Petite approche talmudique de l'antisémitisme
Si s'inquiéter de l'antisémitisme relève, soit de la paranoïa, soit de la stratégie, quel moyen reste-t-il aux juifs de s'inquiéter de l'antisémitisme ?
Lorsqu'un juif s'inquiète de l'antisémitisme, deux reproches distincts lui sont couramment adressés -parfois simultanément. On peut l'accuser d'être paranoïaque, c'est-à-dire d'être tellement à l'écoute de ses propres fantasmes qu'il n'est plus capable d'observer sereinement la réalité ; on peut aussi lui faire observer qu'il est parfaitement conscient de l'inanité de son inquiétude et qu'il cherche seulement, dans le cadre d'une stratégie hautement sophistiquée, à dédouaner l'État d'Israël de ses turpitudes…
Enfin, ça, c'est lorsque la question de l'antisémitisme est évoquée hors du contexte confortable de l'extrême droite. Qu'un groupe de skinheads vandalise le carré juif d'un cimetière et le tollé est considéré comme convenable. Pas par tout le monde, évidemment -les skinheads n'ont pas que des ennemis- mais disons que la réprobation est alors quasi-universelle. Maintenant, que le même juif évoque « l'antisémitisme des banlieues », c'est-à-dire l'antijudaïsme culturel de la tradition islamique coloré de références mal-digérées à la question palestinienne, qu'il s'offusque des propos négationnistes tenus par un chef d'Etat musulman, et les choses prennent une autre tournure. Cet antijudaïsme-là, parce qu'il fait intervenir trop de paramètres complexes, parce qu'il rend confuses les notions de victimes, d'opprimés, d'oppresseurs, etc. n'est plus aussi légitimement dénonçable. Mais j'y reviendrai.
Sur le reproche de la paranoïa (et il est évident que je ne m'adresse pas ici à ceux qui, quoi qu'il arrive, considèrent que les juifs sont une engeance maléfique et corrompue dont il convient de se débarrasser), qu'est ce qui peut bien pousser un type comme moi, à l'aise dans ses baskets laïques, à peu près aussi concerné par la nourriture casher qu'un moine bouddhiste par une côte de bœuf bien saignante, à réagir au moindre signal douteux ?
D'abord, la conscience d'appartenir, nolens volens, à un groupe humain que l'histoire à singularisé pour son malheur. Je ne vais d'ailleurs pas redérouler ici la genèse et les formes diverses de l'antisémitisme à travers les siècles : je l'ai déjà un peu fait dans un autre article et, puisqu'il est acquis que je ne m'adresse pas à des fans d'Alain Soral, je partirai du principe que le lecteur sait deux ou trois choses de la discrimination et des persécutions subies par les juifs à peu près partout où ils sont (ou ont été) présents. Donc : la conscience d'appartenir à un groupe humain régulièrement transformé en bouc émissaire par les pouvoirs religieux et/ou politiques, dont l'émancipation et les droits civiques, dans ce pays, dans mon pays, appartiennent à l'histoire récente et qu'un plan d'extermination industriel a bien failli faire disparaître de la planète il y a quelques dizaines d'années.
Mais tout ça, c'est du général. Car il y a aussi du particulier dans cette histoire. Du particulier tout frais, comme la suppression de la nationalité française de mes parents -alors enfants- pendant la guerre, leur expulsion de l'école publique et leur accueil subséquent par une école catholique. Du particulier comme leur sauvetage in extremis de l'envoi dans les camps de la mort par l'arrivée des Américains en Algérie -où ma famille avait la chance de se trouver en 1942. Du particulier comme les pogroms ayant provoqué la fuite, à travers toute l'Europe, de mes arrières grands-parents maternels russes. Du particulier comme l'exil forcé, en 1962, de juifs pour la plupart favorables à l'indépendance algérienne et installés dans les pays du Maghreb depuis, au minimum, 1492…
Est-il vraiment inconcevable, dans ce contexte d'une double mémoire générale et particulière, d'être attentif à tout ce qui peut ressembler à un signe avant-coureur d'une situation dix fois, cent fois répétée ? Pas au point de rechercher les opportunités de se ronger les sangs, bien entendu, mais bien assez pour ne pas se satisfaire d'une tirade sur la violence banale de notre terrible société ultralibérale lorsqu'une synagogue brûle à Marseille, que des tombes sont retournées à Carpentras où qu'un Ilan Halimi est torturé et assassiné à Paris. « Mais l'antisémitisme dont vous parlez n'existe plus, voyons, assurent pourtant, et elles sont authentiquement sincères, les bonnes âmes. Ces démons ont été largement exorcisés. L'Allemagne nazie, Vichy, l'affaire Dreyfus, tout ça, c'est de l'histoire ancienne ! Allez : cette fois-ci, c'est la bonne ! » Sans doute, mais je n'en constate pas moins que si le passé est tautologiquement le passé, ni les Français juifs, ni les Allemands juifs n'auraient pu croire une seule seconde, en 1930, à ce qui devait leur arriver dix ou douze ans plus tard. Non, l'inquiétude n'est pas de la paranoïa. L'inquiétude, même mesurée, même contrôlée, est un réflexe. Supprime-t-on un réflexe ? Et un réflexe de survie, par-dessus le marché ?
Mais je voudrais en venir à ce second reproche, à l'idée que les juifs brandissent la question de l'antisémitisme par stratégie, cherchant à déconsidérer le discours antisioniste par assimilation à son pendant antijuif. Manifestement, c'est le cas de certains : que ce soit en France ou en Israël, cet amalgame est parfois pratiqué, permettant de disqualifier une opposition légitime au sort fait aux Palestiniens. A contrario, les antisémites authentiques utilisent d'ailleurs un mécanisme identique pour maquiller leur haine des juifs en combat politique — manœuvre à la source des fameuses alliances rouge-brun qui empoisonnent l'atmosphère et neutralisent le débat.
