.
De la vigilante
scandaleuse | 14H30 | 23/04/2009 |
attention je viens de me relire et je me suis apercue que j'ai écris » lieu de cul « mille excuses aux musulmans qui ce sentent ofencer par une telle erreur ou lapsus
j'evoquai un lieu de CULTE musulman j'en suis honteuse Pardon ..
de confession musulmane….. il ne s'agit que d'une stupide erreur
à la vigilante
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 07H36 | 24/04/2009 |
Ce n'est pas tant votre pauvre lapsus qui m'interpelle, mais votre phrase :
-« mais la france a un soucis de xénophobe,de raciste,d'homophobie… »
Certainement que la france a ce « soucis », comme vous dites,mais elle n'en a pas le monopole, tous les pays l'ont, l'Algérie aussi, et aussi la diaspora algérienne en France aussi, non ?
De cherchertoujours
curieux | 15H01 | 23/04/2009 |
Bonjour,
effectivement la question non seulement mérite, mais doit se poser. A force de ne pas se poser les questions, on intègre souvent les réponses que les autres font à notre place à d'autres questions qu'on n'a pas poser dans ces termes… Quelques unes des réactions illustrent parfaitement cela, lorsqu'il est proposé, comme argument, l'existence des méfaits du gouvernement israélien, pour invalider une démarche d'interrogation et d'analyse assez objective. Je précise que bien que je sois plus que réticent à tout ce qui est revendication d'appartenance à un groupe d'individus, je suis aussi capable de reconnaître qu'on ne vient pas de rien, dépourvu de toute trace intérieure ou extérieure, c'est à dire des préjugés que l'on a des autres ou que les autres ont sur nous, et qui seront très signifiants dans notre rapport à eux. Une fois ceci posé, je crois cependant qu'il y aurait réel débat, suivi si possible d'actions, à avoir sur les raisons qui font qu'une partie de la population française soit si perméable à cette proposition de bouc émissaire qui évite d'aborder les questions de place sociale accordée à chacun. En effet, ormis les épisodes paroxystiques, les racismes ont généralement été exercés à l'encontre des faibles (socialement parlant), et ce, par leur compagnons d'infortune autant que par les classes aisées. Je m'explique. On n'a rarement éviter d'inviter l'émir machin ou le cheik truc à telle ou telle sauterie de l'ouest parisien, au motif que sa femme était voilée ou qu'il représentait un pays ou l'esclavage était encore notoirement pratiqué. De même, un grand financier trouvera toujours toute porte ouverte, qu'il soit sensé vénérer Jésus, Yavhé, Allah ou Ron Hubbard. A mon avis, la montée de certains racismes est souvent la traduction de peurs, de sentiments de vulnérabilité face à la société dans laquelle nous évoluons et face à l'avenir qu'elle nous propose. Dans ce cadre, les amalgames volontaires, ou non, sont aisés.
Par ailleurs, afin de souligner ma position, non pas neutre, mais assez objective sur la question, je rappellerai qu'effectivement, il y a des éléments relativement artificiels voire déformés dans la construction de l'histoire juive telle qu'elle est actuellement présentée par les tenant de la pensée unique israélienne, notamment dans la définition même de « peuple juif » issu d'un berceau unique et dans la confusion extrême entre les textes religieux et leur pseudo valeur de documents historiques. Mais, ce n'est pas parce que ce fait existe qu'il n'y a pas place à un sentiment d'appartenance à une histoire commune. Qu'on accepte de l'avouer ou non, il existe bien une idée générale de « juif » ; les histoires humoristiques en sont une illustration acceptable. La difficulté réside essentiellement dans la façon dont on nie les phénomènes actuels de replis communautaristes (quels qu'ils soient), afin de ne pas avoir à faire le bilan de la société qui les a pourtant suscités.
De Larueestaucoin
15H01 | 23/04/2009 |
Il est toujours surprenant pour moi de lire dans les commentaires péremptoires de tant de lecteurs ignorant les faits essentiels, que les Juifs sont une religion, point barre.