Les juifs de la diaspora, c'est un fait, sont majoritairement attachés à Israël. Mais ils n'ont pas envie d'y vivre, puisqu'ils n'y vivent pas. Ils n'acceptent pas non plus la présence de colons en Cisjordanie, puisqu'ils sont pour la plupart favorables à la création d'un État palestinien et se placent dans la perspective d'une paix négociée. Au final, et à l'exception de ceux d'entre eux qui assignent à Israël une dimension mystique, ils gardent de ce pays grand comme un timbre-poste l'idée d'un ultime refuge en cas de malheur — l'adresse d'un vague cousin qui pourra toujours vous accueillir s'il faut à nouveau faire sa valise, en quelque sorte… Donc, oui, fatalement, tout débat sur la résurgence — réelle, supposée, exagérée — de l'antisémitisme en France intègrera l'existence d'Israël en toile de fond même si l'argument d'une « tactique », au sens de l'élaboration consciente d'un antisémitisme imaginaire, est un procès d'intention sans fondement, sinon écœurant.
Un vrai problème, c'est la nature nouvelle de l'antisémitisme en France, et l'effacement progressif de la figure lepéno-célinienne au profit de « l'antisémite arabe ». Bon, j'ai bien conscience de friser l'inacceptable en parlant d'un « antisémitisme arabe ». D'abord parce que les petits malins se précipiteront pour expliquer que les Arabes étant eux mêmes des sémites, ils ne sauraient développer ce genre de phobie : je les laisse se documenter sur l'origine d'un concept qui n'a pas grand chose à voir avec les divisions linguistiques des populations moyen-orientales (ça leur donnera l'occasion de se promener sur Internet). Ensuite, parce qu'il n'est pas politiquement correct de rappeler que les Arabes, figures victimaires par excellence dans la cosmogonie progressiste moderne, peuvent aussi être des méchants.
Je réfute d'ailleurs par avance toute accusation de racisme à l'égard des « Arabes » : il y a assez de sépharade algérien en moi pour qu'une telle option me soit de toute manière interdite. Je maintiens tout de même que le statut du juif dans le monde arabo-musulman, sa qualité de dhimmi -d'être humain de deuxième ordre- a laissé des traces. Mais j'ai lu suffisamment de Benjamin Stora ou d'Abdelwahab Meddeb pour faire la part des choses entre la valeur intrinsèque des personnes et les casseroles culturelles qu'ils trimbalent collectivement. Cet antisémitisme, ou si l'on préfère, cet antijudaïsme, n'est évidemment pas consubstantiel à l'Islam et au monde arabe, mais il y est présent. Partout. Tout le temps. Transporté dans le contexte de la France contemporaine, où les musulmans sont effectivement et objectivement en souffrance, cet antijudaïsme ancestral, magnifié par l'identification des jeunes des cités aux lanceurs de pierres de Gaza, est une vraie préoccupation. Et ni les militants de la cause palestinienne (j'en suis), ni ceux de l'insertion de jeunes déboussolées dans une société fermée (j'en suis aussi), ne rendent service à qui que ce soit en faisant le choix de l'aveuglement.
La spontanéité avec laquelle la gauche, justement, prend la parole pour nier l'existence de cet antisémitisme au fil des faits-divers et des, hum, « conférences sur les droits de l'homme » est l'une des plus grandes blessures de juifs qui, non seulement, subissent concrètement cette réalité à Sarcelles ou à Créteil (1), mais s'identifient instinctivement aux valeurs de progrès qui leur sont renvoyées à la figure comme antinomiques de ce qu'ils sont. L'incroyable et absurde retournement, qui a vu les communautés noires et juives américaines, indissociablement et historiquement liées par le combat pour les droits civiques, séparées par le fanatisme révisionniste des Farrakhan et consorts pourra d'ailleurs — et douloureusement — servir de précédent à ce phénomène (2).
Mais c'est compliqué tout ça. C'est difficile à réduire à deux trois idées simples comme on les aime dans les journaux, dans les meetings ou même sur les blogs. Les juifs sont, à bon droit, attentifs à ce qui est susceptible de leur tomber dessus, même s'il est certainement plus facile de porter une kippa qu'un prénom arabe dans la France d'aujourd'hui. Du coup, qu'un jeune soit laissé pour mort dans le caniveau, même un petit con, même un membre présumé du Bétar, parce qu'il est juif, qu'un Dieudonné fasse acclamer Faurisson au Zénith, qu'un Ahmadinejad fasse passer ses obsessions pour de l'humanisme et c'est l'inquiétude qui pointe. Une inquiétude alors disqualifiée par ceux qui refusent d'y voir autre chose qu'un repli communautariste -éventuellement mâtiné d'un poil de sarkozysme- au nom de réflexes idéologiques que le réel ne vient jamais bouleverser.
La question reste donc posée, et tant pis si elle agace le contempteur du juif « passant son temps à se plaindre » alors que d'autres l'ont remplacé au premier rang des victimes : quel est le moyen légitime de s'inquiéter de l'antisémitisme ?
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(1) Il s'agit du type de communes populaires où résident la majorité des juifs de France, au contact direct de ceux qui fantasment paradoxalement sur leur statut de nantis. Des quelque 600 000 Français juifs, 60% sont des sépharades originaires d'Algérie, de Tunisie ou du Maroc et appartiennent fréquemment à des milieux d'employés, d'ouvriers, d'artisans ou de petits commerçants.
(2) L'importation en France des discours de ce genre par des mouvements de type Tribu Ka, qui fabriquent de toutes pièces un prétendu contentieux entre Noirs et juifs, est d'ailleurs alarmant même s'il reste marginal. Ce contentieux est essentiellement construit sur l'idée que les juifs seraient responsables de la traite négrière (une imbécillité historique). Le mythe de la « concurrence mémorielle », selon laquelle les juifs empêchent la reconnaissance des souffrances des noirs pour conserver leur statut de victimes spécifiques est par ailleurs devenu le fonds de commerce de gens comme Dieudonné…
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à Hugues Serraf
De Ludik69
toxico de l'info | 09H37 | 23/04/2009 |
« L'idée générale, si je comprends ce qui est dit ici, est que l'antisémitisme “ traditionnel ” n'existe pas »
Il a simplement évolué. Et comme il faut toujours une justification a la haine et au racisme, même la plus fantaisiste, le conflit israélo-palestinien semble être l'argument le plus courant et malheureusement beaucoup plus crédible que le juif mangeur d'enfant.
à Hugues Serraf
De lapokabrite
nihiliste | 11H20 | 23/04/2009 |
le jour ou vous comprendrez que c'est l antisémitisme occidentale qui a conduit a la création de l État d israel pour se donner bonne conscience et se débarrasser du problème juif a bon compte sur le dos d un autre peuple en déplaçant leur propre antisémitisme
la persécution actuelle des palestiniens décomplexe antisémitisme
occidentale qui resurgit de façon feutré dans tous les milieux .
combien de musulmans ont eus la confidence de gens éduqués et bien propres sur eux que les juifs contrôle tout (pas forcement faux) et que ce que les israéliens font aux palestiniens est digne de la politique nazis (pas forcement faux)
je ne suis pas dupe de cet antisémitisme larvé qui ose s exprime du fait de ma judeophobie suppose atavique due a mon islamite
je sais que après les juifs ce sont les arabes et ensuite les noirs asiatique (la vielle hiérarchie raciste )
le racisme existe aussi entre juifs (ashkénazes ,séfarades ,falashas)comme ils existent entre musulmans (arabe,berbère,saharien),pour les deux sous forme de racisme tribal qui est différent du racisme « scientifique“qui vient du ‘siècle lumières’ européen
l” antisionisme des musulmans peut être teinte de judeophobie de la même manière qu un marakchi n'aime pas un casaoui ou un algerois un oranais ou un parisien un marseillais mais c est bien la persécution des palestiniens qui en set le moteur
l antisionisme des africains même non musulmans envers les juifs résulte de la reconnaissance et de la commémoration du juif comme victime suprême (les africains kemites ont pas mal donner eux aussi) et le faits que les juifs ne reconnaissent pas la participation des juifs a la traite orientale et occidentale
la tribu ka n faisait que dénoncé cette hiérarchisation victimaire et l impunité des milices sionistes(betar,ldj)
réponse des sionistes : dissolution de la tribu ka et pas des milices juives ,création du cran par le crif,campagne médiatique sur le soudan avec présentation du conflit comme un conflit entre arabes et noirs alors que c est un conflit entre nomades et sédentaires tous arabises et noirs
si beaucoup de blancs ont gobes cette propagande ce n “est pas la cas des noirs (enfants de zoe)
même les juifs ne sont pas tous aveugles par la propagande sioniste ,beaucoup sont circonspect quant a la politique israélienne peu la dénonce par crainte de représailles ou accusation de haine de soi (morin,finklestein,……………………..)
peut être trouverez mes propos judeophobe mais je suis tranquille de ce cote je n ais aucune raison de haïr mon arrière grand mère ‘toucheite et mes origine maghrébine (comme vous) me permet une liberté de ton sans sentiment de culpabilité par rapport aux génocides (juifs ,gitans,..) de la seconde guerre mondiale
berbère je navigue sur le net et je suis assez surpris de trouver des sites soit disant pro berbère mais très pro sioniste mettant en avant la judéité ancienne des berbères et le génocide des berbères par les méchants arabes musulmans !
le même coup que les méchants arabes avec les noirs
parmi les juifs berbères combien parlent encore l amazigh ?
une poignée de vieillards un vrai génocide linguistique,est ce le judaïsme ou l islam qui fait disparaitre une culture
le copte ,l assyro- chaldeen le somali sont toujours parles
j ais vu récemment a une émission de C'est plus clair de Calvi avec un sujet surréaliste sur la peur des juifs de disparaitre ,certains propos étaient hallucinants et relevaient de la psychanalyse (imaginez la même chose a la télé pour les adventiste,témoins de jehova ou les mormons serait ce possible)
le judaïsme évoluera comme les autres religions mais le sionisme est condamne a disparaitre
vous voyez on peut évoquer la question de l antisemitisme pas seulement sous l angle de la colonisation de la Palestine par les sionistes
De Adelyne sur le sable
Si je savais | 14H23 | 22/04/2009 |
Et bien mon Hugues, foi d'une fidèle de vos « vaticinations » oiseuses habituelles, vous êtes bien meilleurs sur ce sujet là, qui me semble t-il vous tient à coeur comme aux « tripes », et argumenté sans ostentation de surcroit….
P'tête bien que vous êtes un faux libéral de gauche avec une « cagoule » finalement…
Faites gaffe !