Oui, ils en sont une, et ne sont et n'ont jamais été uniquement cela.
Le terme de nation était depuis longtemps appliqué aux Juifs, alors même qu'on leur niait l'accès aux droits nationaux élémentaires. C'est d'ailleurs la première nation européenne, puisque pour les autres on parlait de peuple Chrétien ! La carte de l'Europe a beaucoup bougé depuis ce qu'on appelle les Temps Modernes, et l'émergence de l'État Nation.
Bien sûr avant les nazis, le seul critère d'identification pour un Juif était le fait d'avoir son origine religieuse prouvée. Mais, honnêtement, l'antisémitisme n'a jamais trouvé la barrière de la religion suffisante, vu que de nombreux « conversos » se sont vus persécuter dans les pays qui n'aimaient pas ces Chrétiens-là.
Les Français, qui se croient universels et ne voient pas que leurs catégories de pensées sont franco-françaises, s'appuient souvent sur des jugements sartriens (qui prouvent l'ignorance crasse du philosophe Sartre sur la question) selon lesquels, le Juif, c'est le regard de l'autre qui le crée. C'est comme si l'on disait que le genre, c'est seulement une création de l'esprit, et qu'il n'existe pas de différences entre les sexes sur le plan biologique et historique. Déconstruisons, certes, mais respectons les faits avant de le faire.
Donc, pour qu'un débat sur les Juifs soit honnête, et pour qu'on arrête de nous parler d'un état juif qui serait automatiquement religieux par définition, je rappellerai que je suis Juif, athée, laïque et israélien, et qu'il y a des arabes israéliens. Ainsi, Israël n'est pas un état religieux, d'ailleurs même s'il le devenait, que les détracteurs balaient d'abord devant les Républiques Islamiques de notre planète, et celles qui ne l'étant pas ont pour loi la Sharia. Et qu'on se demande pourquoi certains pays ont une religion d'état et une religion obligatoire pour les héritiers du trône (en Europe, moderne et démocratique).
En outre, comme de nombreuses minorités ethniques, les Juifs ont, par groupes plus ou moins importants, une histoire commune, un art spécifique, des pratiques culturelles propres, soit liées aux langues parlées qui leur étaient spécifiques (ghettos d'Europe et du monde arabe), soit à leur cuisine spécifique etc. La plupart des Juifs, pas tous, cela s'entend, ont également des valeurs héritées de la civilisation juive (eh oui, ça c'est tout simplement toute une série de débats juridico éthiques sur des tas de questions entre communautés, qui de la Bible au Talmud -brûlé plus d'une fois par nos amis chrétiens- en passant par les responsae des rabbins, ainsi que la littérature juive de toutes les époques (hébraïque, araméenne, judéo -espagnole -arabe ou -allemande et j'en passe).
Il est toujours permis de déconstruire, mais comme auparavant, je le répète, il faut connaître les faits.
Quant à l'invention du peuple juif dont certaines personnes égarées dans l'antisémitisme ambiant semblent vouloir se gausser, il n'est pas plus inventé que ne l'est la Francitude, la Oumma ou la Nation Arabe, sans parler des entités panturque, panslaves et pan pan sur le cucu. Il suffit de lire les livres des spécialistes pour le comprendre. L'arabité, c'est quoi par rapport à des populations araméophones de Mésopotamie de Syrie du Liban et d'Iran ? C'est quoi par rapport aux Coptes, Berbères et autres Kurdes de toute notre belle région arabisée.
Moi, né en France, d'un père français dont deux oncles sont tombés pour la patrie, j'ai eu un grand père et un grand oncle exterminés par les bons soins de la Police française agissant pour les nazis. Et cela n'a pas empêché un rom et deux enfants d'immigrés, l'un écossais et l'autre italien, de me dire de retourner dans mon pays. Ce que j'ai fait pour mon plus grand bonheur et celui de mes enfants.