De supprimé à la demande du riverain 12 mai
... | 14H52 | 22/04/2009 |
Personnellement, j'ai été élevé dans une famille un peu vieille France de Catholiques conservateurs, péguystes et gaullistes et je n'ai jamais entendu chez moi ou au catéchisme la moindre parole antisémite. Au contraire, nous lisions régulièrement des extraits de l'histoire sainte et Israël me paraissait plus familier que mon propre pays. Hélas, le dévergondage compassionnel et droitdelhommiste a tellement progressé dans notre société et pris le pas sur toute considération morale que nous excusons des actes hautement répréhensibles, sous prétexte que leurs auteurs descendent des esclaves ou des colonisés et ont donc tous les droits. Cela nous conduit à penser qu'on ne doit pas les juger à l'aune commune, ce qui me semble être une forme de racisme soft, puisqu'on ne les considère pas comme des citoyens à part entière, comme des adultes responsables soumis aux mêmes lois que les autres citoyens. Les sociologues d'ailleurs, continuant leur travail de sape et de propagande, nous ont appris que les brûleurs d'écoles, de gymnases et de voitures de pauvres n'étaient pas responsables de leurs actes mais qu'ils étaient des victimes. Ce renversement des valeurs a quelque chose de répugnant et d'ignoble qui m'a fait prendre en haine la sociologie que je considère comme une pseudo-science mais un vrai charlatanisme.
à supprimé à la demande du riverain 12 mai
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 15H43 | 22/04/2009 |
hé bé, et celle qui t'attend, elle,
elle est pas virtuelle
ni putasso-compassionnelle
et tartuffe ne verrait qu'elle,
sans charlatanisme culturel,
bien sale et bien réelle.
à Banana ex de juanitoto
De Servais-Jean
alpha-béta | 16H15 | 22/04/2009 |
J'adoooore cette réponse, j'y met un top
à supprimé à la demande du riverain 12 mai
De Maxfrerot
09H32 | 23/04/2009 |
Ta vieille france elle a pourri, elle est morte et ce n'est pas dommage car les bigots, les tradis ont dispensés la haine d'autrui à travers leur secte ( « religion », on dit comme ça chez vous) de manière si vicieuse que tu ne t'es même pas rendu compte que l'on t'inoculait le venin de l'intolérance par les textes « sacrés ».
On vous aura tous au final car vous ne vous mélangez pas et vous finirez malades et débiles comme les consangains de la famille royale.
De NOVALIS
poète | 14H32 | 22/04/2009 |
Et encore un article sur l'antisémitisme …
Monsieur Serraf,
Je vais vous faire un aveu : j'ai commencé à lire votre prose, mais me suis très vite arrêté.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que je commence à en avoir plus que marre des
culpabilisations, jérémiades et autres fantasmes que vous et d'autres français juifs adressez régulièrement à vos concitoyens.
J'en ai plus que marre d'entendre parler d'antisémitisme à longueur d'antenne ainsi que dans la presse nationale et régionale.
J'en ai plus que marre d'entendre les éternels donneurs de leçons du CRIF et de l'UEJF.
J'en ai plus qu'assez de constater que l'on donne régulièrement la parole dans les pages « Débats » et « Rebonds » à des LEVY, GLUCKSMANN et d'autres prétendus philosophes.
J'en ai plus qu'assez de constater les volontaires amalgames entre antisémitisme et antisionisme.
Pour ma part, je combats avec la même vigueur l'antisémitisme et le sionisme.
L'antisémitisme n'est, comme vous le savez, ni plus ni moins qu'un racisme : il doit de ce fait être combattu.
Comme le dit excellemment 101.7 dans son commentaire, le sionisme se situe quant à lui dans le domaine du politique et, comme toute idée ou pratique politique il entre nécessairement dans le domaine de la critique.
Alors, plutôt que de nous rabâcher encore vos sempiternelles litanies sur un antisémitisme imaginaire, regardez la réalité en face et condamnez les dirigeants de l'Etat d'Israël qui ont fait massacrer ( il n'y a hélas pas d'autre terme) quelque 1 500 personnes en début d'année.
Vous servirez ainsi la cause de l'humain, de quelque religion qu'il soit.
Mais de grâce, arrêtez à nous servir et resservir l'antisémitisme !
à NOVALIS
De kasherhallal
pour le métissage | 17H34 | 22/04/2009 |
si un sujet ne vous plait pas, je ne vois pas ce qui vous oblige à le lire …
Je peux vous dire que l'antisémitisme est bien réel, qu'il a redoublé depuis la guerre à Gaza, parce que, entre autres, le CRIF a eu la très mauvaise idée de la soutenir en disant parler au nom des français Juifs, parce que les anti-sionistes considèrent le « sionisme » comme UN alors qu'il est multiple, qu'il va du sionisme de gauche (pour 2 états) au sionisme de droite et extrême droite. L'idéologie sioniste, sauf pour quelques nostalgiques, n'est plus le sionisme du départ, depuis que l'état israélien existe.
Il existe même des Israéliens Juifs pour 2 états laïcs et démocratiques qui se disent post sionistes.
Tant qu'on refusera de comprendre la complexité de la société israélienne, il est plus facile de parler DU sionisme, idéologie à abattre.
Lisez, si ce n'est pas trop vous demander, les commentaires sous les différents textes parlant d'Israël, vous verrez le mélange, la haine, le manque de commentaire politique et vous comprendrez pourquoi il faut de temps en temps reparler d'antisémitisme.
Maintenant, j'aimerais aussi des textes sur l'islamophobie et l'arabophobie. Ce serait intéressant, dans le cadre de la lutte contre le racisme.
à NOVALIS
De Maxfrerot
09H38 | 23/04/2009 |
T'es poète toi ?
lis ça :
Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui ou pour un non.
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre cœur,
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-les à vos enfants,[2]
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.
Primo Levi.
Tant qu'il restera un seul antisémite sur cette planète on le combattra.
De jackoneil
15H10 | 22/04/2009 |
« 2 poids 2 mesures »
M. Serraf,
Je ne vous comprends pas.
Vous avez manifestez avec un certain aveuglement au côté (ou disons plus précisément « devant ») les supporters les plus zélés du Hamas, sur fond d'« antisionisme » déchaîné. L'UOIF parlant de « génocide sans précédent ». Kemi Seba appellant à tuer tous les « sionistes » de France en fin de cortège.
Tout une partie de la presse s'est d'ailleurs fait l'écho de cette radicalisation et de cette communautarisation.
Aujourd'hui, pris d'un sursaut, vous venez nous dire : « comment comment un juif peut-il comdamner l'antisémitisme sans être traité de sioniste ou de paranoïaque ».
Poser la question en ces termes communautaires me paraît dépassé. La nouvelle configuration judéophobe est désormais reconnue bien au-delà de la communauté juive, ce qui n'était peut-être pas le cas il y a maintenant une dizaine d'années.
Par ailleurs, l'antisémitisme est, socialement, et c'est bien ce qui compte, assez largement condamné. Avez-vous la une de Libération sur Ahmadinejad ? La position de Delanoë sur Genève 4 (aka Durban 2) ou sur Dieudonné ? Les réactions du PS à ces mêmes affaires ? Lors des fameuses manifs pour Gaza, je remarque que le dit PS a été plus prudent que vous. Dieudonné ne peut plus mettre les pieds dans une ville sans que la vigilance anti-fasciste, des anars à la LICRA lui tombent dessus. De qui et de quoi parlez-vous ?
Pour relativiser un peu plus votre propos, comparons avec le traitement de l'islamophobie.
Une certaine islamophobie, c'est-à-dire un racisme culturel visant spécifiquement les musulmans, est à peine reconnu comme un racisme et relèverait de la pure liberté d'expression ! A une autre époque, il me semble que l'Abbé Pierre, et avec raison, a eu droit à quelques ennuis pour ses remarque sur Josué, les Canaaéens etc…
Or je remarque que Redeker et quelques autres, au contraire, ont été carrément promus ! Un pacte a même existé entre le lepeno-islamophobe De Villiers et l'UMP !
Quelles sanctions, quelles condamnations morales, pour un Goasguen, qui au nom de 100 députés, accusent collectivement les Palestiniens de Gaza d'être un « peuple abominable de terroristes épouvantables » (préparant ainsi les esprits au pire) ? ? Le même Goasguen vient de pondre un papier dans Libération pour venir donner des leçons d'anti-antisémitisme. On retrouve dans les signataires, au-delà de quelques « stipendiés » pro-israéliens, des nostalgiques du colonialisme français…
Pour ces différentes raisons, votre constat d'un antisémitisme qui serait difficile à combattre me semble aujourd'hui à la fois périmé et décalé.
Mais tout anti-raciste conséquent ne peut avoir les indignations sélectives, quand ce n'est pas propagé la haine lui-même.
C'est là le principal rapproche qui est d'ailleurs fait aux chasseurs d'antisémites.
L'UEJF, le CRIF, la LICRA, le PS auraient été par exemple bien inspirés de dénoncer ce gouvernement d'extrême-droite (comment le qualifier autrement pour qui a lu les chartes…du Likud et de Beteinu ? ) qui s'est mis en place en Israël. Tolérer ce duo Lieberman-Bibi et comdamner Ahmadinediable c'est prendre le risque de se faire traiter de sioniste…
Quand le CRIF fait un triomphe Redeker, elle se rabaisse au niveau d'une partie de la communauté musulmane (radios, télés, instances religieuses) qui a fait, de son côté, un triomphe à Dieudonné pendant plusieurs années.
Ceci-dit, cela n'empêche pas de rappeler les différences de nature entre racisme, antisémitisme, xénophobie, antijudaisme, islamophobie, homophobie…
Antiracistement,
Jacko.
De ThePhysicist
Critique avisé | 16H12 | 22/04/2009 |
Bonjour M.Serraf,
Je suis en désaccord avec votre utilisation d'antisémitisme et d'antijudaïsme comme synonymes.
A mon sens l'un vise un peuple (donc des personnes), l'autre une idéologie (au même titre que le christianisme, l'islam, le zoroastrisme,… même le pastafarisme).
Il faut [pouvoir] critiquer les religions aussi fortement qu'on le souhaite, quelle que soit la religion, la couleur de peau, la nationalité ou les idées du public potentiel.
Soit dit en passant, je pense aussi que les notions d'antisémitisme, homophobie,…. ne devraient pas être inscrites dans le droit francais. Discrimination » est un terme générique qui suffit amplement ; ces notions spécifiques ne font que stigmatiser certains groupes et attisent de par ce fait le communautarisme dans notre société.
Qu'en pensez vous ?
De expat
15H34 | 22/04/2009 |
Le probleme c'est que ce genre de presentation parait tout a fait rationel au premier abord.
Par contre il y a beaucoup de generalisation absurde, comme de pretendre que le peuple juif (qui n'est pas un peuple ou une race, mais un assemblage heteroclyte de gens ayant (eu) en commun une religion) a ete singularise par l'histoire pour son malheur, en fait le seul cas ou un antisemitisme irrationnel a cause un tres grand nombre de victimes est la 2e guerre mondiale. Maintenant on peut faire des comparaisons deplaisantes, combien de morts en Chine entre la colonisation europeennes, l'invasion japonaise et la revolution. Que dire des massacres de la revolution bolchevique, de la Terreur ? Les armees, les pillards, les ecorcheurs, etc…
Pretendre que les juifs de la diaspora tiennent a Israel mais sont contre la colonisation de la Cisjordanie est une absurdite, nous pouvons tous les lire dans les journaux, sur les forums, les blogs etc… qu'il n'y a pas de blocs juifs de ce genre, en fait il y a des juifs religieux qui sont anti-sionistes pour des raisons religieuses et surtout pour des raisons morales, et il y a les cretins (pendant de vos antisemite) qui ont une morale elastique, teinte de paranoia, et il y en a plein d'autres qui s'en foutent.