à Larueestaucoin
De mass0
athée et citoyen du monde | 07H10 | 24/04/2009 |
Juste une question en passant est ce que les arabes israélien ont les même droit que les juifs israélien ?
>Et cela n'a pas empêché un rom et deux enfants d'immigrés, l'un écossais et l'autre italien, de me dire de retourner dans mon pays.
Je suis assez étonné, « dans votre pays », mais vous leur avez dit quoi exactement pour qu'il vous dises cela.
à Larueestaucoin
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 15H18 | 25/04/2009 |
« commentaires péremptoires de tant de lecteurs ignorant les faits essentiels, que les Juifs sont une religion, point barre.
Oui, ils en sont une, et ne sont et n'ont jamais été uniquement cela.
Le terme de nation était depuis longtemps appliqué aux Juifs, »
Alors comment expliquez-vous qu'un québécois, dont les arrières grand-parents sont pourtant issus de la NATION française, se sente d'ABORD québécois ? ? ? Il gardera toujours une tendresse pour « le vieux pays », bien sûr, mais il ne se sent pas du tout « français », il se sent québécois ! Pourquoi n'est-ce pas la même chose en ce qui concerne un juif français par exemple ? Sa nation, c'est la France, pas Israël. Et ce, depuis des siècles et des siècles ! Israël ne devrait représenter pour lui que son histoire ancienne, comme est la France pour un québécois.
Les juifs, si ce n'est pas leur RELIGION qui les a soudés (et par là même un peu isolés des non-juifs, en interdisant qu'une juive épouse un non-juif, etc.), et ce, malgré les millénaires passés dans les divers pays qui les ont accueillis, alors, c'est quoi ?
De trollinou
(sot émir) | 15H31 | 23/04/2009 |
Hugh, Hugues,
Une fois n'est pas coutume, j'aimerais applaudir des deux mains l'effort de désamorçage des trolls entrepris dans l'article. Chaque phrase provocante est nuancée dans la foulée, chaque raccourci est identifié en tant que tel, ça donne envie de répondre intelligemment, ou du moins d'essayer.
Alors, « s'inquiéter de l'antisémitisme », qu'est-ce ? Il ne s'agit pas d'une question rhétorique, j'aimerais vraiment comprendre ce que vous entendez par « s'inquiéter ».
Moi, par exemple, qui serait certainement défini comme un « français de souche » par les crétins chromato-généalogiques, qui suis laïque et athée, je crois m'inquiéter de l'antisémitisme, au sens où son existence heurte mes valeurs, mes principes, et mérite vigilance et précaution, au même titre que l'homophobie, la misogynie, ou toute forme d'intolérance matinée de bêtise qu'on croise à maints coins de rue.
Comment se manifeste mon inquiétude, ou dirais-je mon attention vis à vis de ces problèmes ? Je discute, je débats, je m'énerve, je pointe du doigt ce qui me semble en relever, inconsciemment ou pas. Si j'étais journaliste ou « chroniqueur », il est probable que j'écrirais, aussi.
Evidemment peut-être m'inquièterais-je davantage de l'antisémitisme si j'étais juif, du sexisme si j'étais femme, de l'homophobie si j'étais gay, difficile à dire, mais je pense qu'il s'agirait d'une démarche intellectuelle similaire à celle que j'entreprends dans ma peau actuelle.
Voilà ce que j'entends par « s'inquiéter ». On ne m'a jamais reproché ni d'être paranoïaque, ni d'entretenir de machiavéliques desseins (« stratégie », dites-vous). Peut-être ai-je la chance de ne jamais croiser que des gens mesurés.
Peut-être veille-je aussi à ne jamais assimiler juif et Israel, à prudemment choisir mes mots pour éviter chez mes interlocuteurs cette même confusion.