L'histoire juive officielle est une belle piece de propagande qui finalement vous a beaucoup desservi, la tradition antisemite populaire existe pour des raisons simples, elles sont injustes mais l'attitude tribale ne fait rien pour les arranger, ni pour les changer.
vos parents ont perdu leur nationalite, c'est un crime, malheureusement ca n'efface pas le fait que tout les jours depuis au moins 60 ans, des palestiniens perdent leur maison et sont deportes, perdent leur nationalite et n'ont nulle part ou aller, vous vos sentez mieux ? Moi pas !
De NELEPHANT
16H38 | 22/04/2009 |
Expat,
J'ai une bonne nouvelle pour vous !
Le peuple français n'existe pas non plus !
Légende que la prise d'Alésia !
Construction que la fracture du vase de Soissons !
Contes pour enfants que le sacre de Reims, la prise de la Bastille, la Fête de la Fédération !
Poudre aux yeux idéologique que la devise « Liberté, Egalité, Faternité ! » ( Et là, on est dans le dur , vous savez ? le complot maçonnique….)
L'identité d'un peuple n'est pas une notion sur laquelle on puisse intervenir : elle procède d'une mémoire, d'une culture, d'un ensemlble de gestes et d'actes qui en forment le ciment . Dénier la capacité d'être un peuple à une fraction de l'humanité est déjà le début de la discrimination … que cela vous plaise ou non .
A ma connaissance, Israel est le seul pays où la locution « sale juif » désigne seulement un juif qui aurait besoin d'aller prendre une douche .
à NELEPHANT
De kasherhallal
pour le métissage | 17H37 | 22/04/2009 |
super NELEPHANT.
Merci ; -)
à NELEPHANT
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H08 | 22/04/2009 |
idem : -)
à NELEPHANT
De caro
délinquante avérée | 19H06 | 22/04/2009 |
pas mieux
: -))
à NELEPHANT
De expat
19H06 | 22/04/2009 |
Incroyable, est le pere Noel , il existe ?
à expat
De NELEPHANT
21H56 | 22/04/2009 |
Il existe pour vous, …..si vous le voulez.
Au fait, qui a écrit « Si vous le voulez, …. ce ne sera pas un rêve ? “
De Tita
oiseau | 16H00 | 22/04/2009 |
Bravo : Sur un texte de 1800 mots, seul 20 « Je », 12 « ils » et 5 « on ». Vous placez donc votre texte en tant que locuteur et référent.
Utilisant des connecteurs de cause (20 au total) ou d'opposition (20 aussi), on s'attend donc à un texte argumentatif que confirme 21 modalisations d'affirmation et 25 de négation.
Donc qu'affirme notre brave auteur ?
Paragraphe 1 : « Losqu'un juif s'inquiète de l'antisémitisme, deux reproches distincts lui sont couramment adressés -parfois simultanément… » Ouaip, mais :
1) c'est la même chose pour les maghrébins et des noirs. Quand ils crient au racisme, on les accuse de se cacher derrière.
2) les gens n'aiment pas être accusé de discrimination, et cela que ce soit par un noir, un corse, un juif ou un martien croisé à une vénusienne.
Ceci dit, vous avez raison. Du racisme, on en trouve encore ! Oui, c'est vrai. Si vous voulez vous testez vous même allez donc ici : https : //implicit.harvard.edu/implicit/
Cependant, si on peut le montrer de manière statistique, c'est beaucoup plus délicat au cas par cas. Dès qu'il y a une multitude de facteurs rentrant en jeu (compétences, origines, allures, contextes, etc…), il n'est pas plus possible d'affirmer qu'on rejette plus Moïse (ou Mohamed) en raison de son origine qu'en raison de ses compétences, de ses expériences ou de la lune. C'est tout le problème des associations de lutte contre la discrimination. Pour le prouver dans un fait précis, il faut qu'avec la même situation, le même cv, les mêmes compétences, Moïse soit refusé et Dupond accepté. Là, il y a preuve.
De fait, affirmer qu'il y a du racisme dans le cas d'un chef arabe qui parle n'est pas plus viable qu'affirmer qu'il n'y en a pas. Or, le texte ici est comme on l'a dit très affirmatif, prise de position de l'auteur, mais position délicate car nécessairement polémique devant ses détracteurs qui risquent fort de ne pas être convaincus.
Pour ma part, le racisme anti-Israel d'un côté ne saurait justifier le racisme anti-arabe de l'autre et inversement. Enfin, avoir été historiquement ou personnellement déjà victime de racisme ne nous prémunie pas non plus de l'être soi-même. Aussi, voir Israël comme la douce colombe et la Perse comme le loup affamé est un peu, sans aucun doute, réducteur.
De supprimé à la demande du riverain 12 mai
... | 16H18 | 22/04/2009 |
Je me souviens d'avoir lu qu'autrefois, dans les villages musulmans qui comportaient une communauté juive, une fois par an, le chef de cette communauté était convoqué par les autorités musulmanes devant l'ensemble de la population rassemblée et une gifle magistrale lui était administrée solennellement ! Quand un juif croisait un musulman, il devait lui céder le passage et occuper le bas de la chaussée, le regard baissé, dans une posture d'humilité. La rouelle jaune ne vient pas de l'Europe chrétienne mais de Bagdad en 857.
à supprimé à la demande du riverain 12 mai
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 16H49 | 22/04/2009 |
Ah ben, si c'est toi qui le dis
comme tu ne cites jamais
tes sources, on est bien marri,
on sait plus sur quel pied,
danser, olé !
à Banana ex de juanitoto
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 18H30 | 22/04/2009 |
Belle photo. Et il est vrai, c'est toujours mieux de citer des sources.
Dans ce cas, il est vrai que les documents d'origine du moyen-âge sont redigés en arabe et doivent se trouver dans des archives….
restent les sources secondaires scientifiques, pas forcement accessibles sur le net.
Mais un coup d'oeuil par google « rouelle jaune » + « Bagdad » vous renvoie à une multitude de références.
Pour les plus pressés il y a toujours wikopedia comme pour rentrer dans la matière
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antijuda%C3%AFsme
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antijudaïsme#Antijuda.C3.AFsme_musulman
On y lit notament :
« Le statut légal des juifs et des chrétiens sous domination islamique dans l'ère prémoderne, était essentiellement celui de Dhimmî (“ peuple protégé ”), dont les religions étaient officiellement reconnues par les autorités (en place). En s'acquittant d'une taxe (jîzya), ils pouvaient exercer librement leur religion, jouir d'un certain degré de sécurité personnelle, et fonder leurs propres organisations communautaires. Mais la protection accordée aux “ peuples du Livre ” (ahl al-kitab) était accompagnée d'une forme d'assujettissement. La “ tolérance ” dont ils bénéficiaient était limitée à l'intérieur d'un cadre social étroit qu'ils ne pouvaient transgresser ; discriminations et interdits soulignaient constamment la supériorité et la préséance des Musulmans sur les Juifs et les Chrétiens.
Le coup de génie de l'Islam Ottoman a été la conversion à l'islam par l'exception de cette taxe d'jîzya du dhimmi (“ peuple protégé ”) aux chrétiens et juifs et tout autre non-musulman. Il était interdit aux Juifs de porter des armes, par exemple, ou de monter à cheval. Ils étaient en outre, astreints au port d'un vêtement distinctif (la rouelle jaune a été inventée à Bagdad et non pas dans l'Europe du Moyen Âge). De plus, ils ne pouvaient pas construire de nouveaux lieux de culte (références : “ Canal Science ”. “ Télé-Science ”, QC, Canada).
Dans des pays plus éloignés comme le Maroc, l'Iran et le Yémen, les Juifs avaient subi des humiliations, été maltraités physiquement et méprisés. Les restrictions liées au statut de Dhimmî ont été renforcées et appliquées avec plus de rigueur encore. Les émeutes accompagnées de pillage et de meurtres dirigées contre la population juive étaient plus fréquents dans ces contrées périphériques et cela jusqu'à l'aube du XXe siècle. D'autres régions d'Afrique du Nord connurent des épisodes tragiques durant le XIXe siècle et à des intervalles assez réguliers. À la même époque est apparu le pamphlet diffamatoire accusant les Juifs d'utiliser le sang d'enfants pour leurs rituels. Cette monstrueuse calomnie, qui avait fleuri parmi les communautés grecques orthodoxes sous l'Empire ottoman, comme en Europe occidentale, a eu pour conséquence le déferlement de pogroms à Smyrne (1872) puis à Constantinople deux ans plus tard. D'autres accusations de crime rituel commis par les Juifs avaient été déjà enregistrées à Beyrouth en 1824, à Antioche (1826), à Hama (1829), à Damas en 1840 (la sordide affaire de Damas). »
à leconcombrevert
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 18H51 | 22/04/2009 |
Merci de vos précisions, très intéressantes.
à supprimé à la demande du riverain 12 mai
De Maxfrerot
09H26 | 23/04/2009 |
Je passais dans la rue ( 89 ) et je voulais juste te dire que tu es un abruti complet, tes commentaires sont d'une bétise édifiante, tes raisonnements digne d'un enfant de 4 ans, tes propos sentent le fion.
à supprimé à la demande du riverain 12 mai
De lapokabrite
nihiliste | 20H53 | 23/04/2009 |
vous avez raison
les musulmans mangeaient les petits juifs en tartare et les adultes en salaisons
la preuve c est que des le 15 siècle les musulmans ont étés obliges d en importer de la péninsule ibérique (Reconquista)
preuve 2 de nos jours il ne reste plus de juifs et ils est impossible aux musulmans d importer des juifs puisque israel a le monopole de l importation de juifs dans le monde (alya)
les rumeurs que les juifs font du pain azyme avec le sang des petits chrétiens ne sont par contres que des fausses accusations antisémites
comme les vôtres contre l autre grande famille semite que sont les arabes
De DANJOU
La france inquiète | 16H14 | 22/04/2009 |
Sujet difficile où le simple fait de prendre position vaut généralement à son auteur l'étiquette de toutes les sortes d'anti !
Voyons tout de même ;
selon vos propos dans le texte, « …que ce soit en France où en Israël, un amalgame est parfois pratiqué permettant de disqualifier une “ opposition légitime ” au sort fait aux Palestiniens… » Vous avez de ces mots ! Je vous rappelle que la dernière « opposition » soi-disant légitime (mais non spontanée car préparée depuis des mois) à laissé sur le carreau plus de 1300 morts Palestiniens parmi lesquels beaucoup de victimes civiles ! A l'évidence votre opposition légitime à des limites…que d'autres n'ont pas !