Quand les tartuffes de Durban parle de haine raciale quand le président iranien dénonce la politique israelienne, quand BHL ou Philippe Val, tous les néo-cons du Figaro parlent d'axe rouge-brun pour évoquer la critique d'Israel, je ne range pas leurs propos dans l'inquiétude, viscérale ou morale. Je ne me sens guère de combat commun avec eux.
Peut-être ont-ils parfois frappé de leurs grosses masses une mouche coupable d'antisémitisme. Mais ils frappent tant à côté que je n'ose plus croire à la maladresse, à la fébrilité.
De marie.sauvage
Apatoudi | 16H29 | 23/04/2009 |
Votre petite approche talmudique (laborieuse et avec de gros sabots, faisant de la lecture de vos vaticinations [comme vous dites] un pensum, comme toutes vos approches de quoi que ce soit) ça peut aussi s'appeler du jésuitisme.
Votre pseudo question talmudique : « Si s'inquiéter de l'antisémitisme relève, soit de la paranoïa, soit de la stratégie, quel moyen reste-t-il aux juifs de s'inquiéter de l'antisémitisme ? », c'est bonneteau, du j't'embrouille, bref une escroquerie.
Le problème ce n'est pas de s'inquiéter de l'antisémitisme. C'est que cette inquiétude vous amène (approche talmudique) à généraliser, catégoriser, figer, déformer (et j'en ai une charrettée comme ça) A faire exister une catégorie fantasmée de Français (entièrement à part) pour les isoler et ainsi les proposer à la détestation citoyenne de nous autres, Français propre sur eux, cartésiens et tout et tout. Bref à mentir, ce qui peut conduire, de charybde en Scylla, à animaliser.
Détestable votre procédé.
Tout ceci dit sans bible, talmud, coran, ou avec tout ça
à marie.sauvage
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 17H22 | 23/04/2009 |
Ah, je vois : j'étais donc sur ce coup dans la stratégie, ou plutôt dans le « procédé », dans « l'escroquerie », dans « l'embrouille », dans le « mensonge » et même, c'est le bouquet, dans « l'incitation à la détestation d'une catégorie entièrement à part par les Français propres sur eux »… Autant dire dans le racisme pur et simple. « Animaliser » ! ! !
Que dire ? Vous êtes tellement loin de mes intentions, de ce que j'exprime, que je ne vais évidemment pas tenter de réexpliquer quoi que ce soit qui ne serait pas déjà dans le texte ou dans mes réponses aux commentaires.
Car pour tout mon côté « laborieux » et mes « gros sabots », je suis convaincu que même le troll le plus malintentionné doit être en mesure de saisir à quel point vous êtes à côté de la plaque. Donc, juste parce que je suis épaté par ce commentaire qui ressemble à un tir automatique que vous auriez pu poster sous n'importe lequel de mes papiers depuis que vous m'avez rangé dans votre petite boîte à méchants, j'ai juste envie de m'avouer vaincu et de jeter l'éponge -- pour reprendre l'expression d'un copain à vous quelque part dans ce fil. A quoi bon exposer des idées avec sincérité si c'est pour tomber sur ça ?
à Hugues Serraf
De marie.sauvage
Apatoudi | 13H09 | 24/04/2009 |
Vos intentions ? L'enfer est pavé de bonnes intentions.
La boîte à méchants ? Réthorique made in América, bien comportementaliste. Ni vous ni moi ne sommes gentils ou méchants.
Essayons d'être responsables. Et de ne pas diaboliser notre prochain.
Je déteste votre façon de faire exister à tous prix un antisémitisme maghrébins en voie de généralisation.
L'analyse d'Esther Benbassa à ce sujet me va. Claire, net, propre. Fidèle à ses origines. Ça me va.
Vous y a de d'l'a gêne. Ça coince aux entournures.
Pas vos vaticinations dont les attendus sont détestables.
Et pour finir, pas de copains virtuels. Je commente seule.
P.S. : Exposer ses idées ne retourne pas de la sincérité. Mais est du ressort d'une éthique. Honnêteté vis-vis de soi même, d'abord.