Plus loin dans votre « plaidoyer victimaire » (réflexe de PAVLOV ? ), vous dites que …« les Juifs de la Diaspora sont pour la plupart favorables à un état Palestinien… » Incluez-vous les élites Juives de la Diaspora Américaine qui , depuis 1967 et après , déversent sur Israël des milliards de dollars et des monceaux d'armes aussi sophistiquées que destructrices ? Cette Diaspora-là à une curieuse conception d« un état indépendant !
J'ai lu aujourd'hui quelque part sur le site un article (depuis disparu ? ) qui titrait : “ l'IRAN…une Allemagne nazie ! ” Si ce n'est pas l'expression d'un racisme anti-arabe, dites moi ce que c'est !
L'IRAN n'a rien d'une Allemagne nazie (où alors la nazification commence et s'arrête à son dirigeant Ahmadinejad) car tout le peuple Iranien n'est pas, loin s'en faut, en ordre de marche à l'instar de l'Allemagne Hitlérienne des années 30 pour conquérir des territoires fussent-ils bibliques ! De même le peuple IRANIEN n'est pas du tout prêt à suivre aveuglément un führer arabe (un Saladin du IVè REICH ? ) épris de conquêtes , de pouvoir et de folies destructrices ! Le peuple Iranien désire plus que tout autre vivre en paix et prospérer comme n'importe quel autre république. Comme en Palestine, on ne peut tenir tout un peuple pour responsable des propos et des actes de ses dirigeants. Alors n'amalgamons pas stupidement la nation Iranienne à une Allemagne nazie des années 30-40. Cela n'a strictement rien à voir, n'en déplaise au “ sinistre communautarisme Français favorisé par l'arrivée au pouvoir de Nicolas SARKOZY ” ; cette réflexion n'est pas de moi mais de Maurice RASJFUS.
Toutefois, si vous me permettez de m'interroger sur l'attitude d'ISRAËL à l'égard des territoires occupés de GAZA, je pense qu'à l'inverse de l“IRAN, l'Etat HEBREU est en ordre de marche pour conquérir des territoires, et , derrière ses dirigeants, soutenus par une grande partie du peuple Israélien , c'est la démonstration jour après jour d'une force d'occupation des territoires Palestiniens afin , en vertu du principe de légitime défense trop facilement invoqué, de répliquer de façon méthodiquement disproportionnée ,d'en chasser l'occupant impie et recouvrer la terre ancestrale du peuple Juif.
Vous serez d'accord avec moi pour admettre que si le monde a régulièrement condamné les inacceptables attentats terroristes de l'OLP puis du Hamas, le monde et en particulier l'ONU a tout aussi régulièrement sanctionné l'état Hébreu pour ses nombreuses et tout aussi inacceptables destructions massives des territoires Palestiniens et de ses habitants parqués depuis de nombreuses années dans des camps de …‘ rétention ’ . Souvenez-vous de SABRA et SHATILA …et pour la cause arabe, de son inoubliable douleur ! Pourtant aujourd'hui encore, les multiples résolutions de l'ONU ne sont toujours pas respectées par l‘état dISRAËL. Pourquoi ? Vous posez-vous la question ?
Pour le laïc que vous êtes, dans votre quête Talmudique exégèse de caractère religieux, je vous souhaite de trouver en vous et dans le miroir du TALMUD, les débuts de réponses aux approches légitimes de l'inquiétude de l'antisémitisme.
à DANJOU
De Hugues Serraf
(auteur)
Chroniqueur | 16H36 | 22/04/2009 |
Evitons les procès d'intention. Mon « opposition légitime » était telle que je suis moi-même allé manifester contre la guerre à Gaza : http://www.com-vat.com/commvat/2009/01/faux-fr%C3%A8res-et-vrais-amis.ht…
Mais vous ramenez ce texte aux seuls enjeux israélo-palestiniens et ce n'est certainement pas ma réflexion principale. L'antisémitisme existait avant 1948.
à Hugues Serraf
De DANJOU
La france inquiète | 18H27 | 22/04/2009 |
Le mot même d'antisémitisme a été crée en 1878 par un Juif d'Allemagne converti, à la réputation de polémiste violent : WILHEM MARR.
L'antisémitisme prend sa source dans la plus tenace et insupportable des accusations : le Déicide collectif duquel on accabla les Juifs pendant plus de mille ans..
La grande majorité du peuple Juif à travers le monde a depuis longtemps compris qu'il n'y avait pas pour lui de possibilité de se libérer de la crainte, à moins que le statut des Juifs en tant qu'individus et en tant que nation ne soit rendu égal à celui de tous les peuples normaux et que ne soient institué l'Etat Juif de Palestine. Ce qui fut fait en 1948.
Mais cette installation allait entrainer un déchainement de violence des pays arabes et engendrer les nombreux conflits Israélo-Arabes jusqu'à l'impossible règlement du conflit Israélo-Palestinien qui perdure aujourd'hui et qui a ravivé dans les communautés arabes mais aussi chrétiennes du monde entier y compris en France, un profond sentiment d'injustice qui a fait place à l'antisémitisme que l'on connait aujourd'hui.
Il y a certes d'autres sources à l'antisémitisme, mais le génocide qui se déroule au coeur même de la Palestine, avec des moyens disproportionnés et une volonté affichée de l'état Hébreu d'en découdre avec les Palestiniens, à incontestablement ravivé des haines ancestrales que je crois impossible à éteindre.
J'ai lu votre article (jusqu'au bout) et je salue votre participation à cette manif de soutien au peuple Palestinien.
à DANJOU
De caro
délinquante avérée | 19H11 | 22/04/2009 |
excusez-moi, mais il n'y a pas « génocide » des Palestiniens. L'armée israélienne commet des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité ? oui